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29/09/2013

Diex Aie : c'est la fête aux Normands

st olaf, normandie


Bonne fête de saint Michel à tous, sous le signe du drapeau de Saint-Olaf et les couleurs rouge et or. 

 

fete des normands, saint Olaf, saint Michel

 

 

04/12/2009

Petite précision sur Dorothy Day


Image 5.pngJ'avais laissé entendre que je reviendrais au livre de François Huguenin une fois que j'en aurais fini la lecture. Ce n'est pas encore le cas, mais je souhaiterais apporter une petite précision à l'une de ses affirmations. Évoquant la figure de Dorothy Day, François Huguenin parle d'elle comme d'une « épiscopalienne convertie au catholicisme ». Écrite ainsi, cette phrase ne rend absolument pas compte du cheminement de Dorothy Day, décidément mal connue des Français.

Dorothy Day est bien née dans une famille épiscopalienne, mais elle perdit la foi. Elle avait eu des doutes dès la période du collège, et elle rompit avec la religion pendant ses années d'étudiante. Plus exactement, elle remplaça un semblant de foi chrétienne par l'adhésion à une nouvelle foi : le marxisme. Elle devint alors une journaliste radicale, proche des milieux anarchistes et de l'ultra gauche américaine. Elle milita en faveur du droit des femmes, notamment pour la cause du contrôle des naissances puis contre la conscription - c'était au moment de la Première Guerre mondiale. Elle eut laors une liaison durable avec un homme dont elle était éperdument amoureuse. Ils concubinaient et évidemment un enfant s'annonça. Comme souvent il lui fallu choisir entre le père de l'enfant et celui-ci. Dorothy Day se fit avorter. Ce qui n'empêcha pas cet homme de partir. On a pensé qu'elle avait essayé alors de se suicider sans pouvoir en apporter la moindre preuve. Toujours est-il qu'elle était dans un profond désespoir. Mais six mois après le départ de l'amour de sa vie, elle se maria avec un autre homme avant de divorcer pour reprendre sa première liaison.

Puis, après une nouvelle rupture, elle travailla pour un mensuel communiste et devint la concubine d'un autre homme. Et elle fut de nouveau enceinte. Dans le même temps, elle se mit à prier spontanément, de manière non formelle, puis en prenant le Rosaire qu'on lui avait donné. Malgré les positions anti-familiale du père de l'enfant, Dorothy Day était décidée à ne pas avorter et à faire entrer son enfant dans l'Église. C'était, au regard de ses positions antérieures, une véritable révolution. L'enfant fut baptisé Tamar Teresa, ce dernier nom en l'honneur de sainte Thérèse d'Avila. Pour ce faire, Dorothy Day décida que ce serait dans l'Église catholique qui lui apparaissait comme la seule Église cohérente et existante de manière continue depuis le Christ. Contrainte d'apprendre comme une enfant le catéchisme en vue du baptême de sa fille, Dorothy Day décida de devenir elle aussi catholique. Cela fut possible après sa rupture avec le père de l'enfant. Et le lendemain de ce jour, elle reçut le baptême.

Ce n'est donc pas une épiscopalienne qui devint catholique, mais une anarchiste, une militante de gauche, une féministe, profondément engagée dans les combats de la gauche ultra de cette époque.

Son adhésion au catholicisme ne lui fit pas abandonner la cause des travailleurs. Sa rencontre avec un Français, Pierre Maurin lui fit découvrir la doctrine sociale de l'Église. Lorsqu'ils fondèrent ensemble The Catholics worker, leur source d'inspiration revendiquée et clairement affichée fut le distributisme de G. K Chesterton et Hilaire Belloc, ce que semble ignorer également François Huguenin. C'est pourquoi le Catholic worker entreprit de remettre les ouvriers sans emploi au travail dans des fermes communautaires, non pas communistes, mais d'inspiration profondément catholiques.

Dorothy Day est une femme forte, comme on en fait peu. Elle était orthodoxe en ce qui concerne l'enseignement et la morale de l'Église, mais elle était profondément « pacifiste » et opposée à toute idée de guerre. Ce paradoxe la fit mal voir à droite comme à gauche, jusqu'à ce que la gauche cherche à la récupérer et que la droite, toujours aussi intelligente, la dénonce comme une gauchiste dans l'Église.

Quand François Huguenin écrit pour appuyer sa démonstration : « le fait que Jean-Paul II ait ouvert en 2000 la cause de sa béatification n'est pas un hasard » me paraît être un peu rapide. Comme pape, Jean-Paul II a ouvert des centaines de cause de béatification. Il ne l'a pas fait seulement, ni pour toutes, parce qu'il s'agissait d'un choix personnel qui répondait à la sympathie qu'il éprouvait pour les futurs bienheureux. Un procès en béatification, l'ouverture d'une cause répondent dans l'Église à des normes précises. Pas aux sentiments personnels d'un pape. Jean-Paul II a ouvert cette cause parce que les critères étaient là pour le faire. Tirer des conclusions de connivence intellectuelles à partir de là est un peu rapide.


19:16 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

18/03/2009

Quand nos provinces avaient un parlement : l'exemple de la Normandie

Conférence de Didier Patte, président du Mouvement Normand, sur l'histoire du Parlement de Normandie, donnée à Thiberville le 21 janvier 2009 pour la Fédération Royaliste de Normandie. Un point de vue à découvrir et l'idée d'une autre France.