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14/02/2008

Anti-catho primaire

Cela n'a rien à voir avec les choses qui m'intéressent d'habitude, et dont je parle ici le plus souvent, mais je voudrais m'arrêter quelques instants à une phrase lue dans le Le Point reçu aujourd'hui.

Dans ce numéro, Élisabeth Lévy demande à plusieurs personnalités leur réaction après la publication par Le Nouvel Observateur d'un texto attribué à Nicolas Sarkozy et adressé à Cécilia. Philippe Val, patron de Charlie hebdo, donne son sentiment, comme Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Daniel Schneidermann et Max Gallo. Pourquoi pas ? Mais une fois de plus, alors que le sujet n'a aucun rapport, Philippe Val lance sa petite attaque contre le catholicisme.

"Pensionnaire dans un lycée catholique, j'ai terriblement souffert de l'absence totale de droit à l'intimité. Qu'une "info" de ce genre passe dans l'Obs, c'est terrifiant". Tout y est : amalgame et terreur. Val manipule l'événement et le retourne dans une attaque bassement anti-catho.

En soi, l'événement n'est pas très important. Il n' a rien de nouveau et montre juste une persistance du phénomène. Il montre aussi combien la haine peut rendre idiot. Car, quand même !  Entre texto présidentiel et pensionnat catholique, le rapport est lointain. Qu'une pension ne soit pas un endroit très propice à l'intimité, c'est le propre de toute vie en groupe. Les Soviétiques ont bien connu cette situation avec leurs immeubles à habitats partagés. Que cette pension, soit catholique ou non, ne change rien à l'affaire. C'est peut-être dommage, mais c'est ainsi. Ce qui est réjouissant, malgré tout, dans cet épiphénomène valesque, se situe ailleurs. Dans le constat que le catholicisme dérange toujours et que le Christ reste bien le signe de contradiction. Deo gratias !

Commentaires

Monsieur,

Il me semble que vous faîtes une analyse erronée de la position de Philippe Val. Si vous rejetez toutes les critiques - même celles qui sont légitimes - au prétexte que le Christ dérange, vous vous enfermez dans une suffisance autiste qui conduira, comme aujourd'hui, à ce que beaucoup se séparent de l'Eglise et du Seigneur.

Quant à aller chercher un allié pour votre défense auprès de l'URSS, j'espère qu'elle vous aura avert après coup sur la faiblesse de votre argementation.

"Malheur à ceux qui, par leur comportement, font blasphémer le nom du Seigneur" est-il dit dans l'Ecriture.

J'espère que vous saurez prendre en bonne part cette remarque.

Écrit par : Général Carême | 14/02/2008

Peut-être que Philippe Val est contre les "cathos primaires". C'est tout.

Écrit par : Général Carême | 14/02/2008

Et peut-être saurez-vosu faire votre profit de cette analyse découverte à l'instant :


http://engagementchretien.free.fr/dotclear/index.php?2008/02/13/56-ma-religion

Là dessus, ne craignez pas non plus de sortir de la finalité de ce site, comme vous le fîtes pour parler de philippe val, pour donner votre défense.

Écrit par : General Carême | 14/02/2008

@ general carême , je suis allée sur la page que vous nommez et j'y ai pris cette phrase . ."Mon pays s'est construit dans l'amour de la liberté et dans une saine indifférence des choses de l'Etat."
et bien , on voit que l'auteur connait mal son histoire de France en tout cas ! C'est dit sans méchanceté de ma part .
les cathos ont l'air un peu perdus , en retard dans ce monde qui va au rythme du clic, vous avez raison . J'ai moi-même grandi dans un petit monde catho, bourgeois en effet, que j'ai fortement rejeté à l'adolescence, me nourissant de Sartre, Camus et compagnie , bref ! Jusqu'au jour où mes parents ont décidé (j'avais cinq de moyenne générale ...) de me mettre dans une petite école privée, la seule qui voulut de moi en vérité, et de mon impertinence . Il y avait dans cet établissement tout petit de curieux personnages , des mères de famille et des vieilles filles, des religieuses civiles, toutes enseignantes . la directrice semblait vraiment vivre dans une autre époque . mais j'en suis ressorti quatres années plus tard, le bac en poche haut la main, sans le moindre redoublement, avec des amies et la joie au coeur et des centaines de projets .
Philippe val a peut-être été malheureux en pension catholique, est-ce que ça justifie son commentaire qui englobe et condamne toute la religion ? Je trouve le procédé facile et pas très mature .
De même, je ne vois pas de valorisation de L'URSS par l'auteur de ce blog . parfois, aveuglé par ses propres doutes ou souffrances, on préfère condamner à l'exterieur que faire le point sur soi . je ne fais pas la leçon, je parle d'un procédé propre à tout être humain .
Et, s'il vous plait, au moins , ici, ne parlons plus de ce SMS...J'étais venu trouver un peu de cette paix ...que seuls, peut-être des croyants peuvent encore apporter .

