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théo-conservateurs

  • Neo-conned (IV et fin)

    Le qualificatif de la guerre juste, au regard des conditions catholiques sur ce thème, peut-il être appliqué à la seconde guerre en Irak ? C'est la question que pose, finalement, les livres de mise en cause de cette guerre, parus aux États-Unis, sous le titre Neo-conned et Neo-conned again ! Au delà de la dénonciation de l'alliance entre "neo-con" et "theo-con", ces deux ouvrages veulent alerter les consciences catholiques sur un détournement théologique et moral d'une notion que les conditions de guerre aujourd'hui, leurs effets multiples, ont rendu d'une extrême complexité d'appréciation. C'était d'ailleurs l'avis du cardinal Ottaviani. Neo conned publie, en annexe, une de ses études sur le sujet.
     
     
     
     
    7c6701b2945356ac2076705f2e91421d.jpgDans son « Traité de Droit Public Ecclésiastique » (Institutiones juris publici ecclesiastici), le cardinal Ottaviani, peu suspect de progressisme, va plus loin (que le CEC, voir texte précédent), en estimant pour sa part que les conditions de la guerre juste ne peuvent plus être réunies aujourd'hui :
    « Il ne peut jamais y avoir aujourd'hui de ces conditions rappelées plus haut qui, théoriquement, pourraient rendre une guerre juste et licite. De plus, il faut ajouter qu'il ne peut jamais y avoir de cause d'une nature ou d'une importance telle qu'elle puisse être considérée comme entrant en proportion avec tant de maux, de carnages, de destructions et avec une telle ruine de valeurs morales et religieuses. »
    De cette affirmation, il tire la conclusion suivante :
    « Ainsi donc, il ne sera en pratique jamais permis de déclarer une guerre; et même il ne faudra pas entreprendre une guerre défensive, à moins que l'autorité légitime, à qui il appartient d'en décider, ne possède, avec la certitude de la victoire, des arguments sûrs démontrant que le bien procuré au peuple par cette guerre défensive l'emporte sur les maux immenses qui résulteront de cette guerre pour ce même peuple et pour la terre entière ».
    Sans distinction aucune, le cardinal Ottaviani va encore plus loin, en déclarant : « Bellum est omnino interdicendum » (la guerre doit être interdite sans réserve).

    Théologien traditionnel, le cardinal Ottaviani estime très clairement que les conditions de la guerre juste restent vraies en théorie mais que les conditions présentes ont considérablement modifié les choses sur le plan pratique. Il en énonce quelques raisons :
    – les désastres causés par un conflit affectent non seulement les soldats et les armées mais les peuples entiers;
    – le développement de la guerre aérienne et des armes dangereuses (comme la bombe atomique) laissent vaincus et vainqueurs plus pauvres;
    – les personnes innocentes sont touchées, la haine se développe, des représailles extrêmement dures risquent de naître;
    – du fait du développement des communications entre les nations, un conflit a forcément des répercussions sur plusieurs pays et un effet de dominos;
    – un régime peut estimer remplir les conditions de la guerre juste (qui implique une vraie chance de succès) alors qu'il se trouvera confronté à des armes secrètes, qui inverseront la donne de départ.

    On le voit, le père Neuhaus est loin de ces considérations. Il estime qu'en Irak, l'intervention américaine est nécessaire parce que la « guerre est parfois un devoir moral afin de retourner l'injustice et de protéger l'innocent. »

    Pour dénoncer la justification morale et religieuse de la seconde guerre en Irak, Light in the Darkness publications ont édité Neo-conned et Neo-conned again. Il s'agit de recueils de textes d'opposants à la guerre en Irak, chacun étant présenté fort clairement par les éditeurs. Une telle opposition manifeste à l'action du gouvernement Bush en Irak n'avait jamais été vue. C'est tout simplement stupéfiant et impressionnant. Les réactions de soutien, émanant de personnalités ayant lu la première édition, le sont tout autant. Tout le spectre politique et religieux est représenté.

    194b5cff063212ef5c8208e8d0e0e930.jpeg Le premier volume, Neo-CONNED ! réunit principalement (mais pas uniquement) les contributions de conservateurs américains opposés à la guerre et sa justification religieuse et morale. On y trouve notamment Pat Buchanan (photo), Joe Sobran, Samuel Francis et Charley Reese. Ce premier volume est préfacé par Mgr Hillarion Capucci, évêque catholique grec-Melkite.
    Pour être complet, signalons l'ensemble des contributeurs : Jude Wanniski, Joy Gordon, Samuel Francis, Charley Reese, Eric S. Margolis, Prof. Paul Gottfried, Prof. Thomas Ryba, Prof. James Hanink, Mgr John Michael Botean, le diacre Keith Fournier, Robert Hickson, Laurence M. Vance, sergent Camilo Mejia, Prof. George A. Lopez, Marc Bossuyt, Patrick J. Buchanan, Joe Sobran, Thomas Fleming, Wendell Berry, de l'abbé Juan Carlos Iscara, David Gordon, Prof. William T. Cavanaugh, Edward Peters, Prof. John Rao, Paul Likoudis, Peter E. Chojnowski.
    Les annexes sont constituées de textes du père Franziskus Stratmann, O.P., de Romano Amerio, Eric Gill et Alfredo Card. Ottaviani avec la publication du texte intégral présenté plus haut.

