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        <title>Caelum et Terra - vision_sacramentelle</title>
        <description>”L’alternative est claire : ou la terrible misère de l’État totalitaire ou la saine frugalité&amp;quot; (John Senior)</description>
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        <lastBuildDate>Sat, 26 Apr 2008 11:17:00 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Les Rogations</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
                                                <category>Vision sacramentelle</category>
                                                <pubDate>Mon, 14 May 2007 06:25:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/images/thumb_DSCI0069.JPG&quot; alt=&quot;medium_DSCI0069.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Même si la sainte dévotion des Rogations est tombée en désuétude, il apparaît important de se souvenir de ces jours prévus par la liturgie de l’Église pour prier pour le pardon de nos péchés ainsi que pour les fruits de la terre, et notamment de la moisson.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les trois jours des Rogations montrent de manière évidente les liens entre le Ciel et la Terre, Caelum et Terra.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;À notre époque où les questions d’environnement, d’écologie, de protection de la nature – et au sein de cette nature, la protection de l’homme, du début de la vie à sa fin naturelle – prennent tant de relief, on voit combien il a été important que l’on ne supprime pas ces jours de prières comme il l’avait été envisagé lors de la réforme du calendrier liturgique et sous prétexte que le monde moderne ne vivait plus au rythme de la nature, au rythme de la vie paysanne, au rythme de la succession des saisons.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;C’est, hélas, vrai ! Et nous en voyons le résultat. En se détournant du cycle naturel de la vie, l’homme a perdu le sens de Dieu.&lt;br /&gt; En revanche, en confiant la moisson à Dieu par la prière, l’homme se reconnaissait dépendant de Dieu et, d’une certaine manière, dépendant de la nature, même s’il devait la gérer.&lt;br /&gt; Les Rogations, temps de prière et de pénitence, n’ont rien perdu de leur nécessité. Ces jours retrouvent même toute leur importance. Prions pour le pardon de nos péchés ; prions pour que la moisson soit abondante et que la nature soit respectée, car elle est œuvre de Dieu. Prions pour que l'homme respecte la nature, œuvre de Dieu et réapprenne à travailler sainement la terre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans son &lt;i&gt;Année liturgique&lt;/i&gt;, Dom Guéranger cite cette vieille prière gallicane qui donne bien le sens de ces trois jours :&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;« Ils sont à vous, Seigneur, ces aliments dont chaque jour nous nous servons pour soutenir nos forces ; ils sont à vous aussi, les jeûnes par lesquels nous contenons, pour vous obéir, nos sens entraînés par le désir d'être satisfaits. C'est vous qui, pour notre consolation, avez réglé l'ordre des temps, en sorte que nos corps eussent à attendre une réfection sobre destinée à les nourrir, dans la saison où il est opportun de le faire, et que, en d'autres temps, le devoir du jeûne les châtiât, et fît d'eux un hommage à votre justice. Daignez recevoir aujourd'hui et sanctifier l'hostie que nous vous offrons pour accompagner la sévérité de ce jeûne de trois jouis, et accordez-nous la grâce de sentir en notre âme le penchant au mal s'apaiser, en même temps que nous retirons à nos corps les satisfactions ordinaires. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; En peu de mots, tout est dit. Notre nourriture, par le biais de la nature, nous vient de Dieu. Le cycle des saisons est un don de Dieu. Et nous sommes invités à jeûner en une saison où il est à la fois plus facile et nécessaire de le faire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si la première fin des trois jours des Rogations est d’obtenir le pardon de Dieu pour nos péchés, Dom Guéranger, dans &lt;i&gt;L’Année liturgique&lt;/i&gt;, insiste aussi dans un texte très actuel sur les fruits de la terre :&lt;br /&gt; &lt;i&gt;« Une autre fin des Rogations est d'attirer la bénédiction de Dieu sur les moissons et les fruits de la terre ; c'est la demande du pain quotidien qu'il s'agit de présenter solennellement à la majesté divine. « Tous les êtres, dit le Psalmiste, élèvent avec espoir leurs yeux vers vous, Seigneur, et vous leur donnez leur nourriture en la saison convenable ; vous ouvrez la main, et vous répandez votre bénédiction sur tout ce qui respire (Psalm. CXLIV.). » Appuyée sur ces touchantes paroles, la sainte Eglise supplie le Seigneur de donner, cette année encore, aux habitants de la terre la nourriture dont ils ont besoin. Elle confesse qu'ils en sont indignes par leurs offenses ; reconnaissons avec elle les droits de la divine justice sur nous, et conjurons-la de se laisser vaincre par la miséricorde. Les fléaux qui pourraient arrêter tout court les espérances orgueilleuses de l'homme sont dans la main de Dieu ; il ne lui en coûterait pas un effort pour anéantir tant de belles spéculations : un dérangement dans l'atmosphère suffirait pour mettre les peuples aux abois. La science économique a beau faire : bon gré, mal gré, il lui faut compter avec Dieu. Elle parle de lui rarement; il semble consentir à se voir oublié; mais « il ne dort pas, celui qui garde Israël (Psalm. CXX.). » Qu'il retienne sa main bienfaisante, et nos travaux agricoles, dont nous sommes si fiers, nos cultures, à l'aide desquelles nous nous vantons d'avoir rendu la famine impossible, sont aussitôt frappés de stérilité. Une maladie dont la source demeurera inconnue fondra tout à coup, nous l'avons vu, sur les produits de la terre ; et ce serait assez pour affamer les peuples, assez pour amener les plus terribles perturbations dans un ordre social qui s'est affranchi de la loi chrétienne, et n'a plus d'autre raison de tenir debout que la compassion divine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et cependant, si le Seigneur daigne cette année encore octroyer fécondité et protection aux moissons que nos mains ont semées, il sera vrai de dire qu'il aura donné la nourriture à ceux qui l'oublient, à ceux qui le blasphèment, comme à ceux qui pensent à lui et l'honorent. Les aveugles et les pervers, abusant de cette longanimité, en profiteront pour proclamer toujours plus haut l'inviolabilité des lois de la nature; Dieu se taira encore, et il les nourrira. Pourquoi donc n'éclate-t-il pas ? pourquoi contient-il son indignation ? C'est que son Eglise a prié, c'est qu'il a reconnu sur la terre les dix justes (Gen. XVIII, 32.), c'est-à-dire le contingent si faible dont il se contente dans son adorable bonté. Il laissera donc parler et écrire ces savants économistes qu'il lui serait si aisé de confondre. Grâce à cette patience, il adviendra que plusieurs se lasseront de courir ainsi les voies de l'absurde ; une circonstance inattendue leur dessillera les yeux, et un jour ils croiront et prieront avec nous. D'autres s'enfonceront toujours plus avant dans leurs ténèbres ; ils défieront la justice divine jusqu'à la fin, et mériteront que s'accomplisse sur eux ce terrible oracle : « Le Seigneur a fait toutes choses pour lui-même, et l'impie pour le jour mauvais (Prov. XVI, 4.). »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour nous qui nous faisons gloire de la simplicité de notre foi, qui attendons tout de Dieu et rien de nous-mêmes , qui nous reconnaissons pécheurs et indignes de ses dons, nous implorerons, durant ces trois jours, le pain de sa pitié, et nous dirons avec la sainte Eglise: « Daignez donner et conserver les fruits de la terre : Seigneur, nous vous en supplions, exaucez-nous ! » Qu'il daigne exaucer cette fois encore le cri de notre détresse ! Dans un an nous reviendrons lui adresser la même demande. Marchant sous l'étendard de la croix, nous parcourrons encore les mêmes sentiers, faisant retentir les airs des mêmes Litanies, et notre confiance se fortifiera de plus en plus, à la pensée que, par toute la chrétienté, la sainte Eglise conduit ses enfants dans cette marche aussi solennelle qu'elle est suppliante. Depuis quatorze siècles, le Seigneur est accoutumé à recevoir les vœux de ses fidèles à cette époque de l'année; nous ne voudrons plus désormais atténuer les hommages qui lui sont dus, et nous ferons nos efforts pour suppléer, par l'ardeur de nos prières, à l'indifférence et à la mollesse qui s'unissent trop souvent, pour faire disparaître de nos moeurs tant de signes de catholicité qui furent chers à nos pères ».&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Documents :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/files/SERMON_DE_SAINT_BERNARD_P.doc&quot;&gt;SERMON_DE_SAINT_BERNARD_P.doc&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/files/Le_sens_des_Rogations_sel.doc&quot;&gt;Le_sens_des_Rogations_sel.doc&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/files/Prieres_des_Rogations.doc&quot;&gt;Prieres_des_Rogations.doc&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Contre l'écologisme, caelum et terra</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
