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09/01/2008

Marche pour la vie (IV)

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Commentaires

Je me ballade sur haut et fort le long des blogs... je suis étonnée de voir tant de blogs consacrés au Front National par exemple (le racime étant interdit en france... bref).

Votre le blog est le premier du genre que je visite... Je suis Pour la liberté d'expression donc je resterais courtoise... Mais malheureusement pour vous je suis aussi Pour la liberté qu'ont les femmes sur leur corps...
Ceci n'est pas une attaque, juste une invitation au débat.
Je ne comprends pas ce besoin de militer Contre l'avortement...

Une visiteuse (qui ne s'est jamais fait avorter soit dit en passant) quelque peu dérangée.

Écrit par : cattleya | 09/01/2008

Habituellement, je ne réponds pas ou quasiment pas aux commentaires sur mon blogue. Non par mépris par ceux qui le visitent, mais réellement par manque de temps. Je vous remercie de votre message et je demande à ceux qui voudraient discuter avec vous sur ce thème douloureux de le faire avec courtoisie et respect.
Merci aussi de votre courtoisie. Étant moi-même pour la liberté d'expression, nous avons déjà un terrain d'entente. Je suis également pour la liberté (responsable) des femmes sur leur corps. Deuxième terrain d'entente. Ainsi – pardon de vous choquer – je ne pense pas réellement que la mise sous tutelle permanente d'un produit chimique libère la femme et qu'elle la rende moins dépendante de l'homme.
Je suis aussi pour la liberté de l'enfant sur son corps ou, pour mieux dire les choses, le droit à l'enfant à vivre à partir du moment où il a été conçu. C'est tout le nœud du problème : l'embryon est-il un simple amas de cellules ou un être humain en gestation ?
Enfin, je ne milite pas d'abord contre l'avortement, mais pour la vie. Elle n'est pas toujours rose; pas toujours facile; souvent dramatique et difficile. Mais l'être humain innocent, de plus petit au plus grand, du plus jeune au plus âgé, mérite d'être respecté. La souffrance de la femme en difficulté lors d'une grossesse non désirée aussi. Elle doit être aidée, soutenue, entourée, en aucun cas lâchement abandonnée à s'en sortir toute seule devant cette difficulté. Il y a d'autres politiques possibles que l'avortement. Pardon de ne pas pouvoir continuer plus avant et en espérant que d'autres pourront mieux expliquer ce qu'il en est.

Écrit par : Philippe Maxence | 09/01/2008

Chère Madame,
Votre invitation au dialogue courtois me pousse à vous répondre à la suite de Monsieur Philippe Maxence.
Juste deux idées pour commencer. L'avortement n'est pas considéré dans la république française comme un acte médical. En effet, la loi impose d'indiquer aux patients les conséquences des interventions qu'ils subissent. Or, si l'on met largement au courant les patients des conséquences possibles des anesthésies, par exemple, on met rarement aux courant les femmes qui veulent avorter des conséquences de leur acte. Or c'est un fait, il y a un grand risque de dépression suite à l'avortement. Beaucoup de femmes ayant avorté se disent notamment "aujourd'hui il (ou elle) aurait tel âge". Alors ma question est : pourquoi ces dépressions, et pourquoi le silence à ce propos ?
De plus, on constate souvent chez des membres de la fratrie où il y a eu un avortement des troubles psychiques. Ne sont-ils pas dus au fait que, plus ou moins consciemment, ces enfants se disent : "si j'avais gêné mes parents, ils m'auraient tué"?
Si vous voulez discuter avec moi, je suis à votre disposition : abbebp@gmail.com
Avec l'espression de mes respectueux sentiments.
Abbé Bernard Pellabeuf

Écrit par : Abbé Bernard Pellabeuf | 09/01/2008

Cattleya,
Vous dites que les femmes ont le droit de faire ce qu'elles veulent de leur corps.
Pourquoi les médecins parlent-ils alors de leur patient quand ils soignent un foetus ou un embryon dans le ventre de sa mère?
Parce que ce n'est pas le corps de la mère, mais un autre corps autonome. Toutes les études scientifiques le confirment.
Quand au choix, est-il vraiment celui de la femme ou celui de la famille, du mari ou du copain qui se débarrassent d'un problème, d'une responsabilité, d'une entrave à leur confort, de la peur ou de l'ignorance de sa fécondité? Car les femmes qui sont les plus motivées à avorter sont celles qui utilisent la contraception. C'est comme une roue de secours. Ce sont les chiffres officiels qui le démontrent.
Choisit-on vraiment, en conscience, de détruire une vie naissante?
Pourquoi alors, cache-t-on la réalité dans les hôpitaux aux femmes qui pourraient choisir d'avorter? Pourtant elles seules vont en assumer les conséquences et à la moindre opération on joue la transparence.
Pourquoi leur propose-t-on si facilement cette issue alors que sont connues toutes les séquelles d'un avortement et qu'existent d'autres moyens qui sont très peu promus?
Pourquoi tant de passion autour de l'avortement si ce n'est qu'un amas de cellules comme ne le prétendent d'ailleurs plus beaucoup de féministes?
Croyez-vous honnêtement que le choix et la liberté de la femme ont encore beaucoup de place et d'importance dans la décision?
Ne pensez-vous pas plutôt que la décision est encouragée par d'autres qui n'assumeront pas à sa place et que les motivations sont plutôt idéologiques ou de confort pour la société que de bien de la mère? Quand à elle, a-t-elle encore le choix?
J'ai été autrefois farouchement défenseur de l'avortement. J'ai failli mettre enceintes des copines.
J'ai changé parce que j'ai vu et réfléchi sur ce discours de droit, de liberté et de progrès auquel je croyais. Mais j'ai aussi rencontré la souffrance et le désarroi, les remords et la douleur de celles qui avaient suivi cette voie. Alors, en conscience, je n'ai pas pu ne pas me remettre en cause.
Oui à un vrai débat sans préjugés ni tabous sur l'avortement. Il n'existe dans aucun grand média actuellement ou vous avez le droit d'être un peu ou beaucoup pour l'avortement. Mais pas de question d'en parler autrement. Vous devez connaître les qualificatifs dont on accable les militants pour la vie.
Pourquoi? Surtout si c'est si naturel et positif que d'avorter?
Sortons des passions qui aveuglent et rejetons les préjugés idéologiques pour parler librement ensemble et faire le bilan.
Car pour l'avenir les femmes devraient pouvoir savoir toute la vérité afin de savoir ou elles vont. Car elles seules y vont.
Vous ne trouvez pas?
En tout cas, Cattleya, c'est notre avenir commun et ce n'est pas une histoire d'idées, mais une réalité très concrète.
Bien à vous.
Dominique

