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27/12/2006

Automédication vs autoscolarisation


Nous sommes en pleine incohérence (ce qui n’est pas nouveau, mais la durée de la maladie n’est guère rassurante).
En ouvrant Le Figaro de ce matin, je découvre en Une de ce quotidien le titre suivant :
« Le gouvernement veut favoriser l’automédication ».
Argument du journal, et certainement du ministre de la santé lui-même : c’est une pratique plus développée à l’étranger. Notamment aux Etats-Unis nous explique Le Figaro.
La propagande pour l’automédication est, paraît-il, la nouvelle croisade de Xavier Bertrand, le ministre de la Santé. Les pharmaciens, on s’en doute, sont contre. Cela mettrait fin au monopole dont ils bénéficient puisque les malades pourraient se rendre au rayon "pharmacie" de leur grande surface, mettre le médicament désiré dans leur panier et passer à la caisse.
Rêvons un instant.
Ce matin, mal réveillé, j’ai mal lu Le Figaro. Le titre de Une était, en fait :
« Le gouvernement veut favoriser l’autoscolarisation »
En explication, le quotidien a écrit :
« L’État entend encourager les Français à la scolarisation en famille, une pratique beaucoup plus développée à l’étranger ».
Dans le texte d’explication, on pouvait lire :
« Une pratique peu répandue en France, mais banale à l’étranger, notamment aux Etats-Unis où l’instruction à domicile se pratique largement ».
Vous n’y croyez pas ? Vous avez raison.
Alors que nous, parents, sommes compétents en ce qui concerne l’éducation de nos enfants, le rapport parlementaire si souvent évoqué sur ce blogue prévoit d’accroître les impossibilités de choisir la forme d’instruction à laquelle nous voulons recourir.
En revanche, notre compétence, et en tous les cas notre rôle premier, est beaucoup moins évident en ce qui concerne l’automédication. Mais, là, un autre rapport, dû au président de la Haute Autorité de la santé, préconise que nous prenions les choses en main.
Vous avez dit incohérence ?
Pas tant que cela.
Dans le premier cas, il s’agit de respecter une liberté fondamentale, celle des parents à éduquer leurs enfants.
Dans le second cas, il s’agit d’une démarche ultra-libérale, pour ne pas dire libérale, qui vise plus simplement à libérer le marché.
En France, on pourra bientôt acheter n’importe quoi au nom du sacro-saint marché, à condition d'avancer aux pas pour le reste.
N’est-ce pas Mgr Michel Schooyans qui parle, selon le titre de l’un de ses ouvrages, de « la dérive totalitaire du libéralisme » ?
Nous y sommes.

09:58 Publié dans Éducation | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Cette nouvelle démarche pourra peut-être responsabiliser chacun par rapport à sa santé, on éviterait les procès des fumeurs à la SEITA quand ils ont un cancer du poumon, les cardiaques et les insuffisants respiratoire arrêteraient de fumer, et les diabétiques de manger n'importe-quoi!!!
Evidemment l'auto-médication ne concerne que la "bobologie" mais elle peut contribuer à responsabiliser dans le quotidien, et la santé est d'abord une question d'équilibre.Dans un deuxième temps cela ferait faire faire des économies à la sécu!!
L'auto-scolarisation est aussi une solution contre le marasme de l'E.N ; Il éxiste déjà dans certains lycées des cours sur internet: pas de problèmes de locaux , pas de problèmes de discipline, les profs sont toujours là mais autrement, dans les pays scandinaves ce système est en place depuis longtemps :l''école devient un lieu où on vient pour poser ses devoirs, rencontrer son prof pour une explication, travailler si besoin.Ce n'est pas une monumentale garderie!!
J'ai lu sur internet une étude de l'éduction nationale sur le télétravail, étude très positive.Je me demande si tôt ou tard ils n'arriveront pas à cette solution. Les problèmes économiques étant quand mème prioritaires...
en attendant ils veulent mettre des bâtons dans les roues des home-schoolers...

Écrit par : odile | 27/12/2006

Puisqu’il est fait allusion aux diabétiques, et en rapport à l’automédication, voici la description d’un programme régional auquel je participe et qui devrait répondre en partie au commentaire d’Odile. Mon commentaire est un exemple médical transposable au plan de l’éducation.
Il s’agit d’initier les diabétiques phase 3 (totalement dépendants) à contrôler eux-mêmes leur régime et leur hygiène de vie avec l’aide des nouvelles technologies. Grâce aux pompes à insuline que les malades portent en permanence sur eux, pompes reliées au corps par un tube et un patch, il est possible d’enregistrer en continu différent paramètres de l’organisme. La pompe contient une sorte de boîte noire. Grâce à un capteur à infrarouge, le patient peut lui-même générer sur son écran d’ordinateur son graphe personnel. Ce graphe indique une multitude de phénomènes sur une période choisie. Le patient peut alors comparer son graphe personnel avec un graphe type idéal en superposant les deux sur son écran. A partir de là, il peut corriger son hygiène de vie pour modifier ses courbes graphiques et améliorer sa santé. Naturellement, ce procédé ne plaît pas à tous les médecins qui perdent ainsi des clients. Pourtant, grâce à ces nouvelles technologies, les malades peuvent de nouveau vivre normalement sans être obligé de se piquer plusieurs fois par jour, d’avaler des tonnes de médicaments et de faire des séjours prolongés à l’hôpital.
A noter que le diabète à pour origine un choc émotionnel, très souvent la perte brutale d’un proche, et n’a donc pas grand chose à voir avec l’environnement et les infections, c’est à dire la déficience des défenses immunitaires comme les spécialistes l’ont longtemps pensé. La déficience semblerait être de nature nerveuse et, en l’occurrence, très liée à la peur de la mort. N’importe qui peut soudainement être victime du diabète. Une véritable politique de santé consisterait donc à renforcer chez l’être humain, dès son plus jeune âge, ses capacités à affronter les dangers en général et la mort en particulier ce que les Européens, infantilisés par des politiques d’assistanat, l’Etat providence et l’Education Nationale, savent de moins en moins assumer. Je rajouterais que l’usage de la foi qui renforce la confiance en la vie, donc en soi, et réduit notre peur de la mort serait donc un apport précieux et non négligeable pour réduire nos dépenses maladies. Mais tout ceci n’est-il pas contraire aux intérêts supérieurs de l’Etat ?

Écrit par : Eric Gaillot | 27/12/2006

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