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18/04/2007

Contre l'écologisme, caelum et terra

D’après les sites E-deo (ici) et le Salon Beige (là), le candidat de CPNT, Frédéric Nihous, qui se présente comme le véritable écologiste et le véritable défenseur de la ruralité, ne serait pas choqué par l’avortement et le pseudo « mariage » homosexuel.
Il se vérifie une fois encore, à travers cet exemple, que la véritable défense de la nature et de la ruralité, ne peut se concevoir en dehors d’un cadre chrétien, dans une vision où l’homme est au centre de la Création, parce que conçu à l’image et à la ressemblance de Dieu et que son rôle dans la gestion de la Création en découle, en commençant par le respect de sa propre nature.
 
Jean-Paul II l’a dit clairement dans Centesimus annus :
"En dehors de la destruction irrationnelle du milieu naturel, il faut rappeler ici la destruction encore plus grave du milieu humain, à laquelle on est cependant loin d'accorder l'attention voulue. Alors que l'on se préoccupe à juste titre, même si on est bien loin de ce qui serait nécessaire, de sauvegarder les habitats naturels des différentes espèces animales menacées d'extinction, parce qu'on se rend compte que chacune d'elles apporte sa contribution particulière à l'équilibre général de la terre, on s'engage trop peu dans la sauvegarde des conditions morales d'une « écologie humaine » authentique. Non seulement la terre a été donnée par Dieu à l'homme qui doit en faire usage dans le respect de l'intention primitive, bonne, dans laquelle elle a été donnée, mais l'homme, lui aussi, est donné par Dieu à lui-même et il doit donc respecter la structure naturelle et morale dont il a été doté."
 
Dans Sacramentum caritatis, Benoît XVI précise :
« La terre n'est pas une réalité neutre, une simple matière à utiliser indifféremment selon l'instinct humain. Elle se place au cœur même du bon dessein de Dieu, par lequel nous sommes tous appelés à être fils et filles dans l'unique Fils de Dieu, Jésus Christ (cf. Ep 1, 4-12). Les légitimes préoccupations concernant les conditions écologiques de la création en de nombreuses parties du monde trouvent des points d'appui dans la perspective de l'espérance chrétienne, qui nous engage à œuvrer de manière responsable pour la sauvegarde de la création. »
 
Il ajoute  dans le même texte :
« Il est important de relever ce que les Pères synodaux ont appelé cohérence eucharistique, à laquelle notre existence est objectivement appelée. En effet, le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales: il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d'éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. »
 
Contre l’écologisme et la fausse défense de la ruralité, gardons comme critères de discernement, ces valeurs non négociables présentées et répétées par le pape. Il faut tout tenir. La terre, mais aussi le Ciel. Caelum et terra.

Commentaires

Estimez-vous que les promoteurs de la décroissance, qui ne s'inscrivent pas fondamentalement dans un cadre chrétien, défendent la terre et l'humain comme il le faut ? Ou non ?

Écrit par : JG | 19/04/2007

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