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15/11/2007

Neo-conned (II)

Suite de la présentation des deux livres consacrés à la guerre en Irak (Neo-conned et Neo-conned again !) et des réflexions qu'ils m'ont inspirées. Cette présentation se trouve ici.

 

09120bacdede98107acf201b27dc85eb.jpegAux catholiques, cette guerre en Irak pose un autre problème. Elle a été justifiée par une catégorie des intellectuels catholiques américains par l'utilisation de la notion de théologie morale de « guerre juste ». Pour ces intellectuels, la seconde guerre en Irak en remplissait les conditions. Mais le Pape Jean-Paul II s'y opposait ! Effectivement, l'opposition du Saint-Père à cette guerre a été totale et très claire. Mais ces intellectuels ont estimé alors, au mépris de toute la tradition de l'Église et de toute son histoire, que le pouvoir séculier, en l'occurrence George Bush fils, était seul capable de déterminer si les conditions ou non d'une juste guerre étaient remplies. Autrement dit, le Président américain, dans cette affaire extrêmement délicate en raison de ses conséquences, se révélait être à la fois juge et partie.
Qui sont ces intellectuels catholiques américains ? Quelques noms d'abord : Richard J. Neuhaus (entre autre chose, conseiller du président Bush pour les affaires religieuses), George Weigel du Ethics and Public Policy Center (EPPC) et Michael Novak de l'American Enterprise Institute (AEI). Tous sont des catholiques conservateurs, des intellectuels et des auteurs de plusieurs ouvrages et travaux.
Ils appartiennent au courant pluri-confessionnel, désigné sous le terme de « theo-con » (théo-conservateur) par association d'idées et de terminologie avec le courant « neo-con » (néo-conservateur). Le terme aurait été utilisé pour la première fois en 1996 par Jacob Heilbrun dans un article de The New Republic dans lequel il opposait les néo-conservateurs aux théo-conservateurs : « Les néo-conservateurs pensent que l'Amérique est spéciale car elle a été fondée sur une idée – un engagement en faveur des droits de l'homme énoncés dans la Déclaration d'indépendance – et non  sur l'appartenance ethnique ou religieuse. Les theocons, eux aussi, font valoir que l'Amérique est ancrée sur une idée, mais ils estiment que cette idée est le christianisme. »
Malgré cette différence de départ, un rapprochement pratique s'est effectué entre les deux courants, qui se sont accordés sur des objectifs intermédiaires. Un certain nombre de théologiens catholiques « theo-cons » ont ainsi défendu, à plusieurs reprises, le libéralisme économique, notamment au moment de la parution de l'encyclique Centesimus annus de Jean-Paul II. Dans ce texte, Jean-Paul II déclarait reconnaître « le caractère positif du marché et de l'entreprise » tout en soulignant aussitôt après « la nécessité de leur orientation vers le bien commun » (n.43).
c75afa44cbaa5d339b881f88cf97cc1a.jpeg Prenant prétexte de ce passage, les « theo-con » catholiques avaient affirmé bruyamment que désormais le catholicisme reconnaissait, au mépris de sa tradition, le libéralisme économique. Dans Doing well and doing good (photo), le révérend père Richard J. Neuhaus, fondateur de la revue First Things, analysait des thèmes abordés par Centesimus annus ainsi qu'une sélection des passages les plus importants, selon lui, de cette encyclique.
13c2aaeab40ea0780efa88154f527dde.jpeg De son côté, George Weigel (photo) proposait un autre ouvrage, allant dans le même sens : A New Worldly Order: John Paul II and Human Freedom. Weigel donnait lui-aussi une analyse/présentation de la nouvelle encyclique. Lui aussi offrait dans son livre une sélection des passages de l'encyclique lui semblant les plus intéressants. Il allait cependant plus loin que le révèrend père Neuhaus, quoi qu'avec sa collaboration. Il réunissait dans ce livre les contributions de Milton Friedman, Peter Berger, Richard J. Neuhaus, et J. Bryan Hehir. La critique devait le noter à l'époque (par exemple Anneliese Schwarzer) : la plupart de ces contributions soulignaient l'approbation de l'économie de marché et des vertus de l'esprit d'entreprise par le pape. Ils soulignaient aussi le rappel par le pape, de la nécessité de la reconnaissance des valeurs morales universelles ainsi que l'importance de la « médiation des structures telles que les organismes bénévoles pour assurer » concrètement l'engagement à la solidarité et la charité. On reconnaît là une présentation habituelle du libéralisme économique dans sa version catholique : seule l'économie de marché fonctionne. Elle fonctionne d'autant mieux qu'elle reconnaît les valeurs morales universelles et qu'un équilibre dans la recherche de la justice sociale doit être trouvé par le seul biais des organismes privés. Le rôle du politique en faveur du bien commun disparaît ainsi complètement.
202270161e4fb81a54ddcbf2662c4de3.jpg Cependant le plus grave n'était pas dans l'affirmation de cette thèse, qui n'avait rien de nouveau, ni dans le fait qu'on essayait de la faire endosser par le pape. Le plus grave assurément était d'avoir, à travers deux ouvrages de deux intellectuels catholiques de premier rang aux États-Unis, présenté deux versions édulcorées de Centesimus annus, dont les morceaux choisis allaient forcément dans le sens de la thèse des auteurs. Un « Centesimus light » comme devait l'appelait Daniel Nichols (photo) dans la revue américaine aujourd'hui disparue, Caelum et Terra (revue qui a inspiré ce blogue). Une forte réaction devait d'ailleurs se produire par la diffusion d'un communiqué commun, publié dans pas moins de neuf revues ou sites internet dénonçant le détournement « libéral » de Centesimus annus.
Les signataires de cet appel étaient :
Jennifer Belisle (Catholic Worker)
Fr. Ian Boyd, CSB (The Chesterton Review)
Stratford Caldecott (The Chesterton Review)
Fr. Daniel D. Callam, CSB (The Canadian Catholic Review)
Frank Donovan (Catholic Worker)
James Hanink (New Oxford Review)
Maclin Horton (Caelum et Terra)
Fr. William McNamara, OCD (Desert Call/Forefront)
Robert Moynihan (Inside the Vatican)
Daniel Nichols (Caelum et Terra)
Michael O’Brien (Nazareth)
David L. Schindler (Communio)
David D. Spesia (Communio)
Dale Vree (New Oxford Review).