                                                <category>Vision sacramentelle</category>
                                                <pubDate>Wed, 18 Apr 2007 17:41:28 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;D’après les sites E-deo (&lt;a href=&quot;http://www.e-deo.net/blog/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et le Salon Beige &lt;a href=&quot;http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/04/frdric_nihous_p.html&quot;&gt;(là&lt;/a&gt;), le candidat de CPNT, Frédéric Nihous, qui se présente comme le véritable écologiste et le véritable défenseur de la ruralité, ne serait pas choqué par l’avortement et le pseudo « mariage » homosexuel.&lt;br /&gt; Il se vérifie une fois encore, à travers cet exemple, que la véritable défense de la nature et de la ruralité, ne peut se concevoir en dehors d’un cadre chrétien, dans une vision où l’homme est au centre de la Création, parce que conçu à l’image et à la ressemblance de Dieu et que son rôle dans la gestion de la Création en découle, en commençant par le respect de sa propre nature.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Paul II l’a dit clairement dans &lt;i&gt;Centesimus annus&lt;/i&gt; :&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&quot;En dehors de la destruction irrationnelle du milieu naturel, il faut rappeler ici la destruction encore plus grave du milieu humain, à laquelle on est cependant loin d'accorder l'attention voulue. Alors que l'on se préoccupe à juste titre, même si on est bien loin de ce qui serait nécessaire, de sauvegarder les habitats naturels des différentes espèces animales menacées d'extinction, parce qu'on se rend compte que chacune d'elles apporte sa contribution particulière à l'équilibre général de la terre, on s'engage trop peu dans la sauvegarde des conditions morales d'une « écologie humaine » authentique. Non seulement la terre a été donnée par Dieu à l'homme qui doit en faire usage dans le respect de l'intention primitive, bonne, dans laquelle elle a été donnée, mais l'homme, lui aussi, est donné par Dieu à lui-même et il doit donc respecter la structure naturelle et morale dont il a été doté.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Dans &lt;i&gt;Sacramentum caritatis&lt;/i&gt;, Benoît XVI précise :&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;« La terre n'est pas une réalité neutre, une simple matière à utiliser indifféremment selon l'instinct humain. Elle se place au cœur même du bon dessein de Dieu, par lequel nous sommes tous appelés à être fils et filles dans l'unique Fils de Dieu, Jésus Christ (cf. Ep 1, 4-12). Les légitimes préoccupations concernant les conditions écologiques de la création en de nombreuses parties du monde trouvent des points d'appui dans la perspective de l'espérance chrétienne, qui nous engage à œuvrer de manière responsable pour la sauvegarde de la création. »&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Il ajoute&amp;nbsp; dans le même texte :&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;« Il est important de relever ce que les Pères synodaux ont appelé cohérence eucharistique, à laquelle notre existence est objectivement appelée. En effet, le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales: il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d'éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. »&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Contre l’écologisme et la fausse défense de la ruralité, gardons comme critères de discernement, ces valeurs non négociables présentées et répétées par le pape. Il faut tout tenir. La terre, mais aussi le Ciel. &lt;i&gt;Caelum et terra&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Semaine Sainte</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
                                                <category>Vision sacramentelle</category>
                                                <pubDate>Sat, 31 Mar 2007 19:11:54 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Pendant la Semaine Sainte,&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; &lt;b&gt;Caelum &amp;amp; Terra&lt;/b&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;sera fermé. En attendant de nous retrouver après Pâques, voici quelques scolies de Nicolas Gomez Davila. Bonne méditation et bonne montée vers Pâques. Christus vincit.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Si Dieu était le conclusion d'un raisonnement, je ne ressentirais pas la nécessité de l'adorer. Mais Dieu n'est pas seulement la substance de ce que j'espère : il est aussi la substance de ce que je vis.&quot;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Limitons notre ambition à pratiquer contre le monde moderne un sabotage spirituel méthodique&quot;.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Le monde moderne n'est pas une calamité définitive. Il y a des dépôts d'armes clandestins&quot;.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;L'absence de vie contemplative fait de la vie active d'une société un grouillement de rats pestilentiels&quot;.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;La théologie des sacrements dispose des seules catégories propices à une théorie rigoureuse de la civilisation. La civilisation, en effet, n'est pas un système d'actes serviles, mais d'actes sacramentaux&quot;.&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Plus qu'en sa colère, je crois en le sourire de Dieu&quot;.&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2007/03/22/citation.html</guid>
                <title>Citation du cardinal Ratzinger</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
                                                <category>Vision sacramentelle</category>
                                                <pubDate>Thu, 22 Mar 2007 15:05:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;Dans le monde de la technologie, qui est une création de l’homme, ce n'est pas le Créateur que nous rencontrons d’abord. C’est plutôt l'homme qui rencontre seulement lui-même.&lt;br /&gt; Cardinal Ratzinger&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;(d'après une citation traduite de l'anglais. Si quelqu'un connaît la source et la traduction française officielle…)&lt;br /&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2007/03/14/sacramentum-caritatis.html</guid>
                <title>Sacramentum caritatis</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 14 Mar 2007 10:48:30 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;L’exhortation post-synodale du pape Benoît XVI a été rendue publique ce mardi 13 mars et elle a été signée en la fête de la Chaire de Saint-Pierre. Elle porte sur un sujet primordial pour les chrétiens et sur un thème qui tient à cœur du pape actuel. En lien avec les thèmes traités sur ce blogue, en voici quelques extraits choisis. Le texte en son entier est à lire (&lt;a href=&quot;http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/apost_exhortations/documents/hf_ben-xvi_exh_20070222_sacramentum-caritatis_fr.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et je renvoie vers ceux qui sont habilités ou capables d’en donner une interprétation globale.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;&lt;b&gt;Je me contente ici d’établir des liens entre ce texte et les préoccupations de Caelum et terra.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;&lt;br /&gt; La culture moderne&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; 20. Nous constatons assurément que, à notre époque, les fidèles se trouvent immergés dans une culture qui tend à effacer le sens du péché, (55) favorisant un comportement superficiel qui porte à oublier la nécessité d'être dans la grâce de Dieu pour s'approcher dignement de la communion sacramentelle. (56) En réalité, perdre la conscience du péché entraîne toujours aussi une certaine superficialité dans la compréhension de l'amour de Dieu lui-même.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;L’identité de la famille&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; 27. La famille – Église domestique (87) – est une cellule primordiale de la vie de l'Église, en particulier pour son rôle décisif concernant l'éducation chrétienne des enfants. (88) Dans ce contexte, le Synode a recommandé aussi de reconnaître la mission particulière de la femme dans la famille et dans la société, une mission qui doit être défendue, sauvegardée et promue. (89) Son identité d'épouse et de mère constitue une réalité imprescriptible qui ne doit jamais être dévaluée.