Écrit par : Dominique | 09/01/2008

Je n'ajouterai que quelques mots aux précédents commentaires.

En effet l'avortement est surtout une facilité pour les hommes qui n'ont plus à assumer les conséquences de leurs actes. Ils leur suffit de dire à la Femme: Non, je n'en veux pas, avorte! Alors la femme choisit: soit elle prend le risque physique et moral de tuer son enfant, soit elle élève son enfant toute seule en n'ayant plus rien à réclamer!

Les maris et les familles sont encore pire que es petits amis, car eux ils abusent de leur droit de pression sur la future mère: "Ne compte pas sur moi pour m'en occuper! Je n'en veux, sinon je divorce etc." Croyez-vous que s'il y avait un père heureux d'apprendre la naissance d'un enfant pour bientôt, la mère irait avorter? La plupart du temps NON!

Un bébé c'est tellement beau et fragile! Pourquoi leur vouloir du mal?

Gentilou

Écrit par : gentiloup | 09/01/2008

L'avortement est une chose grave que l'on soit Chretien (c'est mon cas ) ou pas , je suis toujours etonné d'entendre les propos quelques peu "legers et graves " proferés par les "pro -avortements" ! votre invitation aux dialogue vous honore .

Écrit par : Stephane | 09/01/2008

Bonsoir;

Juste quelques mots sur l'avortement :

La premiere des chose :
- nous ne disposons pas librement de notre corps. nous ne pouvons pas nous faire volontairement du mal, nous torturer ou nous tuer parceque cela touche d'autres personnes (parents, amis, famille...)

- l'avortement concerne effectivement deux corps : celui de la maman et celui du foetus. Mais l'avortement touche aussi deux corps (une opération pour la maman et une mort pour l'enfant).


De plus, de quel droit pouvons nous décider de la mort d'un etre qui n'a encore rien fait ?
De quel droit pouvons nous dire : de toute facon il sera malheureux, on n'a pas d'argent (ou autre).
" Si nous pouvions voir qui sont réellement les gens heureux ou non sur terre, cela nous amenerait surement à nous poser des questions profondes sur le bonheur humain qui ne se résume pas quelques futilités matérialistes.
Le bonheur des gens ne tient qu'à nous : argent ou pas argent.

Un bébé de 8mois et 20 jours est le meme qu'un bébé de 3 mois, il est juste un peu plus grand.

Auujourd'hui, lorsqu'un animal est malade, des associations de défense des animaus sont les premieres à payer des opération chirurgicales folles pour le sauver de la mort et pour l'aider à vivre.
Alors que dans certains coins de france, on a pas le droit de prendre telle plante ou de toucher tel animal parcequ'on risque d'eteindre l'espece.
Et pourtant, aujourd'hui on permet légalement de supprimer une vie pour une raison tout à fait matériel (pour la plupart des cas, je ne parle pas ici des cas particulier, c'est un sujet ben plus délicat, bien que la finalité devrait etre la meme).

heureusement que l'avortement n'a pas été autoriser depuis 2000 ans, parcequ'on aurait surement perdu beaucoup de figures légendaires et incontournable.

voila, en esperant que tous ces messages vous feront réflechir differement à la valeur de la vie.

tres cordialement.

romain

Ps : pour finir je dirai simplement, que l'avortement est une peur, une forme de fuite de la responsabilité d'etre papa ou maman, une forme de bien etre personnel (J'AI envie de continuer a travailler, il va ME reveiller toutes les nuit, J'AURAI moins d'argent).
Donnons une chance a tous ces bébés qui ne demandent qu'a naitre pour connaitre le monde, meme s'il est pas beau a voir !

Écrit par : romain | 09/01/2008

Bonsoir;

Juste quelques mots sur l'avortement :

La premiere des chose :
- nous ne disposons pas librement de notre corps. nous ne pouvons pas nous faire volontairement du mal, nous torturer ou nous tuer parceque cela touche d'autres personnes (parents, amis, famille...)