On pardonnera, j'espère, ce long détour sur l'histoire de la réception de Centesumus annus aux États-Unis. Son rapport avec la seconde guerre en Irak ? Il tient au simple fait que, comme par hasard et contrairement à Jean-Paul II, les mêmes « theo-con » ont justifié cette guerre. Pour des raisons morales. Pour des raisons religieuses. 

 

À suivre… 

14/11/2007

Neo-conned (I)

 Je commence ici la publication d'un long article présentant deux ouvrages consacrés à la guerre en Irak. Ces recensions m'ont donné l'occasion d'aborder des sujets annexes d'où la longueur de ce texte qui m'oblige à une publication en morceaux, répartie sur plusieurs jours. J'en propose ici un court sommaire : 

– Introduction : Neo-conned, une dénonciation de la guerre en Irak
– Parallèle historique : la guerre contre les Boers en 1899.
– La question de la Guerre juste.
– L'action des "Theo-con".
– L'exemple de Centesimus annus.
– Qui est Richard J. Neuhaus ?
– La position du cardinal Ottaviani sur la Guerre juste.
Neo-conned : la réponse de conservateurs aux néo-conservateurs.
Neo-conned again ! De Pat Buchanan à Noam Chomsky, une même opposition à la guerre.
– Courte conclusion.