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;Liturgie et refus des modes passagères.&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; 37. Puisque la liturgie eucharistique est essentiellement actio Dei dont nous sommes participants en Jésus par l'Esprit, son fondement n'est pas à la disposition de notre arbitraire et il ne peut subir la pression des modes du moment. L'irréfutable affirmation de saint Paul vaut aussi dans ce cas: &quot; Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà: ces fondations, c'est Jésus Christ &quot; (1 Co 3, 11). L'Apôtre des Nations nous assure encore, pour ce qui est de l'Eucharistie, qu'il ne nous communique pas une doctrine personnelle, mais ce que lui-même a reçu (cf. 1 Co 11, 23). La célébration de l'Eucharistie implique, en effet, la Tradition vivante. L'Église célèbre le Sacrifice eucharistique en obéissance au commandement du Christ, à partir de l'expérience du Ressuscité et de l'effusion de l'Esprit Saint. Pour cette raison, la communauté chrétienne se réunit depuis les origines pour la fractio panis, le Jour du Seigneur. Le dimanche, jour où le Christ est ressuscité d'entre les morts, est aussi le premier jour de la semaine, celui en qui la tradition vétéro-testamentaire voyait le commencement de la création. Le jour de la création est désormais devenu le jour de la &quot; création nouvelle &quot;, le jour de notre libération où nous faisons mémoire du Christ mort et ressuscité. (113)&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;&lt;b&gt;L’image est une représentation, non la réalité elle-même&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; 57. Enfin, pour ce qui concerne la valeur de la participation à la Messe, rendue possible par les moyens de communication, celui qui assiste à ces retransmissions doit savoir que, dans des conditions normales, il ne satisfait pas au précepte dominical. En effet, le langage de l'image représente la réalité, mais il ne la reproduit pas en elle-même. (177) S'il est très louable que les personnes âgées et les malades participent à la Messe dominicale par les retransmissions radio-télévisées, on ne pourrait en dire autant de celui qui, par ces retransmissions, voudrait se dispenser de se rendre à l'église pour participer à la célébration eucharistique dans l'assemblée de l'Église vivante.&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;&lt;b&gt;L’importance des signes et le monde de la technique&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; 64. b) La catéchèse mystagogique devra, par ailleurs, se préoccuper d'introduire au sens des signes contenus dans les rites. Ce devoir est particulièrement urgent à une époque fortement technicisée comme la nôtre, où il existe un risque de perdre la capacité de percevoir les signes et les symboles. Plutôt que d'informer, la catéchèse mystagogique devra réveiller et éduquer la sensibilité des fidèles au langage des signes et des gestes qui, associés à la parole, constituent le rite.&lt;br /&gt; c) Enfin, la catéchèse mystagogique doit se préoccuper de montrer la signification des rites en relation avec la vie chrétienne dans toutes ses dimensions, travail et engagement, réflexion et sentiments, activité et repos. Mettre en évidence le lien des mystères célébrés dans le rite avec la responsabilité missionnaire des fidèles fait partie de cet itinéraire mystagogique. En ce sens, le résultat final de la mystagogie est la conscience que sa propre existence est progressivement transformée par la célébration des saints Mystères. De fait, le but de toute l'éducation chrétienne est de former le fidèle, comme &quot; homme nouveau &quot;, à une foi adulte, qui le rend capable de témoigner dans son milieu de l'espérance chrétienne qui l'anime. L’importance de l’adoration 66. L'acte d'adoration en dehors de la Messe prolonge et intensifie ce qui est réalisé durant la Célébration liturgique elle-même. En fait, &quot; ce n'est que dans l'adoration que peut mûrir un accueil profond et vrai. Et c'est bien par cet acte personnel de rencontre avec le Seigneur que mûrit ensuite la mission sociale qui est renfermée dans l'Eucharistie et qui veut briser les barrières non seulement entre le Seigneur et nous, mais aussi et surtout les barrières qui nous séparent les uns des autres &quot;.&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;&lt;b&gt;Toute notre vie à renouveler et à transformer&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; 71. Le nouveau culte chrétien englobe tous les aspects de l'existence, en la transfigurant: &quot; Tout ce que vous faites: manger, boire, ou n'importe quoi d'autre, faites-le pour la gloire de Dieu &quot; (1 Co 10, 31). En tout acte de la vie, le chrétien est appelé à exprimer le vrai culte rendu à Dieu. C'est ici que prend forme la nature intrinsèquement eucharistique de la vie chrétienne. Puisqu'elle implique la réalité humaine du croyant dans le concret du quotidien, l'Eucharistie rend possible, jour après jour, la transfiguration progressive de l'homme, appelé par grâce à être à l'image du Fils de Dieu (cf. Rm 8, 29s). Il n'y a rien d'authentiquement humain – pensées et sentiments, paroles et actes – qui ne trouve dans le sacrement de l'Eucharistie la forme appropriée pour être vécu en plénitude. Ici apparaît toute la valeur anthropologique de la nouveauté radicale apportée par le Christ dans l'Eucharistie: le culte rendu à Dieu dans l'existence humaine ne peut pas être cantonné à un moment particulier et privé, mais il tend de par sa nature à envahir chaque aspect de la réalité de la personne. Le culte agréable à Dieu devient ainsi une nouvelle façon de vivre toutes les circonstances de l'existence où toute particularité est exaltée en tant qu'elle est vécue dans la relation avec le Christ et offerte à Dieu. &quot; La gloire de Dieu c'est l'homme vivant, et la vie de l'homme c'est la vision de Dieu&quot;. (203) &quot; Iuxta dominicam viventes &quot;.&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;&lt;b&gt;Vivre selon le dimanche&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; 72. La nouveauté radicale que l'Eucharistie introduit dans la vie de l'homme s'est révélée à la conscience chrétienne dès les origines. Les fidèles ont immédiatement perçu l'influence profonde que la célébration eucharistique exerçait sur leur style de vie. Saint Ignace d'Antioche exprimait cette vérité en qualifiant ainsi les chrétiens: ceux qui &quot; sont venus à la nouvelle espérance &quot;; il les présentait comme ceux qui vivent &quot; selon le dimanche &quot; (iuxta dominicam viventes). (204) Cette formule du grand martyr d'Antioche met clairement en lumière le lien entre la réalité eucharistique et l'existence chrétienne dans son caractère quotidien. L'habitude caractéristique des chrétiens de se réunir le premier jour après le sabbat pour célébrer la résurrection du Christ – selon le récit de saint Justin martyr (205) – est également l'élément qui définit la forme de l'existence renouvelée par la rencontre avec le Christ. La formule de saint Ignace – &quot; Vivre selon le dimanche &quot; – souligne aussi la valeur paradigmatique que possède ce jour saint par rapport à tout autre jour de la semaine. En effet, il ne se distingue pas par la simple suspension des activités habituelles, comme une sorte de parenthèse dans le rythme normal des jours. Les chrétiens ont toujours ressenti ce jour comme le premier de la semaine, parce qu'en lui on fait mémoire de la nouveauté radicale apportée par le Christ. Le dimanche est donc le jour où le chrétien retrouve la forme eucharistique de son existence, selon laquelle il est appelé à vivre constamment. &quot; Vivre selon le dimanche &quot; signifie vivre dans la conscience de la libération apportée par le Christ et accomplir son existence comme l'offrande de soi à Dieu, pour que sa victoire se manifeste pleinement à tous les hommes à travers une conduite intimement renouvelée.