Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/12/2006

Pourquoi nous allons encore perdre ce combat

 

Le quotidien Présent publie chaque vendredi une chronique signée Jeanne Smits intitulée « Génération décervelée ». À la pointe du combat en matière de défense de l’école hors contrat, des méthodes d’apprentissage à la lecture, Jeanne Smits l’est aussi en ce moment en ce qui concerne le décorticage du rapport Fenech relatif à l’influence des sectes sur les enfants. Cette semaine, sous le titre « Sectes et école à la maison », Jeanne Smits aborde ce dernier sujet. Elle décrit, explique et critique les propositions du Rapport Fenech et en montre les incohérences, les dangers et la perversité intrinsèque.
Cependant, Jeanne Smits commence par prendre une précaution qui me semble révélatrice de la raison profonde qui explique pourquoi nous allons perdre ce combat si nous continuons ainsi. La première phrase de Jeanne Smits est celle-ci : « Avant de commencer, laissons explicitement de côté la question de savoir si « l’école à la maison » est la meilleure des solutions pour instruire ses enfants ».
Je vois bien que cette phrase a été écrite pour expliquer au lecteur qu’il ne s’agit pas réellement du sujet traiter dans le cadre de la chronique du jour. Cependant, je connais bien, par les interventions de Jeanne Smits sur ce blogue ou en raison du souvenir d’une conversation au micro de Radio Courtoisie où nous nous étions déjà opposés sur ce sujet, son « malaise » vis-à-vis de la solution de l’école à la maison.
Mais, dépassant largement le cadre de la pensée personnelle de Jeanne Smits à ce sujet, ce type de réflexion est révélateur d’une incohérence parmi les catholiques. Cette incohérence explique le silence manifeste des évêques sur ce sujet, le silence similaire des Associations familiales catholiques, le silence des candidats aux prochaines élections et des élus catholiques (à une exception près) ou proches des catholiques, l’incompréhension d’un certain nombre de journalistes catholiques ainsi que des intellectuels catholiques.

Le Saint-Siège, pour sa part, a adopté une attitude tout à fait différente. Voir ici et .

Où se situe donc, selon moi, le problème ?
D’abord, sur le fait que, majoritairement, les catholiques estiment que l’instruction à domicile est un… problème. Une anomalie ! Le nœud de la question gît essentiellement là. Pour ces catholiques, l’école à la maison peut être une solution, mais alors c’est une solution problématique.
D’où les précautions oratoires du type de celles de Jeanne Smits.
D’où les explications d’Yves Daoudal, lors d’une discussion sur ce blogue nous rappelant ce qu’est une société.
D’où les questions habituelles posées aux parents d’enfant instruits à la maison : et la socialisation ? et la capacité d’instruire ? Etc.
Or, la question ne doit pas se poser dans les termes de Jeanne Smits, pour savoir si oui ou non l’école à la maison « est la meilleure des solutions pour instruire ses enfants », ni, même, comme nous l’avons parfois écrit nous-mêmes, de répondre qu’elle n’est pas la meilleure solution, mais au moins une solution pour certaine famille.
Entrer dans ce type de raisonnement, c’est déjà accorder à la Commission Fenech, et au-delà, à l’État, bras séculier de l’idéologie laïciste, la légitimité de son enquête et des propositions de son rapport.
Au contraire, nous devons aborder cette question à travers deux principes essentiels de l’Église et de leur articulation réciproque.
Le premier de ces principes : la famille est la cellule de base de la société. Jean-Paul II l’a rappelé dans Familiaris consortio (n.42) :
« Puisque "le Créateur a fait de la communauté conjugale l'origine et le fondement de la société humaine", la famille est devenue la "cellule première et vitale de la société". La famille a des liens organiques et vitaux avec la société parce qu'elle en constitue le fondement et qu'elle la sustente sans cesse en réalisant son service de la vie : c'est au sein de la famille en effet que naissent les citoyens et dans la famille qu'ils font le premier apprentissage des vertus sociales, qui sont pour la société l'âme de sa vie et de son développement. Ainsi donc, en raison de sa nature et de sa vocation, la famille, loin de se replier sur elle-même, s'ouvre aux autres familles et à la société, elle remplit son rôle social. »

Deuxième principe : le principe de subsidiarité que le Catéchisme de l’Église catholique définit ainsi (n.1883) :
« une société d’ordre supérieur ne doit pas intervenir dans la vie interne d’une société d’ordre inférieur en lui enlevant ses compétences, mais elle doit plutôt la soutenir en cas de nécessité et l’aider à coordonner son action avec celle des autres éléments qui composent la société, en vue du bien commun ».
Le Compendium du Catéchisme de l’Église catholique (n.403) en donne cette explication :
« Ce principe signifie qu’une société d’ordre supérieur ne doit pas assumer des fonctions qui reviennent à une société d’ordre inférieur, la privant de ses compétences. Elle doit plutôt la soutenir en cas de nécessité. »

Il y a une articulation entre ces deux principes et c’est cette articulation qui est fondamentale et qui explique et légitime au besoin l’école à la maison de la même manière qu’elle explique et légitime au besoin la scolarisation en dehors du milieu familial.

