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15/03/2007

Communautarisme (suite)

Le très intéressant site e-deo a mis en ligne un entretien avec Nicole Buron, rédactrice en chef de Permanences, qui présente le numéro consacré à la tentation communautariste. Jean l'a déjà signalé dans les commentaires du post précédent, mais j'en rappelle ici l'adresse. 

Nicole Buron explique très bien les raisons de son refus de ce qu'elle appelle le "communautarisme catholique". 

Je note toutefois, mais très respectueusement, que le sujet est abordé sur le registre de la "pathologie". Si je comprends bien, il y a des chrétiens qui "souffrent" et ces chrétiens ne prennent pas la bonne médecine.

Par deux fois au moins, il est affirmé que ces pauvres chrétiens qui "souffrent" souhaitent "se retirer entre chrétiens" (dans une question de celui qui réalise cet entretien) et que ces chrétiens affirment vouloir "vivre entre nous, pour nous-mêmes" (dans la réponse de Nicole Buron). 

Mais qui sont exactement ces chrétiens qui veulent vivre entre eux et pour eux-même et qui souhaitent se retirer entre chrétiens ?

 

09:32 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (9)

Commentaires

excellente question !

Ces chrétiens existent dans l'imagination de JG et de NB. Ils sont le fruit d'une intense réflexion.

Pour ma part, je souhaite que l'on me montre où je pourrai trouver ces bêtes curieuses...

Plus sérieusement, je crois que c'est un faux problème : ce qui menace aujourd'hui, le danger réel qui nous mine, nous chrétiens, a parfaitement été exposé par Benoît XVI : je veux parler du relativisme.

On va me dire sans doute que ce n'est pas le sujet. Or, si les chrétiens vivaient dans ce monde sans relativiser leur foi, dans chacun de leurs actes, ils n'auraient pas à se souvier de la mission (ce 'manque' qui semble être reproché aux 'communautaristes'). Communautaristes (sans tant est que cela existe vraiment) ou non, des chrétiens qui ne cachent pas leur foi dans un relativisme témoignent naturellement de la Foi et de l'amour de Notre-Seigneur.

Écrit par : lmp | 15/03/2007

Merci d'avoir fait l'effort de construire 1 débat et de ne plus être agressif..

Écrit par : Impa | 15/03/2007

...cvertains se sentent visés...pourquoi???

Écrit par : Impa | 15/03/2007

Extraits et articles en ligne :
http://www.ichtus.fr/index.php

Écrit par : BC | 15/03/2007

je suis de très loin ce débat peu alléchant tant il me semble éloigné et disproportionné par rapport à la tragédie qui se joue en Vérité pour l'humanité aujourd'hui de par la multiplicité et la violence des attaques et des angles d'attaques contre la Vie .Point n'est besoin de rappeler ceux-ci aux blogueurs de bonne volonté , allant de l'avortement à l'euthanasie , en passant par le tri des embryons et la destruction systématique de l'idée même de famille.
Pardonnez-moi ma franchise , mais dans son égarement ce débat me fait penser à un caprice d'enfant gâté.
Sur fond d'histoire , ce nouveau prétendu fléau manifestement lancé à son origine par les officines laïcistes ne peut que rappeler le bouc émissaire que représenta lors d'une autre poussée de fièvre anti-chrétienne révolutionnaire, le corporatisme.
A présent, les slogans anti ''taditionnalistes" ou "anti-intégristes" lancés par les mêmes officines s'étant aujourd'hui heurtés à l'Espérance innée d'une jeunesse aussi courageuse que si souvent hélas non désirée, voilà que des experts découvrent "le danger du communautarisme" .Et, toute charité bue , de taxer "ceux qui ", "les chemises ceci", "les cheveux cela"....Quelle misère de la pensée et de l'esprit !
Je me considère comme trop ignorant pour me juger digne de représenter telle ou telle sensibilité .Dès lors je me suis toujours senti simplement d'Eglise.Et j'ai à ce titre une Sainte horreur de la persécution, prétendûment en son nom, de mes frères en Jésus-Christ , quelqu'ils soient.
Au-delà de ce flagrant symptome du relativisme qui pourrit coeurs et esprits rappelons-nous que le Saint-Père , lui, multiplie les gestes d'amour pour rassembler son troupeau.Peut-être serions-nous bien inspirés, en ces temps de carême, de l'imiter, fût-ce petitement.

Écrit par : sancenay | 16/03/2007

Sancenay,

Ce débat se situe justement dans une tentative de réunir les chrétiens dans le même objectif de "faire face". Je comprends que certains se sentent étranger au débat, mais je considère, pour avoir à maintes reprise expérimenté ce problème du repli, qu'il est nécessaire. Si nous ne sommes pas capables de nous remettre en cause, nous sommes indignes de notre mission.

Enfin, je n'ai pas eu l'impression que le débat ait eu pour but de persécuter, mais bien au contraire de rallier.

Écrit par : Quentin | 17/03/2007

Personnellement, je dois dire que désormais "je l'ouvre" y compris devant les écclésiastiques, certains en étant bien surpris et incapables d'écouter, mais cela fait beaucoup de bien ; cela instaure de la liberté, du souffle, de l'Esprit.