&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;&lt;b&gt;Vivre le précepte dominical&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; 73. Conscients de ce nouveau principe de vie que l'Eucharistie apporte au chrétien, les Pères synodaux ont rappelé l'importance pour tous les fidèles du précepte dominical comme source de liberté authentique, pour pouvoir vivre tous les autres jours selon ce qu'ils ont célébré le &quot; Jour du Seigneur &quot;. En effet, la vie de foi est en danger quand on ne ressent plus le désir de participer à la célébration eucharistique où l'on fait mémoire de la victoire pascale. Participer à l'assemblée liturgique dominicale, avec tous nos frères et sœurs qui forment un unique corps dans le Christ Jésus, est requis par la conscience chrétienne et, en même temps, forme la conscience chrétienne. Perdre le sens du dimanche comme Jour du Seigneur à sanctifier est le symptôme d'une perte du sens authentique de la liberté chrétienne, la liberté des fils de Dieu. (206) À ce sujet, les observations concernant les différentes dimensions du dimanche pour les chrétiens faites par mon prédécesseur Jean-Paul II, dans la Lettre apostolique Dies Domini, (207) restent précieuses: le dimanche est Dies Domini, en référence à l'œuvre de la création; il est Dies Christi en tant que jour de la nouvelle création et du don que le Seigneur Ressuscité fait de l'Esprit Saint; il est Dies Ecclesiae comme jour où la communauté chrétienne se retrouve pour la célébration; il est Dies hominis comme jour de joie, de repos et de charité fraternelle. Un tel jour se manifeste donc comme la fête primordiale, où tout fidèle peut se faire, dans le milieu où il vit, annonciateur et gardien du sens du temps. De ce jour, en effet, naît le sens chrétien de l'existence et une nouvelle manière de vivre le temps, les relations, le travail, la vie et la mort. Il est donc bon que, le Jour du Seigneur, les réalités ecclésiales organisent, autour de la célébration eucharistique dominicale, des manifestations propres à la communauté chrétienne: rencontres amicales, initiatives pour la formation chrétienne des enfants, des jeunes et des adultes, pèlerinages, œuvres de charité et différentes rencontres de prière. En raison de ces valeurs si importantes – bien que le samedi soir, à partir des premières Vêpres, appartienne déjà au dimanche et qu'il soit donc permis d'y accomplir le précepte dominical –, il est nécessaire de rappeler que c'est le dimanche en lui-même qui mérite d'être sanctifié, afin qu'il ne finisse pas par devenir un jour &quot; vide de Dieu &quot;. (208)&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;&lt;b&gt;Le sens du repos et du travail&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; 74. Enfin, il est particulièrement urgent, à notre époque, de rappeler que le Jour du Seigneur est aussi le jour du repos par rapport au travail. Nous souhaitons vivement que cela soit aussi reconnu comme tel par la société civile, de sorte qu'il soit possible d'être libre des activités du travail sans être pour autant pénalisé. En effet, les chrétiens, en relation avec la signification du sabbat dans la tradition juive, ont toujours vu également dans le Jour du Seigneur le jour du repos du labeur quotidien. Cela a un sens précis, constituant une relativisation du travail, qui est ordonné à l'homme: le travail est pour l'homme et non l'homme pour le travail. Il est facile de saisir la protection qui en découle pour l'homme lui- même, qui est ainsi émancipé d'une possible forme d'esclavage. Comme j'ai eu l'occasion de l'affirmer, &quot; le travail est de première importance pour la réalisation de l'homme et pour le développement de la société, et c'est pourquoi il convient qu'il soit toujours organisé et accompli dans le plein respect de la dignité humaine et au service du bien commun. En même temps, il est indispensable que l'homme ne se laisse pas asservir par le travail, qu'il n'en fasse pas une idole, prétendant trouver en lui le sens ultime et définitif de la vie &quot;. (209) C'est dans le jour consacré à Dieu que l'homme comprend le sens de son existence ainsi que de son travail. (210)&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;&lt;b&gt;La foi est essentielle à la vie concrète des hommes&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; 77. Il faut reconnaître que l'un des effets les plus graves de la sécularisation, qui vient d'être mentionné, consiste dans le fait d'avoir relégué la foi chrétienne aux marges de l'existence, comme si elle était inutile pour ce qui concerne le déroulement concret de la vie des hommes. L'échec de la manière de vivre &quot; comme si Dieu n'existait pas &quot; est maintenant devant les yeux de tous. Aujourd'hui, il est nécessaire de redécouvrir que Jésus Christ n'est pas une simple conviction privée ou une doctrine abstraite, mais une personne réelle, dont l'insertion dans l'histoire est capable de renouveler la vie de tous. C'est pourquoi l'Eucharistie, comme source et sommet de la vie et de la mission de l'Église, doit se traduire en spiritualité, en vie &quot; selon l'Esprit &quot; (Rm 8, 4s; cf. Ga 5, 16.25). Il est significatif que saint Paul, dans le passage de la Lettre aux Romains où il invite à vivre le nouveau culte spirituel, rappelle en même temps la nécessité du changement dans la manière de vivre et de penser: &quot; Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu: ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait &quot; (12, 2). De cette façon, l'Apôtre des Nations souligne le lien entre le vrai culte spirituel et la nécessité d'une nouvelle manière de percevoir l'existence et de conduire sa vie. Renouveler sa façon de penser fait partie intégrante de la forme eucharistique de la vie chrétienne, &quot; alors nous ne serons plus comme des enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d'idées &quot; (Ep 4, 14). La dimension sociale de la liturgie 83. Il est important de relever ce que les Pères synodaux ont appelé cohérence eucharistique, à laquelle notre existence est objectivement appelée. En effet, le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales: il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d'éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. (230) Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. (231) Cela a, entre autres, un lien objectif avec l'Eucharistie (cf. 1 Co 11, 27-29). Les Évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs; cela fait partie de leur responsabilité à l'égard du troupeau qui leur est confié.&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;&lt;b&gt;Mystère eucharistique et engagement social&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; 89. L'union au Christ qui se réalise dans le Sacrement nous ouvre aussi à une nouveauté dans les rapports sociaux: &quot; la “mystique” du Sacrement a un caractère social &quot;. En effet, &quot; l'union au Christ est en même temps union avec tous ceux auxquels il se donne. Je ne peux avoir le Christ pour moi seul; je ne peux lui appartenir qu'en union avec tous ceux qui sont devenus ou qui deviendront siens &quot;. (241) À ce propos, il est nécessaire d'expliciter la relation entre Mystère eucharistique et engagement social. L'Eucharistie est sacrement de communion entre frères et sœurs qui acceptent de se réconcilier dans le Christ, lui qui a fait des Juifs et des païens un seul peuple, abattant le mur d'inimitié qui les séparait (cf. Ep 2, 14). C'est seulement cette constante tension en vue de la réconciliation qui permet de communier dignement au Corps et au Sang du Christ (cf. Mt 5, 23-24). (242) Par le mémorial de son sacrifice, il renforce la communion entre les frères et, en particulier, il pousse ceux qui sont en conflit à hâter leur réconciliation en s'ouvrant au dialogue et à l'engagement pour la justice. Il est hors de doute que la restauration de la justice, la réconciliation et le pardon sont des conditions pour bâtir une paix véritable. (243) De cette conscience naît la volonté de transformer aussi les structures injustes pour restaurer le respect de la dignité de l'homme, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. C'est au moyen du développement concret de cette responsabilité que l'Eucharistie devient dans la vie ce qu'elle signifie dans la célébration. Comme j'ai eu l'occasion de l'affirmer, ce n'est pas le rôle propre de l'Église de prendre en charge le combat politique pour réaliser la société la plus juste possible; toutefois, elle ne peut et ne doit pas non plus rester à l'écart de la lutte pour la justice. L'Église &quot; doit s'insérer en elle par la voie de l'argumentation rationnelle et elle doit réveiller les forces spirituelles, sans lesquelles la justice, qui requiert toujours aussi des renoncements, ne peut s'affirmer ni se développer &quot;. (244) Dans la perspective de la responsabilité sociale de tous les chrétiens, les Pères synodaux ont rappelé que le sacrifice du Christ est mystère de libération qui nous interpelle et qui nous provoque continuellement. J'adresse donc un appel à tous les fidèles pour qu'ils soient réellement des artisans de paix et de justice: &quot; Celui qui participe à l'Eucharistie doit en effet s'engager à construire la paix dans notre monde marqué par beaucoup de violences et de guerres, et aujourd'hui de façon particulière, par le terrorisme, la corruption économique et l'exploitation sexuelle &quot;. (245) Ce sont tous des problèmes qui, à leur tour, produisent d'autres phénomènes avilissants qui suscitent une vive préoccupation. Nous savons que ces situations ne peuvent être affrontées de façon superficielle. C'est précisément en vertu du Mystère que nous célébrons qu'il nous faut dénoncer les situations qui sont en opposition avec la dignité de l'homme, pour lequel le Christ a versé son sang, affirmant ainsi la haute valeur de toute personne.