- l'avortement concerne effectivement deux corps : celui de la maman et celui du foetus. Mais l'avortement touche aussi deux corps (une opération pour la maman et une mort pour l'enfant).


De plus, de quel droit pouvons nous décider de la mort d'un etre qui n'a encore rien fait ?
De quel droit pouvons nous dire : de toute facon il sera malheureux, on n'a pas d'argent (ou autre).
" Si nous pouvions voir qui sont réellement les gens heureux ou non sur terre, cela nous amenerait surement à nous poser des questions profondes sur le bonheur humain qui ne se résume pas quelques futilités matérialistes.
Le bonheur des gens ne tient qu'à nous : argent ou pas argent.

Un bébé de 8mois et 20 jours est le meme qu'un bébé de 3 mois, il est juste un peu plus grand.

Auujourd'hui, lorsqu'un animal est malade, des associations de défense des animaus sont les premieres à payer des opération chirurgicales folles pour le sauver de la mort et pour l'aider à vivre.
Alors que dans certains coins de france, on a pas le droit de prendre telle plante ou de toucher tel animal parcequ'on risque d'eteindre l'espece.
Et pourtant, aujourd'hui on permet légalement de supprimer une vie pour une raison tout à fait matériel (pour la plupart des cas, je ne parle pas ici des cas particulier, c'est un sujet ben plus délicat, bien que la finalité devrait etre la meme).

heureusement que l'avortement n'a pas été autoriser depuis 2000 ans, parcequ'on aurait surement perdu beaucoup de figures légendaires et incontournables.

voila, en esperant que tous ces messages vous feront réflechir differement à la valeur de la vie.

tres cordialement.

romain

Ps : pour finir je dirai simplement, que l'avortement est une peur, une forme de fuite de la responsabilité d'etre papa ou maman, une forme de bien etre personnel (J'AI envie de continuer a travailler, il va ME reveiller toutes les nuit, J'AURAI moins d'argent).
Donnons une chance a tous ces bébés qui ne demandent qu'a naitre pour connaitre le monde, meme s'il n'est pas beau a voir ( le monde).

Écrit par : romain | 09/01/2008

bonjour; deux commentaires si vous le permettez;
1/ pourquoi écrivez vous:"Une visiteuse (qui ne s'est jamais fait avorter soit dit en passant) quelque peu dérangée.
"?
2/ si vous nevous etes jamais fait avorter, comment pouvez vous savoir quelle sera votre réaction quand vous serez enceinte?

Écrit par : danielle vergne | 09/01/2008

Pour Romain :
- une femme est heureusement enfin LIBRE de disposer de son propre corps - on est en démocratie du 21ème heureusement !!
- le foetus est peut-être un corps, mais pas un être. Le problème qui se pose pour une femme n'a rien de si tragique que ça ou en tout cas tragico-métaphysique !
Il est exactement le même problème que se poserait quelqu'un qui va se faire exciser. C'est très symbolique et du coup c'st pour ça qu'il y a autant de conséquences psychologiques ! Mais celles-ci restent complètement cutlturelles.

Écrit par : Le Visiteur | 09/01/2008

Pour le Visiteur,

vous semblez considérer le foetus comme un corps, et non un être; de ce fait, selon vous, le problème qui se pose à la femme qui avorte est le même que celui qui se pose à quelqu'un se faisant exciser.

Celà revient à dire qu'il s'agit là d'une ablation plus ou moins culturelle, plus ou moins cultuelle. En poussant l'idée à l'extrême, l'on peut supposer alors chez certains sages hindous le même problème à l'idée de se couper les ongles (qu'ils portent fort longs).

La seule différence réside précisément dans votre postulat selon lequel le foetus est un corps vivant, et non un être vivant. Car en effet, considéré ainsi, et hormis un a priori culturel ou cultuel (bis mais à rebours), le retrait d'un foetus ne pose pas en soi plus de question qu'une coupe de cheveux, ou, si le foetus est considéré malade, comme l'ablation d'un membre lésé.

Cependant ... cependant, si l'on considère, bien au contraire, que le foetus, petit enfant dans le ventre de sa mère, est d'ores et déjà un être vivant, et alors le plus faibles de tous à ce moment, son avortement n'est plus le retrait d'un bout de peau plus ou moins surnuméraire, mais l'assassinat d'un être vivant dans l'impossibilité de se défendre par lui-même.

Le plus faible, mais aussi le plus innocent des êtres dans ce moment de la gestation, car il ne peut alors - encore - devenir un être humain capable de se défendre ou d'attaquer.

Si, à l'autre bout de la vie, l'on considère que l'être âgé, trop âgé, malade, trop malade ... doit "bénéficier" d'une décision d'euthanasie, c'est-à-dire d'être mis à mort dans son intérêt - bien évidemment, nous assistons alors, en toute bonne conscience à la mise en place volontaire d'une conception de l'homme intéressamment restrictive : pour être un individu bénéficiant des droits de l'homme, il doit donc être né, premier défi, être né viable, avoir une bonne santé, ne justifier d'aucun handicap susceptible de le désocialiser, et avoir l'amabilité de bien vouloir mourir en bonne santé, deuxième défi.

