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30/11/2006

Téléthon et charité chrétienne

 

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Dans son édition de jeudi, Le Monde faisait sa Une sur la « Vive contreoverse éthique à propos du Téléthon ». L’article signé Jean-Yves Nau nous apprend la colère de la présidente de l’Association française contre la myopathie (AFM). Les catholiques y sont accusés de vouloir boycotter le Téléthon. À raison, puisque l’utilisation de l’argent récoltée est mise en cause par plusieurs évêques depuis la réaction initiale de l’évêché de Toulon.

Le fait nouveau qui provoque la colère de la Présidente de l’AFM est, semble-t-il, le nombre de voix catholiques à s’exprimer sur le sujet et l’intervention de Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris. Jean-Yves Nau rapporte ses propos : « Le Téléthon est une œuvre généreuse, qui a permis d’abord et avant tout de sortir de l’anonymat des enfants myopathes. Mais ce n’est pas parce que c’est une œuvre généreuse qu’on doit signer un chèque en blanc et estimer que tout ce qu’ils font est bien ».

C’est du bons sens ! Depuis quand, en effet, même s’il n’y avait aucun problème avec l’utilisation de l’argent récolté, y aurait-il une obligation morale de participer au Téléthon ? Il existe nombre d’œuvres et d’associations catholiques qui ont besoin de notre soutien, dont nous connaissons la manière de gérer les dons, pour que nous ne soyons pas contraint moralement à verser au Téléthon. Si, comme catholiques nous avons le devoir moral de la charité effective, nous avons la liberté de choisir la forme à donner à cette charité.

On note au passage l’actualité de la première encyclique du pape Benoît XVI sur la question. Nous avons à faire attention aussi à ne pas séculariser notre charité : « Le moment est venu, écrit le pape, de réaffirmer l’importance de la prière face à l’activisme et au sécularisme dominant de nombreux chrétiens engagés dans le travail caritatif ».(Texte intégral de l’encyclique).

Concernant le Téléthon, il s’avère que l’argent récolté pourrait servir à une instrumentalisation de l’embryon à travers la pratique du diagnostic pré-implantatoire. Mgr Vingt-Trois, d’ailleurs, n’a pas craint de parler de risque d’eugénisme.

Dans l’édition du Monde de vendredi, le Président du Comité nationale d’éthique, Didier Sicard, ose déclarer : « L'intervention de l'Eglise catholique me paraît, dans ce domaine, à la fois malencontreuse et extraordinairement malvenue. Elle a bien évidemment le droit de porter un jugement. Pour autant, elle n'a pas vocation à l'imposer dans l'espace public, ce qu'elle fait aujourd'hui. »

Ce faisant, Didier Sicard porte le débat – ou plutôt l’attaque – à l’un de ses vrais niveaux : le refus de visibilité publique pour l’Église. Elle a le droit de penser ce qu’elle veut. Pas de le dire ! Elle peut émettre un avis, mais il lui faut le garder pour elle. Bien au chaud !

Le société séculière n’admet pas la parole religieuse. Elle n’admet pas les modes de vie non séculiers. Elle n’admet pas les pratiques chrétiennes, le refus pratique de donner de l’argent à une œuvre qui instrumentalise l’embryon. Didier Sicard le déclare nettemment. C’est une opposition valeurs contre valeurs. Et l’argument final, pour lui, c’est que le Téléthon est devenu une forme d’institution publique. Donc il s’impose à tous. Aux chrétiens compris ! Qu doivent se soumettre à la volonté séculière. « Nous observons, déclare-t-il au Monde, ainsi une forme de "contre-Téléthon" visant, non pas à récolter des fonds, mais bien à promouvoir une autre vision, d'autres valeurs. Or force est de reconnaître que le Téléthon est de fait devenu une forme d'institution publique générant, souvent sous forme festive, de multiples formes de générosité populaire. » déclare-t-il dans

 

Allons-nous nous soumettre, sur ce sujet comme sur d’autres (l’école à la maison, par exemple), à la volonté séculière ?

La réponse est claire. C’est non ! Clairement, non ! Avec ces valeurs, ces modes de vie, cette charité organisée et sécularisée nous sommes clairement en dissidence. Par amour de Jésus-Christ, notre sauveur, hier, aujourd’hui et demain.

