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<title>Caelum et Terra</title>
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<subtitle>”L’alternative est claire : ou la terrible misère de l’État totalitaire ou la saine frugalité&amp;quot; (John Senior)</subtitle>
<updated>2013-05-19T06:50:30+02:00</updated>
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<name>Philippe Maxence</name>
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<title>Pour la civilisation : on ne lâche rien</title>
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<updated>2013-04-21T20:39:55+02:00</updated>
<published>2013-04-21T20:39:55+02:00</published>
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<summary>        D’emblée, Madame Taubira a placé son projet de mariage homosexuel...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4069671&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/01/4031026685.png&quot; alt=&quot;Chrismealphaomega.png&quot; /&gt;D’emblée, Madame Taubira a placé son projet de mariage homosexuel dans la perspective d’un changement de civilisation. Mais même en démocratie, une civilisation ne se joue pas à pile ou face, au hasard d’une majorité de circonstances. On ne force pas l’Histoire, comme si elle était une pauvre fille dont on peut tout obtenir. Les tentative de changements de civilisation, opérés dans le passé par les idéologues, ont montré plus d’une fois leurs funestes conséquences.&amp;nbsp; Robespierre, Lénine, Hitler, Mao et bien d’autres encore ont déjà cru qu’il suffisait d’une loi pour transformer la nature humaine et la plier à la volonté d’un projet rénovateur et moderne, que l’évolution des temps rendrait nécessaire. Le sang, la barbarie, la violence ont toujours été le résultat funeste de ces actions. La nature humaine n’est pas à repenser et à reconstuire&amp;nbsp;; elle est à protéger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;La semaine qui commence sera déterminante pour l’avenir de notre civilisation, pour la famille, pour notre pays et pour notre perception de ce qu’est l’humanité elle-même. Il est évident qu’il faut continuer aujourd’hui à s’opposer à cette loi et le montrer clairement. Dans le calme, la détermination, sans céder aux provocations et même en les prévenant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;On connaît la méthode révolutionnaire&amp;nbsp;: la provocation de quelques uns entraînant la repression des forces de l’ordre permet de faire basculer à terme la population inerte du côté des révolutionnaire. Aujourd’hui, il faut bien avoir en tête que certains policiers ont adopté par ordre ce type de méthode. En civil, ils utilisent la provocation afin de créer un climat répressif et montrer à la population que la violence vient des opposants au mariage homosexuel. Les médias, qui n’ont même pas besoin d’être aux ordres puisqu’ils baignent et entretiennent le même climat culturel, répercutent ce mensonge à l’envi. C’est pourquoi il est plus que nécessaire aujourd’hui d’être vigilant. Le combat que nous menons nous dépasse tellement que nous ne devons pas céder à la fièvre et à l’emportement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Cette semaine, autant que nous le pouvons, là où nous nous trouvons le mieux, montrons donc notre opposition ferme, résolue et calme au changement de civilisation. À Paris comme en Province. Depuis des mois, nombre de Français ont agi de la sorte et nous ont montré la voie. Notre règle de l’action se trouve dans les Béatitudes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Heureux les doux car ils posséderont la terre&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Même si le projet Taubira est définitivement adopté, la loi qui en sortira sera illégitime car contraire à la nature humaine, aux lois supérieures de l’humanité et au bien commun. De ce fait, notre opposition non seulement ne devra pas faillir mais devra se transformer en une véritable résistance. Une loi n’est pas là pour changer la nature humaine mais pour la conforter et la protéger. Une loi n’est pas là pour répondre aux diktats d’une minorité et aux injonctions idéologiques d’une majorité de circonstance. Une loi n’est pas là pour transformer les plus faibles – en l’occurrence les enfants – en produit de consommation et en jouets entre les mains d’adultes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;C’est pourquoi même si la loi est adoptée, notre résistance doit continuer, avec la même détermination, le même sang froid, la même volonté. Parce que nous ne nous battons pas pour nous, pour nos intérêts, nos avantages acquis, mais pour une civilisation qui a toujours pris la défense des plus faibles et les a entourés d’une forteresse pour qu’ils ne puissent périr sous les coups de folies.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Cette résistance sera longue et demandera un engagement dans la durée, avec le même calme, la même détermination, la même paix que ceux qui sont apparus depuis plusieurs mois. &lt;strong&gt;À ce titre&lt;/strong&gt;, on se rappelera notamment que&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4069679&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/01/748207361.JPG&quot; alt=&quot;PaxEtBonum2.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;1°) Nous défendons le mariage et la famille avant de nous opposer à une loi. C’est-à-dire nous défendons un bien avant de nous opposer à un mal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;2°) Cette défense implique une vision plus large de la vie sociale et de la vie politique. La famille est la cellule de base de la société, elle n’est pas le tout de la société. La société a évidemment besoin d’elle, mais la famille a aussi besoin de la société. Nous le voyons tragiquement aujourd’hui où les institutions officielles attaquent la famille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;3°) Nous ne transgressons pas l’ordre social ou les institutions. C’est la loi Taubira ou la loi sur l’avortement qui les transgressent en violant la loi naturelle. Selon &lt;em&gt;Le Robert&lt;/em&gt;, transgresser veut dire que l’on contrevient, que l’on viole, que l’on désobeit. En nous opposant à ce style de loi, nous témoignons au contraire de la nécessité de remettre les choses dans le sens du droit naturel. Nous imitons ainsi les premiers chrétiens, meilleurs citoyens de l'Empire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;4°) Dans ces temps troublés, où les événements se succèdent avec une grande rapidité, où l’action s’impose comme priorité, il est plus indispensable que jamais de garder et d’entretenir une réelle et authentique vie spirituelle, sans laquelle nous risquons d’être les cymbales retentissantes dénoncées par l’Évangile et de nous laisser emporter par les événements. C’est une ascèse, mais sans celle-ci il n’y a pas de militantisme chrétien. La charité doit être le moteur de notre action et la charité c’est le Christ. Même en ce qui concerne la «&amp;nbsp;charité politique&amp;nbsp;» (Pie XI).