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        <title>Caelum et Terra - livre_de_la_semaine</title>
        <description>”L’alternative est claire : ou la terrible misère de l’État totalitaire ou la saine frugalité&amp;quot; (John Senior)</description>
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        <lastBuildDate>Sat, 26 Apr 2008 11:17:00 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Le marché sur le divan</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
                                                <category>Livre de la semaine</category>
                                                <pubDate>Fri, 28 Mar 2008 09:35:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/00/1795258864.jpg&quot; id=&quot;media-927564&quot; alt=&quot;1802380232.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-927564&quot; /&gt;Décidément, le monde de la suprématie économique a du mal à passer. De tout bord ou presque, l’univers néolibéral ne cesse d’être ausculté, analysé, critiqué alors que son hégémonie s’affiche chaque jour davantage sans complexe. Un peu comme s’il y avait une vie rêvée ou, plus exactement, espérée – un monde non soumis à la loi marchande – et une vie réelle, dans laquelle s’insèrent les hommes, souvent malgré eux. Dernière critique en date : l’approche psychanalytique ou le « sacro-saint » marché mis sur le divan. Ne bondissons pas trop vite en récusant d’emblée cette approche. Certes, la psychanalyse n’est pas exempte elle-même de maux importants. Certes, il est parfois difficile de s’y retrouver dans les écoles et dans les querelles d’écoles, celles-ci pratiquant à l’envi l’excommunication. Certes, le vocabulaire employé ressemble le plus souvent à un jargon pour spécialiste, inaudible pour l’homme ordinaire. Et pourtant ! Malgré toutes ces raisons, ou plutôt à cause de toutes ces raisons, il convient de lire le dernier livre de Dany-Robert Dufour.&lt;br /&gt; Qui est l’auteur ? Au sens strict, Dany-Robert Dufour n’est pas un psychanalyste. Professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Paris-VIII, directeur de programme au Collège international de philosophie, ses travaux l’ont porté à la jonction de la philosophie du langage, de la philosophie politique et de la psychanalyse. Il a notamment développé le concept de « néoténie » qui postule que l’homme est le seul animal qui naît inachevé d’où le développement par la culture de ce qui manque à la nature. C’est à l’aune de ce concept que Dany-Robert Dufour s’interroge sur les possibles dérives de ce processus de transformation de l’homme, notamment par le biais des techno-sciences. À ce titre, il a été amené à réfléchir sur un type fondamental de mutation, celle qui a fait passer l’homme moderne (en gros l’héritier de Kant et de Freud) à un sujet postmoderne, plus flexible et précaire et donc proie toute trouvée du néolibéralisme. Ce sujet, c’est nous ! Au passage, Dany-Robert Dufour s’en prend aux philosophes postmodernes qui par leurs critiques des institutions ont finalement préparé le terrain à une transformation profonde du capitalisme. Ce dernier, ou plutôt ce qui en a pris la place, ne trouve plus de contre-pouvoirs institutionnels face à lui et règne, de ce fait, sans partage.&lt;br /&gt; Son dernier livre, &lt;i&gt;Le Divin marché, la révolution culturelle libérale&lt;/i&gt; (Denoël, 342 pages, 22€), poursuit dans ce sens. La thèse centrale de l’ouvrage ? Pour Dany-Robert Dufour, loin d’être sortie de la religion, la société est tombée sous la coupe d’une nouvelle religion. Celle-ci offre les remèdes, promet le bonheur et présente un rachat possible. Si elle triomphe aujourd’hui, elle repose sur un axiome qui a émergé voici trois siècles sous la plume de Bernard de Mandeville : &lt;i&gt;« les vices privés font la vertu publique »&lt;/i&gt;. Pour faire comprendre son propos, Dany-Robert Dufour a choisi un type d’énoncé qui correspond à la fois à la thèse proposée – nous avons affaire à une religion – et à la nécessité pédagogique. D’où ce « décalogue » du Divin marché qui forme les chapitres de cet ouvrage. Quelques exemples suffiront à illustrer le ton général : &lt;i&gt;« Tu te laisseras conduire par l‘égoïsme » ; « Tu utiliseras l’autre comme un moyen pour parvenir à tes fins » ; « Tu pourras vénérer toutes les idoles de ton choix pourvu que tu adores le dieu suprême, le Marché ! »&lt;/i&gt;. Les deux premiers exemples ici cités débouchent ainsi sur une réflexion sur l’individualisme et la disparition, souvent glauque, de deux différences fondamentales : la sexuelle et la générationnelle. L’intérêt de l’auteur, même si l’on ne partage pas, et de loin, ses présupposés, consiste à descendre dans le concret, comme dans le cas du rôle de la télévision dans le grand jeu du marché ou de la mise en place d’une famille de compensation, toute virtuelle. Les exemples pourraient être multipliés à l’envi, depuis l’école, la transformation du langage ou celle du politique.&lt;br /&gt; Au-delà des limites même de l’exercice et de l’insatisfaction qu’il entraîne parfois, il est important de saisir combien l’auteur met en relief une profonde mutation anthropologique qui conduit à un changement radical de cadre civilisateur. De ce fait, le néolibéralisme ne consiste pas seulement à une révision/adaptation du libéralisme d’antan. Il va plus loin. Il s’impose comme une nouvelle religion qui donne jour à une nouvelle civilisation et à un nouveau type d’homme.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le danger, cependant, ne vient pas en tant que tel de l’aspect religieux du problème, mais plutôt que cette religion n’en est pas une. Elle ne relie à rien ; elle disjoint, au contraire, en permanence. Elle ne possède aucun caractère surnaturel, mais uniquement séculier. Elle emprunte seulement à la religion ou l’utilise comme un masque.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Le nouveau décalogue moderne selon Dany-Robert Dufour :&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;1°) Tu te laisseras conduire par l'égoïsme !&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;2°) Tu utiliseras l'autre comme un moyen pour parvenir à tes fins !&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;3°) Tu pourras vénérer toutes les idoles de ton choix pourvu que tu adores le dieu suprême, le Marché !&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;4°) Tu ne fabriqueras pas de Kant-à-soi visant à te soustraire de la mise en troupeau !&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;5°) Tu combattras tout gouvernement et tu proneras la bonne gouvernance !&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;6°) Tu offenseras tout maître en position de t'éduquer !&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;7°) Tu ignoreras la grammaire et tu barberiseras le vocabulaire !&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;8°) Tu violeras les lois sans te faire prendre !&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;9°) Tu enfonceras indéfiniment la porte déjà ouverte par Duchamp !&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;10°) Tu libéreras tes pulsions et tu chercheras une jouissance sans limite !&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; 