Fondement de la société, le rapport de la famille avec l’ensemble des autres communautés est défini par le principe de subsidiarité. Autrement dit, la famille délègue à une communauté une partie de ses prérogatives dans la mesure où elle ne s’estime pas en mesure d’accomplir ses tâches. Le mouvement est ascendant et non descendant. Il part de la famille vers le reste de la société et il ne descend pas de l’État vers le reste de la société et vers la famille. Surtout, ce mouvement n’intervient que dans la mesure où la famille n’a pas les moyens d’accomplir pleinement son rôle. Mais la situation normale, la situation légitime, c’est qu’elle accomplisse elle-même les tâches qui sont les siennes. L’éducation, dont l’enseignement n’est, en quelque sorte, qu’une sous-partie, est assurément l’une de ses tâches essentielles.
D’où la légitimité première de l’école à la maison ;
d’où également, en raison du mouvement subsidiaire, la légitimité seconde de l’école en dehors du cadre familial.
D’où, à mon sens, l’urgence d’évacuer de nos esprits le moindre doute sur cette légitimité de l’école à la maison.
Car ce doute de principe est le coin qu’utilisera un État totalitaire ou à tendance totalitaire.
D’où, pratiquement, l’urgence de gommer la dialectique entre école à la maison et école en dehors du cadre familial.
D’abord parce que cette dialectique s’oppose aux principes catholiques.
Ensuite, parce qu’elle fait le jeu de l’adversaire.

Pour finir deux choses me frappent sur ce sujet :
1°) certains s’accorderont avec mon raisonnement pour dire que la famille est la cellule de base de la société et que c’est par un mouvement ascendant que doit s’articuler le lien famille/société. Simplement, ils auront un regard uniquement historique sur ce sujet. Selon eux, c’est ainsi que les choses se sont passées. Mais, aujourd’hui, la complexité de la société implique d’avoir un regard réaliste. À mon sens, le regard vraiment réaliste doit reposer sur les principes que nous estimons vrais et justes : la famille est le fondement de la société et elle ne délègue que dans une certaine mesure : si seulement la délégation est nécessaire.
2°) d’autre part, je suis constamment étonné de voir que les catholiques qui se sont opposés à l’Europe de Bruxelles parce qu’elle interprétait le principe de subsidiarité à l’envers (ce que j’appelle le mouvement descendant, du haut vers le bas) ont le même travers dès qu’il s’agit de l’école à la maison. Ils estiment normal que le problème scolaire s’envisage du haut vers le bas, de l’État vers les familles.De la même manière, très peu d’entre eux contestent la légitimité de l’école d’État. Ils en critiquent les résultats et les abus, mais pas le principe. Pourtant, en reprenant les choses selon l’articulation « famille/principe de subsidiarité », nous devrions défendre l’idée que l’éducation et l’enseignement sont du ressort de la famille (réellement et pratiquement) et que celle-ci délègue à des communautés éducatives dans la mesure où elle se reconnaît incapable d’assumer pleinement cette tâche. Cette délégation est le fondement de ce que nous appelons aujourd’hui des écoles hors-contrat ; appellation qui n’est, en fait, que juridique.
Ces écoles sont en fait les écoles normales comme le sont ou devraient être les écoles catholiques dans leur ensemble, si n’ayant pas abdiqué les principes (famille, subsidiarité), elles ne s’étaient placées sous la coupe de l’État. Or, les écoles de l’État ne devraient trouver leur légitimité que dans la mesure où l’Église ou les communautés intermédiaires entre la famille et l’État n’ont pas été en mesure de créer des écoles pour aider (selon le terme du principe de subsidiarité) les familles. C’est donc ultimement que l’État peut avoir une légitimité à scolariser des enfants.

 

17:08 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (27)

Commentaires

L'éducation à domicile catholique peut-être excellente, à mon avis meilleure que de nombreuses écoles sous contrat où règnent une ambiance malsaine et peu emprunte de religion.

Selon cet excellent étudiant, l'éducation à domicile (cours catholique à distance Seton) lui a permis de développer des fortes facultés d'étude et de discipline personnelles nécessaires pour réussir dans un environnement universitaire et militaire rigoureux.

http://www.setoninfo.com/achieve.php#jdbate

West Point #1 Graduate

WEST POINT, NY - Jonathan David Bate graduated from the United States Military Academy on May 27 with the overall class rank of #1. The speaker at the graduation ceremony was President George W. Bush, who awarded the diploma to Jonathan, an honor graduate. “Home schooling helped me develop strong study skills and self-discipline necessary to succeed in a rigorous academic and military environment,” commented Jonathan. He is a 4th Degree Knight in the Council at West Point.

Écrit par : Pierre Zwingli | 22/12/2006

Je pense qu'il faut considérer l'I.E.F comme un choix d'éducation avec ses particularités, ses qualités et ses inconvénients, les gens ne connaissent pas ce choix en fait, et c'est vrai que la réalité de ce choix, les questionnements qu'il entraine, les remises en question aussi, n'apparaissent qu'au cours de la "pratique".
Ce style de vie amène une réfléxion quand aux valeurs pronées de nos jours, quand à la consommation , à la gestion du temps ( le temps passé en famille), la compétition etc...
Peut-être que de nos jours les chrétiens sans le savoir, sans le vouloir sont très sécularisés...

Écrit par : odile | 22/12/2006

Merci à Odile d'avoir complété par une approche moins rébarbative ce que je développe sur l'IEF. Je témoigne en effet que ce choix de l'école la maison conduit à une réflexion sur les styles de vie et à un changement dans nos vies qui pour certains peut s'apparenter à une conversion.
Merci aussi à Odile pour le communiqué de l'autre jour. Peut-elle nous en dire un peu plus (adresse, contact, etc. origine de l'initiative) sur le CLI - Collectif pour la Liberté d’Instruction ?

Écrit par : Philippe Maxence | 22/12/2006

"Peut-être que de nos jours les chrétiens sans le savoir, sans le vouloir sont très sécularisés..."

Très sûrement, mais en même temps on ne peut pas condamner le monde : n'oublions pas que le Seigneur est venu pour sauver non pour juger.

Ceci dit, ce type de combat montre qu'il est utile d'aoir une réflexion d'ordre général. Mais que la réponse est ensuite affaire de choix personnels mûris dans la prière.

Nous n'avons pas à édifier une contre-société : elle serait communautariste, limite sectaire, mais à assumer jusqu'au bout dans ce monde notre volonrté de suivre le Seigneur.