&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;&lt;b&gt;Sanctification du monde et sauvegarde de la création&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; 92. Enfin, pour développer une spiritualité eucharistique profonde, capable aussi de peser significativement sur le tissu social, il est nécessaire que le peuple chrétien, qui rend grâce par l'Eucharistie, ait conscience de le faire au nom de la création tout entière, aspirant ainsi à la sanctification du monde et travaillant intensément à cette fin. (249) L'Eucharistie elle-même éclaire d'une lumière puissante l'histoire humaine et tout le cosmos. Dans cette perspective sacramentelle, nous apprenons, jour après jour, que tout événement ecclésial possède le caractère de signe, par lequel Dieu se communique lui-même et nous interpelle. Ainsi, la forme eucharistique de l'existence peut vraiment favoriser un authentique changement de mentalité dans la façon dont nous lisons l'histoire et le monde. La liturgie elle-même nous éduque à tout cela quand, durant la présentation des dons, le prêtre adresse à Dieu une prière de bénédiction et de demande en relation avec le pain et le vin, &quot; fruit de la terre &quot;, &quot; de la vigne &quot; et du &quot; travail des hommes &quot;. Par ces paroles, en plus d'impliquer dans l'offrande à Dieu toute l'activité et l'effort humains, le rite nous pousse à considérer la terre comme création de Dieu, qui produit pour nous ce dont nous avons besoin pour notre subsistance. La terre n'est pas une réalité neutre, une simple matière à utiliser indifféremment selon l'instinct humain. Elle se place au cœur même du bon dessein de Dieu, par lequel nous sommes tous appelés à être fils et filles dans l'unique Fils de Dieu, Jésus Christ (cf. Ep 1, 4-12). Les légitimes préoccupations concernant les conditions écologiques de la création en de nombreuses parties du monde trouvent des points d'appui dans la perspective de l'espérance chrétienne, qui nous engage à œuvrer de manière responsable pour la sauvegarde de la création. (250) Dans la relation entre l'Eucharistie et le cosmos, en effet, nous découvrons l'unité du dessein de Dieu et nous sommes portés à saisir la profonde relation entre la création et la &quot; nouvelle création &quot;, inaugurée dans la résurrection du Christ, nouvel Adam. Nous y participons déjà maintenant en vertu du Baptême (cf. Col 2, 12s); ainsi, pour notre vie chrétienne nourrie de l'Eucharistie, s'ouvre la perspective du monde nouveau, du ciel nouveau et de la terre nouvelle, où la Jérusalem nouvelle descend du ciel, de chez Dieu, &quot; toute prête, comme une fiancée parée pour son époux &quot; (Ap 21, 2).&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;&lt;b&gt;Le martyre pour vivre de l’eucharistie&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; 95. Au commencement du quatrième siècle, le culte chrétien était encore interdit par les autorités impériales. Certains chrétiens d'Afrique du Nord, qui se sentaient poussés à célébrer le Jour du Seigneur, défièrent l'interdiction. Ils furent martyrisés alors qu'ils déclaraient qu'il ne leur était pas possible de vivre sans l'Eucharistie, nourriture du Seigneur: sine dominico non possumus . (252) Que ces martyrs d'Abitène, unis à tant de saints et de bienheureux qui ont fait de l'Eucharistie le centre de leur vie, intercèdent pour nous et qu'ils nous enseignent à être fidèles dans notre rencontre avec le Christ ressuscité. Nous non plus, nous ne pouvons pas vivre sans participer au Sacrement de notre salut et nous désirons être iuxta dominicam viventes, c'est-à-dire traduire dans notre vie ce que nous célébrons dans le Jour du Seigneur. Ce jour, en effet, est le jour de notre libération définitive. Faut-il s'étonner si nous désirons que chaque jour soit vécu selon la nouveauté introduite par le Christ dans le mystère de l'Eucharistie?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Touchez pas au dimanche !</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
                                                <category>Vision sacramentelle</category>
                                                <pubDate>Tue, 12 Dec 2006 17:57:26 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sous ce titre, Michel Viot, ancien pasteur, devenu prêtre catholique, a publié dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 7 septembre dernier une tribune libre intéressante et toujours actuelle. Sa ligne de fond : chrétiens et laïques doivent ensemble résister à la transformation des citoyens en bêtes économiques. Extraits.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;« Depuis maintenant plusieurs siècles, le dimanche est jour chômé en France comme dans beaucoup d’autres pays. Le christianisme y est bien sûr pour quelque chose puisqu’il s’agit du jour qui commémore la résurrection du Christ. (…)&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;« Ce que tant de familles ressentent comme une épreuve de la vie commune tout au long de la semaine ne connaîtra même plus un répit de 24 heures ou de 48 heures comme c’est le cas aujourd’hui. Et au profit de quoi ? Du commerce ? Qu’on invoque pas le pluralisme religieux de la France actuelle comme une raison de changement : juifs, chrétiens et musulmans savent chacun de leur côté l’importance de consacrer un jour à Dieu, et même si, dans l’idéal, chaque groupe pourrait souhaiter que ce soit le sien, aucun d’entre eux ne serait heureux de voir la société tourner encore plus le dos au principe d’une référence au Jour du Seigneur pour mieux adorer Mammon.Je m’inquiète donc de voir le député UMP Pierre Lelouche et quelques sénateurs songer sérieusement à des lois qui finiront pas ôter au dimanche son caractère de jour chômé. Une tentative analogue avait été faite outre-Rhin il y a plusieurs années. Elle a échoué grâce à l’union des chrétiens de toutes confessions et des syndicats. Une telle forme de résistance est donc possible en France et même souhaitable car il y a fort à parier que les chrétiens seuls ne seraient pas entendus dans notre pays, où l’on semble mépriser la sensibilité de deux Français sur trois qui se reconnaissent chrétiens.&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;« Il importe donc que se mobilisent tous les hommes et toutes les femmes qui refusent d’être réduits à des bêtes économiques comme le voudrait l’ultralibéralisme que, je le signale au passage, condamne la doctrine sociale de l’Église. Sauvons donc notre dimanche, empêchant ainsi une régression spirituelle et aussi sociale ».&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Benoît XVI sur l'importance du dimanche : &lt;a href=&quot;http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=jourseigneur#homelie&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ICI&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>L'Apôtre de la Croix</title>
                <link>http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2006/11/30/l-apotre-de-la-croix.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 30 Nov 2006 15:54:12 +0100</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/images/thumb_Andre.jpg&quot; alt=&quot;medium_Andre.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Extrait de &lt;i&gt;L’Année liturgique&lt;/i&gt; de Dom Guéranger :&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Nous plaçons saint André à la tête de ce Propre des Saints de l'Avent, parce que, bien que sa fête tombe fréquemment avant l'ouverture même de l'Avent, il arrive néanmoins de temps en temps que cette sainte carrière est déjà commencée, quand la mémoire d'un si grand Apôtre vient à être célébrée par l'Eglise. Cette fête est donc destinée, chaque année, à clore majestueusement le Cycle catholique qui s'éteint, ou à briller en tête du nouveau qui vient de s'ouvrir. Certes, il était juste que, dans l'Année Chrétienne, tout commençât et finît par la Croix, qui nous a mérité chacune des années qu'il plaît à la miséricorde divine de nous octroyer, et qui doit paraître au dernier jour sur les nuées du ciel, comme un sceau mis sur les temps.&lt;br /&gt; Nous disons ceci, parce que tout fidèle doit savoir que saint André est l'Apôtre de la Croix. A Pierre, Jésus-Christ a donné la solidité de la Foi; à Jean, la tendresse de l'Amour; André a reçu la mission de représenter la Croix du divin Maître. Or, c'est à l'aide de ces trois choses, Foi, Amour et Croix, que l'Eglise se rend digne de son Epoux : tout en elle retrace ce triple caractère. C'est donc pour cela qu'après les deux Apôtres que nous venons&amp;nbsp; de nommer, saint André est&amp;nbsp; l'objet d'une religion toute particulière dans la Liturgie universelle.