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24/03/2007

A ceux que je décourage…

Sur ce blogue ou sur d’autres, de courageux anonymes se plaignent ou laissent entendre que je les découragerais… Je le regrette profondément et je leur en demande bien pardon. Tel n’est pas mon but. Et si, dans le feu de la bagarre, je ne me suis pas rendu aux arguments qui rencontrent chez eux le plus d’échos favorables, j’en suis aussi sincèrement désolé. Certainement, me suis-je mal exprimé ou mal fait comprendre. Je compte prochainement tirer une sorte de bilan provisoire de l’existence de ce blogue. Comme il n’est absolument pas nécessaire au Salut, ni même à mon existence, je serai peut-être amené à prendre une solution définitive à son encontre. J’espère seulement que l’actualité – qui risque d’être un peu bouleversée la semaine prochaine, si j’en crois certaines sources d’informations – m’en laissera le temps.

En attendant, le propre du blogue est de reposer à la fois sur la liberté d’expression de celui qui en est l’initiateur et sur la liberté de lecture de l’éventuel visiteur. Si celui-ci se sent découragé par ma prose, et si je peux me permettre un bon conseil, qu’il n’hésite pas à ne plus venir sur ce blogue. Je ne cherche pas à faire de « l’audimat » et je ne consulte pas fébrilement chaque soir les statistiques de fréquentation de Caelum et Terra. Il y a dans la blogsphère catholique beaucoup d’excellents blogues intéressants, informatifs, positifs qui permettent d’entretenir le moral. J’en ai mis quelques-uns en lien. Rien qu’en cliquant, par exemple, sur Le Salon beige, ou sur le Forum catholique, vous trouverez d’autres liens qui vous conduiront vers des blogues qui encouragent.

Il reste à savoir – c’est un sujet de méditation – ce qu’est le découragement. Mon dictionnaire Larousse en donne une définition sommaire : « perte de courage, abattement moral ». Définition sommaire, mais suffisante, me semble-t-il, pour voir que le découragement est davantage du côté du sujet que de l’objet. Le découragement est une réaction qui apparaît chez celui qui rencontre une difficulté ou qui est placé devant un obstacle qu’il juge insurmontable. Le découragement entraîne une passivité chez le sujet. Je pense que nous y sommes tous plus ou moins sensibles, au moins à certains moments de notre existence. Mais le découragement tient davantage à nous qu’à sa cause indirecte qui est l’obstacle ou la difficulté. Nous manquons alors de ce que les Anciens, et derrière eux, saint Thomas d’Aquin, appelaient « l’impérium » qui, pour faire face à l’obstacle et de tenter de le franchir, pousse à l’action. Il me semble aussi que nous avons tendance, dans les milieux catholiques, à confondre aisément l’optimisme et la vertu d’espérance.
L’optimisme n’est pas une vertu chrétienne. L’espérance l’est.
Qu’est-ce que l’espérance ?
Le Catéchisme de l’Église catholique en donne cette définition : l’espérance « est la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre bonheur le Royaume des cieux et la vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit » (n.1817).
Les effets de la vertu d’espérance sont de purifier les espoirs des hommes pour les ordonner à la vie éternelle, de les protéger du découragement, de les soutenir en tout délaissement, de dilater le cœur dans l’attente de la béatitude éternelle, de préserver de l’égoïsme et de conduire à la charité. (cf. n. 1818).
Rappelons que l’espérance est une « vertu théologale », c’est-à-dire qu’elle est une vertu surnaturelle, infuse dans l’âme par Dieu, pour nous incliner à faire le bien « par rapport à la vie éternelle ». (Cf. Catéchisme de saint Pie X). La vertu théologale est directement ordonnée à Dieu. Elle a Dieu pour objet.
L’optimisme est loin d’avoir cette signification. Selon mon Larousse, l’optimisme est « l’attitude de ceux qui prétendent que tout est pour le mieux dans le monde, ou que la somme des biens l’emporte sur celle des maux ». La tendance contraire est le pessimisme dont la définition n’est pas difficile à trouver.
L’optimisme, dans ce sens, non seulement, n’est pas une vertu chrétienne, mais ne peut être une vertu chrétienne. Notre foi repose notamment sur deux dogmes principaux : le péché originel qui a introduit le désordre dans l’homme et la création, et qui nous a coupé de Dieu. Et la mort et la Résurrection du Fils de Dieu, qui nous a racheté par son sang, pour nous ouvrir le Royaume éternel.
Chesterton a eu ce mot au sujet de l’optimisme (je n’arrive malheureusement pas à retrouver la référence exacte, ce qui enlève à ma citation toute crédibilité littéraire, mais ne retire rien à l’intérêt du propos chestertonien) :
« L'humanité ne produit des optimistes que lorsqu'elle a cessé de produire des heureux ».
Le vrai sujet est là d’ailleurs. L’espérance nous parle et entretient en nous le goût du bonheur éternel. Et de ce fait, nous sommes déjà heureux, bien qu’imparfaitement sur cette terre, par anticipation de ce bonheur sans nom qui est la contemplation de la Trinité sainte.
Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas de difficultés ni de raison de découragements (comme ce blogue, pour certains). Cela veut dire que, avec la grâce de Dieu, nous pouvons anticiper le bonheur éternel en recherchant d’abord le royaume de Dieu et le reste par surcroît.
Pardon donc à ceux pour lesquels ce blogue serait un obstacle au Royaume.
Caelum et terra. Ciel et Terre. Terre et Ciel. Grâce et nature.

 

Daniel Hamiche aussi

Après Denis Sureau hier, c'est Daniel Hamiche qui lance son blogue. Sa spécialité ? L'Amérique catholique. Il l'aime, il l'observe, il la décortique pour tenter de nous en donner un meilleur aperçu. Il en rêvait depuis plusieurs mois. C'est désormais fait sur : http://americatho.over-blog.com/

19:02 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0)

23/03/2007

Denis Sureau rejoint la blogsphère catho

Il a dû y prendre goût en intervenant sur Caelum et Terra. Denis Sureau, par le biais de sa lettre d'information, Chrétiens dans la cité, rejoint le monde du blogue. Bienvenue. C'est ici que les débats auront lieu désormais.

19:35 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0)