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Val

  • Anti-catho primaire

    Cela n'a rien à voir avec les choses qui m'intéressent d'habitude, et dont je parle ici le plus souvent, mais je voudrais m'arrêter quelques instants à une phrase lue dans le Le Point reçu aujourd'hui.

    Dans ce numéro, Élisabeth Lévy demande à plusieurs personnalités leur réaction après la publication par Le Nouvel Observateur d'un texto attribué à Nicolas Sarkozy et adressé à Cécilia. Philippe Val, patron de Charlie hebdo, donne son sentiment, comme Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Daniel Schneidermann et Max Gallo. Pourquoi pas ? Mais une fois de plus, alors que le sujet n'a aucun rapport, Philippe Val lance sa petite attaque contre le catholicisme.

    "Pensionnaire dans un lycée catholique, j'ai terriblement souffert de l'absence totale de droit à l'intimité. Qu'une "info" de ce genre passe dans l'Obs, c'est terrifiant". Tout y est : amalgame et terreur. Val manipule l'événement et le retourne dans une attaque bassement anti-catho.

    En soi, l'événement n'est pas très important. Il n' a rien de nouveau et montre juste une persistance du phénomène. Il montre aussi combien la haine peut rendre idiot. Car, quand même !  Entre texto présidentiel et pensionnat catholique, le rapport est lointain. Qu'une pension ne soit pas un endroit très propice à l'intimité, c'est le propre de toute vie en groupe. Les Soviétiques ont bien connu cette situation avec leurs immeubles à habitats partagés. Que cette pension, soit catholique ou non, ne change rien à l'affaire. C'est peut-être dommage, mais c'est ainsi. Ce qui est réjouissant, malgré tout, dans cet épiphénomène valesque, se situe ailleurs. Dans le constat que le catholicisme dérange toujours et que le Christ reste bien le signe de contradiction. Deo gratias !