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                <title>Vent de mars</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 17 Mar 2008 11:09:08 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Il nous faut &lt;i&gt;« le contraire de l'aise et de la facilité »&lt;/i&gt; ! C'est en quelque sorte le message d'Henri Pourrat dans son livre &lt;i&gt;Vent de Mars&lt;/i&gt;, que rééditent les éditions DMM. Un message qui n'a rien perdu de son actualité.&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Malgré plusieurs rééditions chez Gallimard, et surtout chez DMM, Henri Pourrat souffre encore aujourd’hui d’être mal perçu. Sans même entrer dans des considérations idéologiques, certains s’acharnent à faire de lui un auteur de province, réduit aux frontières de sa région, incapable en fait d’exprimer quelque chose qui dépasse les limites du clocher. Il faut n’avoir rien lu de Pourrat pour ne pas saisir que son enracinement (réel) est un bel exemple d’ouverture sur l’universel. D’ailleurs, plusieurs jurys ne s’y sont pas trompés. Celui du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt;, par exemple, qui lui attribue en décembre 1921 le prix du même nom pour le premier volume de &lt;i&gt;Gaspard des montagnes&lt;/i&gt; ou l’Académie française qui couronne les quatre volumes du même &lt;i&gt;Gaspard&lt;/i&gt; de son Grand Prix du roman. Enfin, comment ne pas mentionner le prix Goncourt reçu par Pourrat en 1941 pour &lt;i&gt;Vent de Mars.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ce livre vient d’être réédité par DMM justement et connaît ainsi sa troisième édition. On retrouve dans cet ouvrage le style lent, chaleureux et incarné de Pourrat, qui vit et écrit au rythme du temps de Dieu, et non de celui de la modernité énervée. De quoi déplaire aujourd’hui aux jeunes critiques parisiens aux dents longues et à la carrière pressée. &lt;i&gt;Vent de Mars&lt;/i&gt; reflète aussi la douleur d’un pays qui connaît l’attente de la guerre, celle de la descente aux enfers de la défaite et l’espoir de la renaissance. Il faut compter les forces vives et discerner les causes du malheur. C’est ce que fait Pourrat sans hargne ni haine, avec beaucoup de sensibilité et de délicatesse, avec cette charité chrétienne qui ne cèle pas la vérité mais n’en fait pas non plus une lame tranchante. Et lourde !&lt;br /&gt; Oui, ce &lt;i&gt;Vent de Mars&lt;/i&gt; peut être un vent froid, mais aussi l’amorce du printemps : &lt;i&gt;« Encore mortifiées par l’hiver, dans les pierrailles de la pente, les ellébores pied de griffon déploient à peine leurs palmes noires ; et déjà ont fleuri en grappes de pâles écailles vertes leurs roses qu’on nomme roses de serpent .»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Pourrat dépeint ici la civilisation rurale et chrétienne enfouie désormais sous les décombres de la Seconde Guerre mondiale et de l’industrialisation lourde de l’après-guerre. Ce faisant pourtant, preuve qu’il garde quelque chose à nous dire, quelque chose d’universel, il nous rejoint puisque nous sommes les enfants égarés pris dans les tenailles du progrès censé apporter un bonheur qui n’est que jeu d’ombres dans la caverne de l’enfermement. Pourrat gardait pourtant une note d’espérance, lui qui estimait que l’on ne pouvait aller contre le progrès industriel. Il y mettait pourtant des conditions : mettre au-dessus les enfants et les âmes, vraies richesses de la vie. Cette vie dont il voyait qu’il lui fallait &lt;i&gt;« le contraire de l’aise et de la facilité »&lt;/i&gt;. Voix perdue dans le désert, l’écrivain n’a pas été entendu. Les forces de l’esprit n’ont pas cessé de reculer devant la barbarie de la machine. Et pourtant il serait fou de croire que l’espérance a disparu. Ce &lt;i&gt;Vent de Mars&lt;/i&gt; qui souffle à nouveau jusqu’à nous apporte avec lui, pour qui sait l’entendre, le murmure d’une renaissance.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; 
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                <title>Réédition des Confessions d'un converti</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 27 Feb 2008 17:11:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/00/1269857517.jpg&quot; id=&quot;media-871862&quot; alt=&quot;785514510.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-871862&quot; /&gt;Auteur de nombreux ouvrages spirituels et d’un best-seller avec Le Maître de la terre, Mgr Robert Hugh Benson est l’un des plus illustres convertis de l’anglicanisme du début du XXe siècle. Né en 1871, fils du Primat de l’Église d’Angleterre, il devient prêtre catholique avant de mourir en 1914. Les éditions de l'Homme Nouveau viennent de rééditer l'ouvrage dans lequel il raconte son itinéraire vers la foi catholique. Voici ce qu'en dit la quatrième de couverture :&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Fils du Primat anglican, le pieux et réfléchi Robert Hugh Benson (1871-1914) était promis aux plus hautes destinées tant sociales qu’ecclésiastiques. Mais sa quête incessante de la vérité, née dès l’enfance, stimulée par les nombreux et fameux retours à Rome d’anglicans de son temps, finit par lui faire découvrir la vérité catholique dans toute sa splendeur. La conversion de cet homme silencieux fit grand bruit. Elle lui occasionna de perdre quelques relations familiales ou mondaines, mais élargit son horizon à l’universalité catholique.&lt;br /&gt; Dans ses &lt;i&gt;Confessions d’un converti,&lt;/i&gt; ce prêtre catholique nous confie son cheminement spirituel parsemé de questions qui s’adressent aussi à notre propre fidélité. Dans son avant-propos, Philippe Maxence replace ce journal d’une âme dans le contexte religieux et intellectuel d’un temps qui interroge aussi le nôtre. »&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le livre est disponible auprès de l'Homme Nouveau (10, rue Rosenwald, 75015 Paris – tél. 01 53 68 99 77 – &lt;a href=&quot;mailto:contact@hommenouveau.fr&quot;&gt;contact@hommenouveau.fr&lt;/a&gt;) ou directement sur son site sécurisé : &lt;a href=&quot;http://www.hommenouveau.fr/jeux/jeu_actualite.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Enrichi d'un index des noms, ce livre de 260 pages est disponible au prix de 15 €.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Et si on reparlait de Chesterton</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 06 Feb 2008 17:10:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/02/86adfc223f90fea3b18a670ae493a23b.jpeg&quot; id=&quot;media-826450&quot; alt=&quot;c02595f1614d7050438362d97121234d.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-826450&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Quel est le point commun entre le sociologue Marcel Gauchet, le député souverainiste Paul-Marie Coûteaux, l’écrivain flamboyant Maurice G. Dantec, l’économiste David Friedman, le romancier Jean Echenoz, le penseur catholique Jean Madiran ou le journaliste anti-mondialiste, Eric Zemmour ? Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas ! La réponse se trouve outre-Manche. À un moment ou l’autre, ils ont tous cité l’écrivain catholique Chesterton.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Chesterton ? Oui, Chesterton ! Gilbert Keith Chesterton pour être plus précis. D’ailleurs, la liste ne s’arrête pas là. On a même vu un Commissaire européen, Philippe Busquin agrémenter un discours à la &quot;Friedrich-Ebert-Stiftung&quot;, le 18 janvier 2001, d’une référence à Chesterton. Comme quoi, tout est possible !