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14/08/2013

Saint Maximilien-Marie Kolbe : un saint pour notre temps

Maximilien-Marie Kolbe, Philippe MaxenceDepuis l’accession du Pape François au Siège de Pierre, la famille franciscaine est devenue à la mode au sein de l’Église, comme d’une certaine manière, la grande famille bénédictine l’était sous le pontificat du pape Benoît XVI. À vrai dire, ce sont plus les hommes, et singulièrement ceux des médias, que les papes eux-mêmes qui véhiculent ce genre d’attirance médiatique, même si évidemment les noms qu’ils choisissent influent sur la perception de leurs contemporains.

Il m’a toujours paru illusoire et peu catholique d’opposer les ordres religieux entre eux, même s’il convient d’éviter de tomber dans l’erreur symétrique qui consiste à nier toute différence. Mais puisqu’aujourd’hui la mode attire les regards vers saint François et ses disciples ou saint Ignace et son armée, il ne me paraît pas hors de propos de rappeler que nous fêtons aujourd’hui un grand saint de la famille franciscaine, en la personne de saint Maximilien-Marie Kolbe.

Couverture polonais.pngSon histoire est largement connue, et au besoin, je me permets de renvoyer vers la biographie que j’ai consacrée à cette âme de feu (laquelle biographie a été bien reçue dans son pays natal et a connu une traduction en polonais, couverture ci-contre).

Mais la belle et grande figure de saint Maximilien-Marie Kolbe nous rappelle aussi qu’il serait hasardeux de réduire la famille franciscaine à cette image médiatique et fausse si facilement transmise aujourd’hui.

Particulièrement attaché à son ordre, saint Maximilien-Marie n’a jamais cessé d’exiger une fidélité radicale à la Tradition de l’Église en général et une fidélité intransigeante à celle des Franciscains mineurs conventuels. Homme des médias et d’une certaine forme de modernité dans l’utilisation des moyens d’expression, il n’a jamais admis d’utiliser ces derniers pour mettre en avant sa personne ou pour réduire le Christ à être un artifice publicitaire parmi d’autres. Résolument déterminé sur la pauvreté – sa vie, et particulièrement les épisodes de celles en Pologne comme au Japon mais aussi quand il a été question de réviser les constitutions de l’Ordre, le montre aisément –, il n’a jamais consenti à ce que la pauvreté soit une excuse minable au paupérisme liturgique. Bien au contraire !

Chevalier-CREDO.jpgÀ connaître la vie de ce saint, à la fois humble et très exigeant, on ne le voit pas ridiculiser l’Église ou le sacerdoce dont il est revêtu par appel de Dieu en se livrant, par exemple, à un « Flash Mob ». L’évangélisation était au cœur de son existence ; ce souci dévorait littéralement cet être ardent et généreux. Ses succès, en Pologne comme au Japon, et de par le monde entier depuis sa mort, furent innombrables. Mais pour autant, c’est la pure et exigeante doctrine du Christ qu’il a voulu transmettre ; c’est l’Église qu’il a voulu faire aimer et servir ; c’est la Vierge Marie à laquelle il s’est entièrement confié. S’il fallait chercher un franciscain, modèle pour les temps présents, sans être réductible à notre seule époque, nous pouvons aller le chercher tranquillement chez saint Maximilien-Marie, le Chevalier de l’Immaculée. En ce 14 août, jour où l'Église célèbre son martyre, il est bon de le souligner et de faire appel à son intercession.

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