Ce faisant, chacun allumera une lumière dans la nuit. Et au final, toutes ces lumières créeront, sans l'avoir voulu, le grand jour.

Écrit par : PHR | 22/12/2006

Que les adultes soient dans le monde (mais pas de ce monde) est une chose.

Que les enfants doivent être totalement dans le monde alors qu'ils sont encore mal préparés et proies si faciles à la pression de leurs pairs et de leurs professeurs parfois assez peu chrétiens est une autre chose.

Nos enfants sont éduqués à la maison, cela prend beaucoup de temps (je passe la moitié du temps à la maison) mais nous ne le regrettons pas du tout ce sacrifice : cela permet non seulement de vérifier ce que les enfants apprennent (et de réviser soi-même) mais ce temps passé avec ses enfants permet de tisser des liens très forts.

Il est possible que s'il existait une école hors contrat (concept inconnu au Québec, le Monopole de l'Éducation régit les matières, la pédagogie et même le format des bulletins des écoles dites privées) qui nous convenait (il faudrait connaître les profs et les enfants), nous aurions pu choisir de mettre nos enfants dans une telle école, mais ce n'est pas le cas.

Au fait, Jésus a-t-il été à l'école publique ? Fut-il mal socialisé ?

Écrit par : P. Andries | 22/12/2006

Merci à P. Andries de nous apporter son témoignage du Québec. Intéressant de noter que la France a encore cette particularité de l'école totalement libre avec l'école hors contrat. Etes-vous nombreux au Canada à recourir à l'instruction à domicile ? Rencontrez-vous les mêmes problèmes que nous dans vos rapports avec l'État ? Ce serait intéressant de le savoir ?

Écrit par : Philippe Maxence | 22/12/2006

Ce commentaire n’est peut-être pas exactement dans le sujet de l’école à la maison, mais il peut sans doute expliquer un peu pourquoi des familles ne souhaitent pas envoyer leurs enfants dans les écoles de l’Etat. J’ai participé à la conception de deux collèges 600 (600 pour six cents élèves) en région parisienne. Lorsque j’ai reçu le programme, j’ai d’abord été surpris par le volume du document qui représentait plus de 10 000 pages, l’équivalent d’une encyclopédie en 10 volumes. Dans un collège 600, comme dans les autres, tout est contrôlé, calibré, formaté. Il n’y a aucune différence entre la conception d’un collège et celle d’une ferme industrielle. Tout est une question de gestion de flux, de circulations, de croisements, de stockages. Chaque unité – entendez chaque élève – est définie par une série de paramètres comme sa vitesse de déplacement, son encombrement à l’arrêt, sa puissance sonore, sa masse d’inertie, etc. Lorsque j’étais moi-même à l’école, je me souviens que nous nous mettions en rang dans la cour pour rentrer au réfectoire. Cela se passait très bien. Aujourd’hui, cela ne se passe pas très bien. C’est pourquoi il faut créer tout un système de couloirs de circulation pour obliger les enfants à se mettre en file. Ces couloirs sont constitués par des barrières en zigzag pour éviter les écrasements. La distribution des repas étant gérée au plus juste, c’est à dire avec un minimum de personnels et des surfaces de restauration réduites le plus possible, le temps d’attente est plus long que le temps du repas proprement dit. Quand l’emploi du temps prévoit une demi-heure pour le repas, cela signifie en réalité que le repas, c’est à dire le moment où l’enfant est à table et mange, dure en moyenne 10 minutes. Les 20 minutes restantes sont passées debout à attendre dans des conditions difficiles. Le bruit est infernal. Les bagarres permanentes. La surveillance est effectuée par caméra vidéo et les interventions pour ramener le calme par haut-parleur. Dans ces files d’attente, il est évidemment quasiment impossible de se rendre aux toilettes car cela signifie qu’il faut reprendre la file d’attente à zéro. Etonnez-vous ensuite que les enfants soient nerveux, malades et difficiles ! C’est ainsi que l’Etat élève ses enfants.

Écrit par : Eric Gaillot | 23/12/2006

>Êtes-vous nombreux au Canada à recourir à l'instruction à domicile ?

Au moins 1% des enfants en âge d’être scolarisés. Il y avait 2 000 enfants instruits à la maison en 1979, il y en aurait eu au moins 80 000 en 2002. La progression se poursuit.

Reportage :

http://tinyurl.com/ydfnb5

>Rencontrez-vous les mêmes problèmes que nous dans vos rapports avec l'État ?

Cela dépend des provinces, l’instruction est du ressort des provinces. Et, puis dans certaines provinces, elle peut dépendre des commissions scolaires qui interprètent toutes un peu à leur façon la loi.

Pour une comparaison entre les provinces : < ." target="_blank">http://www.hslda.ca/fr_home.asp>.

Chaque province a ses propres lois vis-à-vis de l'enseignement à la maison. Respecter les exigences de ces lois peut être aussi simple que d'informer la commission scolaire ou le ministère de l'Éducation de votre intention d'enseigner à la maison ou aussi compliqué que de faire évaluer votre enfant et de répondre à toutes les exigences de la réglementation de votre province. En Alberta, l’instruction à la maison est subventionnée! Au Manitoba, les programmes d’éducation à la maison par conviction religieuse ne posent aucun problème (le cas est prévu explicitement).

http://www.edu.gov.mb.ca/m12/enfdiff/ecoles_ind/domicile.html

«L’enfant qui reçoit son enseignement à domicile doit-il suivre le programme d’études du Manitoba?
Non. Voir la description des trois choix de programme.

Quelles sont les exigences de déclaration que les parents qui choisissent l’enseignement à domicile doivent remplir?
Les parents sont tenus de remettre deux rapports d’étape par année : un à la fin janvier, l’autre à la fin juin. Ces rapports se trouvent dans les trousses de déclaration qui sont envoyées à tous les parents qui choisissent l’enseignement à domicile.

