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07/05/2007

Pour aller plus loin

Les élections présidentielles sont terminées. Dans le petit monde catholique, soucieux d'une certaine cohérence entre les exigences morales de l'Église et le vote, elles ont eu le mérite de lancer un débat sur ce qu'implique concrètement le respect des points non-négociables promus par la Note Ratzinger de 2002 et les différents discours du pape Benoît XVI sur ce sujet. Les catholiques ont répondu de manière différente au choix électoral qui leur était proposé. Les arguments n'ont pas manqué, les échanges ont parfois été vifs et la charité n'a pas toujours été au rendez-vous.

Pourtant, il me semble que le plus important reste qu'un examen de conscience a existé au sein du monde catholique français. Il n'a touché qu'une minorité peut-être, mais cette minorité a voulu prendre au sérieux à la fois l'avenir du pays et les points non-négociables soulignés par le pape. Certains évêques sont intervenus également, non pour reprendre un discours mondain mais pour tenter d'appliquer à la situation française l'enseignement du pape. Minorité là encore, mais minorité active.

Les élections présidentielles et les élections législatives à venir ne sont pas le "tout" de la vie politique et de l'effort des catholiques en matière sociale, politique et culturelle. Il est évident, comme l'ont montré ces élections qu'il est nécessaire que notre agir catholique se conforme, autant que possible, dans la mesure des limites de notre nature pécheresse, mais avec le soutien de la grâce, à l'enseignement de l'Église, mater et magistra, dans les domaines politique, social et culturel. Pour ce faire, il est nécessaire de connaître la doctrine de l'Église en la matière.

Tout aussi nécessaire, me semble-t-il, mais beaucoup plus difficile (nous l'avons vu ici même au sujet de thèmes qui ont donné lieu à des débats assez vifs), est l'appréhension de la situation exacte dans lequel se trouve notre pays, notre société et les moyens qui sont ou qui restent à notre portée. Des catholiques sur le Salon Beige m'ont reproché, de tomber dans le moralisme politique. Concernant le texte qu'ils visaient (qui ne résumait pas l'ensemble de ma pensée, on ne peut pas tout redire à chaque fois), leur critique était exacte et juste. Reste qu'il convient de se poser vraiment la question, en dehors de toute passion, sur les moyens qui sont encore à notre portée. On peut répéter, par exemple, tout un discours sur l'État, sur ses effets, bénéfiques ou non, et donc sur la nécessité de prendre le pouvoir politique. Il serait aussi nécessaire de s'interroger sur la réelle possibilité que nous avons d'occuper ce pouvoir, de renverser de l'intérieur le dynamisme des institutions et du système. Ce qui nécessite également une véritable réflexion sur le système et ses modes d'action et de conservation.
 
Pour contribuer à ce débat, je repropose ici (1) un texte publié par Philippe Darantière dans L'Homme Nouveau pendant la campagne électorale. Il se veut comme un état des lieux et la définition d'une stratégie à adopter. Il a été conçu également comme un texte à débattre. Courtoisement. Sereinement. Charitablement.
 
Télécharger : Dissidence.pdf

1) Le document est en Pdf et ne reprend que le texte de Philippe Darantière. La partie blanche qui reste sous l'intitulé "En bref" est la colonne de brèves qui se trouve dans cette page dans l'édition habituelle de l'Homme Nouveau.

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