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  • L'esprit de la résistance chrétienne selon le cardinal Journet

    I-Grande-93131-les-sept-paroles-du-christ-en-croix.net.jpgDans un passage de son très beau livre Les sept paroles du Christ en Croix, le cardinal Journet résume très bien – même si ce n'est pas le propos direct de sa réflexion – l'esprit qui doit animer le chrétien face aux forces du mal. Défense d'une juste cause jusqu'à la mort si nécessaire mais surtout jusqu'au pardon. 


    « Dans la lutte sauvage que la volonté de puissance de l'athéisme, ivre de ses violences, de ses victoires politiques, de ses mensonges, livre aujourd'hui à tout ce qui porte encore un signe de la foi en Dieu, le devoir du chrétien est de combattre jusqu'au bout sur le plan humain, au nom de la justice, de la droiture, de la dignité inaliénable de l'homme et de son âme immortelle. Quand la machine du mal l'a vaincu, quand on l'a condamné aux camps de l'esclavage et de la mort lente, quand on l'a fait descendre dans les cellules d'une prison souterraine où il comprend qu'on travaille, par un sûr dosage de la torture, à dégrader son psychisme humain, quand on lui a volé ses enfants pour arracher de leur âme la foi de leur baptême et y verser la haine de Dieu, quand il n'a plus aucun recours possible contre le déferlement de l'océan du mal, alors il lui reste de tourner une dernière fois son cœur vers les profondeurs silencieuses du royaume de Dieu, et de dire, lui aussi, en Jésus: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font!

    A cet instant, il a tout vaincu, pour l'éternité. »

    Cardinal Charles Journet

  • La grande peur des bien-pensants

    bernanos, bien-pensants« Les décrets des conciles, les brefs et les encycliques, les prédications et les miracles ne nous apprendraient rien de plus que l'humble vérité que j'énonce ici, avec une tranquille assurance : la société qui se crée peu à peu sous nos yeux réalisera aussi parfaitement que possible avec une sorte de rigueur mathématique, l'idéal d'une société sans Dieu. Seulement, nous n'y vivrons pas. L'air va manquer à nos poumons. L'air manque. Le Monde qui nous observe avec une méfiance grandissante s'étonne de lire dans nos yeux la même angoisse obscure. Déjà quelques-uns d'entre nous ont cessé de sourire, mesurent l'obstacle du regard… On ne nous aura pas… On ne nous aura pas vivant ! »

    Georges Bernanos, La Grande peur des bien-pensants