15.12.2008

Dimanche : un évêque parle et question de la semaine

Mgr Levert, évêque de Quimper, le 7 décembre dernier, s'est exprimé sur la question de la libéralisation du dimanche et la régression sociale que celle-ci représente. Dans le début de son intervention, il remarque très justement : « Si nous voulons qu'une telle loi ne voie pas le jour, encore faut-il que nous soyons, non seulement convaincus de l'importance du dimanche, mais que nos manières de vivre soient cohérentes avec ce que nous croyons. ».
C'est du coup, la question de la semaine : nos manières de vivre tendent-elles à être cohérentes avec ce que nous croyons ? Qui répondra ?

 

« Je pense ici tout spécialement à la menace qui plane aujourd'hui de permettre le travail le dimanche. Si nous voulons qu'une telle loi ne voie pas le jour, encore faut-il que nous soyons, non seulement convaincus de l'importance du dimanche, mais que nos manières de vivre soient cohérentes avec ce que nous croyons.

Le débat qui s'ouvre doit être l'occasion pour nous tous, chrétiens, de réfléchir sur la place du dimanche dans notre vie, et sur la manière dont nous le vivons. Que faisons-nous le dimanche ? Le vivons-nous différemment que le reste de notre société ? Avons-nous intégré qu'un certain nombre de choses sont incontournables chaque dimanche, à commencer par le rassemblement eucharistique ?
Dois-je rappeler que c'est une faute grave, pour un chrétien croyant, de manquer volontairement la messe du dimanche, parce qu'il est grave de ne pas répondre volontairement à l'amour de Dieu ? Que disons-nous aux jeunes sur le dimanche ?
Une manière forte d'empêcher qu'un État fasse n'importe quoi le dimanche, c'est que sa population vive ce jour-là réellement de manière différente aux autres jours, et pas simplement pour se reposer. Sinon, il n'y a aucune raison d'en faire un jour différent.
Les chrétiens ont là un rôle prophétique à jouer pour le reste de notre société, et les enjeux ne sont pas que sociologiques. »

21.11.2008

La question de la semaine : modes de vie et crise économique

Lorsque j’ai lancé ce blogue, j’ai pris très vite l’habitude de proposer chaque semaine une question de réflexion aux lecteurs. Cette question hebdomadaire a souvent été l’occasion d’échanges et de débats, voire de confrontations parfois virulentes. La vie, quoi !

Puis, assez stupidement, j’ai laissé tombé cette habitude. Mais une bonne idée perdue, rien n’empêche de la retrouver. C’est pourquoi je relance maintenant « la question de la semaine ».
Pour la semaine prochaine, mais vous pouvez répondre dès maintenant, la voici :

La crise économique et financière vous a-t-elle entraîné à opérer des changements dans vos modes de vie ?

Si oui, pouvez-vous donner des exemples ?

Si non, pourquoi ?

10.03.2007

Le progrès

Simple question (dans sa formulation) pour cette semaine, pour ceux qui voudront bien apporter leurs lumières :

 

 Le progrès est-il inévitable ?

10.02.2007

Question de la semaine : y a-t-il une vision chrétienne des loisirs ?

Notre société a souvent été définie comme une "société de loisirs". Chaque semaine, nous attendons avec impatience le W.E., la possibilité non seulement de reprendre des forces mais aussi de "changer d'air", de "vivre enfin", de se "réaliser pleinement", etc. Pour certains, ce changement se concrétise par la fuite de leur lieu habituel de vie, ou par l'absorption massive de DVD ou par d'autres activités que l'on se refuse, par obligation, dans la semaine. Nous prévoyons longtemps à l'avance nos vacances, nous les planifions, nous faisons du "tourisme" et, parfois même pour nous donner bonne conscience, du "tourisme religieux". Souvent, elles deviennent le but de notre vie comme le film du soir, la soirée au restaurant ou le jeu sur Internet, devient le but de notre journée. Dans ce contexte : 

 

Comme chrétien, quelle est notre conception des loisirs et du travail ?

Quelle conception des loisirs et du travail aimerions-nous voir émerger ?

 

30.01.2007

Question de la semaine : faut-il se marier entre catholiques ?

De moins en moins de catholiques en France. Une société qui n'est plus portée par le catholicisme, au plan des mœurs et de la foi. La nécessité pourtant d'évangéliser pour ne pas garder notre lampe cachée. L'inquiétude aussi de transmettre aux générations suivantes l'essentiel de notre vie. 

 

Face à cette réalité d'un monde post-chrétien, faut-il se marier entre catholiques ?  

25.11.2006

Question de la semaine : retour vers la ruralité ?