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;5°) L’intensité de l’action quotidienne exige de conserver une bonne hygiène physique&amp;nbsp;: sommeil réparateur, vie équilibrée, afin de de garder la tête froide et de ne pas se laisser emporter par l’excitation qui empêche de bien juger ou d’évaluer correctement la situation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;6°) Nous devons clairement assumer ce que nous sommes. Jésus plutôt que Gandhi, «&amp;nbsp;&lt;em&gt;bienheureux les doux car ils posséderont la terre&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» plutôt que la non-violence. Dans ce cadre, nous ne respectons pas les personnes homosexuelles en raison de la notion d’homophobie, concept révolutionnaire, lequel nous obligerait à ce respect paradoxalement par crainte de la loi (drôle de respect en vérité). Non, nous respectons ces personnes en raison de la loi de charité pour le prochain, que le Christ nous a donnée pour commandement . À propos de l’homophobie, on relira le décryptage du &lt;em&gt;Lexique &lt;/em&gt;&lt;em&gt;des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;7°) Le mariage homosexuel est un projet politique. Notre opposition est politique (ce qui ne veut pas dire qu’elle passe nécessairement par le biais des partis politiques), notre action doit être politique. C’est-à-dire viser au bien commun, ressouder le pays, le convaincre de l’aspect pernicieux de ce projet, conforter les élites naturelles, reconstuire une société fondée sur la famille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;8°) Souvenons-nous enfin des conseils de Soljenitsyne&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Tenir ferme dans la lutte contre le mal. Ne jamais admettre le compromis. Préfèrer tout perdre, vie, salaire, conditions d’existence, plutôt que sacrifier sa conscience&amp;nbsp;&lt;/em&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Ce texte est simultanément publié sur ce blogue et sur celui de &lt;a href=&quot;http://www.hommenouveau.fr/index.php?id_billet=598&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;L’Homme Nouveau.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Philippe Maxence</name>
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<title>Chrétienté, réveille-toi</title>
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<updated>2013-04-15T16:32:43+02:00</updated>
<published>2013-04-15T16:32:43+02:00</published>
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<summary>   Le théologien anglais Aidan Nichols qui, non content d’être l’auteur d’une...</summary>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4061712&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/01/2818099634.png&quot; alt=&quot;Chrétienté, réveille-toi.png&quot; /&gt;Le théologien anglais Aidan Nichols qui, non content d’être l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, a été le premier théologien catholique à être invité à enseigner à la prestigieuse université d’Oxford, voit l’un de ses principaux livres enfin traduit en France.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Chrétienté, réveille-toi&lt;/em&gt; a paru dans sa version anglaise originale (&lt;em&gt;Christendom awake&lt;/em&gt;) en 1999. Il aura fallu quelques années et la pugnacité de l’éditeur (Denis Sureau, secondé ici par l’abbé Éric Iborra) pour faire franchir à cet essai le couloir froid et souvent venteux de La Manche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Mais, l’attente vaut le coup. En un peu plus de 300 pages, le Père Nichols bouscule bien des idées reçues et bouge les lignes du catholicisme contemporain, trop souvent recroquevillé derrière le confort d’une rente de situation. Son essai s’appuie essentiellement sur la réalité anglaise, celle qu’il connaît le mieux. Mais, sa perspective est beaucoup plus large puisqu’elle embrasse à sa manière toute la chrétienté occidentale qu’il s’agit de réveiller d’un trop long endormissement, dû, pour une grande part, au doute profond qui s’est emparé de lui en raison de la crise d’identité qui l’a traversé depuis près de 50 ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;De ce fait, pour Aidan Nichols, il ne s’agit pas tant de pleurer sur un monde disparu que de bousculer le dernier état d’une modernité de plus en plus éprise d’un anticatholicisme militant et, de plus en plus, incapable d’offrir les raisons et les principes d’un vivre ensemble social. Pour Nichols, en effet, le «&amp;nbsp;pluralisme radical&amp;nbsp;» qui constitue le dogme de notre monde contemporain est incapable d’assurer ce vivre ensemble en raison de sa négation de la quête rationnelle de l’homme vers Dieu et de son éclatement et de la désintégration de la société. La justice sociale elle-même est impossible sans un minimum de valeurs partagées et non remises en question en permanence. Pour l’auteur, l’Église a donc un rôle à jouer. Sa légitimité tient d’abord au mandat qu’elle a reçu de son fondateur d’étendre le règne du Christ-Roi. Les catholiques peuvent ensuite s’appuyer sur une véritable sagesse qu’ils doivent porter autour d’eux, en raison même de l’impératif missionnaire. Mais pour rebâtir la chrétienté, adaptée aux circonstances actuelles, l’Église se doit d’agir sur tous les fronts qui se présentent à elle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;D’où les thèmes abordés par le Père Nichols qui concernent tous les aspects de la vie humaine. Fondamentalement, il s’agit de réassocier foi et culture, à travers plusieurs domaines&amp;nbsp;: liturgie, doctrine, philosophie chrétienne, politique, économie, féminisme, vie religieuse, défense de la vie, culture biblique, œcuménisme, spiritualité, vocations. Impossible ici de tout résumer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Et Chesterton, dans tout cela&amp;nbsp;? On trouve plusieurs occurrences (25 au total) concernant l’auteur d’&lt;em&gt;Orthodoxie&lt;/em&gt;. Plus fondamentalement, il s’agit d’une source d’inspiration pour Aidan Nichols, qui propose notamment tout une réflexion politique et économique qui s’appuie sur les grandes intuitions chestertoniennes en la matière. Le Père Nichols voit dans la pensée de Chesterton le fondement nécessaire pour reconstruire une société fondée sur la famille. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Aucun autre auteur chrétien moderne&lt;/em&gt;, écrit-il, &lt;em&gt;n’a autant contribué que Chesterton à identifier une vertu de domesticité. La “domesticité” évoque cette disposition dont &lt;/em&gt;&lt;em&gt;la poursuite active permet l’épanouissement de la famille, la plus petite des entités politiques, ou ce que Chesterton appelait&amp;nbsp;: Le petit État fondé sur les deux sexes, qui est à la fois le plus volontaire et le plus naturel de tous les États autodirigés&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Reconstruire une société de foyers, ou une société de familles, c’est donc l’un des buts poursuivi par le Père Aidan Nichols dans cet ouvrage, et pour ce faire, il réactualise une partie de la pensée du courant distributiste incarné au début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;siècle par G.K. Chesterton, Hilaire Belloc et leurs amis. À l’heure où la société se délite, et où les familles sont mises à mal, une telle pensée revisitée et repensée à frais nouveaux, mérite que l’on s’y attarde. Le Père Nichols n’est pas dans la complaisance des phrases chocs, des images toutes faites, du jeu médiatique qui se concentre sur un mélange de fausse simplicité et de rupture, mais il a préféré la réflexion profonde et vivante. Son livre mérite d’être lu, discuté, approfondi. En tous les cas, pas de rester lettre morte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Pour finir sur Chesterton, finissons sur l’envoi choisi par Aidan Nichols, envoi qui est constitué d’un extrait du très long poème épique de Chesterton, &lt;em&gt;La Ballade du Cheval blanc&lt;/em&gt; (quel est le Français qui relèvera le défi de sa traduction&amp;nbsp;?)