&lt;br /&gt; G. K. Chesterton est aujourd’hui en France l’un des auteurs les plus cités en même temps qu’il est l’un des moins lus. On pille son œuvre, mais on ne sait pas que c’est une œuvre. On se contente d’à peu près, de citations toutes faites et souvent mal recuites. Dernier exemple en date : Eric Zemmour. Dans le grand cirque de Ruquier, il dénonce les bons sentiments des membres de l’Arche de Zoé en appelant à la rescousse G.K. Chesterton. Sûr de son fait, il lance que les idées modernes sont des idées chrétiennes devenues folles. Dans une Tribune du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; du 8 novembre, intitulée très justement « &lt;i&gt;Nicolas Sarkozy ou le soixante-huitard malgré lui »&lt;/i&gt;, le journaliste récidive en affirmant que « &lt;i&gt;le néocolonialisme humanitaire » « prouve une fois encore, selon le mot de Chesterton, que « le monde est plein d’idées chrétiennes devenues folles ».&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Quand Zemmour se trompe&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/02/f2014af8a980b40e9a37be3bd9dbd5f0.jpeg&quot; id=&quot;media-826459&quot; alt=&quot;90de09f7e1e10b1baf7a87953c4b8bb9.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-826459&quot; /&gt;Bingo ! Ce n’était pas mal vu. Sauf que ce n’est pas tout à fait bien vu. La phrase renvoie à l’un des best-sellers de Chesterton : Orthodoxie. Au chapitre III, l’écrivain anglais ne parle pas d’idées, mais de vertus : &lt;i&gt;« Le monde moderne est envahi de vieilles vertus chrétiennes devenues folles. ».&lt;/i&gt; Ni le texte original en anglais, ni les traductions françaises ne parlent d’idées mais bien de vertus qui sont, selon Chesterton, une réalité profondément incarnée et passionnelle, &lt;i&gt;« le heurt entre deux passions apparemment opposées »&lt;/i&gt;. Pas question, bien sûr, d’intenter à Éric Zemmour un procès en citations mal formulées. Disons simplement qu’il est le dernier exemple en date de la situation paradoxale de Chesterton en France. Inconnu, au mieux mal connu, mais souvent utilisé tant certaines de ses phrases font mouche.&lt;br /&gt; Heureusement, Chesterton n’est pas un homme à se laisser faire. Il revient en force en ce début d’année, avec la publication de deux ouvrages. Le bruit court même que son héros de prêtre-détective, le Father Brown, pourrait lui aussi opérer un retour remarqué dans les rayons de nos librairies, malgré sa discrétion constitutionnelle. On parle même d’un recueil qui aiderait les journalistes trop pressés à faire des citations… exactes !&lt;br /&gt; Pour l’heure, il convient assurément de se plonger dans &lt;i&gt;Les Contes de l’Arbalète (1)&lt;/i&gt;, paru aux éditions de l’Age d’homme et déjà présenté rapidement sur ce blogue (&lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2008/01/25/les-contes-de-l-arabalete.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Précédemment publié chez le même éditeur sous le titre &lt;i&gt;Le Club des fous,&lt;/i&gt; ce roman profite d’une nouvelle et magnifique traduction de Gérard Joulié qui signe un avant-propos montrant sa parfaite connaissance de Chesterton et de son œuvre. Avec cet ouvrage, il nous est livré un véritable carquois de huit contes, qui s’imbriquent les uns dans les autres, pour faire flèche de tout bois. Cible visée ? Le monde moderne dans sa version mercantile et capitaliste, le vieux monde essoufflé à force d’être repu et engraissé, sans rêve parce que sans poésie.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Les désordres de la City&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/02/26bb9fb828d1fd014314aee71b772dca.jpg&quot; id=&quot;media-826461&quot; alt=&quot;ebf923841826a3161112276b51c70bbf.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-826461&quot; /&gt; Les héros des &lt;i&gt;Contes de l’arbalète&lt;/i&gt; ont décidé de relever chacun un défi parce que résonnent en eux les vieux échos du monde médiéval et qu’ils sont décidés à ne pas laisser régner trop longtemps le désordre établi de la City. Ils veulent remettre le monde à l’endroit parce qu’il ne tourne décidément pas rond. Qui sont-ils&amp;nbsp; ? Des êtres de chair et de sang, traversés de passions et d’idéaux, amoureux, excentriques et pourtant attachés à l’ordre vrai des choses. Petit signe qui trouvera un écho à notre époque où s’entremêlent politiquement et hygiéniquement corrects, l’un d’entre eux se croise pour défendre les cochons dont on veut interdire l’élevage et que Chesterton élève au rang de symbole de la civilisation.&lt;br /&gt; Sous ses vrais airs de contes fantastiques, ce roman propose un véritable manifeste politique. Mais attention : cartésien, s’abstenir ! Que l’on n’attende&amp;nbsp; pas ici un exposé systématique des idées politiques chestertoniennes même si elles ne cessent pas de vivre et de s’incarner à travers ces contes. En tout point, Chesterton est un anti-Marx comme il est un anti-Adam Smith. Il n’en partage pas les idées, mais il ne recourt pas non plus à la même façon de s’exprimer. On le lui a d’ailleurs souvent reproché…&lt;br /&gt; Quoi qu’il en soit, pour ceux qui savent lire, il défend ici la petite propriété et la nécessité de sa distribution sur une large échelle tout autant que la société rurale anti-industrielle traversée des idéaux médiévaux. Il pourfend la publicité et la confiscation du pouvoir par une clique oligarchique et ploutocratique. Sous le nom de Ligue de l’arbalète, il transpose dans un univers romanesque une partie de l’histoire de la Ligue distributiste fondée par ses soins et ceux de son alter ego, l’écrivain franco-britannique, Hilaire Belloc.&lt;br /&gt; Les critiques, qui avaient tous des liens avec les puissants du jour, décidèrent que ce livre était un mauvais roman. Les lecteurs de Chesterton eurent un avis opposé. On a oublié les critiques, et grâce à Gérard Joulié et les éditions de l’Age d’homme, &lt;i&gt;Les Contes de l’Arbalète&lt;/i&gt; sont à nouveau disponibles en langue française.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Contes métaphysico-policiers&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/01/9f0d95776ee0cffd0602f334d953f766.jpg&quot; id=&quot;media-826464&quot; alt=&quot;ec7da9159ef77aa2e0fd70fa2c4df73c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-826464&quot; /&gt;Naguère publié chez Glénat, sous le titre &lt;i&gt;La Tour de la trahison&lt;/i&gt; (mais devenu introuvable et recherché par les collectionneurs), un autre livre de Chesterton nous revient lui aussi avec un nouveau nom : &lt;i&gt;Le Jardin enfumé&lt;/i&gt; (2). Il s’agit en fait du même ouvrage, l’éditeur ayant juste inversé l’ordre des contes et donné au recueil le titre du premier. On se hasarderait à la pire déconvenue si l’on tentait de donner un bref aperçu des trois contes de ce recueil. Mise à part la date de leur composition – 1919 et 1920 –, aucun point commun entre eux. Aucun, vraiment ? Si, bien sûr, le talent de l’auteur. Mais c’est un peu facile. Disons alors que ces histoires semblent nous mener nulle part et parviennent toujours à nous conduire là où nous ne pensions pas aller. Ajoutons enfin l’ambiance qui combine merveilleusement le fantastique et le récit policier. Pas de visée politique ici, mais de purs joyaux de la littérature, bousculant avec force les convenances d’un ordre trop bourgeois et mettant notre intelligence sans cesse en éveil. À l’évidence, un bon remède contre la grisaille du monde moderne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 1) 190 pages, 18€&lt;br /&gt; 2) Éditions L’Arbre vengeur, 162 pages, 11€&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>La Tyrannie technologique</title>
