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28/01/2008

La décision 6

Sur son blogue, Yves Daoudal explique l'une des dispositions du Rapport Attali que nous avons laissée passer. Plutôt que de tenter d'expliquer ce qu'il a bien fait lui-même, je vous invite à vous rendre sur son blogue pour prendre connaissance du mécanisme pervers de ce que Daoudal appelle la "décision 6". Une bonne démonstration de la sournoiserie totalitaire, qui mérite que nous agissions rapidement. Le fond du problème est présenté ainsi par Yves Daoudal : 

"Le coupon scolaire est la garantie d’une totale liberté de l’enseignement. Par un renversement diabolique (que presque personne ne semble voir), le rapport Attali en fait une garantie de suppression des libertés scolaires, et l’expression « droits à l’école » prend un sens très particulier."

Il en explique ensuite le mécanisme.  

Le lien pour arriver directement sur la page du blogue d'Yves Daoudal : ici. 

 

08/03/2007

Faut-il sauver le Mammouth ?

Le blogue Chrétiens dans la cité est entré dans le débat sur la question soulevée par les deux entretiens publiés ici avec Jacques de Guillebon. Je vous incite à le lire : ici.


Je voudrais juste relever un point de cette réflexion, même si faute de temps, je ne peux développer et argumenter davantage.
Le signataire écrit ceci :
« On parle aussi des écoles. Loin de condamner les écoles hors contrat, je pense et j'espère que ce ne sera que temporaire. Oui, parce que nous avons le devoir de militer à temps et à contre-temps pour que l'éducation nationale remplisse son rôle correctement. Or le jour où nos enfants trouveront ce que l'on peut espérer de mieux pour eux au sein de l'école "normale", nous n'aurons plus aucune raison de nous retrancher. Car attention, nous ne demandons pas à l'école d'éduquer nos enfants, mais simplement de leur apporter la formation nécessaire sans aller à l'encontre de ce que l'on a pu leur inculquer nous même. Ne pensons pas que c'est aux abbés d'élever nos enfants, ne démissionnons pas de notre rôle de parents. »

A l’inverse de notre ami, je ne pense pas et je n’espère pas que les écoles hors contrat seront temporaires. J’espère seulement qu’elles se multiplieront et seront de plus en plus diverses. Et j’espère aussi – c’est l’un de mes plus grands souhaits également – que ces écoles ne se contenteront pas de reproduire le modèle scolaire de la IIIème République, en y ajoutant seulement un aumônier et l’enseignement du catéchisme, mais tenteront de repenser l’enseignement dans sa globalité. Il y a sur ce sujet des rencontres (intellectuelles) surprenantes entre Alain Finkielkraut, par exemple, et John Senior.
Pourquoi devrions-nous militer, à temps et à contre-temps pour que l’Éducation nationale remplisse son rôle correctement ? À temps, oui, c’est-à-dire aujourd’hui, parce qu’il y a de fait un quasi monopole de l’Éducation nationale sur les structures d’enseignement. Par réalisme, nous devons prendre en compte cet aspect et tenter autant que possible d’améliorer ce qui peut l’être. Il y va de l’avenir des enfants.
Mais, à contre-temps ? Nous n’avons pas vocation à sauver l’Éducation nationale.
« Ne pensons pas que c’est aux abbés d’élever nos enfants, ne démissionnons pas de notre rôle de parents ».
Bien d’accord. Mais alors pourquoi penser et vivre surtout comme si c’était à l’État d’élever ou d’enseigner nos enfants ?
On peut concevoir un État qui garde le contrôle sur la définition de diplômes nationaux et qui contrôle les examens. Mais un État qui exerce lui-même l’enseignement par une dite Éducation nationale me semble être un État qui sort de ses compétences et de ses missions. L’État ne doit intervenir sur le terrain que de manière subsidiaire, en cas de carence et le temps de cette carence, qu’il doit travailler à faire disparaître.
L’école « normale » pour reprendre la terminologie employée est une école libérée du lien étatique. Elle s’appelle aujourd’hui « hors contrat » parce que l’État pour mieux contrôler l’enseignement libre a créé les contrats d’associations. D’où la création d’écoles hors contrat, pour sortir de l’asphyxie morale, éducative, voire religieuse.
Elles n’ont pas été créées pour être des camps retranchés, mais parce que les conditions ont été mises en place pour que l’enseignement libre abdique de lui-même sa propre liberté. Certaines écoles hors contrat sont certainement devenues des « camps retranchés ». C’est un excès, un défaut, une faute peut-être. Qui a d’ailleurs son pendant dans l’école publique dont certains établissements sont devenus des camps retranchés d’une idéologie, voire un champ d’expérimentation pédagogique sur les enfants. Reste que le côté « camp retranché » de certaines écoles cesserait certainement plus facilement, si l’État n’avait plus cette prétention à exercer l’enseignement. Pas demain la veille, dira-t-on ? Pas réaliste ? Effectivement. C’est pourquoi, il n’est pas interdit de développer le réseau d’écoles indépendantes et que chaque parent prenne ses responsabilités pour ce qui lui semble le mieux adapter pour chacun de ses enfants. Mais, de grâce, que l’on ne nous demande pas de sauver le Mammouth.

 

16:55 Publié dans Éducation | Lien permanent | Commentaires (6)

22/02/2007

Une liberté qui disparaît

 Le Salon Beige nous l'apprend : la loi restreignant la liberté scolaire, en limitant le regroupement familial, a été voté ce jeudi, par l'assemblée nationale. Voir ici.

 Mais il n'est pas dit que nous ne pouvons pas résister. Comment ? D'abord, en retrouvant les fondements de nos convictions. Ensuite, en tentant de vivre le plus possible et le mieux possible, en harmonie avec. Enfin, en pratiquant, si besoin est l'objection de conscience et en organisant des formes de résistance à définir.  

17:31 Publié dans Éducation | Lien permanent | Commentaires (1)