 

cd1a4abe6325a1848128c0b96c00cf15.jpegLa plus pertinente des attaques contre la guerre en Irak ne vient pas des milieux de gauche, pacifistes et altermondialistes. Son nom ? Neo-conned du titre donné à deux volumes comme il n'en est pas paru d'équivalent jusqu'ici, et surtout pas en France. Neo-conned et Neo-conned again représentent une condamnation sans appel de la seconde guerre en Irak et des raisons morales et religieuses pour lesquelles elle a (soi-disant) été entreprise. C'est la réaction la plus solide et la plus documentée face à la tentation de légitimation de la guerre par le courant néo-conservateur.

c6d86957922b637ef32434f544f2f8fb.jpeg Inconnue en France – et pour cause (idéologique…) –, cette réaction trouve son origine dans une initiative catholique. Plus précisément de catholiques qui refusent le faux dilemme qui opposerait capitalisme libéral et socialisme étatique. Dans le même sens, ils n'ont pas cru, sous prétexte de leur amour pour leur patrie, devoir légitimer la seconde guerre en Irak.

Si l'on me permet un rapprochement historique – pour lequel on m'accusera une fois de plus de me laisser emporter par mes marottes –, cette réaction n'est pas sans rappeler celle qui anima Chesterton, Belloc et leurs amis (peu nombreux en réalité) lors de la seconde guerre contre les Boers en 1899. Le rapport ? Il tient en trois mots : patriotisme, légitimité et morale. Je ne peux ici que reproduire les lignes que j'ai écrites à ce sujet, dans Pour le réenchantement du monde, une introduction à Chesterton (éditions Ad Solem) :
« Alors que la seconde guerre anglo-boers éclate, Gilbert et ses amis, dont Hilaire Belloc, prennent position pour les paysans sud-africains, au moment où l’immense majorité du peuple britannique soutient gaiement la guerre. Sa position se distingue cependant de ses amis des Little Englanders. À la différence de certains d’entre eux, il ne refuse pas la guerre en Afrique du Sud par pacifisme, mais par anti-impérialisme. Et il n’est pas anti-impérialiste par anti-patriotisme, mais par attachement à l’Angleterre. Il refuse donc de soutenir l’impérialisme, caricature du patriotisme, parce que l’empire n’est pas l’Angleterre, caricature de son pays. Son patriotisme communie à celui des Boers qui défendent leurs terres par amour charnel du pays. »
15a27e3f8a124bd8831a4fcfa2be2fed.jpeg Chesterton ne reconnaît aucune légitimité à cette guerre contre les Boers. Cette absence de légitimité, bien avant le scandale des méthodes employées par les Britanniques, notamment le recours aux camps de concentration pour les populations civiles, fonde l'immoralité de cette guerre. Celle-ci pervertit, de plus, une autre vertu morale, le patriotisme, qui ressort du quatrième commandement. Cette perversion, qui ne va cesser de s'étendre au cours du XXe siècle, défigure le patriotisme en impérialisme, rendant, ipso facto, légitime toute entreprise de conquête, sous prétexte qu'elle sert les intérêts de la nation.
Contrairement à une critique de gauche, Chesterton nie justement qu'il s'agisse des intérêts de la nation. Comme il reprochera, au plan économique, au capitalisme et au socialisme de communier à la même erreur matérialiste, il reproche aux impérialistes et à leurs adversaires pacifistes de s'accorder sur le fait que cette guerre serait entreprise pour défendre les intérêts de la nation. Les premiers entreprennent une telle guerre sous ce prétexte pendant que les seconds la refusent exactement pour la même raison. Or, cette raison est fausse. L'Angleterre n'a aucun intérêt de vrai patriotisme à entreprendre une guerre contre les Boers. Elle n'y a qu'un intérêt impérialiste.
La seconde guerre en Irak s'est effectuée principalement pour deux motivations : défense de la paix mondiale par la guerre contre le terrorisme et l'armement nucléaire, et affirmation du patriotisme américain. Comme dans le cas de la seconde guerre contre les Boers, stipendiée par Chesterton et Belloc, bien avant la découverte des méthodes scandaleuses employées ici ou là par des unités de l'U.S. Army ou de l'armée britannique, cette guerre était immorale. Elle l'était parce que le lien entre le terrorisme d'Al Qaïda et l'Irak n'a jamais été établi. Elle l'était parce que l'existence des fameuses armes de destruction massive n'a jamais été prouvée avant la guerre et qu'il s'agissait d'un montage à grande échelle. Elle l'était, enfin, parce que loin de reposer sur une défense du territoire américain, fondée sur le véritable patriotisme, cette guerre était une guerre impériale, pour des motifs complètement étrangers au service de l'Amérique. Par la suite, elle l'a été en raison des méthodes employées et du déséquilibre durable introduit dans cette partie du monde. 