                <link>http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2008/01/25/la-tyrannie-technologique.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
                                                <category>Livre de la semaine</category>
                                                <pubDate>Thu, 31 Jan 2008 23:55:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/00/1ede2d0c71f897775170123b9373ea8c.jpg&quot; id=&quot;media-796710&quot; alt=&quot;0be36b537365decee92347b919a56a01.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-796710&quot; /&gt;Téléphones portables, iPod, agendas électroniques sont devenus aujourd’hui des objets très accessibles. Un regard dans la rue, et la démonstration est faite. Un voyage en train et les sonneries de téléphone crépitent. Une fin de réunion et les agendas sortent des vestons. Une sortie d'école et la musique s'envole.&lt;br /&gt; Face à cette déferlante, le livre &lt;i&gt;La Tyrannie technologique&lt;/i&gt;, critique de la société numérique, ne fera certainement pas le poids. Publié par une petite maison d’éditions (1), il n’aura pas le bonheur d’être distribué à grande échelle. Pas de distribution pour les ennemis de la distribution. Logique ! Au demeurant, c’est un livre qu’il convient de lire, non pour conclure toujours et partout dans le même sens que les auteurs, mais pour sortir au moins le temps d’une lecture de l’unanimisme panurgien qui est trop souvent le nôtre devant la société numérique.&lt;br /&gt; Depuis une dizaine d’années, nous assistons à un accroissement de la place (sans parler des parts du sacro-saint marché) prise par les produits technologiques censés améliorer notre quotidien sans que nous prenions le temps de nous interroger sur cette véritable révolution et ses éventuelles conséquences. Les chiffres parlent : 80 % de la population française possède aujourd’hui un téléphone portable contre moins de 5 % dix ans plus tôt. Pourquoi, et comment, ce qui n’apparaissait que comme un rêve est devenu une « nécessité absolue » pour autant de nos concitoyens ?&lt;br /&gt; Posée ainsi, la question risque d’être encore piégée. Elle isole un produit alors qu’il n’est que le révélateur d’un problème plus large. Si la question ne tourne qu’autour du téléphone portable, les arguments ne manquent pas pour dire son utilité dans telle ou telle circonstance. Même chose pour la télévision ! Isolée comme problème, elle trouve, pour sa défense, autant d’avocats qu’il y a de bonnes émissions et d’excellents films qui sont diffusés au moins une à deux fois par an.&lt;br /&gt; L’intérêt de ce livre est justement de refuser d’isoler tel produit comme problème pour s’interroger sur le phénomène de société que révèlent ces produits considérés dans leur globalité. Même s’ils s’appuient sur des exemples précis, les auteurs les envisagent toujours dans leurs conséquences sociales. Il ressort de ces études que les nouvelles technologies sont non seulement les produits fétiches d’industries soucieuses avant tout de rentabilité, mais qu’elles détruisent les formes anciennes de sociabilité et d’organisation en promouvant l’individualisme, la vitesse, l’immédiateté, la superficialité, le profit… Hasard ?&lt;br /&gt; En tant que catholiques, nous pouvons ajouter que le matérialisme et l’impossibilité de la contemplation et du silence (et Dieu se révèle dans le silence) sont aussi les fruits amers de cette techonologie omniprésente, omnidévorante.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; 1°) Cédric Biagini, Guillaume Carnino, Celia Izoard, et collectif, &lt;i&gt;La Tyrannie technologique, critique de la société&lt;/i&gt;, L’Échappée, 256 p., 12€. Sur les éditions L'Échappée, j'ai déjà exprimé quelques réserves &lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2007/10/03/luddites-or-not-luddites-ii.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Les contes de l'Arbalète</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
                                                <category>Livre de la semaine</category>
                                                <pubDate>Fri, 25 Jan 2008 14:00:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/00/ef310cdba9457b007730b15fc3846727.jpg&quot; id=&quot;media-796646&quot; alt=&quot;bc763b09d4c11ed60a7bbb42330b9926.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-796646&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Oyez ! Oyez ! Rejoignez la Ligue de l'Arbalète qui défend l'honneur des petites choses contre le gigantisme moderne. Rassemblez-vous au sein de cette phalange née d’enjeux aussi fantastiques que politiquement incorrect. Le souffle de l'ancienne chevalerie, de l'amour du pays, de la défense du plus faible, anime cette Ligue pas comme les autres. G.K. Chesterton en est le grand ordonnateur et les éditions de l'Age d'Homme les dispensateurs.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le mois de janvier, dit-on, est une période difficile. Lendemain de fêtes, reprise du travail froid qui s’installe, compte en banque décidément bien vide. Contre la mélancolie ambiante et la tristesse du temps, un remède à prendre, que dis-je à déguster sans modération : G.K. Chesterton. Et comme les choses ne vont pas toujours aussi mal qu’on le pense, il s’avère que les éditions de l’Age d’homme viennent de publier de l’auteur en question, &lt;i&gt;Les Contes de l’Arbalète&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; Publié dix ans avant la mort de l’écrivain, en 1925, sous le titre &lt;i&gt;Tales of the Long Bow&lt;/i&gt;, ce roman avait déjà bénéficié d’une traduction française, déjà à l’Age d’homme, sous le titre &lt;i&gt;Le Club des fous&lt;/i&gt;. La nouvelle traduction, réalisée par Gérard Joulié, qui signe également un excellent avant-propos, est agréable et nerveuse. Elle sert bien le texte, même si on s’étonne de trouver au passage une remarque sur la &lt;i&gt;« démocratie participative »&lt;/i&gt; (p. 54), absente de l’original anglais. Du &lt;i&gt;Club des fous&lt;/i&gt; aux &lt;i&gt;Contes de l’arbalète&lt;/i&gt;, on peut s’interroger sur les motivations d’un éditeur ou d’un traducteur, voire des deux, pour transformer un club en conte et des fous en arbalète. Ceux qui auront l’audace de s’engager dans la lecture de ce roman pour entretenir leur &lt;i&gt;« santé mentale »&lt;/i&gt; (grand thème chestertonien, s’il en est !), comprendront très vite que ces deux titres ornent à merveille les couvertures d’une même histoire et qu’ils auraient très bien pu servir de sous-titre à l’une ou l’autre version.&lt;br /&gt; Reste qu’il y a quelque chose de plaisant dans cette référence à l’arbalète puisque chaque chapitre de cette histoire rocambolesque est une flèche, mieux, un carreau, tiré contre le monde moderne, ses pompes et ses œuvres, dans un délicieux éclat de rire permanent. On me demande parfois où trouver des écrits politiques de Chesterton. On s’imagine l’auteur d’&lt;i&gt;Orthodoxie&lt;/i&gt;, penché sur son grimoire, élaborant un complexe système politico-social sous arrière-fond théologique. Il y aurait pu y avoir de cela, mais alors Chesterton n’aurait pas été Chesterton.