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13/12/2006

Appel au boycott

 

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Hier, je publiais des extraits de la tribune libre du père Michel Viot parue en septembre dans le Monde. Aujourd'hui, je reçois cet appel de la CFTC qui va exactement dans le même sens. Même pour des raisons pratiques, n'acceptons pas de nous rendre dans les magazins le dimanche 24 décembre, qui est d'abord et avant tout le Jour du Seigneur.

NOUS NE SOMMES PAS DES BÊTES ÉCONOMIQUES, MAIS DES CRÉATURES DE DIEU.

La Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC) de Paris appelle à "Boycotter les grandes surfaces le dimanche 24 décembre".
Le syndicat rappelle que "l'ouverture des grandes enseignes le dimanche", c'est notamment "la dégradation de la vie de famille des salariés", des "centaines de milliers d'emplois détruits", et la "fermeture des commerces de proximité".
Mais le ministre du Commerce Renaud Dutreil a jugé mercredi qu'il trouverait "absurde" que les magasins ne soient pas ouverts la veille de Noël.

Rappelons-nous ce qu 'écrivait Jean-Paul II dans sa  lettre Dies Domini :

" A notre époque, il reste nécessaire de faire effort pour que tous puissent connaître la liberté, le repos et la détente nécessaires à leur dignité d'hommes, avec les exigences religieuses, familiales, culturelles, interpersonnelles qui s'y rattachent et qui peuvent difficilement être satisfaites, si l'on ne réserve pas au moins un jour par semaine où il sera possible de jouir ensemble de la faculté de se reposer dans une atmosphère de fête. (...) C'est pourquoi il est naturel que les chrétiens veillent à ce que la législation civile tienne compte de leur devoir de sanctifier le dimanche, même dans les conditions particulières de notre époque. (...) Le repos des dimanches et des jours de fête revêt une dimension "prophétique", puisqu'il affirme non seulement le primat absolu de Dieu, mais aussi le primat et la dignité de lapersonne qui l'emporte sur les exigences de la vie sociale et économique. "

 

 

09:21 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0)

08/12/2006

Le sens de l'existence selon Benoît XVI

Extrait du discours du pape à l'Université Grégorienne (3 novembre 2006) :

"Privé de sa référence à Dieu, l'homme ne peut pas répondre aux questions fondamentales qui agitent et agiteront toujours son coeur à propos du but et donc du sens de son existence. En conséquence, il n'est pas non plus possible d'introduire dans la société ces valeurs éthiques qui seules peuvent garantir une coexistence digne de l'homme. Le destin de l'homme sans sa référence à Dieu ne peut être que la désolation de l'angoisse qui conduit au désespoir. Ce n'est qu'en référence au Dieu-Amour, qui s'est révélé en Jésus Christ, que l'homme peut trouver le sens de son existence et vivre dans l'espérance, même dans l'expérience des maux qui blessent son existence personnelle et la société dans laquelle il vit. L'espérance a pour effet que l'homme ne se referme pas dans un nihilisme paralysant et stérile, mais qu'il s'ouvre à un engagement généreux dans la société dans laquelle il vit afin de pouvoir l'améliorer. C'est la tâche que Dieu a confiée à l'homme en le créant à son image et à sa ressemblance".

17:43 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (4)

04/12/2006

Une joyeuse austérité

 