&lt;br /&gt; Mais lisons les gestes de l'héroïque pêcheur du lac de Génézareth, appelé à devenir plus tard le successeur du Christ lui-même, et le compagnon de Pierre sur l'arbre de la Croix. L'Eglise lésa puisés dans les anciens Actes du Martyre du saint Apôtre, dressés par les prêtres de l'Eglise de Patras, qu'il avait fondée. L'authenticité de ce monument vénérable a été contestée par les Protestants, qui y trouvent plusieurs choses qui les contrarient ; en quoi ils ont été imités par plusieurs critiques des XVII° et XVIII° siècles, tant en France qu'à l'étranger. Néanmoins, ces Actes ont pour eux un bien plus grand nombre d'érudits catholiques, parmi lesquels nous nous plaisons à citer, à côté du grand Baronius, Labbe, Noël Alexandre, Galland, Lumper, Morcelli, etc. Toutes les Eglises de l'Orient et de l'Occident, qui ont inséré ces Actes dans leurs divers Offices de saint André, sont bien aussi de quelque poids, ainsi que saint Bernard, qui a bâti sur eux ses trois beaux Sermons sur saint André.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; André, Apôtre, né à Bethsaïde, bourg de Galilée, était frère de Pierre et disciple de saint Jean. Ayant entendu celui-ci dire du Christ : Voici l'Agneau de Dieu ! il suivit Jésus, et lui amena son frère. Plus tard, comme il péchait avec son frère dans la mer de Galilée, tous deux furent appelés, avant tous les autres Apôtres , par le Seigneur, qui, passant près d'eux, leur dit : Suivez-moi: je vous ferai pêcheurs d'hommes. Eux aussitôt, quittant leurs filets, le suivirent. Après la passion et la résurrection, André alla prêcher la foi chrétienne dans la province qui lui était échue, la Scythie d'Europe ; puis il parcourut l'Epire et la Thrace. et par sa prédication et ses miracles,convertit à Jésus-Christ une foule innombrable. Parvenu à Patras,ville d'Achaïe, il y fit embrasser à beaucoup de monde la vérité de l'Evangile, et ne craignit pas de reprendre généreusement le proconsul Egée, qui résistait à la prédication évangélique, lui reprochant de vouloir être le juge des hommes, pendant que les démons le jouaient jusqu'à lui faire méconnaître le Christ Dieu, Juge de tous les hommes.&lt;br /&gt; Egée irrité lui dit : Cesse de vanter ton Christ que de tels propos n'ont point empêché d'être crucifié par les Juifs. Et comme André néanmoins continuait de prêcher intrépidement que Jésus-Christ s'était lui-même offert à la Croix pour le salut du genre humain, Egée l'interrompt par un discours impie, et le prévient de pourvoir à son salut, en sacrifiant aux dieux.&amp;nbsp;André lui dit : Pour moi, il est un Dieu tout-puissant, seul et vrai Dieu, auquel je sacrifie tous les jours, non point les chairs des taureaux, ni le sang des boucs, mais l'Agneau sans tache immolé sur l'autel ; et tout le peuple participe à sa chair, et l'Agneau qui est sacrifié demeure entier et plein de vie. C'est pourquoi Egée, outré de colère, le fait jeter en prison. Le peuple en eût aisément retiré son Apôtre, si celui-ci n'eut apaisé la multitude, en la suppliant très ardemment de ne pas l'empêcher d'arriver à la couronne du martyre.&amp;nbsp;Peu après, étant amené devant le tribunal, comme il exaltait le mystère de la Croix, et reprochait encore au Proconsul son impiété, Egée exaspéré commanda qu'on le mît en croix, pour lui faire imiter la mort du Christ. C'est alors qu'arrivé au lieu de son martyre, et voyant la croix , André s'écria de loin : O bonne Croix qui as tiré ta gloire des membres du Seigneur,Croix longtemps désirée, ardemment aimée, cherchée sans relâche, et enfin préparée à mes ardents désirs, retire-moi d'entre les hommes, et rends-moi à mon maître, afin que par toi me reçoive Celui qui m'a racheté par toi. Il fut donc attaché à la croix, sur laquelle il resta deux jours, sans cesser de vivre ni de prêcher la foi de Jésus-Christ, et passa ainsi à Celui dont il avait souhaité d'imiter la mort. Les Prêtres et les Diacres d'Achaïe, qui ont écrit sa Passion, attestent qu'ils ont vu et entendu toutes ces choses ainsi qu'ils les ont racontées. Ses ossements furent transportés d'abord à Constantinople, au temps de l'empereur Constance, et ensuite à Amalfi. Son Chef, apporté à Rome sous le pontificat de Pie II, fut placé dans la Basilique de Saint-Pierre.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Entendons maintenant la voix des diverses Eglises qui sont sous le ciel, célébrer tour à tour un si grand triomphe. La sainte Eglise Romaine, Mère et Maîtresse de toutes les autres, ne trouve rien de plus expressif à la louange de l'Apôtre de la Croix, que de faire retentir en son honneur, tantôt les paroles du saint Evangile sur la vocation du glorieux André, tantôt les passages les plus touchants des Actes rédigés par les Prêtres de Patras, en les entremêlant aux éloges que le sujet lui inspire.&lt;br /&gt; […]&lt;br /&gt; L'Eglise Grecque ne le cède à aucune de celles de l'Occident pour le zèle à célébrer les prérogatives et les mérites de saint André. Il lui est même d'autant plus cher, que Constantinople le regarde comme son Apôtre tutélaire. Il serait difficile, peut-être, de justifier par des arguments sérieux la prétention des Grecs, qui attribuent à saint André la fondation de l'Eglise de Byzance ; mais il est certain que Constantinople fut, pendant plusieurs siècles, enrichie du précieux dépôt de ses reliques. Elles y furent transportées en 357, par les soins de l'Empereur Constance, qui les déposa dans la Basilique des Apôtres bâtie par Constantin. Plus tard, vers le milieu du VI° siècle, Justinien en fit une nouvelle translation, toujours dans la même Eglise.&lt;br /&gt; L'Eglise de Constantinople, si jalouse de la gloire de saint André, ne garda pas toujours le précieux dépôt de sa dépouille mortelle. Elle fut privée de ce trésor en 1210, lors de la prise de cette ville par les Croisés. Le Cardinal Pierre de Capoue, Légat Apostolique, transporta le corps du saint Apôtre dans la Cathédrale d'Amalfi, au royaume de Naples, où il repose encore, illustre par des miracles sans nombre et environné des témoignages de la vénération des peuples. On sait qu'à la même époque, les plus précieuses reliques de l'Eglise grecque passèrent, par un visible jugement de Dieu, entre les mains des Latins. Byzance méconnut ces redoutables avertissements, et persista dans l'orgueil de son schisme. Elle avait néanmoins conservé le Chef du saint Apôtre, sans doute parce que, dans les diverses Translations qui avaient eu lieu, il avait été réservé dans un reliquaire à part. Lors de la destruction de l'Empire Byzantin par les Turcs, la Providence disposa les événements de manière à enrichir l'Eglise de Rome d'une si précieuse relique. En 1462, le Chef de saint André fut donc apporté de Grèce par le célèbre Cardinal Bessarion, et le douze Avril de cette même année, Dimanche des Rameaux, l'héroïque Pape Pie II l'alla chercher en grande pompe jusqu'au Pont Milvius (Ponte Molle) et le déposa dans la Basilique de Saint-Pierre au Vatican, où il est encore aujourd'hui, près de la Confession du Prince des Apôtres. A l'aspect de ce Chef vénérable, Pie II se sentit transporté d'un enthousiasme religieux, et avant de lever un si glorieux fardeau pour l'introduire dans Rome, il prononça le magnifique discours que nous allons rapporter ici, comme un complément des éloges liturgiques que les diverses Eglises ont prodigués à saint André :&lt;br /&gt; «&amp;nbsp; Vous voici donc arrivé, ô très saint et très&amp;nbsp; vénérable Chef du saint Apôtre ! La fureur des Turcs vous a chassé de votre asile, et vous venez demander un refuge à votre frère le a Prince des Apôtres. Non, ce frère ne vous fera point défaut ; et par la volonté du Seigneur, on pourra dire un jour à votre gloire : O heureux exil qui trouve un pareil secours ! Cependant, vous demeurerez avec votre frère, et vous partagerez ses honneurs.« Cette ville que vous voyez, c'est l'auguste Rome consacrée par le sang précieux de votre frère. Ce peuple qui vous entoure, c'est celui que le bienheureux Apôtre, votre frère plein de tendresse, aidé par saint Paul, le&amp;nbsp; Vase d'élection, a régénéré en Jésus-Christ. Fils de votre frère, ces Romains sont vos neveux. Tous reconnaissent en vous le frère d'un père, un second père; tous vous vénèrent, vous honorent, vous rendent hommage et s'appuient sur votre a patronage en la présence du grand Dieu.« O très fortuné Apôtre André ! prédicateur de la vérité, défenseur de l'auguste Trinité, de quelle joie vous nous remplissez en ce moment où nous contemplons de nos yeux votre tête sacrée et vénérable, qui mérita qu'au jour de la Pentecôte, le saint Paraclet se reposât visiblement sur elle, sous l'apparence du feu !