&lt;br /&gt; Si certains de ces ouvrages sont plus directement politiques – mais à sa manière, qui a de quoi déconcerter dès la première ligne tout cartésien qui se respecte –, il faut aller chercher sa pâture dans plusieurs de ses romans.&lt;br /&gt; Ici, à travers la constitution de la Ligue de l’arbalète, l’histoire de ses folies et de ses amours, Chesterton aborde ses thèmes de prédilection : la défense de la petite propriété, l’exaltation d’une société rurale et paysanne anti-industrielle (thème que l’on retrouve chez Tolkien, mais exploité d’une autre manière), l’apologie du mariage monogame, fidèle, fondé sur un solide réalisme enveloppé d’idéaux chevaleresques. Voilà pour la face sud, le versant positif de l’édifice chestertonien.&lt;br /&gt; Face nord, Chesterton ne se prive pas de dénoncer, également, avec une sorte de vision au regard de notre propre monde, l’hygiéniste moderne, la propagande que représente la publicité, la confiscation de la démocratie par une clique oligarchique et ploutocratique, et même, la guerre menée contre le cochon, élevé par l’auteur au rang de symbole de toute une civilisation.&lt;br /&gt; Autant de bonnes raisons de commencer bien l’année en allant prendre un pinte de bonne humeur au service de bonnes idées. On en redemande.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Les contes de l’arbalète&lt;/i&gt;, G.K. Chesterton, 190 pages, 18€.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Article paru dans le numéro de janvier 2008 de &lt;i&gt;La Nef&lt;/i&gt; (avec l'aimable autorisation de la revue).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;LA NEF – 2, cour des Coulons – F-78810 FEUCHEROLLES&lt;br /&gt; Tél. : 01 30 54 40 14 – Fax : 01 30 54 40 72&lt;br /&gt; lanef@lanef.net&lt;/p&gt;
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                <title>Mediator Dei présentée par l'abbé Barthe</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
                                                <category>Livre de la semaine</category>
                                                <pubDate>Wed, 09 Jan 2008 15:29:46 +0100</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/02/efe492a603aa5d6162720febf3e31e17.jpg&quot; id=&quot;media-764070&quot; alt=&quot;b7d9a6238a560e62cd7828201a8885b9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-764070&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Un nouveau livre vient de sortir aux éditions de &lt;i&gt;L'Homme Nouveau&lt;/i&gt; : l'encyclique &lt;i&gt;Mediator Dei&lt;/i&gt;, précédée d'une très importante présentation de l'abbé Claude Barthe.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Le 20 novembre 1947, Pie XII publiait &lt;i&gt;Mediator Dei,&lt;/i&gt; l’une des quatre grandes encycliques de son pontificat, dans une situation alarmante pour la liturgie romaine.&lt;br /&gt; Dans cette encyclique, Pie XII cherchait à éviter les ruptures qui se sont produites deux décennies plus tard. Une lecture attentive de &lt;i&gt;Mediator Dei&lt;/i&gt; montrera pourtant la continuité entre cette encyclique et la constitution &lt;i&gt;Sacrosanctum Concilium&lt;/i&gt; de Vatican II en 1963.&lt;br /&gt; Herméneutique de rupture ou herméneutique de continuité ?&lt;br /&gt; Dans un certain sens, &lt;i&gt;Summorum Pontificum&lt;/i&gt; de Benoît XVI renoue avec la tradition liturgique dont &lt;i&gt;Mediator Dei&lt;/i&gt; constitue une étape, et c’est aussi pour cela que cette encyclique de Pie XII mérite d’être relue avec la plus grande attention.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(extrait de la quatrième de couverture)&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour se procurer sans attendre ce nouveau livre, cliquez &lt;a href=&quot;http://www.hommenouveau.fr/jeux/jeu_actualite.php?actu=1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Neo-conned (IV et fin)</title>
                <link>http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2007/11/17/neo-conned-iv-et-fin.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 20 Nov 2007 01:20:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Le qualificatif de la guerre juste, au regard des conditions catholiques sur ce thème, peut-il être appliqué à la seconde guerre en Irak ? C'est la question que pose, finalement, les livres de mise en cause de cette guerre, parus aux États-Unis, sous le titre &lt;i&gt;Neo-conned&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Neo-conned again !&lt;/i&gt; Au delà de la dénonciation de l'alliance entre &quot;neo-con&quot; et &quot;theo-con&quot;, ces deux ouvrages veulent alerter les consciences catholiques sur un détournement théologique et moral d'une notion que les conditions de guerre aujourd'hui, leurs effets multiples, ont rendu d'une extrême complexité d'appréciation. C'était d'ailleurs l'avis du cardinal Ottaviani. Neo conned publie, en annexe, une de ses études sur le sujet.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/02/c5b94bdb2447d4cd256c2e09804dda41.jpg&quot; id=&quot;media-669307&quot; alt=&quot;7c6701b2945356ac2076705f2e91421d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-669307&quot; /&gt;Dans son &lt;b&gt;«&amp;nbsp;Traité de Droit Public Ecclésiastique&amp;nbsp;»&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;Institutiones juris publici ecclesiastici&lt;/i&gt;), le cardinal Ottaviani, peu suspect de progressisme, va plus loin (que le CEC, voir texte précédent), en estimant pour sa part que les conditions de la guerre juste ne peuvent plus être réunies aujourd'hui&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Il ne peut jamais y avoir aujourd'hui de ces conditions rappelées plus haut qui, théoriquement, pourraient rendre une guerre juste et licite. De plus, il faut ajouter qu'il ne peut jamais y avoir de cause d'une nature ou d'une importance telle qu'elle puisse être considérée comme entrant en proportion avec tant de maux, de carnages, de destructions et avec une telle ruine de valeurs morales et religieuses.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; De cette affirmation, il tire la conclusion suivante&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Ainsi donc, il ne sera en pratique jamais permis de déclarer une guerre; et même il ne faudra pas entreprendre une guerre défensive, à moins que l'autorité légitime, à qui il appartient d'en décider, ne possède, avec la certitude de la victoire, des arguments sûrs démontrant que le bien procuré au peuple par cette guerre défensive l'emporte sur les maux immenses qui résulteront de cette guerre pour ce même peuple et pour la terre entière&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Sans distinction aucune, le cardinal Ottaviani va encore plus loin, en déclarant&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Bellum est omnino interdicendum&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (la guerre doit être interdite sans réserve).