Ce monde là, qui est le notre, est une sorte de camp de concentration avec la télévision à tous les étages et le satellite en plus ...

Écrit par : Edelz | 09/01/2008

Je viens de lire les commentaires qui précèdent le mien, et ma foi, tout ce que j'aurais voulu vous dire est dit bien mieux que je n'aurais su le faire.

Mais l'intervention du "Visiteur", alors là, c'est fort:
"Le problème qui se pose pour une femme n'a rien de si tragique que ça ou en tout cas tragico-métaphysique !
Il est exactement le même problème que se poserait quelqu'un qui va se faire exciser."

Ben ouais, tiens, chais pas quoi faire ce matin, alors j'vais m'faire exciser...
Mais d'où sort ce gros porc?

Je deviens grossière. Il vaut mieux que j'arrête.
Je ne ferai donc pas de développement,
c'est pas la peine d'ailleurs: avortement, excision: "même problème tragico-métaphysique pas si tragique que ça".
Comique, peut-être?

Hé bien, Cattleya, je crois que les anges scandalisés de tous ces enfants morts avant même d'être nés ont trouvé un moyen de vous éclairer, bien meilleur que tous les arguments de ceux qui pensent, comme moi, qu'il ne faut pas risquer d'assassiner Mozart.
Bien à vous, l'Orchidée.

Écrit par : Maye | 09/01/2008

Le Visiteur,
Il se trouve justement que l'excision provoque un traumatisme pour les femmes qui le subissent.
Un patrimoine génétique unique, il peut ressentir les angoisses et les joies de sa mère, a des empreintes digitales et nage dans le placenta et peut être soigné in utéro, et ce n'est pas un corps, dites-vous?
Pour le médecin, c'est déjà un second patient. Le reste de la grossesse ne sera qu'une maturation.
A cinq mois, il peut naître viable. Et pourtant la plupart des "démocraties évoluées du 21ème siècle" autorisent à le tuer. Certaines jusqu'à la veille de l'accouchement.
Les féministes les plus intelligents n'argumentent plus en niant son existence. Ils affirment que c'est seulement leur désir qui lui donne le droit de vivre.
Cela s'appelle de l'orgueil ou de l'égoïsme, mais pas un argument raisonnable ou scientifique. Les conséquences "culturelles" dont parle mensongèrement l'endoctrinement que visiblement vous avez bien intégré existent dans toutes les cultures et traditions et chez celles qui sont favorables à l'avortement.
Problème qui s'explique par la réalité de cet acte. Détruire la vie qui s'est développé dans votre corps ne sera jamais un acte normal, naturel et bon pour une mère.
Les suivis psychiatriques, les attitudes suicidaires, les conduits addictives, le mépris de soi, la colère, les souvenirs au moment des anniversaires, tout cela nous le rencontrons tous autour de nous et les psychiatres qui ne sont pas des idéologues l'admettent sans problème. Chez les femmes ayant avorté, c'est très fréquent, parfois des décennies après l'acte.
Culturel, vous disiez?
Ôter une tumeur cancéreuse ne provoquera jamais tant de dommages.
L'agressivité des partisans de l'avortement, la diffamation es opposants et l'interdiction de véritables débats sur l'état des lieux de l'avortement, au nom de la liberté dont vous vous réclamez, tout cela est très compréhensible.
Ils ont très peur de la vérité. Non seulement, ils ont eu tort, souvent par aveuglement idéologique ou par peur. Mais les plus acharnés ne veulent pas que les gens le sachent.
Pourquoi donc si c'est un acte anodin et sans conséquences?
Je vous conseille de vous informer à des sources plus critiques que le bourrage de crâne imposé aux jeunes jusque dans les grands médias.
Bien à vous.
Dominique

Écrit par : Dominique | 09/01/2008

Merci à tous et toutes d'avoir sû me répondre sans animosité. Je tiens à préciser que je n'ai rien à voir avec les propos scandaleux tenus par le Visiteur, sur l'excision notamment (qui est rappelons le un acte barbare, une torture et une punition pour la femme, la privant du droit de jouissance).

pour répondre à danielle vergne, en effet, je n'ai jamais connu la sensation d'être enceinte. Je souhaite vivre cette expérience un jour prochain. Mais j'avoue, et c'est aussi pour cela que je me pose ces questions, que si je tombais enceinte (je deteste ce terme... "tomber" enceinte... ça fait mal?), je vous avoue que j'hesiterais longuement. Ce n'est pasune question d'être égoiste ou non. Au contraire, j'ai la naiveté sans doute de croire que cet enfant ne serais pas LUI heureux, car je n'ai surement pas réunni les conditions propices à une maternité...
Je dois filer travailler.
Je repasserais ce soir pour vous faire part du vécu de ma meilleure ame qui elle, en est pasée par là il y a quelquesannées, et qui aujourd'hui à le grand bonheur de porter l'enfant de celui qu'elle aime.

