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14/03/2007

Le communautarisme en question

Après le mensuel La Nef, Permanences, revue d’Ichtus, consacre son dernier numéro (n° 439, février-mars 2007) au communautarisme catholique. Dans un numéro précèdent, Permanences titré « Cathos, la tentation de la dissidence ». Sur la même logique, la revue titre cette fois, « Cathos, la tentation du communautarisme ».
Ce numéro est intéressant et il est à lire. Il est aussi inégal dans la qualité des contributions, mais c’est le propre de tout travail collectif. On y trouvera l’éditorial de Nicole Buron (Ne pas tomber dans le piège), un article de Martial Marc sur « l’Ave Maria City ou la ville communautaire », un grand entretien avec Olivier Drapé, directeur d’ Ichtus sur « La tentation du communautarisme », un article de Nicole Buron sur « Dissidence, quelle stratégie ? », un billet de Jacques de Guillebon, mousquetaire de l’anti-dissidence et de l’anti-communautarisme, un témoignage de Thierry Cabrita sur « La liberté d’agir », une réflexion de Nicolas Bay sur ce qui n’est pas acceptable dans ce monde pour des catholiques, un appel au Magistère, dans un choix de textes, signé Florence Caquelard, un article de l’amiral Berger sur « désobéissance civile et objection de conscience », un article de Jean de Saint-Chamas sur les structures de péché et un retour historique sur les décrets de 1880 par Benoît Dumoulin. Sans oublier le billet de Bénédicte Chéron au titre éloquent : « Semblablement sauvés ».
Permanences annonce également que la deuxième université d’été d’Ichtus, fin août, portera comme titre, « Faut-il entrer en dissidence ? ».
Un très riche numéro donc que l’on peut se procurer au 49, rue des Renaudes, 75017 Paris ou en téléphonant au 01 47 63 77 86.
Un numéro à discuter aussi car il apporte sa pierre au débat. Débat ou nouvelle croisade pour convertir des catholiques égarés (du style, « des cathos, mes meilleurs ennemis ») ? C’est – peut-être ? – une question à se poser. En y ajoutant cette autre éventuelle question : les prémices de ce débat sont-elles bien posées ?

11:40 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (14)

05/02/2007

Je vous dois bien une explication

Au terme d'une semaine mouvementée sur la dernière Question de la semaine, à propos du mariage entre catholiques, j'ai été amené à demander que l'on cesse de mettre des commentaires, ceux-ci tournant alors le plus souvent au pugilat et à l'attaque personnelle. Je menaçais même alors de supprimer tout commentaire sur le sujet si d'aventure il y en avait.
L'aventure est arrivée… Ce W.E, le Salon Beige (ici) que je salue au passage, a fait un écho à cette question, sans avoir lu, semble-t-il ma demande. De ce fait, des nouveaux commentaires sont arrivés. Après réflexion, j'ai décidé de me contredire moi-même et de les laisser, certains apportant des avis intéressants. Donc la discussion continue.
Mais, je renouvelle ma demande d'exclure les attaques personnelles ou l'ironie facile qui évite le sujet plutôt qu'il ne lui apporte vraiment quelque chose. Merci par avance. Je note au passage que la question du silence laisse de marbre. Mais après tout, si vous êtes satisfait du bruit ambiant…

16:07 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (3)

Eugénisme, technique et philosophie des Lumières.

Dans un entretien accordé au Monde (ici), Didier Sicard, président du Comité national d’éthique, évoque le dépistage prénatal. Sa conclusion : il y a un risque d’eugénisme.
Ce risque est dû à la rencontre entre une idéologie d’un côté et la technique qui permet aujourd’hui de faire passer à l’acte cette idéologie.
Mais Didier Sicard va plus loin dans son analyse. Il estime que le risque de déviance eugénique est rendu possible, spécifiquement en France, pour trois raisons :
1°) la grande accessibilité des techniques ?
2°) le déficit en matière d’accueil des personnes handicapées.
3°) « ces dépistages sont idéologiquement perçus comme un progrès des acquis scientifiques, des Lumières, de la Raison. »

Ce dernier point est, en fait, dans son exposition le premier présenté par Didier Sicard. Il représente effectivement le fondement intellectuel du danger auquel nous sommes ici confrontés. Il y a une idéologie derrière les changements de notre société. Celle-ci se fonde sur la croyance en un progrès absolu et linéaire, en la bonté intrinsèque de la nature humaine et au fait que de l’apparente rationalité d’un acte découlerait sa moralité. Le pouvoir illimité de la Raison conduit pourtant souvent à des actes inhumains. L’histoire nous l’enseigne. La morale nous le confirme. On relira sur ces sujets Veritatis splendor (ici), Fides et ratio () et Evangelium vitæ ().

On donnera raison à Didier Sicard lorsqu’il montre que la multiplication des structures d’accueil des personnes handicapées entraîne une diminution du dépistage et du risque eugénique auquel il conduit le plus souvent. On lui donne raison aussi dans la critique de la déviance consumériste. Cependant, il faudrait aller plus loin en remettant en cause le fondement idéologique de notre société, les conséquences parallèles comme l'avortement. Il conviendrait également de réfléchir plus en profondeur sur le rôle, la place et la subversion qu'introduit la technique. Et plus encore, de savoir comment nous pouvons concrètement y faire face. 
 
Par ailleurs, sur l'unité d'action de Didier Sicard avec les catholiques, je renvoie à la réaction de Patrice de Plunkett sur son blog : ici 

08:35 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0)