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Théologien traditionnel, le cardinal Ottaviani estime très clairement que les conditions de la guerre juste restent vraies en théorie mais que les conditions présentes ont considérablement modifié les choses sur le plan pratique. Il en énonce quelques raisons&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; – les désastres causés par un conflit affectent non seulement les soldats et les armées mais les peuples entiers;&lt;br /&gt; – le développement de la guerre aérienne et des armes dangereuses (comme la bombe atomique) laissent vaincus et vainqueurs plus pauvres;&lt;br /&gt; – les personnes innocentes sont touchées, la haine se développe, des représailles extrêmement dures risquent de naître;&lt;br /&gt; – du fait du développement des communications entre les nations, un conflit a forcément des répercussions sur plusieurs pays et un effet de dominos;&lt;br /&gt; – un régime peut estimer remplir les conditions de la guerre juste (qui implique une vraie chance de succès) alors qu'il se trouvera confronté à des armes secrètes, qui inverseront la donne de départ.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On le voit, le père Neuhaus est loin de ces considérations. Il estime qu'en Irak, l'intervention américaine est nécessaire parce que la &lt;i&gt;«&amp;nbsp;guerre est parfois un devoir moral afin de retourner l'injustice et de protéger l'innocent.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Pour dénoncer la justification morale et religieuse de la seconde guerre en Irak, &lt;i&gt;Light in the Darkness publications&lt;/i&gt; ont édité &lt;i&gt;Neo-conned&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Neo-conned again&lt;/i&gt;. Il s'agit de recueils de textes d'opposants à la guerre en Irak, chacun étant présenté fort clairement par les éditeurs. Une telle opposition manifeste à l'action du gouvernement Bush en Irak n'avait jamais été vue. C'est tout simplement stupéfiant et impressionnant. Les réactions de soutien, émanant de personnalités ayant lu la première édition, le sont tout autant. Tout le spectre politique et religieux est représenté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/02/46e644b6f355d0e1dfa040e5e6f1df67.jpeg&quot; id=&quot;media-669313&quot; alt=&quot;194b5cff063212ef5c8208e8d0e0e930.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-669313&quot; /&gt; Le premier volume, &lt;i&gt;Neo-CONNED !&lt;/i&gt; réunit principalement (mais pas uniquement) les contributions de conservateurs américains opposés à la guerre et sa justification religieuse et morale. On y trouve notamment Pat Buchanan (photo), Joe Sobran, Samuel Francis et Charley Reese. Ce premier volume est préfacé par Mgr Hillarion Capucci, évêque catholique grec-Melkite.&lt;br /&gt; Pour être complet, signalons l'ensemble des contributeurs&amp;nbsp;: Jude Wanniski, Joy Gordon, Samuel Francis, Charley Reese, Eric S. Margolis, Prof. Paul Gottfried, Prof. Thomas Ryba, Prof. James Hanink, Mgr John Michael Botean, le diacre Keith Fournier, Robert Hickson, Laurence M. Vance, sergent Camilo Mejia, Prof. George A. Lopez, Marc Bossuyt, Patrick J. Buchanan, Joe Sobran, Thomas Fleming, Wendell Berry, de l'abbé Juan Carlos Iscara, David Gordon, Prof. William T. Cavanaugh, Edward Peters, Prof. John Rao, Paul Likoudis, Peter E. Chojnowski.&lt;br /&gt; Les annexes sont constituées de textes du père Franziskus Stratmann, O.P., de Romano Amerio, Eric Gill et Alfredo Card. Ottaviani avec la publication du texte intégral présenté plus haut.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/00/b3bbbb357f22b720c0389f881704e4c3.jpeg&quot; id=&quot;media-669317&quot; alt=&quot;fd56f80ba4c2924688abdce58d7e3951.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-669317&quot; /&gt; Le volume, &lt;i&gt;Neo-CONNED !&lt;/i&gt; again propose des contributions très diverses, venant de personnalités&amp;nbsp; contestant principalement la légalité de la guerre au regard du droit international, ses conséquences&amp;nbsp; politiques et économiques ainsi que le fiasco pour l'intelligence et la culture que représentent ce conflit. Les contributeurs sont&amp;nbsp;: Joe Cirincione, Alexander Cockburn, Robert Fisk, Noam Chomsky, Stephen J. Sniegoski, David Lutz, Kirkpatrick Sale, LTC Karen Kwiatkowski, USAF, Jack Dalton, Ray McGovern, Stephen Pelletiere, Roger Morris, John Burroughs, Francis Boyle, William Engdahl, Jeffrey Steinberg, John D. Hutson, USN, Tom Engelhardt, Sheldon Rampton, Ayad Al-Qazzaz, Milton Viorst, Mark Gery, Michael Ratner, Scott Ritter, Jeffrey St. Clair, Maurizio Blondet,&amp;nbsp; Claes G. Ryn, Justin Raimondo, E. Michael Jones, Naomi Klein, Robert Hickson, Col. W. Patrick Lang, Jeffery Record, Gordon Prather, Mark and Louise Zwick, Nicole Deller, Immanuel Wallerstein, Joseph Margulies, Col. Dan Smith, Gabor Rona, John Stauber, Col. Samuel Gardiner, USAF, père Jean-Marie Benjamin, Col. Donn de Grand Pré, Curtis Doebbler.&lt;br /&gt; La plupart sont des journalistes, des écrivains et des professeurs d'université, mais aussi des anciens officiers supérieurs. On notera notamment la présence de Noam Chomsky (anarcho-socialiste, photo), de Naomi Klein (connu en France pour son livre &lt;i&gt;No Logo&lt;/i&gt;) et du néo-luddite Kirkpatrick Sale (déjà présenté sur ce blogue).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Impossible de résumer toutes les contributions, aussi diverses que riches, en raison de la multiplicité des approches des auteurs.&lt;br /&gt; Pour en savoir plus et mieux, voir sur le très riche site Internet consacré à cet ouvrage&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.neoconned.info/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;là.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Les sites Internet de vente par correspondance permettent aussi de le commander.&lt;br /&gt; Les deux tomes de &lt;i&gt;Neo-conned&lt;/i&gt; forment un cri unanime pour la fin de la guerre en Irak, la fin de l'hypocrisie qui en a été le moteur et le retour à la morale dans la conduite des affaires du monde. On ne peut que s'inquiéter, de ce fait, de voir les États-Unis faire pression aujourd'hui sur l'Iran, avec des méthodes similaires à celles employées contre l'Irak hier. On ne peut que s'inquiéter de la politique étrangère de la France aujourd'hui, qui a rompu radicalement avec son esprit d'indépendance et qui se met à la remorque de la politique américaine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Neo-conned (III)</title>
                <link>http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2007/11/16/neo-conned-iii.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
                                                <category>Livre de la semaine</category>