Écrit par : cattleya | 10/01/2008

C'est chaud de laisser un comment....la Visiteuse ou cattleya, ça se voit que tu n'a pas connu les annees 70 et que tu t'es jamais fait avorter sinon tu ne dirai pas ça : la comparaison est la seule que j'ai trouvée pour démonter l'argument des anti-. Et, ca porte.
L'argument est bien sûr le bon puisque Edlz (merci de votre reponse calme) n'arrive pas à y répondre.
Edelz, vous voyez, vous revenez forcément à votre postulat de départ qui est une pure hypothèse "Toutefois, si on considère le foetus comme un être...".
Or, le problème est là. Il est éthique, c'est-à-dire au regard d'une conception socialement situé et historiquement constituée de "l'être" et du "non-être". Le foetus, c'est du bout de corps, au départ, comme n'importe quel autre "bout de corps" tel qu'un doigt. Il n'a pas d'autonomie propre qui en ferait un être. Ce n'est que passé le délais qu'alors il donne tous les signes indiquant les premiers moment de cette autonomie.
Là où je suis d'accord avec vous, c'est sur la question des seuils : qui reconnaissez-vous qui fixe le seuil de l'être et du non-être ? Si c'est votre religion, d'accord. Si c'est la loi, c'est la loi. La science et la médecine ne sont pas là pour "faire loi" mais donner tous les éléments permettant de "faire loi". Et, "faire loi" renvoie au pouvoir de vie et de mort et pour savoir ce que c'est que la vie et la mort il faut tracer un seuil.
Et, avez-vous pensé à la souffrance psychologique de la femme qui porte un être qu'elle n'a jamais voulu parfois ?
Et pour moi, avorter, c'est un drame : faites tout pour l'éviter, la contraception est là, pour ça, à tous les niveaux.
Alors Edelz, puisque vous évoquez aussi l'euthanasie : oui, drame aussi ! Mais quand vous vous transformez en légume sans autonomie le problème devient le même qu'au départ. Lorsque la sénilité s'ajoute à la perte totale de conscience, alors, la personne n'en est plus une, mais un ensemble souffrant de chair. Voulez-vous par cynisme la faire souffrir encore ?

Écrit par : Le Visiteur | 10/01/2008

Bonjour Visiteur,

Vos questions sont intéressantes : Quelle postulat de départ ?
1 - Le Foetus (embryon) est-il une chose (=amas de cellule qui forme un corps inanimé), avec la question qui s'impose à quel moment apparaît la vie humaine ?
2 - Le foetus est-il un Etre dés sa conception ?
L'acte sexuel (union d'un homme et d'une femme), a comme but (entre autre) la conception d'un nouvel être. On sait scientifiquement que l'union d'Un seul spermatozoïde et de l'Ovule porte en elle un "message", appelé ADN qui est le programme génétique de cette nouvelle cellule, c'est l'ADN qui permettra le développement propre du foetus... Ce patrimoine généthique qui lui est propre est un patrimoine généthique de l'espèce humaine puisqu'il est une association des 23 chomozomes de l'ovule et des 23 du spermatozoïde...

Au commencement, il y a donc un message, ce message est dans la vie, ce message est la vie, et ce message est un message humain dans le cadre de la reproduction humaine, cette vie est donc une vie humaine.
Ce n'est donc pas un désir, ou une espérance, ou une croyance qui anime la vie, mais c'est un message défini (l'ADN). Parce que le message de la conception contient la Vie humaine, on doit dire que dés la conception il y a un Etre Humain.... Cela s'impose à l'homme....

Rien, ni la Loi, ni la Morale, ni la Religion, ni la Médecine, ne doivent pouvoir décider à quel seuil apparaît la Vie...

Ce message est trop court, pour pouvoir répondre à toutes les interrogations, mais vous comprendrez que s'impose à l'homme cette réalité qu'à la conception, il y a un ëtre humain, en puissance qui dépendra de plusieurs autres dont plus particulièrement sa mère pendant la grossesse de 9 mois....
J'apprécie votre franchise dans la discussion.... Bien cordialement