&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Je sais que la mauvaise herbe y croîtra&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Angleterre, le “jardin de la Mère de Dieu”&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Plus vite que l’homme ne peut la brûler&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Et bien qu’ils se dispersent et s’en aillent maintenant&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Un jour lointain triste et lent,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;J’en ai la vision et je le sais,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Les barbares reviendront.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Ils ne viendront pas sur des vaisseaux de guerre&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Ils ne brandiront pas de tisons&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Mais ils se nourriront de livres&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Et auront de l’encre sur les mains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Sans la colère des chasseurs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Ou les talents sauvages de la guerre&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Mais ordonnant toutes choses avec des paroles mortes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Ils feront des cordes de toute bête ou oiseau&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Et des roues du vent et de l’étoile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Bien qu’ils arrivent avec parchemin et plume,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Graves comme des clercs tonsurés,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Par ce signe vous les reconnaîtrez&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Ils ruinent et rendent obscur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Par la pensée, ruine croulante&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Par la vie, fange mouvante&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Par un cœur brisé dans la poitrine du monde&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Et la fin du désir du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Par Dieu et l’homme déshonoré&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Par la mort et la vie rendues vaines&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Reconnais l’ancien barbare&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Le barbare qui est de retour&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Lorsqu’il est question de mode et de vague,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;De la sagesse et du destin,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Salue ce barbare éternel&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Qui est plus triste que la mer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Comment les hommes sages le châtieront-ils&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Par la Croix dressée de nouveau,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Ou par charité ou par chevalerie,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Ma vision ne le dit pas&amp;nbsp;; et je ne vois&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Rien de plus&amp;nbsp;; mais je chevauche plein de doute&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Vers la bataille de la plaine…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;Une version de cet article a été publiée sur le site des Amis de Chesterton.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Philippe Maxence</name>
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<title>Une économie à l'échelle de la famille</title>
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<updated>2013-04-02T17:46:27+02:00</updated>
<published>2013-04-02T17:46:27+02:00</published>
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<summary> &amp;nbsp;    « Depuis l’époque de Schumacher (E.F. Schumacher, économiste,...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4043660&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/00/2880838379.jpg&quot; alt=&quot;Small_is_toujours_beautiful.jpg&quot; /&gt;« Depuis l’époque de Schumacher (E.F. Schumacher, économiste, auteur de &lt;em&gt;Small is beautiful&lt;/em&gt;, ndlr), on constate une atomisation grandissante de la société avec une tendance à l’individualisme égocentrique. Les soi-disant « droits » de l’individu foulent au pied les droits de ceux qui sont faibles et sans défense. Au cours des trente dernières années, on a vu également se mettre en place une attaque en règle contre la famille elle-même et le sens commun du mariage. Schumacher aurait été horrifié par ces développements. Pour lui, la famille constitue la plus petite et la plus belle entité d’une société saine et, en fait, c’est l’élément de construction avec lequel elle s’érige. Retirez la famille du sein de la société et il ne reste plus qu’un hédonisme sans coeur. Et cet hédonisme à l’égoïsme effréné est l’antithèse même de la limitation volontaire indispensable à la restauration d’une situation saine au plan économique et politique. En résumé, ce qui est petit est toujours beau parce que la famille compte toujours ! »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Joseph Pearce, auteur de &lt;a href=&quot;http://www.hommenouveau.fr/pages/boutique/boutique_produit.php?id_produit=44&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Small is – toujours – beautiful&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, une économie à l'échelle de la famille (éditions de L'Homme Nouveau).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;À lire pour reconstruire une société où la famille naturelle a toute sa place.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Philippe Maxence</name>
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<title>Chemin de croix avec Eric Gill</title>
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<updated>2013-03-29T15:39:40+01:00</updated>
<published>2013-03-29T15:37:00+01:00</published>
