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03/02/2007

Grand silence, silence, mais quel silence ?


Vendredi : je retrouve un évêque français à Roissy où son avion vient d'atterir en provenance des États-Unis. Malgrè le dacalage horaire – pour lui –, la conversation s'installe. Il me parle tout d'un coup des "Journées Zen" que des New Yorkais – je crois – organisent. Le dimanche, ils fuient la ville pour retrouver le silence.

Le film documentaire Le Grand silence continue sans bruit a remporté un véritable succès. L'autre jour, La Croix annonçait qu'il avait récolté davantage d'entrées que le dernier film de Luc Besson dont les copies étaient plus nombreuses et donc distribuées dans plus de salles en France. 

Chaque matin, je quitte mon village pour rejoindre la gare SNCF. L'hiver, j'accomplis le chemin en car. Le chauffeur est sympathique, bavard, il connait bien ses passagers et il les bichonne. Mais la radio marche à fond. Même chose, le soir. Dans le train, la musique des baladeurs s'imposent à tous. Dans les magasins, la musique est toujours présente. Il y a même jusqu'à certaines églises où la musique est là, en bruit de fond. 

Nous avons besoin pourtant du silence. C'est un besoin de l'âme et un besoin spirituel. La liturgie romaine traditionnelle prévoit le silence pendant le canon. La liturgie romaine nouvelle prévoit un moment de silence après la communion. Des liturgies orientales matérialisent presque le silence quand l'officiant se retire derrière l'iconostase. 

Je sais bien que nous pouvons faire le silence intérieurement, même si l'agitation nous entoure.

Je sais bien que même dans un grand moment de silence, comme pendant une adoration, notre âme peut être traversée, en silence, de mille bruits. 

Mais nous comme notre société, nous avons besoin de retrouver le silence, même si au début nos oreilles le trouvent pesant.

Comment rendre le silence à notre monde et à nous-mêmes ? Comment faisons-nous pour retrouver le silence dans un monde de bruit ? 

Commentaires

le matin, avec les enfants nous avons mis en place une séance de "yoga oraison" yoga pour rendre nos corps disponibles, respiration pour nous intérioriser et accéder à la présence de Dieu en nous. C'est un moment de communion qui recharge nos batteries pour la journée.
Le père Milcent, père carme organise des stages de yoga oraison et a créé une association qui se nomme "La Passerelle" Le yoga peut avoir mauvaise presse (parfois à juste titre) chez les chrétiens, mais pratiqué de manière raisonnée il permet d'entrer en prière avec tout son corps, et aide à atteindre un silence intérieur une disponibilité qui nous permet de poser un autre regard sur notre quotidien. C'est un moment d'éternité, une parenthèse C'est se mettre sous le regard de Dieu et le savoir, un frère dominicain de la Sainte-Beaume nous disait que faire oraison c'était se faire bronzer l'âme au soleil de l'amour de Dieu! Ce que j'aime dans cette image c'est l'idée d'abandon je pense qu'elle est liée au silence.

Écrit par : odile | 03/02/2007

@Odile:
Combien êtes vous dans la famille à exécuter cette pratique?

Écrit par : Ignoc | 04/02/2007

éxécuter cette pratique ? c'est drôle!
En fait. nous instruisons nos deux derniers en famille donc les participants sont mes deux garçons et moi, parfois le papa , quand il est là! Nous ne sommes pas confrontés à l'agitation et au bruit intense, vivant à la campagne, à un rythme tranquille, le silence sera pour nous faire silence à l'intérieur pour écouter la parole, les enfants lisent un texte de la Bible chaque jour.

Écrit par : odile | 04/02/2007

Si cela intéresse quelqu'un, des sessions d'oraison par le corps dirigées par Pierre Milcent ont lieu un mercredi sur deux de 19h à 20h à la paroisse Saint Maxime d'Antony (92). La prochaine est le 14 février.

Écrit par : EL | 04/02/2007

A Philippe Maxence ,

ne soyez pas déçu par le silence des "blogueurs", il leur arrive manifestement aussi d'être sages .
Votre question est très pertinente.Mais la meilleure réponse en l'occurrence n'est-elle pas le "silence virtuel" , ici et maintenant ?
Car il est parfois éprouvant également de débattre ou d'informer avec précision et surtout en s'efforçant de maîtriser ses passions , on l'a vu ces derniers temps, n'est-ce pas ? ( sans qu'à mon humble avis cela n'atteigne des proportions insoutenables malgré quelques sensibles dérapages, il faut aussi que jeunesse se passe).
Souvenez- vous cependant des risques liés à internet que soulignait judicieusement Benoît XVI récemment et cité dans l'Homme Nouveau: risque de ne pas savoir souvent prendre suffisemmment de distance par rapport à la surabondance de l'information et aussi ,je crois ,à sa très grande vitesse de circulation.
Moi aussi, comme Odile, je vis dans le silence c'est pourquoi, me sentant un peu privilégié de ce point de vue , je romps volontiers un court instant celui-ci pour vous encourager dans votre démarche sur ce thème.
Réflexion cependant, je me demandais depuis quelques temps si les thèmes, généralement tout à fait dignes d'intérêt , ne se suivaient pas trop rapidement , ce qui pourrait nourrir ce risque de la précipitation et de l'irréflexion, soit in fine nourrir le bruit ambiant ...

bien amicalement, dans le silence parfait de l'Espérance partagée.

Écrit par : Sancenay | 05/02/2007

A Sancenay : merci de ces mots qui disent beaucoup de choses sensées que je vais méditer. Il y a dans vos propos plus d'indications qu'il n'y parait. J'en prends bonne note. Et je retourne donc dans le silence.

Écrit par : Philippe Maxence | 05/02/2007

La grâce du silence
O Marie ! O ma Sainte et Bonne Mère ! Donnez-moi, donnez à tous la grâce de comprendre la grande valeur du silence dans lequel on entend Dieu ! Apprennez-moi à me taire pour écouter la Sagesse Eternelle.
Apprennez-moi à tirer du silence tout ce qu'il renferme de grand de saint, de surnaturel, de divin ; aidez-moi à en faire une prière parfaite, une prière toute de foi, de confiance et d'amour ; une prière vibrante, agissante, féconde, capable de glorifier Dieu et de sauver les âmes ! Ma vie vaudra ce que vaut mon oraison.
Marthe Robin

Écrit par : ALMERAS Marie-Françoise | 06/02/2007

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