Comment la plupart des parents enseignent-ils les matières à leurs enfants?
En gros, trois approches peuvent être adoptées (Option études indépendantes, programmes d’études chrétiens ou approche axée sur l’enfant).

Comment vérifie-t-on les progrès des enfants qui reçoivent un enseignement à domicile?
Les parents sont tenus de remettre deux rapports d’étape par année. Les élèves qui suivent l’Option études indépendantes reçoivent des rapports d’évaluation du ministère et peuvent s’en servir aux fins d’évaluation. La plupart des programmes d’études inspirés du christianisme comprennent une série de tests. Dans certains cas, la correction se fait à l’extérieur, dans d’autres, elle est effectuée par les parents. Les parents qui établissent leurs propres programmes d’études doivent établir aussi un système d’évaluation.»

Le Québec est, à mon sens, une des provinces les plus restrictives. Bien que cela dépende grandement de la commission scolaire où l’on habite.

Écoutez le reportage pour un exemple de ce qui peut se passer avec les commissions scolaires les plus obtuses : elles essaient d’effrayer les parents et de forcer l’inscription à l’école publique. En cas d’échec de ces menaces, elles passent le dossier à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Celle-ci menace à son tour souvent d’enlever les enfants, selon une mère interrogée dans le reportage, une intervenante lui aurait dit : « On va avoir ta peau, on va t’enlever tes enfants. » Je connais des gens non loin d’ici qui ont eu des problèmes similaires, toute la poursuite et la procédure restent habituellement secrètes « pour le bien des enfants » (comme c’est commode pour les abus de pouvoir administratif).

http://www.rocler.qc.ca/serendip/action/histoire.html
ou http://tinyurl.com/ymag4f

Ceci explique que de nombreux parents restent « incognito » et ne prennent pas contact avec leur commission scolaire.

Dans notre cas, nous avons été incognito pendant des années dans la banlieue montréalaise et puis à la campagne où nous vivons. Depuis l’année passée nous sommes inscrits à la commission scolaire et pour l’instant le contact c’est limité à deux lettres lors de l’inscription (mais une des lettres que j’ai envoyées comprenait un dossier complet de ce que nous allions à nos enfants : liste des cours, des manuels, etc., et même quelques photos en voyage en Europe pour montrer que les enfants ne sont pas confinés dans une « prison psychologique » même si nous n’avons pas la télé, M. Fenech.

Mais ceci ne veut pas dire qu’un jour on ne viendra pas nous importuner. C’est une des raisons pour laquelle je suis de si près l’actualité sur ce sujet en France. Il ne faudrait pas que la France serre encore la vis cela pourrait bien donner des idées à nos fonctionnaires et à nos « élites » qui aiment bien le jacobinisme laïcard français (il n'y a plus d'enseignement catholique public désormais par exemple).

Écrit par : P. Andries | 23/12/2006

S'il faut se battre ne le faisons pas en nous défendant : portons le fer dans le camp de notre immonde et ridicule ennemi.
Il y a une secte danfereuse qui endoctrine, corrompt et menace nos enfants. C'est l'Education nationale :
- elle cherche à embrigader de force nos enfants
- dans ce système totalitaire, parents et enfants ne peuvent choisir leur maître, ni le lieu où ils étudieront
- ce système est négationniste : il cache à nos enfants le génocide vendéen, perpétré par les créateurs de l'ignoble et meurtrière secte jacobine (Robespierre, Carnot, Marat)
- ce système génère la violence et/ou est impuissant à la combattre : incidents graves ou mortels dans les écoles
- cette secte infâme interdit tout signe de croyance autre que sa triste religion sans dieu
et.
etc.
etc.
Allons-y, amis à l'attaque ! Nous avons devant nous un ennemi qui paraît terrible parce qu'il est vieux et gras. Rions de lui et il perdra, comme une armée qui doit lutter avec le soleil dans les yeux.

Écrit par : furgole | 23/12/2006

Eric : je trouve intéressant l'expression que vous employez : "Il n’y a aucune différence entre la conception d’un collège et celle d’une ferme industrielle." quand on sait que la notion de "ferme industrielle" est déjà problématique puisque l'agriculture répond à une autre logique que celle de l'industrie, on frémit de savoir cette même logique appliquée à nos enfants. À ce sujet, je me permets une petite correction concernant la fin de votre commentaire. Vous écrivez : "C’est ainsi que l’Etat élève ses enfants." En fait, c'est ainsi que l'État élève NOS enfants. C'est justement cette compétence de l'État que je mets en cause.

Écrit par : Philippe Maxence | 23/12/2006

Merci P. Andries pour votre commentaire et les ressources mises en ligne. Je me suis permis de renvoyer à votre commentaire dans un des textes de ce samedi. Tenez-nous au courant. Ce qui arrive au Canada est très révélateur pour nous Français.

Écrit par : Philippe Maxence | 23/12/2006

Ca y est les pétitions commencent à être misent en ligne.
En voici une du CNU!! http://www.mairesherif-nonmerci.org

avec écrit : LA PREVENTION PRISE EN OTAGE
LA REPRESSION A TOUS LES ETAGES
REFUSONS CE PROJET DE LOI
PREVENTION DE LA DELINQUANCE

2 secondes pour signer.

Une devrait être mise en ligne sur le site de l'eda demain (24)!! je vous en parlerai surement.

Sandrine

Écrit par : Sandrine | 23/12/2006

D'accord avec P. Andries.