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<category term="Vision sacramentelle" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>  Typographe, artiste, fondateur de la communauté d'artistes de Ditchling,...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Typographe, artiste, fondateur de la communauté d'artistes de Ditchling, membre du courant distributiste, l'anglais Eric Gill a réalisé plusieurs chemins de croix. On trouvera ci-dessous la reproduction de gravures sur bois qui expriment la Passion du Christ, à méditer en ce vendredi saint.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037801&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/02/1940948613.png&quot; alt=&quot;Gill-station-I.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;I – Jésus est condamné à mort&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037803&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/02/1540307616.png&quot; alt=&quot;Gill-station-II.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;II– Jésus est chargé de sa croix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037805&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/00/283349339.png&quot; alt=&quot;Gill-station-III.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;III– Jésus tombe sous le poids de la croix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037806&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/00/3112123123.png&quot; alt=&quot;Gill-station-IV.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;IV– Jésus rencontre sa très sainte mère&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037809&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/00/2432730838.png&quot; alt=&quot;Gill-station-V.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;V– Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037813&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/00/2840562414.png&quot; alt=&quot;Gill-station-VI.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;VI– Une femme pieuse essuie le visage de Jésus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037814&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/02/2171960700.png&quot; alt=&quot;Gill-station-VII.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;VII– Jésus tombe pour la seconde fois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037815&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/01/2673653219.png&quot; alt=&quot;Gill-station-VIII.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;VIII– Jésus console les filles d'Israël&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037818&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/00/105874578.png&quot; alt=&quot;Gill-station-IX.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;IX– Jésus tombe pour la troisième fois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037821&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/01/774912183.png&quot; alt=&quot;Gill-station-X.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;X– Jésus est dépouillé de ses vêtements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037822&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/01/02/2470833054.png&quot; alt=&quot;Gill-station-XI.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;XI– Jésus est cloué à la croix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037826&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/00/3511289377.png&quot; alt=&quot;Gill-station-XII.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;XII– Jésus meurt sur la croix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037828&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/02/2329323473.png&quot; alt=&quot;Gill-station-XIII.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;XIII– Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4037830&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/00/4127858443.jpg&quot; alt=&quot;Gill-station-XIV.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;XIV– Jésus est mis au tombeau.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'œuvre et la pensée d'Eric Gill sont intéressantes. Ce n'est pas le cas, malheureusement, de son comportement moral. Sur Eric Gill, voir&lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2012/01/23/eric-gill-traduit-en-francais.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/archive/2012/01/23/eric-gill-traduit-en-francais-2.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;là.&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Philippe Maxence</name>
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<title>Contre la « loi Canada Dry » : de la contestation à la reconstruction</title>
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<updated>2013-03-28T15:53:18+01:00</updated>
<published>2013-03-28T15:43:00+01:00</published>
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<summary>   L’ampleur de la manifestation contre le projet de loi Taubira du...</summary>
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&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4036098&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/02/3469844714.jpg&quot; alt=&quot;Manif.jpg&quot; /&gt;L’ampleur de la manifestation contre le projet de loi Taubira du 24&amp;nbsp;mars a été une surprise pour beaucoup, au nombre duquel je me compte. Parvenir à mobiliser autant de monde pour la deuxième fois, après le succès (sur le plan de la mobilisation) de la manifestation du 13&amp;nbsp;janvier dernier n’était pas gagné d’avance. Cette récidive dans la capacité de mobilisation change, me semble-t-il, du tout au tout la caractéristique de l’opposition qui s’est manifestée contre le projet de loi dit de mariage pour tous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Un mouvement historique est né. Je ne parle pas ici des structures qui animent pour l’instant la contestation. Je désigne ici la volonté affirmée d’une grande partie de la société civile, de ceux que j’appelle en m’inspirant d’une formule de Vaclav Havel, les «&amp;nbsp;sans pouvoirs&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;N’étant pas un stratège politique, je ne m’aventurerai pas plus avant dans la définition des modes opératoires à mettre en œuvre désormais pour parvenir au but premier de cette contestation, à savoir le retrait définitif du projet Taubira. En revanche, il ne me semble pas inutile d’avancer quelques réflexions sur l’objectif à poursuivre tant il m’apparaît souhaitable de profiter de ce mouvement pour passer de la contestation à la reconstruction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notre opposition est politique, mais n’est pas électorale&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Le Projet de loi Taubira est par essence un projet politique, non au sens de son orientation au bien commun de la société, mais au sens moderne et idéologique du terme, de transformation de la réalité de la vie sociale. À ce titre, notre contestation est politique, au sens – elle – où elle veut réordonner la politique au bien commun et qu’elle conteste radicalement la vision idéologique qui sous-tend le Projet de loi Taubira. Quand j’écris qu’elle n’est pas électorale, je ne m’immisce pas dans des questions de modes opératoires. Plus fondamentalement, je veux souligner que même si cette «&amp;nbsp;loi&amp;nbsp;» est votée, elle