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19/11/2008

Non au travail du dimanche (Video-1)

 

 

18/11/2008

Bonne nouvelle : les cathos dérangent

Bonne nouvelle : les évêques de France agacent et dérangent. Il faut lire dans le Figaro de ce jour la chronique d’Yves de Kerdrel, titrée « Les contre-apôtres du travail dominical ». De quoi s’agit-il ? Le chroniqueur reproche aux évêques de France, et singulièrement au cardinal Vingt-Trois, d’affirmer clairement leur opposition au travail dominical. En gros, de quoi se mêlent-ils ? C’est vrai, le dimanche n’est pas particulièrement un jour vénéré par les chrétiens et l’une des assises sociales de notre pays.
De quoi se mêlent-ils, se demande le chroniqueur, d’autant qu’ils ne critiquent pas le travail du dimanche pour la bonne raison. Selon Yves de Kerdrel, les évêques reprocheraient aux dispositions favorisant le travail du dimanche de transformer l’existence en une grande course au gain.
Or, il ne s’agit pas de cela, réplique le chroniqueur. Vous n’y êtes pas. C’est une question de liberté individuelle, de liberté de choisir, de s’émanciper, de s’épanouir. Une fois de plus, vous vous trompez, vous les évêques et derrière vous les catholiques qui vous suivent. Occupez-vous de vos sacristies et de vos églises et pour le reste laissez-nous faire. C’est nous les spécialistes !
On signalera seulement à ces spécialistes qu’ils sont à l’origine de la formidable crise dans laquelle nous nous trouvons. Que leur ironie moqueuse nous amuse davantage qu’elle nous blesse tellement leur monde est un échec absolu. La finance ? Elle a explosé. L’économie ? Elle est en crise. L’environnement ? La Création est exsangue. Les hommes ? Ah oui, au fait, les hommes. Heureux, les hommes ? Voyez le nombre de suicides, de séparations, de divorces, de familles éclatées, d’enfants à problèmes, de violence dans la rue. De familles pauvres.
Bien au chaud, dans les colonnes du Figaro, Yves de Kerdrel donne des leçons aux évêques, il pourrait aussi faire un examen de conscience. Surtout quand ce théologien de pacotille se lance dans la citation et l’explication des évangiles. Oui, le Christ dit bien qu’il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Mais seulement, César lui-même n’échappe pas aux lois de Dieu. Sinon nous tombons dans le pire des totalitarismes. Bon retour au catéchisme Monsieur de Kerdrel.

17/11/2008

Le dimanche : la famille oui; le travail, non !

Dans une lettre-type à envoyer aux élus [bonne idée – il faut jouer la carte locale : maires, conseillers, députés], les Associations familiales catholiques soulignent les raisons de l'opposition au projet ultraliberal de travailler le dimanche.

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« Ces dernières semaines, une évolution de la législation visant à élargir les possibilités d’ouverture des commerces et des services publics le dimanche a, à nouveau, été évoquée. Les Associations Familiales Catholiques s’opposent à un tel changement qui aurait des conséquences graves pour les familles et pour la société entière dont elles sont les cellules de base.

Parmi les arguments en faveur d’une extension de l’ouverture dominicale, il y a l’idée de dynamiser l’économie et de relancer la consommation. Or, la consommation est aujourd’hui plus restreinte par le pouvoir d’achat et le surendettement des ménages que par les jours d’ouverture des commerces. De leur côté, le lien entre augmentation de l’amplitude horaire d’ouverture des magasins et augmentation du chiffre d’affaires n’est pas établie : n’y aura-t-il pas d’abord augmentation des coûts et lissage sur la semaine ? De la même manière, les majorations salariales seront-elles pérennes si le travail le dimanche se banalise ?

Est également mise en avant la liberté de choix des salariés. Comment sera-t-elle effectivement garantie ? Quelle sera l’incidence, pour un salarié, d’avoir préféré conserver le dimanche son jour de repos pour passer du temps avec sa famille, ses amis ? De même, les exemples étrangers montrent que ce sont principalement les salariés aux revenus modestes, travaillant dans les secteurs du gardiennage, de l’entretien…, qui travaillent le dimanche (ou avec des horaires décalés) : ont-ils à ce titre une réelle liberté de choix ?

Sur un plan pratique, les exceptions qui existent déjà au principe du dimanche non-travaillé montrent les difficultés qui surgissent, par exemple en termes de moyens de garde et, plus largement, de conciliation vie professionnelle – vie familiale.

Par ailleurs, pour les Associations familiales catholiques, la généralisation du travail du dimanche ne doit pas se faire au détriment de la dignité de l’homme. Sur ce plan, il n’est pas possible de ne le considérer que comme un consommateur de biens et de marchandises. Le repos du dimanche vient rappeler la valeur des moments partagés avec des proches, valeur qu’aucune rémunération ne peut compenser. Le dimanche reste, en effet, le jour où la plupart des familles se retrouvent : de l’existence de cette occasion pour le plus grand nombre dépend la stabilité de la vie de famille et donc aussi le lien social lui-même. Il est indispensable pour chacun d’avoir un jour de repos fixe qui lui permet de se consacrer à des activités en famille ou entre amis.

Enfin, pour les chrétiens, l’extension du travail du dimanche touche la vie au sein de l’Eglise. Cela la concerne bien sûr à travers la pratique religieuse, mais aussi comme communauté humaine dont les œuvres, notamment à caractère caritatif et humanitaire, sont d’un grand secours pour beaucoup. Le repos dominical permet d’entretenir ces liens qui sont également utiles pour la société. »

 

Par ailleurs, la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) se montre également opposée au travail du dimanche au niveau européen. Elle souligne notamment que « l’appel en faveur de l’ouverture dominicale des commerces au nom de la libéralisation limite en réalité la liberté de la vie en famille » et que « si la société européenne se soumet entièrement aux conditions de l’économie, elle se coupera des ressources spirituelles de la solidarité et risque de mettre sa cohésion en péril ».

Site des AFC : ici.

 

Il n'y a pas de société sans familles. Il n'y a pas de familles sans une journée qui lui soit propre dans la semaine.