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23/12/2009

Encore Jacques Julliard...

Image 1.pngNotamment pour sa dernière chronique du Nouvel observateur qu'il consacre à Simone Weil. Il n'hésite pas à faire l'éloge de l'inconfort, appelant à sa rescousse Simone Weil donc, mais aussi Kierkegaard, Bernanos (pas étonnant), Dostoïevski et un certain Chesterton (tiens, tiens). « Le climat spirituel propre au christianisme, écrit le chroniqueur, est celui de l'inconfort, de la révolte permanente (oui, mais contre le péché et ses effets, si je puis me permettre, ndlr) et de la contradiction ». Julliard en profite pour rappeler le beau texte de Simone Weil sur les partis politiques, paru en 2006 chez Climats.

Inconfort, donc ! C'est bien. Mais, alors pourquoi, le même Julliard dans le même numéro (p. 128) dit n'importe quoi à propos de la décision de Benoît XVI concernant Pie XII. Il demande : « était-il vraiment urgent, était vraiment indiqué de promouvoir à l'honneur suprême le pape le plus controversé du XXe siècle ? »

Une telle question, après avoir magnifié l'inconfort chrétien ?

Une décision « urgente » alors que nous sommes en 2009 et que la Seconde Guerre mondiale s'est déroulée entre 1939 et 1945 ? On a vu des hommes mis au Panthéon beaucoup plus rapidemment...

« Vraiment indiqué » alors que le propre du christianisme selon Julliard se situe dans « l'inconfort, la récolte permanente et la contradiction » ?

Tout cela pour nous dire qu'il « y a belle lurette que la béatification d'un personnage par l'Église n'est plus, ou plus seulement, un acte religieux, c'est d'abord un acte politique ».

Mais justement, si c'était le cas, Pie XII ne serait pas reconnu vénérable.  Car ce geste est peut-être ce qu'il y a de plus anti-politique aujourd'hui. C'est un geste d'inconfort, de révolte permanente et de contradiction. Pas un geste politique !

Julliard demande encore : « Alors pourquoi pas Pie XI, antinazi déclaré ? » Parce que justement, il ne s'agit pas d'un acte politique et que d'autres éléments entrent en ligne de compte pour reconnaître un homme comme vénérable.

Pour le coup, ce sont les propos de Julliard qui relève de la politique et du calcul. En un mot, du confort.

D'autant que Jacques Julliard le catholique sait très bien qu'il ne s'agit pas d'une « béatification », mais de la reconnaissance des vertus héroïques qui doivent être sanctionner par un miracle pour arriver au stade de la béatification.


Commentaires

Hallucinant !!! Dieu a dit... ; mais à qui l’a-t-il dit ?
http://champion20.monsite.orange.fr

Écrit par : MCPN | 08/01/2010

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