Xavier

Écrit par : Xavier | 10/01/2008

Visiteur,
Vous dites que c'est chaud, mais vous pouvez vous exprimer sans vous faire insulter ni voir censurer vos messages. Etre pour le respect de la vie dans tous les grands médias est impossible sans se faire insulter.
Vous parlez de la situation des années 70. Tout d'abord certains avortements avaient déjà lieu comme à l'heure actuelle, mais de façon cachée dans des cabinets médicaux. Et les chiffres des avortements clandestins ont été gonflés par 10 comme l'ont reconnus les féministes. La loi Veil n'a pas résolue le problème de l'avortement, elle a simplement déplacé le problème en rendant les femmes dépendantes de leurs désirs ou de leurs peurs, et de ceux de leur conjoint ou leur famille. Le résultat est visible et globalement négatif.
Mais nous sommes en 2008 et c'est trente ans d'avortement légalisé dont nous pouvons faire le bilan.
La contraception est toujours plus répandue chez les femmes y compris mineurs, pourtant l'avortement n'a jamais diminué. Pour des idéologues, qui soumettent la réalité à leurs idées, c'est parce qu'il n'y a pas encore assez de contraception, pas parce qu'ils se sont trompés. Pour un réaliste, qui soumet ses idées à la réalité, la contraception n'éduque pas la liberté, elle gère le "risque" sans responsabiliser. C'est un moyen technique difficile à intégrer, dangereux pour la santé ce qu'on cache trop souvent, avec des effets indésirables. Les échecs de contraception sont connus et assez fréquents et débouchent presque toujours sur des avortements, comme pour réparer son échec dont on se sent coupable, comme si la contraception nous donnait un pouvoir absolu sur notre fécondité ce qui est un leurre.
J'en ai déjà parlé mais visiblement vous semblez n'écouter que ce qui vous arrange. Mais vous êtes libre de me démontrer que c'est faux avec des arguments raisonnables. Vous pouvez aussi vérifier ce que je dis à d'autres sources sérieuses.
Le foetus n'est en rien une partie du corps de la femme. Comment sortir un tel argument sans sourciller? Ce n'est ni scientifique ni raisonnable et c'est vous qui nous reprochez d'utiliser des arguments religieux.
Le foetus a un programme génétique unique, vit de façon autonome en se nourrissant sur la mère et va se développer au cours de la grossesse jusqu'à pouvoir venir au monde. Il est possible de le soigner, et pas en soignant sa mère.
Lisez ce que disent les gynécologues sérieux et compétents.
Ce qui me gêne, c'est que vous tenez un discours assez peu dédaigneux sur la nature humaine qui me rappelle celui des féministes qui continuent de nier les conséquences de ce qu'elles défendaient avec un discours qui fait froid dans le dos. Elles ont instrumentalisée la femme pour faire la révolution, mais ne l'ont jamais respecté pour elle. Elles le démontrent régulièrement à qui veut voir.
Comment pouvez-vous parler et décider d'autorité à la place des autres que sont nécessaires avortement et euthanasie?
Votre pitié est fallacieuse quand elle prétend découler sur une sentence de mort.
Chaque vie humaine est une histoire unique et la réalité de l'avortement comme de l'euthanasie doivent être connues et admises par tous afin que chacun sache ce qu'il en est et pas ce qu'il voudrait qu'il en soit.
C'est l'ignorance imposée aux jeunes et les mensonges propagés comme des évidences d'un côté et la propagande à sens unique pour la contraception sans véritable éducation sexuelle qui encourage l'activité sexuelle précoce de l'autre.
Dans cette perspective, une sexualité fataliste oblige à se durcir, à faire taire sa conscience, pour accepter l'issue d'un échec contraceptif sans remettre en cause cette mentalité.
Si nous pouvions parler librement et honnêtement de ces problèmes, d'autres pistes pourraient être proposées à chacun. A lui ou elle, libre et en pleine connaissance de cause, de choisir ce qu'il ou elle se sent prêt à assumer et à faire assumer à son ou ses partenaires.
Cette situation n'existe pas actuellement, alors nous parler de liberté et de progrès dans cette situation est une plaisanterie de mauvais goût.
Cynisme, dites-vous?
Mais taire certaines évidences et diaboliser ceux qui peuvent le faire alors que je suis persuadé que vous avez conscience que ce n'est pas si simple même si vous vous refusez à l'admettre, n'est-ce pas véritablement du cynisme?
Je suis désolé si je vous ai parlé franchement et que cela a pu vous heurter, ce n'était pas le but recherché. de toutes façons, ce sera moins grave et douloureux que d'avoir à subir le drame de l'avortement.
Nous sommes dans une situation confortable pour parler de souffrances que vont vivre d'autres. Alors tâchons de les respecter et de ne pas leur cacher la vérité.
Merci de votre compréhension. Bien à vous.
Dominique Morin

Écrit par : Dominique | 10/01/2008

@ Le Visiteur: je maintiens, placer l'avortement et l'exision sur le même plan... NON!

@ tous les autres: comme je vous le disais ce matin, ma meilleure amie est aujourd'hui enceinte de 3 mois. elle a passé le stade du droit à l'avortement, et cela lui va bien puisqu'elle est tres heureuse de cette grossesse. Son chéri, le père, également.
Mais il faut savoir qu'il y a 7 ans de cela, mon amie s'est faite avorter. Elle etait tombée enceinte d'un homme qui ne l'aimait pas (elle l'a découvert quand elle lui a annoncé sa grossesse) lors d'un rapport pourtant protégé (ce qu'on appelle une capote percée).
Elle a longuement hésité avant de prendre sa decision, mais cet enfant ne pouvais pas arriver maintenant: elle avait à l'époque des soucis de santé qui auraient troublé la grossesse (sans doute même n'eut elle pas pû la mener à terme), était étudiante sans le sou, pas de revenus, pas de travail, pas de papa...
Considerez vous réellement qu'il eu été judicieux de laisser a nature faire?

Ma question est en fait la suivante: ne pensez vous pas qu'il y ai des avortements plus légitimes, ou "acceptables" que d'autres?
Je veux dire que je comprend votre averssion pour les avortements abusifs ("oh et puis nan j'en veux pas d'ce gosse") mais je considere qu'il y a des cas comprehensibles.
Sans forcement considerer les cas extremes (comme les grossesses issues de viols), une grossesse n'est pas forcement la plus belle des choses au monde.