    fd56f80ba4c2924688abdce58d7e3951.jpeg Le volume, Neo-CONNED ! again propose des contributions très diverses, venant de personnalités  contestant principalement la légalité de la guerre au regard du droit international, ses conséquences  politiques et économiques ainsi que le fiasco pour l'intelligence et la culture que représentent ce conflit. Les contributeurs sont : Joe Cirincione, Alexander Cockburn, Robert Fisk, Noam Chomsky, Stephen J. Sniegoski, David Lutz, Kirkpatrick Sale, LTC Karen Kwiatkowski, USAF, Jack Dalton, Ray McGovern, Stephen Pelletiere, Roger Morris, John Burroughs, Francis Boyle, William Engdahl, Jeffrey Steinberg, John D. Hutson, USN, Tom Engelhardt, Sheldon Rampton, Ayad Al-Qazzaz, Milton Viorst, Mark Gery, Michael Ratner, Scott Ritter, Jeffrey St. Clair, Maurizio Blondet,  Claes G. Ryn, Justin Raimondo, E. Michael Jones, Naomi Klein, Robert Hickson, Col. W. Patrick Lang, Jeffery Record, Gordon Prather, Mark and Louise Zwick, Nicole Deller, Immanuel Wallerstein, Joseph Margulies, Col. Dan Smith, Gabor Rona, John Stauber, Col. Samuel Gardiner, USAF, père Jean-Marie Benjamin, Col. Donn de Grand Pré, Curtis Doebbler.
    La plupart sont des journalistes, des écrivains et des professeurs d'université, mais aussi des anciens officiers supérieurs. On notera notamment la présence de Noam Chomsky (anarcho-socialiste, photo), de Naomi Klein (connu en France pour son livre No Logo) et du néo-luddite Kirkpatrick Sale (déjà présenté sur ce blogue).

    Impossible de résumer toutes les contributions, aussi diverses que riches, en raison de la multiplicité des approches des auteurs.
    Pour en savoir plus et mieux, voir sur le très riche site Internet consacré à cet ouvrage : là.
    Les sites Internet de vente par correspondance permettent aussi de le commander.
    Les deux tomes de Neo-conned forment un cri unanime pour la fin de la guerre en Irak, la fin de l'hypocrisie qui en a été le moteur et le retour à la morale dans la conduite des affaires du monde. On ne peut que s'inquiéter, de ce fait, de voir les États-Unis faire pression aujourd'hui sur l'Iran, avec des méthodes similaires à celles employées contre l'Irak hier. On ne peut que s'inquiéter de la politique étrangère de la France aujourd'hui, qui a rompu radicalement avec son esprit d'indépendance et qui se met à la remorque de la politique américaine.

  • Neo-conned (III)

    Dans les textes déjà consacrés à la présentation des livres Neo-conned et Neo-conned again ! (ici et ), j'établissais une comparaison rapide entre le comportement des "Theo-con" à propos de Centesimus annus et leur attitude au sujet de la seconde guerre en Irak. Je m'attarde maintenant au cas du révérend père Neuhaus, certainement la figure la plus emblématique de ce courant et la plus représentative.

     

    6f0e1db9e0b8293d90a2a7f7af4367f9.jpgNé le 21 juin 1936 au Canada, au sein d'une famille luthérienne (son père était pasteur), Richard J. Neuhaus devient lui-même pasteur dans les années soixante. Il s'installe aux États-Unis (il se fera naturalisé américain) et s'occupe alors d'une communauté pauvre à Brooklyn. En 1984, il crée le Center for Religion and Society au sein du Rockford Institute. Il est finalement expulsé de ce dernier en 1989. Il a déclaré plus tard s'être senti de plus en plus mal à l'aise avec le ton « raciste et antisémite » de Chronicles, publiés par le Rockford Institute. Finalement, il n'a pas l'occasion de démissionner : il est tout simplement renvoyé.