Écrit par : PHR | 23/12/2006

Pourquoi nous allons gagner ce combat ?
« En fait, c'est ainsi que l'État élève NOS enfants. C'est justement cette compétence de l'État que je mets en cause. » (Philippe Maxence)
Les débats sur Caelum et Terra finiraient-ils par m’influencer ? A cause de vous, aurai-je pris conscience du génocide de l’avortement ? Oserai-je établir le lien direct entre la loi Veil et la loi sur le regroupement familial ? Serait-il envisageable que je conçoive l’idée que l’Etat utiliserait l’école pour parfaire son projet génocidaire ? L’école de l’Etat ne serait-elle qu’une entreprise de décervelage qui permettrait de détruire notre peuple sans que celui-ci ne puisse réagir car, justement, décervelé ? Les familles qui élèvent leurs enfants à la maison tenteraient-elles, au bout du bout du compte, de les sauver…d’un massacre ?
Les quelques témoignages que j’ai lus sur ce blog sur les motivations de ces familles indiquent des raisons assez vagues. J’écris « assez vagues » par rapport à l’éventuelle réalité décrite ci-dessus. En effet, comment une famille française pourrait dire à voix haute qu’elle retire ses enfants de l’école pour les sauver du massacre ? Je suppose que les familles elles-mêmes refuseraient, par soucis de sécurité, de reconnaître cette idée. Y aurait-il un massacre en cours dans notre pays, voire un crime contre l’humanité, au sens d’une politique délibérée à long terme d’extinction du peuple de France et sa substitution par une autre population ? L’Ecole de l’Etat détruirait-elle les forces de vie dès le plus jeune âge ? Une fois adulte, les Français élevés dans ces institutions seraient-ils formatés pour se soumettre, s’effacer et finalement disparaître selon la volonté de la culture de mort ? Ce massacre ne s’opèrerait pas directement, il ne consisterait pas à tuer de façon obscène comme autrefois des gens mais à faire en sorte que ces personnes, spirituellement éteintes par l’Education Nationale, ne donnent pas la vie et ne fassent pas la différence entre leurs enfants et ceux des autres ? Tout cela serait-il concevable, ici, maintenant, dans notre pays ?

Depuis 30 ans, en France, ce serait donc officiellement 6,5 millions de NOS enfants qui ne seraient pas nés, soit l’équivalent de l’apport officiel du regroupement familial. Il serait même probable que les chiffres puissent être supérieurs et pour les avortements et pour le regroupement familial. Serait-ce donc, sans être exhaustif, sinon l’objectif tout au moins la contribution de l’Education Nationale à ce que les Français acceptent, collaborent et participent à ce processus d’auto extermination à long terme dont les phases à venir pourraient être encore moins cools que les phases précédentes ?
Si le comment pouvait être expliqué ainsi, il resterait encore la question du pourquoi. Pourquoi détruirions-nous nos vies pour les remplacer par celles des autres ? La réponse d’un bon républicain pourrait être de dire que toutes les vies sont égales – ce qui reviendrait à nous traiter de racistes puisque nous, nous faisons la distinction entre NOS enfants et ceux des autres - et qu’en renonçant à NOS enfants, nous sauverions des millions d’enfants de la misère, misère dont nous serions responsables et coupables. En sommes, le bon républicain nous ferait comprendre que notre disparition n’est qu’un châtiment bien mérité. Mon point de vue serait alors de lui répondre qu’il s’agirait en réalité d’une stratégie politique marxiste pour détruire le monde libre. Détruire selon la seule méthode que, de notoriété publique, le marxisme et ses dérivés multiples sembleraient connaître et parfaitement maîtriser pour s’imposer au monde libre, c’est à dire, essentiellement, au monde judéo-chrétien : le génocide.
Le combat est-il perdu d’avance ? Non, si nous décidons que NOS enfants ne sont pas ceux de l’Etat et qu’ils n’ont pas à être sacrifiés pour les intérêts de l’Etat tant que celui-ci prône la culture de mort contre celle de la vie.

Écrit par : Eric Gaillot | 23/12/2006

La Révolution s'est faite contre l'EGLISE. Peut-il en être autrement de sa descendante ?
Comme le disait récemment l'évêque de Paris dans un entretien : les Chrétiens ont peut-être un peu naïvement cru que l'on pouvait être chrétien sans frais dans une société qui ne l'est pas.

Écrit par : PHR | 23/12/2006

En réalité Monsieur Brard veut éliminer tout simplement les minorités de conviction les plus actives puisqu'elles sont porteuses de valeurs qui s'opposent à ses idées ...

Peu de gens savent ceci:
Pour cela il est prêt à tout même à défendre des idées révisionnistes.
Et pour échapper à la justice pour diffamation, il doit régulièrement faire des commissions d'enquêtes sur différents sujets.
C'est une personne qui a l'habitude de mentir et qui ment très souvent: voir les vidéos sur lcpan...
Pour comparaison M.FRECHE qui a eu des propos extrêmes vis à vis des Harkis et des noirs a été repris par son propre parti et a été menacé d'être exclu du parti; en ce qui concerne M.BRARD dont les propos sont pires selon moi il n'y a aucune réaction officielles puisque les partis n'en ont rien à retirer sur le plan électoral...

En attendant, au lieu de pondre des rapports inutiles à droite et à gauche il devrait essayé de sauver son parti qui est en voie de disparition !

On aura sans doute la joie de ne plus le revoir sur la scène politique peut-être bien avant juin 2007 !

BON DEBARRAS !

