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Actualités - Page 22

  • La Rose blanche

     

     
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    La Rose blanche, vous connaissez ? C'est évidemment le nom de ce groupe de jeunes étudiants chrétiens allemands qui ont voulu montrer leur opposition au nazisme. Un beau film raconte cette histoire : Sophie Scholl, les derniers jours. Diffusé le 14 juin dernier sur Arte, le film est aussi disponible en DVD : ici.

     

    Dans ce film, outre le courage de ces jeunes étudiants, on reste frappé par les thèmes abordés lors des interrogatoires de Sophie Scholl. Des thèmes très actuels : respect de la personne, de sa conception à sa mort naturelle, place des handicapés dans la société, conception du droit, rôle de l'État et, au-delà, emprise du totalitarisme.

     

    S'inspirant de cet exemple, soucieux de confronter l'enseignement social de l'Église à la réalité de la société contemporaine, voulant également s'appuyer sur la philosophie politique classique et l'héritage de la civilisation française et européenne, un groupe de jeunes gens organise cet été un camp de formation pour étudiants et jeunes professionnels.  

     

    La Rose Blanche représente pour eux un modèle de résistance chrétienne en raison de son combat anti-nazi qui trouvait sa racine dans son opposition au nihilisme intellectuel et à son paganisme. C'est dans cet esprit que le cercle de la Rose blanche entend mener son action de formation aujourd'hui. 

    Pour contacter le cercle de la Rose blanche : ici

     

    Pour finir deux citations mises en avant par le cercle de la Rose blanche :

     

    Hans Scholl : "Je ne peux pas rester à l'écart, parce qu'il n'y a pas de bonheur pour moi à l'écart – et cette guerre, au fond, est une guerre pour la vérité. Tous les trônes mensongers doivent d'abord sauter, et c'est douloureux, pour laisser apparaître ce qui est vraiment authentique. Je ne le dis pas du point de vue politique, mais personnel, spirituel. J'ai été obligé de choisir".

     

    Alexandre Soljenitsyne : "l'essence la plus profonde du totalitarisme n'est pas tellement dans l'oppression de la liberté de la part du pouvoir. L'essence la plus profonde du totalitarisme consiste plutôt dans la négation de l'idée de vérité, et dans le fait que pouvoir et plaisir ne sont plus régis par la vérité".

     

     

    Les véritables Hans et Sophie Scholl :

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  • Télévision : Le Monde en parle

    C'est dans Le Monde daté du 12 juin (ici). C'était sur ce blogue le 12 mai… Mais, avouons une chose, Le Monde est quand même davantage lu que Caelum et Terra. Au fond, c'est bien dommage !

  • Kouchner et la désertion du politique

    Sur le site de Liberté politique, Yves Meaudre, qui œuvre avec talent et courage au sein des Enfants du Mékong, a écrit un article consacré à Bernard Kouchner (ici).
    Dans son édition de fin de semaine, Liberté politique revient sur le sujet, à la suite de réactions plus que mitigées. « L’avis d’Yves Meaudre, explique Liberté politique, sur le choix de Bernard Kouchner (notre édition du 21 mai) et le portrait qu’il a fait du nouveau ministre des Affaires étrangères ont provoqué des réactions mitigées : heureusement surprises pour certains, très critiques pour d’autres qui lui refusent le moindre satisfecit. Ce débat nous donne l’occasion de rappeler notre conception de la responsabilité politique. Notre seul critère est le bien commun. Si un socialiste peut servir la France, pourquoi pas ? ». Toute la suite est une argumentation en faveur d’un jugement serein et politique.
    Il faut pourtant avouer que l’article en question est une succession de contradictions enfilées comme les perles d’un collier. En gros, dans un souci de vérité, toujours utile, et de réalisme, toujours nécessaire, Yves Meaudre tente de montrer la complexité de la personne qu’est Bernard Kouchner.
    Comment ne pas lui donner raison ? Trop conscient des dangers inhérents à la communication qui finit par construire un personnage qui, petit à petit, prend le pas sur la personne au point de la recouvrir et parfois de l’effacer, je ne peux que saluer cet effort de décapage de la statue pour retrouver la personne même.
    Mais, ce faisant, Yves Meaudre évacue le problème principal et retombe inévitablement dans la difficulté qu’il veut éviter. À une image construite par Kouchner lui-même, par les circonstances et les médias, il tente de substituer une autre image. C’est-à-dire un reflet, une construction qui tend à vouloir prendre le pas sur l’autre image et sur la personne elle-même.
    Le plus grave cependant est ailleurs. À quoi sert un tel portrait, même si on l’estime plus juste que le portrait habituellement répandu ?
    Que Bernard Kouchner ait finalement une personnalité plus complexe que nous ne le pensions, tant mieux ! Mais, à vrai dire, nous en étions bien persuadés. Nous expérimentons tous notre difficile condition humaine, nos tiraillements entre le bien et le mal, nos fautes et nos échecs.
    Yves Meaudre nous apprend finalement que Bernard Kouchner est un homme. Mais est-ce suffisant pour être un ministre des Affaires étrangères, avec une politique cohérente, dans un prétendu effort de rénovation de la France qui vise à sortir des ornières de Mai 1968 ?
    On subvertit ici complètement l’aspect politique. Le problème, en effet, n’est pas d’abord que Kouchner ait appartenu aux Jeunesses communistes ou qu’il ait fait Mai 68. Ni même qu’il pense telle ou telle chose dans le domaine de la politique étrangère.
    La subversion du politique s’effectue tout simplement en nous laissant entendre que Bernard Kouchner pourra entreprendre une bonne politique étrangère, au service de la France, parce qu’il a dialogué avec le père Ceyrac, que son épouse (Christine Ockrent) est marraine de Science Com’ créée par Philippe de Villiers ou qu’il lit Camus comme… le père Marie-Dominique Philippe.
    Tout l’article d’Yves Meaudre est de nous affirmer, non pas que Kouchner est parfait – il pointe même des défauts politiques importants –, mais qu’il n’est pas un idéologue.
    Seulement, le même article nous dit qu’il est « mondialiste », « sans référence morale objective » et que « son système de valeurs est celui de ses contemporains fatalistes ».
    Au fond, Yves Meaudre a raison. Kouchner ne porte pas une idéologie, il est porté par elle. Il est idéologue comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. Pour un ministre des Affaires étrangères, c’est finalement ce qu’il y a de plus grave. Nous sommes en pleine désertion du politique. Et nous sommes loin de l’assurance d’une action en faveur du bien commun.