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17/11/2008

Non au travail du dimanche

Hier, c'était dimanche. Un jour passé en famille. Après la messe du matin, la joie d'être avec les siens. Est-ce la fin ?  Le bruit court que certains devront travailler le dimanche. Ils le veulent, ils le réclament, ils sont prêts même à se croiser pour cette nouvelle cause de notre monde néolibéral. C'est, en tous les cas, ce que l'on dit. Il est toujours facile de mettre dans la tête des gens des idées, non pas simples, mais simplistes. Les techniques de manipulation ne datent pas d'aujourd'hui. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose, aurait dit Voltaire, qui avait au moins le mérite de s'exprimer dans une langue parfaite. Aujourd'hui, la crise aidant, il suffit de dire que chacun doit pouvoir disposer de la liberté de choisir ou non de travailler.

Bien sûr, on affirme que seules certains professions seront concernées. Seuls certains secteurs devront mettre en place le dispositif du travail du dimanche. Et que, au final, c'est la liberté individuelle qui doit trancher. C'est oublier trop vite qu'un mécanisme une fois enclenché tend à produire toujours davantage ses effets. De quelques professions, on passera ainsi à toutes, dans un pays qui vénère l'égalité, comme facteur social. C'est oublier également que le travail n'est jamais un acte simplement, uniquement, individuel. Il implique une relation avec d'autres. Il implique des clients, des collaborateurs, des fournisseurs, etc. Tout un ensemble de relations sociales. La liberté individuelle de la vendeuse qui veut gagner plus pour vivre mieux – exemple souvent utilisé par nos hommes politiques – n'est pas un argument efficace. Car si cette liberté individuelle est effectivement nécessaire pour aller travailler, elle résonne sur la société entière.

C'est pourquoi il est nécessaire de refuser cette possibilité de travailler le dimanche, qui déstabilisera une société toute entière, pour nous rendre la proie toujours plus consentante de l'économisme et du mondialisme. Non à cette révolution anthropologique réduisant l'homme à un producteur-consommateur, dans un monde constitué uniquement d'échanges économiques.

Pour un chrétien, n'y aurait-il qu'un argument à avancer, il est évident. Le dimanche est le Jour du Seigneur – Jean-Paul II l'a magnifiquement rappelé dans sa lettre apostolique Dies Domini – et il implique de lui consacrer toute son attention en cette journée de repos et de vie en famille. La chrétienté l'avait naturellement traduite dans ses aspects sociaux. Pour le catholique, l'enjeu est de taille. À notre tour, comme les premiers chrétiens, il s'agit de « ne pas sacrifier aux idoles » que sont l'argent, la suprématie économique, le tout-commerce, etc.
Mais veut-on évoquer des raisons plus « citoyennes », plus larges, plus pluralistes ? Le repos dominical est aussi une loi de la République. Elle date du 13 juillet 1906. On valorise à cette époque la santé des travailleurs et la vie de famille. La France rythme sa vie sociale autour du dimanche et ne réduit plus l'homme à être un simple rouage de l'appareil économique. On mesure la régression qui se prépare. Elle ne passera pas par nous !

On peut au moins signer la pétition pour le dimanche, disponible sur le site indiqué ci-dessous.

 

Commentaires

Au sujet du travail le dimanche, Xavier Bertrand explique "qu’il y a 3,5 millions de Français qui travaillent le dimanche". Selon lui, ces salariés vont bientôt être privés de leur travail, "cette réglementation est à bout de souffle". "Il faut permettre d’assouplir les choses". Xavier Bertrand ajoute qu'il faut aussi "qu"on prenne en compte l"évolution de la société et les évolutions de la consommation". Il estime que le travail du dimanche ne prendra pas le chiffre d"affaires d"un autre jour de la semaine.

http://www.france-info.com/spip.php?article213130&theme=9&sous_theme=44

Il se paye notre tête !
C'est quoi les 3,5 millions de Français qui travaillent le dimanche ?
Nous avons doit à une information objective...
La société n'évolue pas toute seule, il faut la "forcer" un peu... beaucoup... la preuve Xavier Bertrand.
Il nous ferait devenir révolutionnaires.

Écrit par : michel | 17/11/2008

Il est étrange qu'on n'évoque pas l'un des principaux promoteurs du travail du dimanche, parmi les membres du gouvernement: Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi, maire UMP du Puy en Velay, est un catholique fervent, ami de feu soeur Emmanuelle, qui défend bec et ongles la libéralisation du travail et la possibilité pour les salariés qui le veulent de travailler le dimanche.
Foi et politique: tension impossible ?

Écrit par : malou | 19/11/2008

47 députés se mobilisent autour de Marc Le Fur, Député des Côtes d'Armor et Vice-Président de l'Assemblée nationale pour dire "Touche pas à mon dimanche". Voir le site de Marc Le Fur www.marclefur.com.

Écrit par : Stephane de SALLIER DUPIN | 20/11/2008

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