 

 

06/11/2007

Caligula au Pentagone



133c73352d11aeeea1d414e1c50679d6.jpg Les éditions Xenia (ici) viennent de publier un livre étonnant consacré à la carrière de Donald Rumsfeld, ancien Secrétaire d'État à la défense, du gouvernement de George Bush. Si le livre est surprenant, son titre l'est plus encore : Caligula au Pentagone.
Personnellement, j'ai toujours été un opposant des guerres en Irak, sans grand mérite d'ailleurs, car il me souvient que le pape Jean-Paul II n'y était pas favorable lui non plus. La position papale avait conforté la mienne qui tenait essentiellement à deux points :
– l'hypocrisie des raisons invoquées;
– le détournement de la notion chrétienne de « guerre juste », un concept de haute portée morale, mais dont l'utilisation est délicate.
Cela étant dit, je n'avais pas été plus avant. La lecture de Caligula au Pentagone me susurre que j'ai peut-être eu tort.
Ce livre est le fruit d'une enquête du journaliste Andrew Cockburn, irlandais, mais vivant à Washington. Écrivain et enquêteur, il collabore notamment au New York Times, au New Yorker, à Vanity Fair et au National Geographic. Il retrace le parcours surprenant de Donald Rumsfeld, depuis l'époque Nixon jusqu'à son départ du gouvernement Bush. C'est un portrait à charge, ce qui pourra déranger quelque peu le lecteur, habitué aux enquêtes françaises. Dans ce livre de Cockburn, il n'y a pas ce genre de politesse ou cet excès hypocrite de pudeur. Sans faire de "Don" uniquement un monstre sanguinaire – comme le suggère quand même le titre de l'édition française –, cette enquête, référencée, reposant sur de nombreux témoignages, ne laisse rien passer.
Autre détail qui peut dérouter aussi le lecteur français : il s'agit d'une enquête menée à l'anglo-saxonne. Une manière différente d'aborder les choses; une façon autre de raconter et d'écrire. L'enquête est pointée entièrement sur un homme plutôt que sur des liens idéologiques. Le moindre fait est exploité à fond, jusqu'à ce qu'il rende gorge.
Ces deux points étant précisés, le dossier est accablant. Accablant pour Rumsfeld et, si l'on sait décrypter, accablant pour le courant auquel il appartient : les néo-conservateurs, ces fameux « neocons » dont la presse française, globalement à gauche, nous a si souvent parlé.