Écrit par : M | 24/12/2006

Monsieur Gaillot votre commentaire vu de l'extérieur peut paraitre complètement parano et issu de la science fiction, malheureusement quant on observe l'évolution de la société, de ses institutions de la culture et des médias on est obligé de se poser des questions dans ce genre...j'ai lu que lors de certaines invasions barbares les monastères prenaient en leur sein des familles pour continuer à transmettre un enseignement en attendant des jours meilleurs...les chrétiens sont dans le monde mais pas du monde

Écrit par : odile | 24/12/2006

Le rapport de la commission d’enquête est complètement à coté de la plaque !
C’est un vaste canular monté puisque pendant plusieurs semaines la commission est resté sur le chiffre déjà contesté à l’origine de 40 000 enfants et a décidé du jour au lendemain sur simple proposition de M.JANKOVICI de parler de 60 à 80 000 enfants avant le jour de la remise du rapport !!!Plus inquiètant les propos de M.FENECH: "Les parents doivent comprendre que leurs enfants ne sont pas leur propriété; c'est la propriété de l'Etat !"
Alors qui les élèvent ? J’ai retenu 7 lacunes majeures du rapport :
1- Pas de définition précise de ce qu’on parle !
Le rapport de la commission utilise près de 600 fois les termes “secte” ou “sectaire” qui désignent en fait les mêmes. Ces mots n'ont aucune signification reconnue ni par le droit, ni par la communauté scientifique. À aucun moment, le rapport en question n'en donne une définition claire et précise. Il s'agit là d'une lacune majeure qui enlève toute crédibilité à ce travail.
2 - le rapport met en cause tous ceux qui n’ont pas caressé la commission dans le sens du poil. Les représentants de l’éducation nationale ont dépeints les enfants Témoins de Jéhovah comme des élèves « modèles ». L’éducation nationale est coupable de laxisme.
Le représentant du bureau des cultes a rappelé que l’administration applique les décisions du Conseil d’Etat. Les pouvoirs publics font preuve de "négligence" voire de "complaisance".
3 - De nouveau des accusations sans l’ombre d’une preuve. Saluons le «flair» de nos chers députés qui ont "découvert", avec grand renfort de médias, 18 enfants (4 non scolarisés) dans une communauté (chose qu’ils savaient pourtant depuis un an !). Ce sont les seuls faits, les seules images, mais cela a suffi pour habiller convenablement leur rapport. Il y aurait « 45.000 enfants chez les Témoins de Jéhovah en danger » .Mais la commission est restée muette sur son incapacité à apporter un seul cas concret, une seule preuve.
Son seul fondement : le « témoignage » de deux ex-adeptes qui règlent leurs comptes avec « la secte». Emoustillés par les fortes pressions de l’UNADFI ils se mobilisent à travers les médias ou Internet pour criminaliser des minorités ; ainsi sur un site un des leurs a suggéré d' « enfermer les sectes dans des camps de concentration en leur retirant leurs biens et leurs enfants » ! Ceci nous ramène à une autre époque…Sans parler du désir de M.BRARD de réviser l'histoire des TJ enfermés dans les camps nazis...
4-Cette commission a récusé le contradictoire et la présomption d'innocence, et s'est élevée avec véhémence contre tout témoignage infirmant son verdict préétabli. La parole a été donnée principalement à ceux qui vouent une haine extrême aux minorités de conviction. Par contre aucune minorité religieuse n'a été invitée à venir s'expliquer devant la commission parlementaire. Aussi aucun spécialiste des religions n'a été convié à faire part de ses travaux afin d'éclairer la commission. Ces scientifiques sont payés par les deniers de l'Etat, mais leurs travaux sont systématiquement ignorés. Pourquoi ? A l’évidence il s'agit d'une nouvelle tentative de manipulation de l'opinion publique de la part de la « représentation nationale » (les 10 mêmes députés ?).
L’assemblée nationale serait-elle satisfaite d’une commission d'enquête parlementaire sur les dangers du libéralisme et qu'on la fasse présider par olivier Besancenot et qu'on laisse témoigner que des syndicats de travailleurs, etc... Sans respecter le principe du contradictoire ! On n’aura jamais de vision objective sur les patrons !
4-lepêle-mêle. « Les députés ont aussi sommé Bercy de s'expliquer sur les 45 millions d'euros de redressement fiscal auxquels les Témoins de Jéhovah ont été condamnés. » A votre avis, ça concerne les enfants ? Non mais un accord à l’amiable serait à l’étude…
6-les 50 propositions.A priori, difficile d’établir un lien entre nombre de ces propositions et le « travail » de la commission. Une lecture même rapide du rapport montre que les 50 propositions qui y sont contenues, ne sont pas le reflet des auditions effectuées. Ces propositions auraient pu être écrites bien avant même le début des travaux de ladite commission.
Sauf à penser que tout cela était cousu de fil blanc. Depuis le début de cette commission – choix des membres – choix des audités – orientation des questions et des auditions - l’objectif était clair : faire interdire les Témoins de Jéhovah.
7-les véritables mineurs en danger ne sont pas là ou on l’a rapporté ! Le rapport ne mentionne pas de façon explicite le fléau du satanisme qui se développe par le biais de la mode du gothisme et qui provoque des violences et suicides en nombre.
Aucune mesure concrète ; parents si vos enfants sont pris dedans l’Etat a payé en millions d’euros une commission avec l’argent de vos impôts qui ne sert à rien ! Alors que lors des auditions la plupart des intervenants ont alerté les députés sur le fléau du satanisme chez les jeunes qui les amène à se suicider.
Aucune trace concrète sur le rapport et aucune mesure contre eux !
Pourtant le président de la MIVILUDES connaît quelques cas bien précis à ce sujet en évoquant les fêtes chez eux aux solstices période pendant laquelle ils doivent offrir à Satan des sacrifices. La plupart des cas ces offrandes sont des vies humaines qui disparaissent ! Le sang doit couler…Triste réalité grandissante, espérant que cette nuit du 22 décembre les victimes disparues ne soient pas trop nombreuses !
Ces meurtres ne sont rien à côté des présupposés dérives concernant le refus de traitement faisant appel au sang chez les Témoins de Jéhovah !!!
On peut aussi relever dans ce rapport que tant dans la présentation de Didier Leschi que dans ses réponses aux questions, les phrases mentionnant le fait qu'il n'a pas eu connaissance de dysfonctionnement du service public hospitalier ont été supprimées !!!
Et comme par hasard apparaît dans les annexes (pages 237-238 des annexes du rapport) la lettre de Xavier Bertrand du 24 Novembre (avec annotation personnelle) en réponse à une demande de Georges Fenech (datée postérieurement à toutes les auditions), qui déplore les infiltrations jéhovistes et considère qu'elles constituent en effet un trouble à l'ordre public. Curieux, Curieux...Mais pas très malin !
Ces « sous citoyens » maintenant marginalisés sont-ils les plus mal connus de la presse à scandale ? Sait-on qu’il cherche ni plus ni moins les meilleurs traitement pour leurs enfants en faisant appel aux méthodes alternatives ? C’est pourquoi le rapport ne relève aucun cas précis de mise en danger des enfants chez eux mais essaie de le faire croire !
On pourrait également faire des commissions sur les ravages de l’alcoolisme, du tabac, de la drogue, de la pornographie chez les jeunes mais cela n’intéresse pas nos députés … Ce qui les intéresse c’est de pouvoir échapper aux procès qui les attends en faisant des commissions (ex : M.GEST, M.BRARD et M.FENECH bizarrement viennent d’annoncer qu’ils vont faire partie d’autres commissions sur des sujet plus ou moins préoccupants …)
Que fait-on des très précisément 97 000 enfants réellement en danger selon l’ODAS ?
En conclusion ce rapport est un prétexte pour bouffer de la secte avant noël, il n’avait qu’une cible : les Témoins de Jéhovah dont M.BRARD veut régler ses comptes parce qu’ils l’ont déjà encore une fois de plus poursuivis pour diffamation et il génère lui-même un trouble à l’ordre public puisque des milliers d‘enfants vont subir des brimades du fait de leur appartenance religieuse. Rien qu’en 2006 78 lieux de culte des Témoins de Jéhovah ont subit des actes de vandalisme ! Aucune condamnation officielle…sauf quand il s’agit d’une synagogue ou d’une mosquée. De plus il est complètement inutile et anti-laïque de fait M.BRARD au lieu de s’obséder à expier un bouc émissaire facile aux maux de la société devrait plutôt s’occuper de son parti qui est en train de fondre comme la glace pour espérons le, disparaître ! Bon débarras et j’espère avant juin 2007 !