                                                <pubDate>Sat, 17 Nov 2007 17:00:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Dans les textes déjà consacrés à la présentation des livres &lt;i&gt;Neo-conned&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Neo-conned again ! (&lt;/i&gt;&lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2007/11/14/neo-conned-i.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; &lt;i&gt;et&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2007/11/15/neo-conned-ii.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;là&lt;/a&gt;&lt;i&gt;),&lt;/i&gt; j'établissais une comparaison rapide entre le comportement des &quot;Theo-con&quot; à propos de &lt;i&gt;Centesimus annus&lt;/i&gt; et leur attitude au sujet de la seconde guerre en Irak. Je m'attarde maintenant au cas du révérend père Neuhaus, certainement la figure la plus emblématique de ce courant et la plus représentative.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/02/d822b3981224799eb0bf8d69b2e79f72.jpg&quot; id=&quot;media-669285&quot; alt=&quot;6f0e1db9e0b8293d90a2a7f7af4367f9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-669285&quot; /&gt;Né le 21 juin 1936 au Canada, au sein d'une famille luthérienne (son père était pasteur), Richard J. Neuhaus devient lui-même pasteur dans les années soixante. Il s'installe aux États-Unis (il se fera naturalisé américain) et s'occupe alors d'une communauté pauvre à Brooklyn. En 1984, il crée le &lt;i&gt;Center for Religion and Society&lt;/i&gt; au sein du Rockford Institute. Il est finalement expulsé de ce dernier en 1989. Il a déclaré plus tard s'être senti de plus en plus mal à l'aise avec le ton &lt;i&gt;«&amp;nbsp;raciste et antisémite&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; de &lt;i&gt;Chronicles,&lt;/i&gt; publiés par le Rockford Institute. Finalement, il n'a pas l'occasion de démissionner&amp;nbsp;: il est tout simplement renvoyé.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En 1990, il fonde donc &lt;i&gt;First Things&lt;/i&gt;, publié par &lt;i&gt;l'Institute on Religion and Public Life&lt;/i&gt;, revue œcuménique qui vise à influencer religieusement l'organisation de la société américaine. Le 8 septembre 1990, il se convertit au catholicisme et il est ordonné prêtre, un an plus tard, par le cardinal John O'Connor, archevêque de New York. Opposé à l'avortement, aux recherches bio-éthiques, au clonage, défenseur du mariage et de la morale traditionnels, le père Neuhaus serait un des conseillers officieux sur ces questions du Président américain. Par ailleurs, il est Président de &lt;i&gt;l'Institute on Religion and Public Life&lt;/i&gt;, membre du staff de direction de &lt;i&gt;l'Institute on Religion and Democracy&lt;/i&gt;, membre de la &lt;i&gt;Foundation for Community and Faith-Centered Enterprise&lt;/i&gt;, rédacteur en chef de &lt;i&gt;First Things&lt;/i&gt;, chroniqueur religieux de la &lt;i&gt;National Review&lt;/i&gt; et membre du &lt;i&gt;Becket Fund Advisory Board&lt;/i&gt;. En 2005, &lt;i&gt;Time Magazine&lt;/i&gt; l'a nommé parmi les 25 plus influents évangélisateurs de l'Amérique contemporaine.&lt;br /&gt; Quelle est la position du père Richard J. Neuhaus sur la guerre en Irak&amp;nbsp;? Opposé naguère à la guerre au Vietnam, pacifiste actif, le père Neuhaus est devenu le théologien de la guerre juste en Irak. Après les attentats du 11 septembre, il déclare dans le &lt;i&gt;National Catholic Register&lt;/i&gt; que l'Occident (actuel) doit s'identifier de manière plus claire à la chrétienté, comme d'ailleurs le font les adversaires musulmans. Pour le père Neuhaus, la guerre est donc à mener au nom de l'Occident chrétien ou de la chrétienté contre l'ennemi islamique. Tel un nouveau saint Bernard, il prêche une nouvelle croisade. Dans l&lt;i&gt;'Homme nouveau&lt;/i&gt;, Thomas Storck répondra à cette confusion qui assimile l'Occident moderne à la chrétienté.&lt;br /&gt; Homme intelligent, Neuhaus est aussi un homme de convictions, qui n'hésite pas à les assener avec aplomb. Se présentant comme théologien et moraliste, il déclare que &lt;i&gt;«&amp;nbsp;la guerre juste, destinée à établir la paix juste, est le chemin obligatoire de la charité.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; La guerre en Irak est ainsi justifiée puisqu'il s'agit d'établir, selon ses auteurs, une paix juste.&lt;br /&gt; Seulement, la bonté morale du but poursuivi ne suffit pas pour justifier une guerre. Le &lt;i&gt;Catéchisme de l'Église catholique&lt;/i&gt; (CEC) rappelle succintement les conditions à remplir en vue d'une guerre juste&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; «&lt;i&gt;&amp;nbsp;Il faut considérer avec rigueur les strictes conditions d’une légitime défense par la force militaire. La gravité d’une telle décision la soumet à des conditions rigoureuses de légitimité morale. Il faut à la fois :&lt;br /&gt; – Que le dommage infligé par l’agresseur à la nation ou à la communauté des nations soit durable, grave et certain.&lt;br /&gt; – Que tous les autres moyens d’y mettre fin se soient révélés impraticables ou inefficaces.&lt;br /&gt; – Que soient réunies les conditions sérieuses de succès.&lt;br /&gt; Que l’emploi des armes n’entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer. La puissance des moyens modernes de destruction pèse très lourdement dans l’appréciation de cette condition. Ce sont les éléments traditionnels énumérés dans la doctrine dite de la &quot; guerre juste &quot;. L’appréciation de ces conditions de légitimité morale appartient au jugement prudentiel de ceux qui ont la charge du bien commun.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (n.2309).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;A suivre…&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Neo-conned (II)</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Philippe Maxence)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 15 Nov 2007 15:46:16 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Suite de la présentation des deux livres consacrés à la guerre en Irak (&lt;i&gt;Neo-conned&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Neo-conned again !&lt;/i&gt;) et des réflexions qu'ils m'ont inspirées. Cette présentation se trouve &lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2007/11/14/neo-conned-i.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/00/b38132b72d0f709f0079cb4ca264b977.jpeg&quot; id=&quot;media-665974&quot; alt=&quot;09120bacdede98107acf201b27dc85eb.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-665974&quot; /&gt;Aux catholiques, cette guerre en Irak pose un autre problème. Elle a été justifiée par une catégorie des intellectuels catholiques américains par l'utilisation de la notion de théologie morale de « guerre juste ». Pour ces intellectuels, la seconde guerre en Irak en remplissait les conditions. Mais le Pape Jean-Paul&amp;nbsp;II s'y opposait&amp;nbsp;! Effectivement, l'opposition du Saint-Père à cette guerre a été totale et très claire. Mais ces intellectuels ont estimé alors, au mépris de toute la tradition de l'Église et de toute son histoire, que le pouvoir séculier, en l'occurrence George Bush fils, était seul capable de déterminer si les conditions ou non d'une juste guerre étaient remplies. Autrement dit, le Président américain, dans cette affaire extrêmement délicate en raison de ses conséquences, se révélait être à la fois juge et partie.&lt;br /&gt; Qui sont ces intellectuels catholiques américains&amp;nbsp;? Quelques noms d'abord&amp;nbsp;: Richard J. Neuhaus (entre autre chose, conseiller du président Bush pour les affaires religieuses), George Weigel du &lt;i&gt;Ethics and Public Policy Center&lt;/i&gt; (EPPC) et Michael Novak de l'&lt;i&gt;American Enterprise Institute&lt;/i&gt; (AEI). Tous sont des catholiques conservateurs, des intellectuels et des auteurs de plusieurs ouvrages et travaux.