    En 1990, il fonde donc First Things, publié par l'Institute on Religion and Public Life, revue œcuménique qui vise à influencer religieusement l'organisation de la société américaine. Le 8 septembre 1990, il se convertit au catholicisme et il est ordonné prêtre, un an plus tard, par le cardinal John O'Connor, archevêque de New York. Opposé à l'avortement, aux recherches bio-éthiques, au clonage, défenseur du mariage et de la morale traditionnels, le père Neuhaus serait un des conseillers officieux sur ces questions du Président américain. Par ailleurs, il est Président de l'Institute on Religion and Public Life, membre du staff de direction de l'Institute on Religion and Democracy, membre de la Foundation for Community and Faith-Centered Enterprise, rédacteur en chef de First Things, chroniqueur religieux de la National Review et membre du Becket Fund Advisory Board. En 2005, Time Magazine l'a nommé parmi les 25 plus influents évangélisateurs de l'Amérique contemporaine.
    Quelle est la position du père Richard J. Neuhaus sur la guerre en Irak ? Opposé naguère à la guerre au Vietnam, pacifiste actif, le père Neuhaus est devenu le théologien de la guerre juste en Irak. Après les attentats du 11 septembre, il déclare dans le National Catholic Register que l'Occident (actuel) doit s'identifier de manière plus claire à la chrétienté, comme d'ailleurs le font les adversaires musulmans. Pour le père Neuhaus, la guerre est donc à mener au nom de l'Occident chrétien ou de la chrétienté contre l'ennemi islamique. Tel un nouveau saint Bernard, il prêche une nouvelle croisade. Dans l'Homme nouveau, Thomas Storck répondra à cette confusion qui assimile l'Occident moderne à la chrétienté.
    Homme intelligent, Neuhaus est aussi un homme de convictions, qui n'hésite pas à les assener avec aplomb. Se présentant comme théologien et moraliste, il déclare que « la guerre juste, destinée à établir la paix juste, est le chemin obligatoire de la charité. » La guerre en Irak est ainsi justifiée puisqu'il s'agit d'établir, selon ses auteurs, une paix juste.
    Seulement, la bonté morale du but poursuivi ne suffit pas pour justifier une guerre. Le Catéchisme de l'Église catholique (CEC) rappelle succintement les conditions à remplir en vue d'une guerre juste :
    « Il faut considérer avec rigueur les strictes conditions d’une légitime défense par la force militaire. La gravité d’une telle décision la soumet à des conditions rigoureuses de légitimité morale. Il faut à la fois :
    – Que le dommage infligé par l’agresseur à la nation ou à la communauté des nations soit durable, grave et certain.
    – Que tous les autres moyens d’y mettre fin se soient révélés impraticables ou inefficaces.
    – Que soient réunies les conditions sérieuses de succès.
    Que l’emploi des armes n’entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer. La puissance des moyens modernes de destruction pèse très lourdement dans l’appréciation de cette condition. Ce sont les éléments traditionnels énumérés dans la doctrine dite de la " guerre juste ". L’appréciation de ces conditions de légitimité morale appartient au jugement prudentiel de ceux qui ont la charge du bien commun. »
    (n.2309).

     

    A suivre… 

  • Neo-conned (II)

    Suite de la présentation des deux livres consacrés à la guerre en Irak (Neo-conned et Neo-conned again !) et des réflexions qu'ils m'ont inspirées. Cette présentation se trouve ici.

     