Écrit par : M | 25/12/2006

Je cite : « Plus inquiétants les propos de M.FENECH: "Les parents doivent comprendre que leurs enfants ne sont pas leur propriété; c'est la propriété de l'Etat !" » écrit M (?) dans le commentaire précédent.
Il serait intéressant de connaître la source de ces propos rapportés par M et d’expliquer pourquoi M. Fenech éprouve la nécessité de prononcer justement ce genre de propos ? NOS enfants sont-ils la propriété de l’Etat !? Est-il possible de savoir ce qu’en dit la loi ?
Si les membres de la commission ont dans la tête cette idée que NOS enfants appartiennent à l’Etat, comment s’étonner de leur attitude et de leur démarche ? Il ne s’agirait donc pas seulement, pour eux, de se protéger en siégeant indéfiniment dans des commissions mais réellement de servir les intérêts supérieurs de l’Etat. On revient donc bien à cette question : quels sont les intérêts supérieurs de l’Etat dans cette affaire ? Quels types d’intérêts supérieurs peuvent justifier la suppression de la liberté de l’éducation, c’est à dire l’interdiction de structures d’éducation indépendantes de l’Education nationale, puisqu’il semble que, au-delà du prétexte de quelques cas rares de mise en danger des enfants, ce soit le but réel de cette commission ?

Écrit par : Eric Gaillot | 25/12/2006

oui telle est la question, pouquoi supprimer la liberté d'éducation?

Écrit par : odile | 26/12/2006

Une pétition centrée uniquement sur la liberté d'éducation:
http://fr.cpli.eu/

Écrit par : Anne | 29/12/2006

Une pétition centrée uniquement sur la liberté d'éducation:
http://fr.cpli.eu/

Écrit par : Anne | 29/12/2006

Message pour Philippe Maxence :

Bonjour,

Je profite de ma découverte de votre site pour vous en féliciter. Ne sachant où m'adresser à Phillippe Maxence, je le fais ici.

J'ai lu dans votre biographie sur le Forum Catholique que vous avez publié "deux guides sur les écoles hors-contrats (La Nef et les Éditions de L'Homme Nouveau)". J'aimerais me les procurer...

Surtout que ce message n'interrompt pas votre discussion... Je suis moi-meme pretre et issu d'un école hors contrat, je me sens donc très concerné par les thèmes que vous abordez.

Merci.

Écrit par : Abbé Jocelyn LE GAL | 29/12/2006

petite visite "de routine ", ou plus exactement de veille affectueuse.Je lisais pendant le café la vie de Saint Just de Bretenière, mort martyr en Corée à vingt-huit ans.Lui et son frère Christian, pêtre également , ont tous les deux été enseignés à la maison.
La veille je lisais, dans la presse locale, au cours d'une veille plus éprouvante, les propos d'un vicaire général du diocèse d'Autun "Georges Auduc"( c'est ainsi qu'il se présente), au cours de la conférence de presse de son gentil Evêque, Monseigneur Rivière, que cela n'a pas semblé décoiffer: "le nouveau profil de ces prêtres( les nouveaux prêtres du diocèse) a évolué. il s'agit aujourd'hui d'hommes qui n'ont pas nécessairement été séminaristes mais qui ont exercé un métier."
Et l'Evêque d'ajouter: "Après des années difficiles on commence à y croire de nouveau".
Je laisse aux lecteurs le soin d'apprécier.