Écrit par : cattleya | 10/01/2008

A Cattleya.
Je regrette l'avortement de votre meilleure amie. N'eût-il pas été plus judicieux de laisser vivre le petit, en vue de le faire adopter ? Il y a des associations pour aider les mères en détresse. Malheureusement on n'en parle pas.
Pour moi, voyez-vous, l'âme de ce petit est toujours vivante. Dans ma prière j'adopte ces petits, conscient de participer en cela à l'attitude de toute l'Eglise.
Dites bien à ces mères que leurs petits ne sont pas perdus pour toujours, que des gens pensent à eux, et que ces mères peuvent dans la prière reprendre une forme de maternité sur eux.
Je ne suis pas d'accord avec ceux qui pensent que la contraception est un remède aux avortements : en fait c'est le contraire. Partout où l'on répand la contraception, on répand l'idée qu'un enfant peut être un gêneur. Et donc qu'on peut le tuer. Et si on peut le faire pour un enfant innocent, pourquoi ne pas le faire à tous ceux qui dérangent ? Je vois en cela une des causes majeures de la montée de la violence dans notre société.
Bien à vous, et toujours à votre disposition si vous désirez approfondir la question de façon plus personnelle.
Abbé Bernard Pellabeuf.

Écrit par : Abbé Bernard Pellabeuf | 10/01/2008

Cattleya,
L'avortement est un acte qui représente toujours la même réalité, qu'il soit légal ou non, voulu ou subi, qu'on y soit favorable ou non.
Nous n'avons pas besoin de placer le problème sur le plan des idées ou de la religion puisqu'il s'agît toujours de la même réalité humaine.
Le traumatisme qui en découlera sera à porter pour le mère d'une façon ou une autre, son comportement en sera modifié envers elle-même, conduites addictives ou dangereuses, et son environnement. Celles qui refusent d'accepter cette réalité la vivent souvent encore plus douloureusement. C'est le cas d'une cousine qui est dans le déni des années après, mais ne s'en remet pas.
Cet avortement a déplacé son problème sans le régler. L'homme avec lequel elle couchait ne l'aimait pas et elle a du porter seule et pour toujours la responsabilité qu'ils partageaient. La "libération sexuelle" a piégée la femme dépendante depuis du bon vouloir et du désir de l'homme.
En le gardant pour le confier à l'adoption, elle aurait pu faire des heureux, un couple qui ne peut avoir d'enfants et prêt à l'aimer et un enfant qui aurait apporté de la joie au monde. Mais aussi elle aurait la conscience d'avoir bien agi et de ne pas en souffrir, malgré l'échec affectif d'où cela découlait.
L'avortement est toujours la pire des réponses, mais est devenu un moyen pour notre société de "gérer" confortablement des situations humaines délicates en laissant assumer la souffrance à d'autres. Et déresponsabiliser les hommes, déjà avec la contraception, et la famille qui n'a plus à éduquer puisque la société prétend s'en charger. La femme paie seule la responsabilité de beaucoup.
Le préservatif n'est plus considéré comme fiable par le Planning Familial depuis longtemps comme contraceptif, jusqu'à 20% de taux d'échec. C'est écrit dans leurs documents. Cet échec ne m'étonne pas du tout comme les nombreux avortements chez les femmes utilisant la contraception.
Prenez soin d'elle et ayez confiance, la vie a souvent le dernier mot. Mais il faut identifier l'origine de la souffrance, en accepter sa responsabilité pour espérer en guérir.
Pour que la vie continue en nous. Car nous sommes faits pour la vie, pas pour la mort.
Bien à vous.
Dominique Morin