n’en gardera pas moins son caractère illégitime et que le mouvement d’opposition devra continuer jusqu’à son retrait final. Certes, ce texte aura l’apparence d’une loi et s’imposera avec toute la force d’une loi. Mais elle ne sera pas une loi, car elle n’est pas conforme à la nature de l’homme, aux lois supérieures qui régissent l’humanité et au bien commun de la société. Ce sera, si l’on veut, une «&amp;nbsp;loi Canada dry&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notre opposition est politique, mais n’est pas partisane&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Le mouvement qui s’est fait jour à l’occasion de l’opposition au Projet Taubira est un mouvement qui dépasse très largement les questions de partis politiques. Mais il faut s’entendre sur cet aspect comme l’a montré la manifestation du 24&amp;nbsp;mars. En écrivant que cette contestation dépasse très largement les partis politiques, je ne veux pas simplement constater que venant de droite et de gauche certaines personnes s’opposent au mariage pour tous et se retrouvent ensemble dans cette opposition. Je ne veux pas simplement dire que ce dépassement provient justement de cette présence de personnalités ou de militants de droite et de gauche, côte à côte. Car, là aussi, nous avons un effet déformant. Si cette opposition n’est pas partisane, c’est qu’elle est le fruit d’une contestation profonde qui s’est fait jour et qui existe en dehors des partis politiques. On pourra la nommer, à défaut d’autres termes, une contestation du pays réel ou une contestation de la société civile. La forme prise par l’opposition au projet Taubira est, à sa manière, un reflet du désintérêt des Français pour les partis politiques, désintérêt manifesté à chaque élection, mais non pour la chose politique. C’est la manifestation du désintérêt pour la politique, au sens moderne et idéologique du terme, mais non pour la politique, au sens du souci du bien commun. Un désintérêt actif et militant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notre opposition est politique, mais elle est celle de la société civile et doit le rester&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Le corollaire à cet aspect profond est double. Le premier est qu’il faut refuser une récupération partisane de ce mouvement de la société civile. Or, nous avons bien vu la tentative faite par certains professionnels de la politique de se montrer et d’exprimer, parfois avec talent, leur critique vis-à-vis du mariage pour tous. Certes, ils peuvent jouer un rôle comme relais au sein des instances institutionnelles en place. Relais qu’ils peuvent assumer en tant que citoyens élus plutôt qu’en tant qu’élus appartenant à un parti politique. Mais le mouvement historique contre le Projet Taubira est celui de la société civile et doit rester entre ses mains pour faire émerger les élites de celles-ci. Ce qui conduit à l’autre aspect que je voudrais évoquer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notre opposition est politique, mais elle dépasse l’opposition à ce gouvernement&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Le Projet Taubira, et plus largement, le gouvernement Hollande et sa politique, ne constituent, à vrai dire, qu’un révélateur historique d’un problème de fond, bien plus ancien. Ce problème de fond est celui que j’appellerai, à défaut d’autres termes plus adéquats, le problème posé par le système. Aujourd’hui, il ne s’agit plus simplement de s’opposer à un projet de loi, mais, plus largement et plus fondamentalement, de s’opposer à ce qui a permis à un tel projet de loi d’arriver sur le devant de la scène politique. Encore une fois, ce projet sert de révélateur. Révélateur d’un problème de fond&amp;nbsp;; révélateur d’une forme d’action politique hors des structures établies par le système et qui se sont disqualifiées au fil du temps. Le système est porteur d’une idéologie qui a permis l’émergence d’un tel projet. Lequel vient à la suite d’adoption au fil du temps des lois qui vont dans le même sens et qui ont préparé le terrain à cette négation ultime de la famille. Le système idéologique sur lequel repose la vie politique du pays repose fondamentalement sur la négation de la famille. Cette négation s’incarne dans les lois sur le divorce jusqu’au projet actuel de subversion radicale de la famille en l’ouvrant aux personnes homosexuelles en passant par l’avortement et bien d’autres aspects. Le mouvement historique actuel est justement celui des familles, qui défendent une vie sociale reposant sur la famille comme sa cellule de base et non sur le contrat social.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notre opposition est politique, mais elle doit devenir un mouvement de reconstruction&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;On peut exprimer ce que je viens de dire sur un mode plus positif. Puisque le Projet de loi Taubira a servi de révélateur d’un ras-le-bol et d’une opposition de la société civile à un système profondément anti-famille, il faut aller au-delà de la simple contestation pour préparer la reconstruction d’une société fondée sur la famille. Il faut donc non seulement obtenir le retrait du Projet Taubira, mais il faut profiter du mouvement né historiquement à cette occasion pour élaborer les moyens de reconstruire une société à visage humain, fondée sur la famille comme cellule de base fondamentale et à partir de laquelle peut s’organiser la vie politique et sociale. Ce qui impliquera une autre vision de l’organisation politique, une autre vision de l’économie, une autre vision de la vie locale, régionale, nationale et européenne. Au sens strict du terme, il s’agit de faire germer une société fondée sur la culture de vie, à partir du moment où l’on ne limite pas celle-ci aux questions (fondamentales, nous sommes bien d’accord) de la défense de la vie à naître ou de la fin de vie naturelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4036099&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/01/3857708910.jpg&quot; alt=&quot;manif-pour-tous.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;L’enjeu est d’envergure et nécessitera encore bien des précisions et des réflexions. Mais la question de départ est celle-ci&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;– voulons-nous simplement le retrait d’une mauvaise loi pour continuer à vivre avec un dispositif général qui permet de mettre en place de tels projets&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;–&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ou, au contraire, voulons-nous, à l’occasion du retrait de cette loi, donner à notre pays une nouvelle impulsion décisive en reconstruisant une société fondée sur la famille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Aujourd’hui, nous devons passer d’une paradoxale (et fausse) «&amp;nbsp;présidence normale&amp;nbsp;» (fausse parce que son apparente «&amp;nbsp;normalité&amp;nbsp;» n’est que le cache-sexe d’une «&amp;nbsp;anormalité&amp;nbsp;» subversive) à la construction d’une société normale. Celle où les familles peuvent naître, grandir et s’épanouir&amp;nbsp;; celle où elles travaillent et entreprennent dans la liberté et la responsabilité parce qu’elles possèdent leur outil de production&amp;nbsp;; celle où elles nouent avec d’autres des relations sociales de voisinage, fondement d’une vie politique, hors de l’artificialité des partis politiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Les familles de France se sont réinvitées dans le paysage politique français. Il ne faut plus qu’elles en sortent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;© Philippe Maxence&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(Twitter : @phmaxence)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour télécharger ce texte :&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Normal1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a id=&quot;media-4036097&quot; href=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/00/1592089337.pdf&quot;&gt;De la contestation à la reconstruction.pdf&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Philippe Maxence</name>