Écrit par : bénédicte | 14/02/2008

J'ai été pensionnaire il y a quelques années dans un lycée catho, et il n'y avait pas de problèmes d'intimité. Les choses ont évolué depuis les années 60...

Écrit par : Arnaud | 18/02/2008

Vous avez eu une belle expérience Bénédicte. Tant mieux. Et merci d'en témoigner. MAis combien de personnes de l'âge de Philippe Val ai-je entendu qui ont été traumatisées par des curés au coeur sec ou par des "bonnes soeurs" qui ne l'étaient pas.

Arrêtons la "façadisme". Il y a eu des erreurs, parce que les catholiques comme les autres sont des pécheurs. Et reconnaissons ces erreurs, entendons les souffrance qui ont été subies, pour obtenir le pardon de Dieu et de nos frères. Alors, cette pseudo haine que l'auteur de ce site dénonce, disparaîtra d'elle-même. Car cette haine n'est qu'un amour déçu.

Pour moi, Mai 68 s'explique aussi par cela : des catholiques étaient rigides et moralistes, oubliant l'(amour du prochain. Et créant des révoltés. J'en ai encore entendu un cet après-midi.

Quant à Charlie Hebdo, j'ai découvert cette revue au printemps dernier. Et elle me fait bien rigoler. Tout CATHOLIQUE (de gra^ce, pas "cathos) que je suis.

Écrit par : Général Carême | 20/02/2008

@ générale carême , c'est vrai, j'ai eu une bonne expérience . Par contre, ma mère, élevée par des religieuses dans les années 50 en a une autre . Et si cétait dû à la rigidité de l'époque ? Pour avoir le coeur sec, il suffit d'être un humain avec une histoire personelle trouble . J'ai également des amis qui ont été traumatisés par une prof de physique-chimie athéequi haïssait les garçons, ça ne condamne pas pour autant tous les profs de science pas plus que les athés
Bien sûr que C'est un cri de rejet d'amour de Philippe val, mais ça ne justifie pas la condamnation de l'ensemble .
Quand à Charlie hebdo, je l'ai lu également il y a quelques années, là aussi, ils ont parfois un peu le coeur sec, non ?
Mai 68, c'était un mouvement national, pas simplement d'enfants de cathos , contre justement une forme de rigidité dans l'éducation dans son ensemble .
Tout ceci ne signifie pas , bien évidement, que l'église n'a rien à se reprocher, mais sachons remettre les choses à leurs places et à regarder aussi le positif .

Écrit par : bénédicte | 20/02/2008

Général,

bonjour,

"MAis combien de personnes de l'âge de Philippe Val ai-je entendu qui ont été traumatisées par des curés au coeur sec ou par des "bonnes soeurs" qui ne l'étaient pas."

On pourrait gloser des heures là dessus. Il va sans dire que des situations de ce type ont existé. Néanmoins, cela tient aussi beaucoup du cliché : je connais un certain nombre de personnes l'utilisant "avec bravoure" et à tout bout de champ... Et au final, lorsqu'on les interroge, il n'y avait rien d'extraordinaire derrière : simplement de la discipline à une époque où l'on y devenait allergique.

J'ajoute que là où un individu sévère passe mal (même s'il est juste), l'expérience a tendance à montrer que si cet individu sévère est un prêtre ou une religieuse, il est vite catalogué "facho".

Bref tout ça pour dire que les gens qui se pleignent n'ont pas forcément raison.

Écrit par : Arnold | 25/02/2008

Bonjour,
Dans les années 50, ma mère finisssait ses études dans un pensionnat public. Il n'y avait pas d'intimité (la directrice épluchait tout), pas de liberté non plus. En fait c'était le climat général de la société. Je pense que les 2 guerres avaient aussi forcé les gens à se blinder.

Écrit par : Barbara | 26/02/2008

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