62abc67e72e047a13918bd1010107b2e.jpg Une parenthèse à ce sujet. Dans l'un des dernier numéro de Marianne (du 27 octobre au 2 novembre), Maurice Szafran défend la position de son hebdomadaire contre les attaques de la revue Le Meilleur des mondes. Il ne m'appartient pas d'arbitrer ce débat. Accusé d'être anti-américain parce qu'opposé à la politique de Bush, Maurice Szafran écrit, pour sa défense, que son hebdomadaire « rejoint tous ceux qui aiment l'Amérique, celle de Washington, de Roosevelt, de Clinton, tous ceux qui estiment que l'antiaméricain, c'est Bush ».
Maurice Szafran appartient-il à cette catégorie de gens qui pensent qu'une erreur contraire à un autre erreur forme la vérité ? Je suis bien d'accord avec Szafran quand il postule que l'on n'est pas anti-américain quand on est opposé à la politique de Bush. Pas plus que l'on est anti-français lorsqu'on s'oppose à la politique de Sarkozy aujourd'hui, à celle de Chirac hier ou à celle de Mitterand, avant-hier, pour ne pas remonter plus loin. Reste que, notre opposition à la politique de Bush, ne fait pas de nous, ipso facto, des groupies de Clinton, ni des fidèles de Roosevelt. Entre Bush et Clinton, il existe une autre Amérique. Celle de John Senior et de Wendell Berry, de Christopher Lasch et de Rod Dreher, de Buchanan et du professeur Naylor, pour ne citer que quelques noms au hasard.

Mais revenons à Donald Rumself. On découvre dans le livre d'Andrew Cockburn un homme politique, d'intelligence moyenne, rongé par l'ambition, sans véritable morale, sauf une vague idéologie néo-conservatrice. Encore celle-ci passe-t-elle toujours après la soif du pouvoir de Rumsfeld qui ne cesse de briguer le poste le plus important. Membre de l'administration Nixon, il soutient ensuite Gérald Ford et tente même d'en devenir le vice-président. C'est l'échec. Son passage dans l'industrie pharmaceutique est tout aussi catastrophique. Il impose ses vues au mépris du danger pour la santé que peut contenir tel ou tel produit. Seuls comptent sa volonté et les bénéfices financiers pour l'entreprise. Il tente de briguer l'investiture républicaine à l'élection présidentielle. Nouvel échec !
Malgré l'opposition de Bush père, il rejoint – par défaut – le gouvernement de Bush fils. Son but ? Faire plier les militaires, réorganiser l'armée, sur une base technologique, réduire les effectifs. Il milite pour le renversement armé du régime de Saddam Hussein. Les attentats du 11 septembre lui offrent un prétexte en or, en même temps qu'ils redorent son blason auprès du grand public.

Ce prétexte ? On s'en souvient : le terrorisme et la menace atomique dont il savait qu'elle n'existait pas en Irak. Au premier plan, il fait partie de ceux qui entraînent les États-Unis dans la guerre, dans la sale guerre, dans le bourbier irakien.
Comme toujours dans ces cas là, on retrouve ici un système qui repose sur le trafic d'influence, les contrats de complaisance ou les complots. S'y trouve aussi une nouveauté dont on n'a pas ainsi pris la mesure. Des hommes comme Rumsfeld ont joué à la guerre en grand sur les jeux video du Pentagone, conçus pour simuler d'éventuels conflits. Cette panoplie high-tech a fini par perturber tout un monde de responsables, en faisant entrer le virtuel dans une réalité qui est tout sauf un jeu. On ne meurt pas vraiment dans un jeu vidéo. Mais le sang coule dans les rues de Bagdad. Certes, le conglomérat militaro-industriel engrange des bénéfices, expérimente grandeur nature, mais à quel prix ?
Au-delà, du cas personnel de Rumsfeld, c'est tout un courant qui est ici dénoncé. Faut-il croire Bush père quand il décrit par un seul mot à Bush fils, assez ignare sur les enjeux idéologiques, ce que sont les « neocons » : « Israël » ? Les liens avec ce pays comptent assurément. D'autres facteurs entrent pourtant en ligne de jeu. Le libéralisme, la soif du pouvoir, l'argent sans frein, le goût immodéré des honneurs, la soif d'imposer sa marque et l'envie de conquérir. En tous les cas, à travers le « cas » Rumsfeld, c'est un courant au pouvoir que l'on découvre.


284 pages, 19€