Écrit par : Dominique | 10/01/2008

Chère Cattleya,
Mais si,"Ils" seront heureux! Et je suis certaine que vous ferez une super maman.
A ce propos, comment l'un des quatre poupons a-t-il pu deviner la couleur du bonnet? je me pose encore la question malgré une bonne nuit de sommeil.
Bon, alors, que je vous dise: "tomber enceinte" c'est comme "tomber en amour" ou encore "tomber en pâmoison". C'est à la fois délicieux, affolant, étourdissant, angoissant, enthousiasmant... tout à coup votre vie devient infinie, vous nagez dans la vie, vous exultez de sentir que la vie peut prendre de telles proportions, et cela vous épate que ce soit en vous, et cela vous fais trembler de peur, et même balbutier de crainte tant la conscience que vous n'y êtes pas pour grand chose (seulement dire oui) vous étreint.
Je n'ai que deux fils, mais j'ai eu trois grossesses. L'une d'elle s'est arrêtée vers le cinquième mois. J'avais juste eu le temps d'en rêver de cet enfant, car j'avais de délicieux chatouillis au fond de moi et mon cœur était devenu immense.
Par ailleurs, il faut savoir que cette fausse couche "naturelle" a laissé des traces. Je ne parle pas de mon chagrin; mais le corps blessé met du temps à se remettre.
En fait, la grossesse ne donne pas le sentiment d'être puissante, mais celui d'être précieuse. Car l'être qui grandit en moi est précieux, donc je suis forcément précieuse.
Vous comprenez pourquoi les propos du visiteur porcin me sont odieux: s'il est un porc je ne suis pas une truie et pourtant il est mon frère humain.
Je voudrais aussi vous parler de votre amie, petite Orchidée, parce que moi aussi, j'ai une amie très chère qui s'est faite avorter, il y très longtemps.
Pendant des années -jusqu'à ce que nos enfants nés à chaque fois à dix jours d'intervalle- soient de jeunes adultes, quelque chose allait mal, surtout avec son ainée qui n'était jamais assez "grande" pour elle. Il fallait constamment lui rappeler que sa fille avait le même âge que mon grand, et donc qu'elle ne pouvait pas être beaucoup plus avancée... Sa vie aurait dû être belle. Mais tout allait de mal en pis.
Un beau jour, elle m'annonce qu'elle divorce. Ce n'était pas pire qu'avant, mais elle ne pouvait plus le supporter. Elle ne pouvait plus supporter sa vie, elle ne pouvait plus supporter son mari... Elle pleure, elle pleure, elle finit par me dire qu'autrefois, jeune fiancée, elle avait avorté. Au milieu de ses hoquets je comprend qu'elle avait peur du jugement de son père, des gens, s'ils avaient avancé la date du mariage, ou pire, s'ils s'étaient permis un bébé avent le mariage... des tas de conneries, si vous permettez, au vue des conséquences. Car son divorce était la conséquence lointaine (plus de trente ans!) de cet avortement: elle n'a jamais pardonné à ce garçon de l'avoir laissée faire. Il aurait dû s'interposer entre elle et le jugement du monde. Elle a fini par le haïr et sa haine s'est étendue largement autour d'elle.
Elle est divorcée, toujours aussi malheureuse, toujours haineuse (très poliment, mais...) car elle ne se pardonne pas. Mais je ne suis que son amie, pas son confesseur; vous pensez bien que je ne dis rien, j'écoute, et j'attends qu'elle fasse le rapport entre la cause et les conséquences, et qu'elle accepte le pardon du Bon Dieu.
Alors votre amie, veillez sur elle, priez pour elle. Un jour cela remontera et elle aura besoin de vous.
Dans le fil, un peu plus haut, j'ai lu ce que l'abbé Pellabœuf écrit au sujet de la violence de notre société: il a raison. Les frères et sœurs de ces enfants assassinés vivent avec le sentiment constant qu'ils l'ont échappé belle, et que l'ennemi était sa mère, son père... ceux-là même qui leur doivent protection et assistance, comme le dit encore et toujours la loi de notre pays. Nous élevons donc nos enfants dans une société schizophrène: une loi autorise ce qu'une autre interdit.
"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée" dit le poète. Et oui, sinon on devient fou. Et notre société devient folle.
Un avortement, cela consiste à tuer l'amour. Bien sûr que notre amour n'est pas parfait, parfois c'est même un amour franchement riquiqui, moche pas beau (avec des Visiteurs pressés, grossiers...) mais c'est de l'amour quand même. Pourquoi le tuer? Liguons-nous pour sauver tous ces petits amours et trouver un moyen pour que celles qui ne peuvent pas les assumer puissent les offrir à ceux qui manquent.
Bien à vous.

Écrit par : Maye | 11/01/2008

@ maye: merci, j'espère moi aussi être un jour une bonne maman, une mère aimante.
Quand au bonnet du poupon, il va vous falloir soit être patiente (j'afficherais la réponse si personne ne trouve!), soit très futée (j'avoue que cette énigme est difficile!)
Bien à vous.
Cattleya

Écrit par : cattleya | 11/01/2008

Merci Maye pour votre intervention remplie de sagesse mais surtout de bonté et d'Amour.

Je suis choqué lorsque j'entends, dans une intervention précédente, une femme dire qu'elle est libre de son corps comme si l'enfantement restait la seule affaire de la femme. Je n'accepte pas cet égoïsme féminin qui consiste à croire que l'homme ne compte plus pour rien dans une telle situation. Il ne faut pas s'étonner alors qu'une telle mentalité fasse que l'homme puisse se déresponsabiliser au point de ne plus considérer la femme que comme un "instrument" de plaisir.

Si les rapports de l'homme et de la femme, avec tous les divers moyens de contraception, se banalisent au point de ne devenir qu'un divertissement, comment s'étonner que l'homme se sente encore responsable et que la femme ne parvienne plus à voir, dans l'enfant qu'elle porte, qu'une source de désagrément dans son plaisir. Les rapports de l'homme et de la femme ne deviennent plus qu'une basse affaire de consommation.

Ne pas reconnaître dans l'embryon un être humain n'est qu'une hypocrisie et une lâcheté pour fuir une évidence. Le sophisme contemporain qui consiste à légiférer sur la validité d'un avortement avant une temps de gestation donné est tout aussi valide que celui qui, à une certaine époque, consistait à dire qu'un homme pouvait être liquidé parce que juif.
La science reconnaît un être humain avec l'instant de la fécondation: POINT!

Les aspects sentimentaux ou affectifs qui peuvent se greffer sur l'évènement de la grossesse ne justifient pas l'acte de l'avortement. Notre société, qui n'accepte plus la douleur et à oublié ce que voulait dire "charité" devrait pouvoir, comme certains l'ont suggérés plus haut, aider les mères en difficultés. PROBLÈME: avons-nous aujourd'hui une politique de la famille? On légifère sur l'IVG et on se moque de ses conséquences, notamment psychologiques (et vous l'avez dit).

Avoir des enfants aujourd'hui est presque devenu un défi. Avoir une belle famille (j'ai six enfants) est aussi un défi pour notre temps mais qui sait aujourd'hui ce qu'est une belle famille?... Mes beaux parents ont 50 petits enfants, l'aîné ayant 30 ans aujourd'hui. Je peux vous dire que c'est une merveille pour mes enfants et un régal pour les parents.

Alors, vive LA VIE!!!

Écrit par : Roland le breton | 11/01/2008

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