&lt;br /&gt; Ils appartiennent au courant pluri-confessionnel, désigné sous le terme de &lt;i&gt;&lt;b&gt;«&amp;nbsp;theo-con&amp;nbsp;»&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (théo-conservateur) par association d'idées et de terminologie avec le courant &lt;b&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;neo-con&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; (néo-conservateur). Le terme aurait été utilisé pour la première fois en 1996 par Jacob Heilbrun dans un article de &lt;i&gt;The New Republic&lt;/i&gt; dans lequel il opposait les néo-conservateurs aux théo-conservateurs&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Les néo-conservateurs pensent que l'Amérique est spéciale car elle a été fondée sur une idée – un engagement en faveur des droits de l'homme énoncés dans la Déclaration d'indépendance – et non&amp;nbsp; sur l'appartenance ethnique ou religieuse. Les theocons, eux aussi, font valoir que l'Amérique est ancrée sur une idée, mais ils estiment que cette idée est le christianisme.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Malgré cette différence de départ, un rapprochement pratique s'est effectué entre les deux courants, qui se sont accordés sur des objectifs intermédiaires. Un certain nombre de théologiens catholiques &lt;i&gt;«&amp;nbsp;theo-cons&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; ont ainsi défendu, à plusieurs reprises, le libéralisme économique, notamment au moment de la parution de l'encyclique &lt;i&gt;Centesimus annus&lt;/i&gt; de Jean-Paul&amp;nbsp;II. Dans ce texte, Jean-Paul&amp;nbsp;II déclarait reconnaître &lt;i&gt;«&amp;nbsp;le caractère positif du marché et de l'entreprise&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; tout en soulignant aussitôt après &lt;i&gt;«&amp;nbsp;la nécessité de leur orientation vers le bien commun&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (n.43).&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/01/72c28b4513fb387dd4766a5bc10f46ad.jpeg&quot; id=&quot;media-665977&quot; alt=&quot;c75afa44cbaa5d339b881f88cf97cc1a.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-665977&quot; /&gt; Prenant prétexte de ce passage, les &lt;i&gt;«&amp;nbsp;theo-con&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; catholiques avaient affirmé bruyamment que désormais le catholicisme reconnaissait, au mépris de sa tradition, le libéralisme économique. Dans &lt;i&gt;Doing well and doing good&lt;/i&gt; (photo), le révérend père Richard J. Neuhaus, fondateur de la revue &lt;i&gt;First Things&lt;/i&gt;, analysait des thèmes abordés par &lt;i&gt;Centesimus annus&lt;/i&gt; ainsi qu'une sélection des passages les plus importants, selon lui, de cette encyclique.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/01/fe00aa444b429e02a9ab2043593d952f.jpeg&quot; id=&quot;media-665983&quot; alt=&quot;13c2aaeab40ea0780efa88154f527dde.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-665983&quot; /&gt; De son côté, George Weigel (photo) proposait un autre ouvrage, allant dans le même sens&amp;nbsp;: &lt;i&gt;A New Worldly Order: John Paul II and Human Freedom&lt;/i&gt;. Weigel donnait lui-aussi une analyse/présentation de la nouvelle encyclique. Lui aussi offrait dans son livre une sélection des passages de l'encyclique lui semblant les plus intéressants. Il allait cependant plus loin que le révèrend père Neuhaus, quoi qu'avec sa collaboration. Il réunissait dans ce livre les contributions de Milton Friedman, Peter Berger, Richard J. Neuhaus, et J. Bryan Hehir. La critique devait le noter à l'époque (par exemple Anneliese Schwarzer)&amp;nbsp;: la plupart de ces contributions soulignaient l'approbation de l'économie de marché et des vertus de l'esprit d'entreprise par le pape. Ils soulignaient aussi le rappel par le pape, de la nécessité de la reconnaissance des valeurs morales universelles ainsi que l'importance de la &lt;i&gt;«&amp;nbsp;médiation des structures telles que les organismes bénévoles pour assurer&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; concrètement l'engagement à la solidarité et la charité. On reconnaît là une présentation habituelle du libéralisme économique dans sa version catholique&amp;nbsp;: seule l'économie de marché fonctionne. Elle fonctionne d'autant mieux qu'elle reconnaît les valeurs morales universelles et qu'un équilibre dans la recherche de la justice sociale doit être trouvé par le seul biais des organismes privés. Le rôle du politique en faveur du bien commun disparaît ainsi complètement.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/01/1d543afd95c8de0f5ff476a37232988a.jpg&quot; id=&quot;media-665996&quot; alt=&quot;202270161e4fb81a54ddcbf2662c4de3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-665996&quot; /&gt; Cependant le plus grave n'était pas dans l'affirmation de cette thèse, qui n'avait rien de nouveau, ni dans le fait qu'on essayait de la faire endosser par le pape. Le plus grave assurément était d'avoir, à travers deux ouvrages de deux intellectuels catholiques de premier rang aux États-Unis, présenté deux versions édulcorées de &lt;i&gt;Centesimus annus&lt;/i&gt;, dont les morceaux choisis allaient forcément dans le sens de la thèse des auteurs. Un &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Centesimus light&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; comme devait l'appelait Daniel Nichols (photo) dans la revue américaine aujourd'hui disparue, &lt;i&gt;Caelum et Terra&lt;/i&gt; (revue qui a inspiré ce blogue). Une forte réaction devait d'ailleurs se produire par la diffusion d'un communiqué commun, publié dans pas moins de neuf revues ou sites internet dénonçant le détournement «&amp;nbsp;libéral&amp;nbsp;» de Centesimus annus.&lt;br /&gt; Les signataires de cet appel étaient :&lt;br /&gt; Jennifer Belisle (&lt;i&gt;Catholic Worker&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; Fr. Ian Boyd, CSB (&lt;i&gt;The Chesterton Review)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Stratford Caldecott (&lt;i&gt;The Chesterton Review&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; Fr. Daniel D. Callam, CSB (&lt;i&gt;The Canadian Catholic Review&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; Frank Donovan (&lt;i&gt;Catholic Worker&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; James Hanink (&lt;i&gt;New Oxford Review&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; Maclin Horton (&lt;i&gt;Caelum et Terra)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Fr. William McNamara, OCD (&lt;i&gt;Desert Call/Forefront&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; Robert Moynihan (&lt;i&gt;Inside the Vatican&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; Daniel Nichols (&lt;i&gt;Caelum et Terra&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; Michael O’Brien (&lt;i&gt;Nazareth&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; David L. Schindler (&lt;i&gt;Communio&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; David D. Spesia (&lt;i&gt;Communio&lt;/i&gt;)&lt;br /&gt; Dale Vree (&lt;i&gt;New Oxford Review&lt;/i&gt;).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On pardonnera, j'espère, ce long détour sur l'histoire de la réception de &lt;i&gt;Centesumus annus&lt;/i&gt; aux États-Unis. Son rapport avec la seconde guerre en Irak&amp;nbsp;? Il tient au simple fait que, comme par hasard et contrairement à Jean-Paul&amp;nbsp;II, les mêmes «&amp;nbsp;theo-con&amp;nbsp;» ont justifié cette guerre. Pour des raisons morales. Pour des raisons religieuses.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;À suivre…&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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