    09120bacdede98107acf201b27dc85eb.jpegAux catholiques, cette guerre en Irak pose un autre problème. Elle a été justifiée par une catégorie des intellectuels catholiques américains par l'utilisation de la notion de théologie morale de « guerre juste ». Pour ces intellectuels, la seconde guerre en Irak en remplissait les conditions. Mais le Pape Jean-Paul II s'y opposait ! Effectivement, l'opposition du Saint-Père à cette guerre a été totale et très claire. Mais ces intellectuels ont estimé alors, au mépris de toute la tradition de l'Église et de toute son histoire, que le pouvoir séculier, en l'occurrence George Bush fils, était seul capable de déterminer si les conditions ou non d'une juste guerre étaient remplies. Autrement dit, le Président américain, dans cette affaire extrêmement délicate en raison de ses conséquences, se révélait être à la fois juge et partie.
    Qui sont ces intellectuels catholiques américains ? Quelques noms d'abord : Richard J. Neuhaus (entre autre chose, conseiller du président Bush pour les affaires religieuses), George Weigel du Ethics and Public Policy Center (EPPC) et Michael Novak de l'American Enterprise Institute (AEI). Tous sont des catholiques conservateurs, des intellectuels et des auteurs de plusieurs ouvrages et travaux.
    Ils appartiennent au courant pluri-confessionnel, désigné sous le terme de « theo-con » (théo-conservateur) par association d'idées et de terminologie avec le courant « neo-con » (néo-conservateur). Le terme aurait été utilisé pour la première fois en 1996 par Jacob Heilbrun dans un article de The New Republic dans lequel il opposait les néo-conservateurs aux théo-conservateurs : « Les néo-conservateurs pensent que l'Amérique est spéciale car elle a été fondée sur une idée – un engagement en faveur des droits de l'homme énoncés dans la Déclaration d'indépendance – et non  sur l'appartenance ethnique ou religieuse. Les theocons, eux aussi, font valoir que l'Amérique est ancrée sur une idée, mais ils estiment que cette idée est le christianisme. »
    Malgré cette différence de départ, un rapprochement pratique s'est effectué entre les deux courants, qui se sont accordés sur des objectifs intermédiaires. Un certain nombre de théologiens catholiques « theo-cons » ont ainsi défendu, à plusieurs reprises, le libéralisme économique, notamment au moment de la parution de l'encyclique Centesimus annus de Jean-Paul II. Dans ce texte, Jean-Paul II déclarait reconnaître « le caractère positif du marché et de l'entreprise » tout en soulignant aussitôt après « la nécessité de leur orientation vers le bien commun » (n.43).
    c75afa44cbaa5d339b881f88cf97cc1a.jpeg Prenant prétexte de ce passage, les « theo-con » catholiques avaient affirmé bruyamment que désormais le catholicisme reconnaissait, au mépris de sa tradition, le libéralisme économique. Dans Doing well and doing good (photo), le révérend père Richard J. Neuhaus, fondateur de la revue First Things, analysait des thèmes abordés par Centesimus annus ainsi qu'une sélection des passages les plus importants, selon lui, de cette encyclique.
    13c2aaeab40ea0780efa88154f527dde.jpeg De son côté, George Weigel (photo) proposait un autre ouvrage, allant dans le même sens : A New Worldly Order: John Paul II and Human Freedom. Weigel donnait lui-aussi une analyse/présentation de la nouvelle encyclique. Lui aussi offrait dans son livre une sélection des passages de l'encyclique lui semblant les plus intéressants. Il allait cependant plus loin que le révèrend père Neuhaus, quoi qu'avec sa collaboration. Il réunissait dans ce livre les contributions de Milton Friedman, Peter Berger, Richard J. Neuhaus, et J. Bryan Hehir. La critique devait le noter à l'époque (par exemple Anneliese Schwarzer) : la plupart de ces contributions soulignaient l'approbation de l'économie de marché et des vertus de l'esprit d'entreprise par le pape. Ils soulignaient aussi le rappel par le pape, de la nécessité de la reconnaissance des valeurs morales universelles ainsi que l'importance de la « médiation des structures telles que les organismes bénévoles pour assurer » concrètement l'engagement à la solidarité et la charité. On reconnaît là une présentation habituelle du libéralisme économique dans sa version catholique : seule l'économie de marché fonctionne. Elle fonctionne d'autant mieux qu'elle reconnaît les valeurs morales universelles et qu'un équilibre dans la recherche de la justice sociale doit être trouvé par le seul biais des organismes privés. Le rôle du politique en faveur du bien commun disparaît ainsi complètement.
    202270161e4fb81a54ddcbf2662c4de3.jpg Cependant le plus grave n'était pas dans l'affirmation de cette thèse, qui n'avait rien de nouveau, ni dans le fait qu'on essayait de la faire endosser par le pape. Le plus grave assurément était d'avoir, à travers deux ouvrages de deux intellectuels catholiques de premier rang aux États-Unis, présenté deux versions édulcorées de Centesimus annus, dont les morceaux choisis allaient forcément dans le sens de la thèse des auteurs. Un « Centesimus light » comme devait l'appelait Daniel Nichols (photo) dans la revue américaine aujourd'hui disparue, Caelum et Terra (revue qui a inspiré ce blogue). Une forte réaction devait d'ailleurs se produire par la diffusion d'un communiqué commun, publié dans pas moins de neuf revues ou sites internet dénonçant le détournement « libéral » de Centesimus annus.
    Les signataires de cet appel étaient :
    Jennifer Belisle (Catholic Worker)
    Fr. Ian Boyd, CSB (The Chesterton Review)
    Stratford Caldecott (The Chesterton Review)
    Fr. Daniel D. Callam, CSB (The Canadian Catholic Review)
    Frank Donovan (Catholic Worker)
    James Hanink (New Oxford Review)
    Maclin Horton (Caelum et Terra)
    Fr. William McNamara, OCD (Desert Call/Forefront)
    Robert Moynihan (Inside the Vatican)
    Daniel Nichols (Caelum et Terra)
    Michael O’Brien (Nazareth)
    David L. Schindler (Communio)
    David D. Spesia (Communio)
    Dale Vree (New Oxford Review).

    On pardonnera, j'espère, ce long détour sur l'histoire de la réception de Centesumus annus aux États-Unis. Son rapport avec la seconde guerre en Irak ? Il tient au simple fait que, comme par hasard et contrairement à Jean-Paul II, les mêmes « theo-con » ont justifié cette guerre. Pour des raisons morales. Pour des raisons religieuses. 

     

    À suivre…