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<title>L'esprit de la résistance chrétienne à l'école du bienheureux Jean-Paul II</title>
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<updated>2013-03-26T11:04:03+01:00</updated>
<published>2013-03-26T11:04:03+01:00</published>
<category term="Réflexions" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<summary>    Samedi 23&amp;nbsp;mars, j'intervenais aux «&amp;nbsp; Assises de la résistance...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Samedi 23&amp;nbsp;mars, j'intervenais aux «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.cccsp.fr/conferences/premieres-assises-de-la-resistance-chretienne/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Assises de la résistance chrétienne&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», organisées par &lt;a href=&quot;http://ab2t.blogspot.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l'abbé Guillaume de Tanoüarn&lt;/a&gt;. Lors d'un entretien le jeudi soir précédent, il m'avait demandé de traiter le thème de la résistance chrétienne selon Jean-Paul II, dans les limites des dix minutes d'intervention octroyées à chacun des intervenants. Le temps m'a manqué pour réfléchir plus à fond à ce sujet important et le temps de parole imparti n'a pas rendu possible de détailler plus avant. Je livre ici quand même le texte de cette intervention au titre de pistes de réflexion. Merci aux organisateurs pour cette soirée réussie et pour leur dévouement.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4032184&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/00/01/4179226394.jpg&quot; alt=&quot;Jean-Paul-II-2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Je voudrais commencer mon intervention ce soir en vous parlant d’André Bellessort. André Bellessort était un professeur de littérature et un écrivain. Un homme de goût, de talent et de caractère. En 1923, il entra dans sa classe d’hypokhâgne à Louis-Le-Grand en disant à ses élèves&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;– &lt;em&gt;« Messieurs&lt;/em&gt; – c’était encore à une époque où l’on pouvait prendre au sérieux les étudiants –, &lt;em&gt;Messieurs, l’Académie française vient d’élire monsieur Jonnart. Je vais vous lire du Charles Maurras&lt;/em&gt;. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Grâce ou à cause à l’abbé de Tanoüarn, mais certainement pas avec le même esprit facétieux que celui d’André Bellessort, je me trouve ce soir un peu dans la même situation&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;– Mesdames, Messieurs, le Pape François Ier vient d’être élu, l’abbé de Tanoüarn me demande de parler de Jean-Paul II.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Mon propos va être simple et va s’articuler autour de quelques idées-force que je vais tâcher d’illustrer par quelques pistes concrètes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;1°) l’esprit de la résistance selon Jean-Paul II.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;2°) &amp;nbsp;la double expérience qu’eut Karol Wojtyla de l’affrontement avec le totalitarisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;3°) &amp;nbsp;la bataille entre la culture de vie et la culture de mort.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;4°) &amp;nbsp;l’appel à l’objection de conscience.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;5°) &amp;nbsp;le cas singulier de la démocratie moderne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Mais avant tout, une question&amp;nbsp;: qu’entendons-nous exactement par «&amp;nbsp;Résistance&amp;nbsp;» et singulièrement par «&amp;nbsp;Résistance chrétienne&amp;nbsp;»&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;D’abord démythifions un peu l’affaire. Certes, nous serons demain dans la rue pour nous opposer à un projet de loi inique. Mais nous pouvons encore nous réunir tranquillement ce soir. À vrai dire, j’imagine difficilement des Assises publiques de la résistance en 1940, réunissant dans une même salle Jean Moulin, Honoré d’Estienne d’Orves et le colonel Rémy avec Klaus Barbie dans la salle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le sens du mot «&amp;nbsp;Résistance&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Reste que le mot résistance est un vieux mot. Il est attesté vers 1270 dans la langue française, évoquant déjà «&amp;nbsp;&lt;em&gt;le fait de s’opposer à l’action d’un agent extérieur et la capacité de conserver son intégrité sous l’effet des causes de destruction&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» (&lt;em&gt;Le Robert, Dictionnaire, historique de la langue française&lt;/em&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Cette notion, qui s’applique alors plutôt en physique trouve une valeur politique à partir du XVIe&amp;nbsp;siècle dans le sens «&amp;nbsp;&lt;em&gt;de tenir tête à une autorité établie, à une limitation de sa liberté et se dit de l’action de faire obstacle aux desseins de quelqu’un&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Sous la Monarchie de Juillet, il y aura même un Parti de la résistance qui sera un parti de… gouvernement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’esprit de la résistance chrétienne&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;La résistance chrétienne selon Jean-Paul&amp;nbsp;II contient évidemment ces aspects, mais elle va plus loin et, même pour être exact, plus profondément. Car justement elle est chrétienne. Elle repose sur ce que Chesterton a appelé le paradoxe du christianisme qui n’est au fond que le paradoxe de la Croix. Dans un passage de son livre &lt;em&gt;Les Sept paroles du Christ en Croix&lt;/em&gt;, le cardinal Journet résume très bien ce paradoxe et va jusqu'au bout de sa logique&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;OmniPage2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Dans la lutte sauvage que la volonté de puissance de l'athéisme, ivre de ses violences, de ses victoires politiques, de ses mensonges, livre aujourd'hui à tout ce qui porte encore un signe de la foi en Dieu, le devoir du chrétien est de combattre jusqu'au bout sur le plan humain, au nom de la justice, de la droiture, de la dignité inaliénable de l'homme et de son âme immortelle. Quand la machine du mal l'a vaincu, quand on l'a condamné aux camps de l'esclavage et de la mort lente, quand on l'a fait descendre dans les cellules d'une prison souterraine où il comprend qu'on travaille, par un sûr dosage de la torture, à dégrader son psychisme humain, quand on lui a volé ses enfants pour arracher de leur âme la foi de leur baptême et y verser la haine de Dieu, quand il n'a plus aucun recours possible contre le déferlement de l'océan du mal, alors il lui reste de tourner une dernière fois son cœur vers les profondeurs silencieuses du royaume de Dieu, et de dire, lui aussi, en Jésus&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;OmniPage2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;À cet instant, il a tout vaincu, pour l'éternité.