Écrit par : Sancenay | 29/12/2006

J'aimerais soumettre à l'abbé Jocelyn Le Gal une question d'ordre général qui concerne les chrétiens qui ont divorcé ou avorté : est-il exact que la communion leur est interdite par l'Eglise ? Je connais des chrétiens qui n'osent plus rentrer dans une église à cause de cela et qui en souffrent.
Le Baptême, la Confirmation et l'Eucharistie sont trois sacrements étroitement liés entre eux. Ils forment ce qu'on appelle les sacrements de l'initiation chrétienne par lesquels une personne devient pleinement membre de l'Église. Comment les familles qui n’ont pas la possibilité de préparer leurs enfants à ces sacrements, parce que l’Eglise n’est pas suffisamment présente là où elles habitent, peuvent agir pour que leurs enfants puissent aller communier ?
Je remercie par avance la ou les personnes qui pourrait m’aider à apporter une réponse à ces questions qui concernent probablement beaucoup de chrétiens qui se sont trouvés par le passé ou qui se trouvent aujourd’hui confrontés à des situations difficiles à gérer en raison des contradictions entre la vie moderne et les obligations d’un chrétien pratiquant. Ces contradictions étant souvent abordées sur ce blog – merci à Philippe Maxence -, j’espère que mes questions ne sont pas complètement hors cadre dans la mesure où elles tentent de refléter des interrogations de chrétiens qui souhaitent se rapprocher de l’Eglise.
.

Écrit par : Eric Gaillot | 29/12/2006

Bonsoir
Sur ce site, il y a beaucoup à lire et à voir! surtout autour de la dite "commission" http://www.coordiap.com/cep2006.htm

Ecoutez les chiffres et surtout regardez la tête de mr F quand on lui annonce que peu d'enfants finissent en secte!

J'ai lu sur ce même site, que seul la Chine et la Russie ont une commission anti secte... sans commentaire...

a +
Sandrine

Écrit par : Sandrine | 29/12/2006

Bonsoir. Voici une réponse, tardive, à la question de monsieur Eric Gaillot. Je n'ai d'autre autorité pour la donner que celle d'un bon catéchisme traditionnel (--> Catéchisme pour adulte du Cardinal Gasparri) reçu par un bon prêtre, mais ce que j'en ai retenu mérite peut-être de figurer à la suite de la question.


Le mariage :

- Le divorce n'existe pas pour l'Eglise. Des catholiques ayant reçu le sacrement de mariage, ou des non-catholiques ayant contracté un mariage non-catholique, sont mariés pour l'Eglise jusqu'à la mort d'un des époux (sauf cas extrêmement rare, dans le mariage catholique, de non-consommation + vocation religieuse ultérieure, et quelques cas d'un mariage mixte catholique/non-catholique, ou de conversion après mariage, etc., qui suivent des lois plus précises).

- La séparation ne constitue pas en soi un péché. Elle peut néanmoins s'être accompagnée de manquements à ses devoirs, comme tout acte de la vie, mais le péché n'entraîne pas l'excommunication. Il entraine seulement l'impossibilité de communier sans avoir demandé et reçu le pardon de Dieu par le prêtre dans la confession.

- Le concubinage (= vivre avec quelqu'un avec qui on couche sans être marié, que l'on soit célibataire, fiancé à cette personne, ou séparé de quelqu'un d'autre) entraine l'excommunication de fait, puisque c'est une occasion "prochaine" et permanente de pécher. Se mettre en occasion prochaine de pécher est un péché en soi, et le fait que cette possibilité soit acceptée de façon permanente contredit le repentir sincère du pécheur, qui impliquerait de fuir cette situation, et donc en pratique de ne pas rentrer auprès du concubin le soir-même. Le prêtre ne peut pas absoudre quelqu'un dont il sait qu'il ne se confesse pas avec un repentir sincère, il ne peut pas absoudre quelqu'un qui vit en concubinage. C'est de plus un péché public, donc un scandale. Si quelqu'un vivant en concubinage est marié par ailleurs, il commet de plus un adultère.

En résumé :
- concubinage = absence de contrition = impossibilité de l'absolution, donc de la communion, tant que le concubinage dure. Ceci n'est pas une excommunication.
- divorce = n'existe pas
- vivre séparément = n'est pas, en soi, un péché.


L'avortement :

En théorie, une femme ayant avorté est excommuniée par l'acte-même, et ne peut être absoute que par l'évêque, parfois après un temps de pénitence. C'est-à-dire qu'elle peut, et qu'elle a toujours pu (c'est l'esprit de l'Eglise) recevoir le pardon de Dieu, quand elle le demanderait par contrition à l'évêque. Avant cela il lui est impossible de recevoir le Christ dans la communion. Mais qui donc serait à même de lui interdire l'entrée de l'église ?

Quelles que soient les obédiences (laxistes ou intégristes), le recours à l'évêque n'est pourtant pas systématique aujourd'hui - soit que la loi soit relativisée, soit que les cas de son application, paradoxalement, soient plus rares.

Souvenons-nous que la gravité de la faute dépend :
- de la gravité de l'acte
- de la pleine connaissance de cette gravité par le pécheur
- de la pleine volonté de commettre cet acte

En ce sens, qui n'avait pas pleine conscience de renier Dieu (Père, Christ, et Esprit) en reniant la vie dans sa plus grande fragilité pour des motifs mineurs, n'a pas péché aussi radicalement que quelqu'un de plus vigilant, ayant connu auparavant l'enseignement de l'Eglise.


Il n'y a pas de doutes à avoir quant à la justesse des lois de l'Eglise, et à leur bonté : elles sont plus qu'humaines. Elles nous sont adressées, et conduisent à Dieu. Qui cherche réellement, en esprit, à les suivre s'en aperçoit.

(La plupart des lois pour l'absolution ne valent plus telles quelles à l'article de la mort).

Toute personne plus qualifiée que moi voudra bien corriger mes erreurs.

Écrit par : Agathe | 24/10/2013

Les commentaires sont fermés.