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L’Avent est donc commencé. Bonne année à tous. Comme le rappelle Dom Guéranger dans L’Année liturgique, l’Avent est aussi un temps d’austérité :
« Mais si les pratiques extérieures de pénitence qui consacraient autrefois le temps de l'Avent, chez les Occidentaux, se sont peu à peu mitigées, en sorte qu'il n'en reste plus maintenant aucun vestige hors des monastères, l'ensemble de la Liturgie de l'Avent n'a pas changé; et c'est dans le zèle à s'en approprier l'esprit que les fidèles feront preuve d'une véritable préparation à la fête de Noël. »
Et de conclure : « on doit conclure que l'Avent est un temps principalement consacré aux exercices de la Vie Purgative ; ce qui est signifié par cette parole de saint Jean-Baptiste, que l'Eglise nous répète si souvent dans ce saint temps : Préparez la voie du Seigneur! Que chacun donc travaille sérieusement à aplanir le sentier par lequel Jésus-Christ entrera dans son âme. Que les justes, suivant la doctrine de l'Apôtre, oublient ce qu'ils ont fait dans le passe, et travaillent sur de nouveaux frais. Que les pécheurs se hâtent de rompre les liens qui les retiennent, de briser les habitudes qui les captivent ; qu'ils affaiblissent la chair, et commencent le dur travail de la soumettre à l'esprit ; qu'ils prient surtout avec l'Eglise; et quand le Seigneur viendra, ils pourront espérer qu'il ne franchira pas le seuil de leur porte, mais qu'il entrera; car il a dit, en parlant de tous : « Voici que je suis à la porte et que je frappe ; si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre, j'entrerai chez lui».


L’austérité ? Le terme fait peur aux catholiques. L’Avent devrait donc nous faire peur. Heureusement, ce n’est pas le cas, car nous savons quel en est le terme : Noël, la naissance du Christ. L’Incarnation !
Nous devrions penser plus souvent à ce lien entre « austérité » et « incarnation ».
L’un mène ou doit mener à l’autre.
L’austérité n’est pas une fin en soi. Elle est ordonnée à une fin qui lui est supérieure. L’austérité est un moyen, un dépouillement, en vue d’accueillir le Christ.
C’est vrai, cela doit être vrai dans nos manières de vivre. Et pas seulement pendant l’Avent.
L’austérité dans nos vies doit viser à nous débarrasser de tout ce qui nous empêche de vivre joyeusement et pratiquement en chrétien. D'incarner le christianisme, d'incarner le plus possible notre foi.L’austérité n’est pas l’absence de joie, la mine triste, mais la recherche de la vraie joie dans la vie simple. Et si pour l’Avent, nous nous dépouillons d’un certain nombre de choses ?

La télévision, par exemple ! On pourrait la regarder un peu moins ou, même, pas du tout, jusqu’à Noël.
La consommation ? Des tas de prospectus, catalogues arrivent dans nos boîtes aux lettres. On peut très bien décider de ne pas les regarder. On peut très bien décider de ne pas acheter ce superflu.

Les catholiques ont réagi, à raison, concernant le Téléthon. Nous n'acceptons pas de collaborer en vue de la recherche sur l'embryon, en vue de chosifier l'embroyon. Très bien ! Mais nous acceptons, par nos pratiques, de chosifier, de mercantiliser, la fête de la naissance du Sauveur. Pourtant, il n’est pas acceptable que le néo-libéralisme arrive à détourner le sens de la fête de Noël et parvienne par ces incitations à faire disparaître pratiquement le temps de l’Avent.

Un enseigne de supermarché, dont la direction dit-on est catholique, est capable d'affirmer dans sa publicité qu'elle est la vraie vie. Il y a le nom de l'enseigne puis ensuite le slogan : la vraie vie. Consommer, c'est la vraie vie. Étonnant que nous acceptions ces slogans sans rien dire, quand même.  

Noël reste un temps de fête et à l’idée de fête est associée celle de cadeaux. Mais sommes-nous obligés d’offrir forcément le cadeau le plus sophistiqué ou le plus coûteux ? Sommes-nous obligés de collaborer au système économique actuel dont la logique est anti-chrétienne ? Ne pourrions-nous pas réfléchir là aussi pour cesser cette collaboration tout en offrant des cadeaux différents ?

Pas de quoi fouetter un chat, me dira-t-on ! Ce n'est pas non plus une grande avancée pour trouver une solution aux maux politiques, sociaux et économiques ! C’est vrai. Il s’agit de retrouver simplement un peu de cette liberté intérieure et d’essayer de vivre autrement qu’avec certaines chaînes.

16:38 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1)