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  • Bonne nouvelle : les cathos dérangent

    Bonne nouvelle : les évêques de France agacent et dérangent. Il faut lire dans le Figaro de ce jour la chronique d’Yves de Kerdrel, titrée « Les contre-apôtres du travail dominical ». De quoi s’agit-il ? Le chroniqueur reproche aux évêques de France, et singulièrement au cardinal Vingt-Trois, d’affirmer clairement leur opposition au travail dominical. En gros, de quoi se mêlent-ils ? C’est vrai, le dimanche n’est pas particulièrement un jour vénéré par les chrétiens et l’une des assises sociales de notre pays.
    De quoi se mêlent-ils, se demande le chroniqueur, d’autant qu’ils ne critiquent pas le travail du dimanche pour la bonne raison. Selon Yves de Kerdrel, les évêques reprocheraient aux dispositions favorisant le travail du dimanche de transformer l’existence en une grande course au gain.
    Or, il ne s’agit pas de cela, réplique le chroniqueur. Vous n’y êtes pas. C’est une question de liberté individuelle, de liberté de choisir, de s’émanciper, de s’épanouir. Une fois de plus, vous vous trompez, vous les évêques et derrière vous les catholiques qui vous suivent. Occupez-vous de vos sacristies et de vos églises et pour le reste laissez-nous faire. C’est nous les spécialistes !
    On signalera seulement à ces spécialistes qu’ils sont à l’origine de la formidable crise dans laquelle nous nous trouvons. Que leur ironie moqueuse nous amuse davantage qu’elle nous blesse tellement leur monde est un échec absolu. La finance ? Elle a explosé. L’économie ? Elle est en crise. L’environnement ? La Création est exsangue. Les hommes ? Ah oui, au fait, les hommes. Heureux, les hommes ? Voyez le nombre de suicides, de séparations, de divorces, de familles éclatées, d’enfants à problèmes, de violence dans la rue. De familles pauvres.
    Bien au chaud, dans les colonnes du Figaro, Yves de Kerdrel donne des leçons aux évêques, il pourrait aussi faire un examen de conscience. Surtout quand ce théologien de pacotille se lance dans la citation et l’explication des évangiles. Oui, le Christ dit bien qu’il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Mais seulement, César lui-même n’échappe pas aux lois de Dieu. Sinon nous tombons dans le pire des totalitarismes. Bon retour au catéchisme Monsieur de Kerdrel.