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;La résistance chrétienne implique donc la volonté de défendre une cause juste jusqu’à la mort et, plus difficile, me semble-t-il, jusqu’au pardon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;C’est pourquoi le pape Jean-Paul&amp;nbsp;II a résumé d’une expression l’esprit et l’âme de la résistance chrétienne lors de sa première homélie comme pape le 22&amp;nbsp;octobre 1978&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;N’ayez pas peur&amp;nbsp;! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ&amp;nbsp;! À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur&amp;nbsp;! Le Christ sait «&amp;nbsp;ce qu’il y a dans l’homme&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Et lui seul le sait&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Ce «&amp;nbsp;&lt;em&gt;N’ayez pas peur&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» constitue donc l’esprit de la résistance chrétienne selon Jean-Paul&amp;nbsp;II et elle était fondée chez lui sur la double expérience de la confrontation avec le totalitarisme que résume bien la destinée de son pays, la Pologne, quand elle fut envahie en 1939 par l’Allemagne nazie et par l’Union soviétique. Karol Wojtila s’est battu contre les deux forces ténébreuses du XXe&amp;nbsp;siècle, le nazisme et le communisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les armes utilisées par Karol Wojtila&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Avec quelles armes&amp;nbsp;? La réponse tient en trois mots&amp;nbsp;: prière&amp;nbsp;; clandestinité&amp;nbsp;; culture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Prière&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: je n’insiste pas. Elle est au fondement de la vie chrétienne et de l’action chrétienne. En cas d’interrogation, voyez vos prêtres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Clandestinité&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Karol Wojtyla n’a pas seulement pensé la résistance chrétienne. Il l’a vécue. Séminaire clandestin et théâtre clandestin. Il est allé jusqu’au bout de sa vocation, même dans les temps les plus contraires. Je n’ai pas le temps de développer. Il vous suffit de lire les biographies de Jean-Paul II pour approfondir ce point.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Culture&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: J’ai parlé de théâtre. Jean-Paul&amp;nbsp;II fut le pape, et avant d’être pape, l’homme du lien profond entre culture et foi. Pas pour récupérer la culture au profit du christianisme&amp;nbsp;; et pas, non plus, dans un esprit mondain d’érudition. La culture et la religion sont les deux fleuves qui nourrissent l’âme humaine. Elles doivent prendre leur source toutes deux dans la foi. La première chose à laquelle s’attaque le totalitarisme, c’est l’âme. Il la nie, la bouscule, la piétine, l’écrase. Foi et culture lui permettent de respirer et de se préparer au renouveau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Pour illustrer ce fait, je voudrais prendre un exemple dans la résistance irlandaise qui après sept siècles d’occupation anglaise a réussi à retrouver une partie de son indépendance. Outre les nombreux martyrs de cette cause, la résistance qui va finir par vaincre dans les années vingt du XXe&amp;nbsp;siècle a pris sa source dans le réveil culturel de l’Irlande au XIXe siècle&amp;nbsp;: retour à la langue nationale, développement d’un théâtre irlandais, défense des sports nationaux, développement des écoles irlandaises, des mouvements de jeunesse irlandais. En un mot, réveil de la conscience nationale irlandaise. Là encore, je n’insiste pas. Mais il y a de très bons &lt;a href=&quot;http://www.via-romana.fr/?pageid=fiche&amp;amp;prod=60&amp;amp;ftitre=P%E2ques+1916+%3A+renaissance+de+l'Irlande&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;bouquins&lt;/a&gt; sur le sujet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La culture comme terrain de confrontation&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Je reviens à Jean-Paul&amp;nbsp;II. Si la culture est une arme, c’est aussi un terrain de confrontation. Et sur ce champ de bataille, on a déjà perdu si on se bat comme l’adversaire. Culture de vie contre culture de mort nous a rappelé le pape Jean-Paul&amp;nbsp;II. Le point saillant de ce combat, c’est évidemment la défense de la vie à naître et de la mort naturelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Mais par pitié, la vie ne se limite pas à ces deux termes de notre existence et la défense de la culture de vie non plus. Il y a des politiques qui s’opposent à une vie digne de l’homme&amp;nbsp;; il y a des choix économiques qui vont directement contre la vie digne de l’homme. La mort rôde dans les choix politiques et dans les structures économiques. Jean-Paul&amp;nbsp;II a désigné cet ensemble mortifère sous un nom éloquent&amp;nbsp;: les structures de péchés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Nous nous opposons au Projet Taubira parce que c’est clairement une structure de péché qui atteint socialement la dignité de l’homme. Ce combat-là est politique même s’il n’est pas d’abord électoral. Et parce qu’il n’est pas électoral, il ne doit pas s’arrêter même si la loi passe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Loi et simulacre de loi&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Les généraux et les maréchaux allemands, pendant la Seconde Guerre mondiale, se déclaraient de cœur avec les jeunes officiers qui voulaient renverser Hitler mais ils ne voulaient pas s’engager par respect de la loi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Mais une loi qui contraint au mal et qui s’oppose au bien commun n’est pas une loi. C’est un simulacre. C’est ce qui fonde l’objection de conscience chrétienne, encouragée là aussi par le pape Jean-Paul&amp;nbsp;II, non dans le sens d’une conscience qui poserait un jugement autonome et individuel, mais d’une adhésion de cette conscience à la loi naturelle et divine qui détermine alors son action à s’opposer à une fausse loi. Dans &lt;em&gt;Veritatis Splendor&lt;/em&gt;, Jean-Paul&amp;nbsp;II spécifie ce point&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;La conscience n’est donc pas une source autonome et exclusive pour décider ce qui est bon et ce qui est mauvais&amp;nbsp;; au contraire, en elle est profondément inscrit un principe d’obéissance à l’égard de la norme objective qui fonde et conditionne la conformité de ses décisions aux commandements et aux interdits qui sont à la base du comportement humain.