Il faut dire ce que l'on pense, sans craindre de déplaire ou d'être marginalisé. C'est le meilleur témoignage. Il est vivifiant. Ce qui tue l'Eglise, c'est le manque de courage personnel, la peur de déranger. L'affrontement verbal n'a jamais été refusé par le Seigneur : relisez tous leq Evangiles. Il ne cesse de batailler contre les pharisiens, les scribes, les grands prêtres.

Saint Athanase, saint Irénée, saint Martin,, qui d'autre ?, sainte Jeanne d'Arc, saint François d'Assise, la liste est trop longue n'ont pas refusé d'affronter les menteurs, "ceux qui se mentent à eux-mêmes et mentent aux autres" (saint Paul).

Il ne suffit pas de déverser du resdentiment refoulé derrière des écrans et des publications.

Nous sommes les héritiers du Verbe incarné : parlons à des personnes en chair et en os.

Écrit par : PHR | 17/03/2007

à Quentin,

peut-être me suis-je fait mal comprendre.Je n'ai pas parlé du "repli" qui n'est que la nécessaire et légitime conséquence de la persécution par les puissants dont toutes les religions, et tout particulièrement la religion catholique, sont victimes en tant que telles.Nous sommes donc bien d'accord sur ce point.
Par contre , à mon sens, ce repli de fait, au demeurant ne justifie en rien le qualificatif de " communautariste" dans son sens volontairement péjoratif défini par les adversaires sectaires et proclamés des religions . Si vous ne vous êtes pas encore aperçu de ce fait patent, vous en aurez l'occasion car ce thème est déjà assurément le nouvel erzats de la lutte de classes. Le moindre journal, dit "d'information " s'en fait opportunément l'écho.Des associations, se créent, militent...regardez simplement , vous verrez.
Nous sommes évidemment d'accord également sur le point essentiel: la nécessité de faire face , et même, je crois de dénoncer l'imposture et la forfaiture qui a consisté à provoquer le ghetto pour aussitôt , avec le cynisme de rigueur, le dénoncer.
A mon sens ceci devrait justement commencer par réfuter la dialectique et sa langue de bois imposée puisque, vous en conviendrez, la charité , principe fondamental de notre foi est tout le contraire de l'esprit
de"communautarisme."
Si nous sommes effectivement d'une communauté , au sens littéral et sain du terme , de coeur et d'esprit , celle-ci n'est en rien fermée au monde, pas même à fortiori à celui revendiqué comme leur propriété exclusive par nos ennemis déclarés.
Ce n'est donc pas le débat en lui-même que je déplorais, j'apprécie la bonne volonté de son auteur, mais précisémment sa réduction par certains qui se reconnaîtront , dans un étrange et attristant , mais pour autant, hélas,déjà vu, climat de délation et de mépris et , qui sait ,volens nolens, d'une sorte de nouveau genre de collaborationnisme dans la persécution qui se met petit à petit en place. Je pèse mes mots avec la gravité requise.
Pour ce qui est de la nécessité de nous remettre en cause, je crois que quand bien même nous n'aurions pas le mérite de le faire spontanément , la rigueur de la vie nous y conduit nécessairement , à moins bien sûr de ne pas le vouloir.
Il me paraît difficile en effet aujourd'hui de se prétendre catholique et de ne pas choisir d'exister comme tel malgré le monde qui nous environne.
Vous voyez que là encore nous tombons d'accord.
Nous le sommes d'autant plus voyez-vous que j'ai fait allusion aux "blogueurs de bonne volonté " et que le ton de votre message , quand bien même il traduirait, je crois, un reproche assez peu justifié à mon égard, m'apparaît comme de très bonne volonté.
Pour conclure, un point important de mon commentaire établissait cependant la comparaison entre le sort fait au siècles des "Lumières " au corporatisme et celui fait aujourd'hui au prétendu "communautarisme".
Peut-être que, sans pour autant vous en faire le reproche, mais permettez-moi de le dire pour le seul intérêt de notre échange ,si vous y aviez prêté plus d'attention auriez- vous mieux compris le sentiment pour le moins attristé, que pouvait susciter en moi le dévoiement de ce débat.

Pax tecum in Christo Rege.

Écrit par : sancenay | 17/03/2007

Et si, au lieu de se demander, s'il faut être communautariste, il ne convenait pas plutôt d'être PAROISSIAL.

En effet, la "communauté" de base - s'il faut absolument utiliser ce mot très protestant et anglo-saxon -, c'est la paroisse.

Un Français, qui a une Eglise au milieu de chaque village, devrait le savoir.

Certains auront mille objections, recevables ou pas. Mais à chacun la conscience justement éclairée saura inspirer la bonne solution, relativement à sa situation tant géographique qu"intérieure.
SainT Catherine Labouré faisait plusieurs lieues chaque jour, au petit matin, pour communier, quand elle était enfant.

C'est l'Eucharistie qui construit l'Eglise et Elle seule doit nous importer en premier lieu.

Difficile de dire autre chose en cette semaine où Benoït XVI a rendue publique l'exhortation apostolique Sacramentum Caritas - voir www.vatican.va

Écrit par : PHR | 18/03/2007

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