« O vous, Chrétiens, qui allez à Jérusalem pour honorer le Sauveur au lieu même où ses pieds se sont posés, voici le Trône de l'Esprit-Saint ! Ici s'arrêta l'Esprit du Seigneur ; ici a été vue la troisième personne de la Trinité; ici ont été des yeux qui souvent ont contemplé le Seigneur dans la chair. Cette bouche a fréquemment adressé la parole au Christ ; ces joues, il n'est pas douteux qu'elles n'aient plus d'une fois reçu les baisers de Jésus.&lt;br /&gt; « O Sanctuaire ineffable ! ô charité! ô piété! ô douceur de l'âme ! ô consolation de l'esprit ! ô&amp;nbsp; qui ne sentirait, en une telle présence, ses entrailles s'émouvoir? Quel cœur ne s'embraserait ? Qui ne répandrait des larmes de joie, à l'aspect des tant vénérables et précieuses reliques de l'Apôtre du Christ ? Oui, nous nous&amp;nbsp; réjouissons, nous tressaillons, nous jubilons de votre arrivée, ô très divin Apôtre André ! car nous ne doutons pas que vous ne soyez ici accompagnant votre Chef mortel, et que vous ne fassiez avec lui votre entrée dans Rome.&lt;br /&gt; « Sans doute,&amp;nbsp; nous haïssons les Turcs, ennemis de la Religion chrétienne ; mais nous ne les haïssons pas de ce qu'ils ont été la cause de votre venue parmi nous. En effet, que pouvait-il nous arriver de plus fortuné que de contempler votre très honorable Chef, et d'être embaumes de son très-suave parfum ? Une seule chose nous attriste : c'est de ne pouvoir, à votre arrivée, vous rendre les honneurs dont vous êtes digne, ni vous recevoir comme le mérite votre excellente sainteté. Mais accueillez notre a désir, comprenez la sincérité de notre cœur, et souffrez avec bonté que nos mains indignes touchent vos ossements, et que nous, pécheurs, vous fassions cortège dans l'enceinte de la ville. Pénétrez donc dans cette sainte Cité, et soyez propice au peuple Romain. Qu'à tout le monde chrétien votre arrivée soit salutaire, votre entrée pacifique ; votre séjour au milieu de nous, heureux et fortuné. Soyez notre Avocat au ciel, et ensemble avec les bienheureux Apôtres Pierre et Paul, veillez paternellement sur tout le peuple chrétien, afin que, par votre intercession, les miséricordes de Dieu viennent sur nous; et si nos péchés, qui sont nombreux, ont provoqué son indignation, qu'elle retombe sur les Turcs impies et sur les nations barbares qui déshonorent le Seigneur Jésus-Christ. Amen. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est ainsi que la gloire de saint André est venue se confondre, dans Rome, avec celle de saint Pierre. Mais l'Apôtre de la Croix, dont la fête était autrefois décorée d'une Octave dans beaucoup d'Eglises, compte aussi parmi ses titres d'honneur celui d'avoir été choisi pour Patron de l'un des Royaumes de l'Occident : l'Ecosse, aux jours de l'unité Catholique, s'était placée sous sa protection. Puisse-t-il s'en souvenir du&amp;nbsp; haut du ciel, et préparer le retour&amp;nbsp; de cette&amp;nbsp; contrée à&amp;nbsp; la véritable foi !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Perspective sacramentelle (II)</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
                                                <category>Vision sacramentelle</category>
                                                <pubDate>Sat, 25 Nov 2006 20:45:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p&gt;Avec la pertinence qu'on lui connaît, Yves Daoudal nous a fait l'honneur d'intervenir directement sur ce blogue pour corriger très justement une erreur qui se trouve dans la reproduction faite d'un texte d'un auteur anglican dans le post &lt;i&gt;Perspective sacramentelle&lt;/i&gt; (&lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2006/11/24/perspective-sacramentelle.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). C'est une occasion pour moi d'apporter quelques précisions, en espérant ne pas augmenter la confusion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme Yves Daoudal (&lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2006/11/24/perspective-sacramentelle.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), je m'étonnais aussi que les commentaires ne viennent pas. Mais heureusement, M. de La Palice est là. Je n'ai pas vérifié la Règle de saint Benoît et je fais donc confiance aux remarques d'Yves Daoudal. Ce qu'il écrit est juste en ce qui concerne la notion catholique de sacrements et de sacramentaux. Si j’ai bien compris ce que Yves Daoudal sous-entend, j'ai commis le crime de citer un auteur protestant et de ce fait je participe à la disparition des sacrements. Si c'est bien le cas, je tiens tout de suite à dire que j'ai tort et qu'il ne faut pas lire ce que j'écris en la matière. Les lecteurs ne s’étonneront pas que je corrige le texte en fonction des remarques d’Yves Daoudal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui m'intéressait en l'occurrence – mais est-ce accessible à la logique implacable de M. de La Palice ? – c'était de dire que les réalités avec lesquelles nous vivons habituellement sont aussi, d’une certaine manière, le signe de Dieu, au sens où saint Thomas peut dire : « le sacrement se classe donc dans le genre signe » et au sens où Aristote estime que « tout effet est signe de sa cause ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Saint Thomas d’Aquin, qui conclut bien dans le sens d’Yves Daoudal, remarque cependant que l’on peut utiliser le mot sacrement au sens d’une réalité sacrée. Il donne l’exemple du serment : &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;&lt;i&gt;« Le serment, lui aussi, a quelque rapport aux réalités sacrées : il est une attestation faite au nom d’une réalité sacrée ; on peut donc l’appeler sacrement, en un sens différent de celui où nous parlons maintenant des sacrements ; il n’y a pas là équivoque mais analogie ».&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Plus loin, saint Thomas s’interroge : &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;« tout signe d’une réalité sacrée est-il un sacrement ? »&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; Il ne conclut pas que tout signe d’une réalité sacrée est un sacrement au sens où ils servent à notre sanctification. Cependant, il écrit auparavant :&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;« Toutes les créatures sensibles sont des signes de réalités sacrées, comme le dit saint Paul : ‘les perfections invisibles de Dieu se font connaître par ses créatures’ ; et pourtant on ne peut dire que toutes les choses sensibles sont des sacrements »&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;D’où sa conclusion :&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;« Les créatures sensibles signifient quelque chose de sacré, c’est vrai ; car elles manifestent la sagesse et la bonté divines ; mais elles les signifient en tant qu’elles sont sacrées en elles-mêmes et non en tant qu’elles servent à notre sanctification ».&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Il écrit également que :&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;&lt;b&gt;« si on regarde les choses sensibles dans leur nature propre, elles ne se rapportent pas au culte ou au règne de Dieu. Elles n'y ont rapport que dans la mesure où elles sont signes de ces réalités spirituelles en quoi consiste le règne de Dieu ».&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est donc dans un sens analogique que je me réfère – la doctrine sacramentelle catholique étant sauve – à une perspective sacramentelle. C’est en tant que manifestant, sous un certain mode, la sagesse et la bonté de Dieu que les choses peuvent être considérées comme sacrées. En tant que telles, il est vrai, elles ne servent pas à notre sanctification à la manière d’un sacrement. En revanche, elles peuvent nous y aider ou nous y empêcher. C’est aussi, dans ce sens me semble-t-il, que saint Benoît écrit au chapitre XXXI de sa Règle, au sujet du cellerier :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;Qu’il regarde tous les objets et tout ce que possède le monastère comme les vases sacrés de l’autel ».&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne pense pas qu’il veuille dire qu’il s’agit de célébrer la messe sur une table de cuisine. Mais je ne sais pas si la logique de saint Benoît est toujours celle de M. de La Palice. Ni que celui-ci soit un père de l'Église, un saint ou même un théologien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est dans ce sens également qu'écrit, me semble-t-il, Guy de Larigaudie en parlant des pommes de terre. Mais il est vrai que Guy de Larigaudie n'est pas un auteur spirituel, accepté comme tel, simplement un simple catholique du rang. Comme moi ! Nous partageons en plus l'appartenance au mouvement scout, cette invention anglicane…&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Perspective sacramentelle</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 24 Nov 2006 15:45:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/images/thumb_Waal.jpg&quot; alt=&quot;medium_Waal.