 

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Une partie de la France se désertifie. On assiste à une concentration autour des grandes villes qui offrent du travail mais des conditions de vie souvent hors de portée des familles.
Cette situation est-elle normale ? Est-elle inéluctable ? Quelles actions pouvons-nous entreprendre à notre niveau pour aider à refaire le tissu social de la France déserte ?
N’est-il pas urgent aussi de tenter un mouvement de retour vers la ruralité pour retrouver des conditions de vie, non pas meilleures matériellement, mais plus saines, tout en évitant de tomber dans l'utopie du « paradis vert » ?

18.11.2006

Question de la semaine : la publicité

 

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La technique, et plus exactement le système technicien, a occupé beaucoup de notre réflexion cette semaine. La discussion reste d'ailleurs ouverte. Paradoxalement, la question concernant la France et les façons de faire perdurer une manière de vivre française a suscité peu de réponse, en dehors de belles envolées, souvent assez peu pratiques. La France n'est-elle qu'une idée ou qu'un enjeu politique ? 

Cette semaine, je propose de lancer la discussion sur la publicité.

La place qu'elle occupe aujourd'hui est-elle normale ? N'est-elle que le simple développement de la réclame de naguère ? Est-ce que la publicité donne jour à de nouveaux besoins ? Menace-t-elle la vie chrétienne ? Et surtout – surtout – comment y résistez-vous ? Concrètement ?!

11.11.2006

La question de la semaine : et la patrie ?

 

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Ce 11 novembre est à la fois la fête religieuse de saint Martin et la fête civile de l'Armistice de 1918. C'est donc l'occasion de nous interroger sur notre patrie, la France, et sur nous-mêmes. La spécificité de ce blog, même si nous n'y arrivons pas toujours, raison de plus de ce fait pour le rappeler, est de s'interroger sur les styles de vie, les pratiques que nous avons, dans un système qui ne nous conduit pas à avoir forcément une vie vertueuse, au sens d'Aristote et de saint Thomas d'Aquin. 

Or, le patriotisme est une vertu, qui découle du quatrième commandement (Tu honoreras ton père et ta mère) et qui ressort de la piété, vertu dite annexe de la vertu de justice. La vertu naturelle de piété nous oblige à rendre à ceux de qui nous avons reçu en sachant que nous ne pourrons jamais le faire selon une stricte équivalence. On ne donne pas la vie à ses parents. 

La question est donc simple, même si la réponse me semble nettement moins facile :

Comment arrivons-nous aujourd'hui à avoir un style de vie qui reflète les apports de la civilisation française, de la particularité française, notamment de la manière française d'être chrétien ?

Sommes-nous, au-delà de nos engagements sociaux et politiques,  des témoins de ce qu'est la France, sa culture, son histoire ?

Comment incarnons-nous et transmettons-nous l'amour de la France ? 

08.11.2006

Actualité de la question de la semaine

Les commentaires à la question de la semaine m'ont paru très pertinents et il me semble qu'il serait intéressant de l'élargir en reprenant la remarque de Denis Sureau sur l'illégitimité de l'État à distribuer un salaire ou une allocation parental pour venir en aide aux familles ().

Dans son commentaire, Denis Sureau estime que cette forme d'aide risque de transformer la mère de famille en fonctionnaire d'État. Jacques de Guillebon a répondu que cela pouvait passer par une caisse indépendante de l'État, mais que c'était au Prince de favoriser ce type de situation. J'ai reposé le problème en demandant si le principe de subsidiarité ne pouvait pas expliquer que pendant un temps l'État prenne à sa charge ce salaire parental. Il m'a été répliqué très justement par Nono que si l'État ne ponctionnait pas autant les entreprises, celles-ci pourraient octroyer des salaires décents.

D'où ma question supplémentaire : selon vous est-ce à l'État ou à la société, à travers les communautés intermédiaires, de rémunérer correctement l'apport des familles à la société ? Ou, est-ce une fausse question, le plus urgent étant de rendre aux familles la possibilité de devenir des unités économiques de base ?

Ce débat intervient alors que le ministre délégué à la famille vient d'annoncer un plan sur 5 ans concernant les crèches et le métier d'assistante maternelle (voir ici par exemple). On appelle cela la politique familiale. Personnellement, je reste toujours pantois devant des mesures, communes à la droite et à la gauche, qui, sous prétexte de politique familiale, visent à séparer les enfants des parents dans le cadre de l'éducation.  

06.11.2006

La question de la semaine intéresse-t-elle les dames ?

Il semble que la question de la famille intéresse surtout les hommes. Depuis samedi, les dames se sont peu manifestées. Leurs avis seraient pourtant intéressants à avoir et peut-être apporteraient-elles des nuances ou des compléments profitables à tous…

 

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