&amp;nbsp;» (n. 60)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;L’objection de conscience chrétienne ce n’est donc pas le fruit d’une conception romantique, échevelée et boutonneuse, mais la soumission libre et obéissante à un ordre supérieur. C’est Antigone contre Créon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Et puisque nous parlons de résistance, disons très clairement que nous ne pouvons pas collaborer.&amp;nbsp; Je cite là un passage &lt;em&gt;d’Evangelium Vitæ&amp;nbsp;&lt;/em&gt;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;L’introduction de législations injustes place souvent les hommes moralement droits en face de difficiles problèmes de conscience en ce qui concerne les collaborations, en raison du devoir d’affirmer leur droit à n’être pas contraints de participer à des actions moralement mauvaises. Les choix qui s’imposent sont parfois douloureux et peuvent demander de sacrifier des positions professionnelles confirmées ou de renoncer à des perspectives légitimes d’avancement de carrière [...]. En effet, du point de vue moral, il n’est jamais licite de coopérer formellement au mal&amp;nbsp;» (n. 74)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le cas «&amp;nbsp;spécifique&amp;nbsp;» de la démocratie «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Le problème est que nous nous trouvons aujourd’hui dans le cadre d’une démocratie moderne. Mgr Lafitte, secrétaire du Conseil pontifical pour la famille, situe très bien le nœud du problème&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’acte de refuser en conscience d’obéir à une loi injuste se réalise aujourd’hui dans un contexte de tolérance idéologique qui, par nature, n’est pas disposé à le supporter. Notre thèse est que la société idéologiquement tolérante ne peut tolérer l’objection de conscience, car celle-ci échappe par quelque manière à son empire&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Dans &lt;em&gt;Evangelium Vitæ&lt;/em&gt; Jean-Paul II décrit très bien le problème posé par la démocratie moderne&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;En réalité, la démocratie ne peut être élevée au rang d'un mythe, au point de devenir un substitut de la moralité ou d'être la panacée de l'immoralité. Fondamentalement, elle est un «&amp;nbsp;système&amp;nbsp;» et, comme tel, un instrument et non pas une fin. Son caractère «&amp;nbsp;moral&amp;nbsp;» n'est pas automatique, mais dépend de la conformité à la loi morale, à laquelle la démocratie doit être soumise comme tout comportement humain&amp;nbsp;: il dépend donc de la moralité des fins poursuivies et des moyens utilisés.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Si la démocratie n’est pas soumise à une loi supérieure, comme c’est le cas aujourd’hui, alors nous dit Jean-Paul&amp;nbsp;II, toujours dans &lt;em&gt;Evangelium vitæ&lt;/em&gt;, elle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;s'achemine vers un totalitarisme caractérisé. L'Etat n'est plus la «&amp;nbsp;maison commune&amp;nbsp;» où tous peuvent vivre selon les principes de l'égalité fondamentale, mais il se transforme en Etat tyran qui prétend pouvoir disposer de la vie des plus faibles et des êtres sans défense, depuis l'enfant non encore né jusqu'au vieillard, au nom d'une utilité publique qui n'est rien d'autre, en réalité, que l'intérêt de quelques-uns.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La mort rôde&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Quand Maurras disait «&amp;nbsp;&lt;em&gt;la démocratie c’est la mort&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», on pouvait croire à une hyperbole militante. Aujourd’hui, nous le voyons très clairement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;La démocratie moderne – celle qui n’est pas un simple système politique mais la nouvelle religion séculière universelle –, c’est la mort des enfants dans le sein de leur mère&amp;nbsp;; c’est la mort des vieillards improductifs&amp;nbsp;; c’est la mort des familles et des enfants devenus des jouets entre les mains des caprices d’adultes&amp;nbsp;; c’est la mort de la vie normale, d’une société d’effort, de responsabilité et de liberté, écrasée sous la dictature du fric et de la rentabilité sans limite et sans borne&amp;nbsp;; c’est la mort de nos campagnes et de la création divine&amp;nbsp;; c’est la mort de nos âmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Face à cette démocratie moderne, illégitime, nous n’avons plus pour reprendre les mots de Vaclav Havel, alors qu’il était encore un opposant aux communistes, qu’à incarner «&amp;nbsp;le pouvoir des sans pouvoirs&amp;nbsp;». Ce pouvoir, c’est la petite pierre de David contre Goliath; la petite pierre qui grippe le système et le fait exploser. Vous êtes&amp;nbsp;; nous sommes ces pierres vivantes. Et celles-ci, croyez-moi, &amp;nbsp;entendent bien être catholiques.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Philippe Maxence</name>
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<title>Il faut lire Benoît et moi car la piété est une vertu</title>
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<updated>2013-03-23T15:33:28+01:00</updated>
<published>2013-03-24T09:19:00+01:00</published>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4027799&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://caelumetterra.hautetfort.com/media/02/00/229450828.jpg&quot; alt=&quot;Caelum et Terra&quot; /&gt;Sur le site « Benoît-et-moi », on peut lire une belle mise au point au sujet de la réaction d'Antoine-Marie Izoard. Il ne s'agit pas ici de renvoyer à « Benoît-et-moi » dans ce qui serait une étrange exagération de politesse (je te remercie, tu me remercies, on se remercie…). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Non, mais tout simplement parce que son site mérite d'être lu, qu'il est bien informé et qu'il respire un bon air de catholicité. Pas si fréquent aujourd'hui !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino; font-size: medium;&quot;&gt; Outre le&lt;a href=&quot;http://benoit-et-moi.fr/2013-I/articles/mise-au-point.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; texte de mise au point&lt;/a&gt;, on lira également un excellent texte sur «&lt;a href=&quot;http://benoit-et-moi.fr/2013-I/articles/cette-exaltation-burlesque-de-la-simplicite.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; l'exaltation burlesque de la simplicité&lt;/a&gt; ». Là encore, il ne s'agit pas de se renvoyer la balle, mais de découvrir des réflexions pertinentes dans un moment… « d'exaltation burlesque ».&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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