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;À plusieurs reprises, j’ai exprimé ici l’idée qu’il fallait changer d’attitude de vie, acquérir des modes et des pratiques d’existence qui tentent de refléter, autant que possible et en toute chose, notre adhésion au Christ et à l’enseignement de l’Église. Des amis, parce qu’on parle ici d’environnement ou parce qu’on remet en cause la primauté de la technique, on qualifiait ce blogue « d’écologiste ». Comme les mots sont un peu piégés, il faudrait préciser que si &lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Caelum et Terra&lt;/font&gt; est écologiste, c’est au sens de Jean-Paul II, parlant,dans &lt;i&gt;Centesimus annus&lt;/i&gt;, d’écologie humaine dont la première structure fondamentale est la famille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus encore qu’une vision écologiste, c’est à une vision, une perception, sacramentelle qu’invite &lt;i&gt;Caelum et Terra&lt;/i&gt; : Grace et nature, Christ et culture, tradition et renouveau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un livre qui explore les possibilités offertes par la Règle de saint Benoît pour vivre en chrétien dans le monde, une anglicane, Esther de Waal développe l’idée suivante :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;« Saint Benoît dit que les biens matériels sont des &lt;i&gt;sacramenta&lt;/i&gt; &lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;[pour le sens pleinement catholique de ce mot, voir le commentaire d'Yves Daoudal ci-dessous. Note ajoutée après la publication de ce commentaire]&lt;/font&gt;, des symboles qui révèlent la beauté et la bonté de leur créateur, et nous sommes ainsi ramenés à cette simple phrase ‘qu’il considère tous les objets du monastère et tout son matériel comme s’ils étaient vases sacrés de l’autel’. Il ne nous laisse jamais oublier que l’ordre temporel ne doit être ni méprisé ni négligé. Sa spiritualité est très réaliste. Il n’y a pas de fuite dans une vie spirituelle intérieure déconnectée du monde. Dieu n’est ni une idée ni un idéal, il est une réalité (nous dirions pour notre part plus exactement une personne, ndlr) extrêmement concrète et ce n’est que dans la réalité concrète de ma vie quotidienne que je vais le rencontrer. […] Cette perspective profondément sacramentelle qui insiste sur l’unité de la création, (…) minimise la division entre le sacré et le profane, (…) fait prendre conscience que tout vient de Dieu ».&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La perspective sacramentelle consiste à tout considérer comme venant de Dieu, à voir en ce qui nous est donné par la nature ou le travail des hommes, un moyen d’adorer Dieu et de le rencontrer ou, à nous en éloigner si cela ne nous conduit pas à Dieu. Dans ce sens, l’humble façonnage du pain à la maison, qui apparaît complètement stupide dans l’acceptation du mode de vie moderne et l’organisation économique moderne, ou la défense de la nature perçue comme un don de Dieu, deviennent des &lt;i&gt;sacramenta&lt;/i&gt;, des reflets de la présence de Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Guy de Larigaudie l'a exprimé d'une autre manière : &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il est aussi beau de peler des pommes de terre pour l'amour du Bon Dieu que de construire des cathédrales. »&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux idées principales ressortent de ces textes sur la vision sacramentelle. Celle-ci implique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1°) de vouloir rejoindre Dieu dans les plus petites choses de la vie quotidienne;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2°) qu'il faut tendre à éviter la division entre le sacré et le profane, car la Création nous est donnée pour nous conduire à Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pouquoi il faut sans cesse se poser la question de nos styles de vie comme nous le demandent d'ailleurs les derniers papes. Car nos façons de vivre sont le reflet, dans chacun des actes que nous posons, des choix que nous faisons, de notre adhésion ou non au plan divin. celui-ci associe le Ciel et la Terre. Il les distingue, mais ne les sépare pas radicalement. Il faut avoir les pieds bien en terre pour regarder comme il faut vers le ciel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Écologie humaine : ce que disait Jean-Paul II</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 15 Nov 2006 19:42:37 +0100</pubDate>
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                    L'entretien avec Falk van Gaver a mis en avant la notion d'écologie humaine. Voici ce qu'en disait le pape Jean-Paul II dans l'encyclique Centesimus annus. À traduire en acte, mais comment ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«  En dehors de la destruction irrationnelle du milieu naturel, il faut rappeler ici la destruction encore plus grave du milieu humain, à laquelle on est cependant loin d'accorder l'attention voulue. Alors que l'on se préoccupe à juste titre, même si on est bien loin de ce qui serait nécessaire, de sauvegarder les habitats naturels des différentes espèces animales menacées d'extinction, parce qu'on se rend compte que chacune d'elles apporte sa contribution particulière à l'équilibre général de la terre, on s'engage trop peu dans la sauvegarde des conditions morales d'une « écologie humaine » authentique. Non seulement la terre a été donnée par Dieu à l'homme qui doit en faire usage dans le respect de l'intention primitive, bonne, dans laquelle elle a été donnée, mais l'homme, lui aussi, est donné par Dieu à lui-même et il doit donc respecter la structure naturelle et morale dont il a été doté. Dans ce contexte, il faut mentionner les problèmes graves posés par l'urbanisation moderne, la nécessité d'un urbanisme soucieux de la vie des personnes, de même que l'attention qu'il convient de porter à une « écologie sociale » du travail. » (n. 38).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«  La première structure fondamentale pour une « écologie humaine » est la famille, au sein de laquelle l'homme reçoit des premières notions déterminantes concernant la vérité et le bien, dans laquelle il apprend ce que signifie aimer et être aimé et, par conséquent, ce que veut dire concrètement être une personne. On pense ici à la famille fondée sur le mariage, où le don de soi réciproque de l'homme et de la femme crée un milieu de vie dans lequel l'enfant peut naître et épanouir ses capacités, devenir conscient de sa dignité et se préparer à affronter son destin unique et irremplaçable. Il arrive souvent, au contraire, que l'homme se décourage de réaliser les conditions authentiques de la reproduction humaine, et il est amené à se considérer lui-même et à considérer sa propre vie comme un ensemble de sensations à expérimenter et non comme une oeuvre à accomplir. Il en résulte un manque de liberté qui fait renoncer au devoir de se lier dans la stabilité avec une autre personne et d'engendrer des enfants, ou bien qui amène à considérer ceux-ci comme une de ces nombreuses « choses » que l'on peut avoir ou ne pas avoir, au gré de ses goûts, et qui entrent en concurrence avec d'autres possibilités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut en revenir à considérer la famille comme le sanctuaire de la vie. En effet, elle est sacrée, elle est le lieu où la vie, don de Dieu, peut être convenablement accueillie et protégée contre les nombreuses attaques auxquelles elle est exposée, le lieu où elle peut se développer suivant les exigences d'une croissance humaine authentique. Contre ce qu'on appelle la culture de la mort, la famille constitue le lieu de la culture de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce domaine, le génie de l'homme semble s'employer plus à limiter, à supprimer ou à annuler les sources de la vie, en recourant même à l'avortement, malheureusement très diffusé dans le monde, qu'à défendre et à élargir les possibilités de la vie elle-même. Dans l'encyclique Sollicitudo rei socialis, ont été a dénoncés les campagnes systématiques contre la natalité qui, fondées sur une conception faussée du problème démographique dans un climat de « manque absolu de respect pour la liberté de décision des personnes intéressées », les soumettent fréquemment « à d'intolérables pressions 3 pour les plier à cette forme nouvelle d'oppression » . Il s'agit de politiques qui étendent leur champ d'action avec des techniques nouvelles jusqu'à parvenir, comme dans une « guerre chimique », à empoisonner la vie de millions d'êtres humains sans défense. » (n.39).
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