20:40 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1)

L'Apôtre de la Croix

 

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Extrait de L’Année liturgique de Dom Guéranger :

Nous plaçons saint André à la tête de ce Propre des Saints de l'Avent, parce que, bien que sa fête tombe fréquemment avant l'ouverture même de l'Avent, il arrive néanmoins de temps en temps que cette sainte carrière est déjà commencée, quand la mémoire d'un si grand Apôtre vient à être célébrée par l'Eglise. Cette fête est donc destinée, chaque année, à clore majestueusement le Cycle catholique qui s'éteint, ou à briller en tête du nouveau qui vient de s'ouvrir. Certes, il était juste que, dans l'Année Chrétienne, tout commençât et finît par la Croix, qui nous a mérité chacune des années qu'il plaît à la miséricorde divine de nous octroyer, et qui doit paraître au dernier jour sur les nuées du ciel, comme un sceau mis sur les temps.
Nous disons ceci, parce que tout fidèle doit savoir que saint André est l'Apôtre de la Croix. A Pierre, Jésus-Christ a donné la solidité de la Foi; à Jean, la tendresse de l'Amour; André a reçu la mission de représenter la Croix du divin Maître. Or, c'est à l'aide de ces trois choses, Foi, Amour et Croix, que l'Eglise se rend digne de son Epoux : tout en elle retrace ce triple caractère. C'est donc pour cela qu'après les deux Apôtres que nous venons  de nommer, saint André est  l'objet d'une religion toute particulière dans la Liturgie universelle.
Mais lisons les gestes de l'héroïque pêcheur du lac de Génézareth, appelé à devenir plus tard le successeur du Christ lui-même, et le compagnon de Pierre sur l'arbre de la Croix. L'Eglise lésa puisés dans les anciens Actes du Martyre du saint Apôtre, dressés par les prêtres de l'Eglise de Patras, qu'il avait fondée. L'authenticité de ce monument vénérable a été contestée par les Protestants, qui y trouvent plusieurs choses qui les contrarient ; en quoi ils ont été imités par plusieurs critiques des XVII° et XVIII° siècles, tant en France qu'à l'étranger. Néanmoins, ces Actes ont pour eux un bien plus grand nombre d'érudits catholiques, parmi lesquels nous nous plaisons à citer, à côté du grand Baronius, Labbe, Noël Alexandre, Galland, Lumper, Morcelli, etc. Toutes les Eglises de l'Orient et de l'Occident, qui ont inséré ces Actes dans leurs divers Offices de saint André, sont bien aussi de quelque poids, ainsi que saint Bernard, qui a bâti sur eux ses trois beaux Sermons sur saint André. 
André, Apôtre, né à Bethsaïde, bourg de Galilée, était frère de Pierre et disciple de saint Jean. Ayant entendu celui-ci dire du Christ : Voici l'Agneau de Dieu ! il suivit Jésus, et lui amena son frère. Plus tard, comme il péchait avec son frère dans la mer de Galilée, tous deux furent appelés, avant tous les autres Apôtres , par le Seigneur, qui, passant près d'eux, leur dit : Suivez-moi: je vous ferai pêcheurs d'hommes. Eux aussitôt, quittant leurs filets, le suivirent. Après la passion et la résurrection, André alla prêcher la foi chrétienne dans la province qui lui était échue, la Scythie d'Europe ; puis il parcourut l'Epire et la Thrace. et par sa prédication et ses miracles,convertit à Jésus-Christ une foule innombrable. Parvenu à Patras,ville d'Achaïe, il y fit embrasser à beaucoup de monde la vérité de l'Evangile, et ne craignit pas de reprendre généreusement le proconsul Egée, qui résistait à la prédication évangélique, lui reprochant de vouloir être le juge des hommes, pendant que les démons le jouaient jusqu'à lui faire méconnaître le Christ Dieu, Juge de tous les hommes.
Egée irrité lui dit : Cesse de vanter ton Christ que de tels propos n'ont point empêché d'être crucifié par les Juifs. Et comme André néanmoins continuait de prêcher intrépidement que Jésus-Christ s'était lui-même offert à la Croix pour le salut du genre humain, Egée l'interrompt par un discours impie, et le prévient de pourvoir à son salut, en sacrifiant aux dieux. André lui dit : Pour moi, il est un Dieu tout-puissant, seul et vrai Dieu, auquel je sacrifie tous les jours, non point les chairs des taureaux, ni le sang des boucs, mais l'Agneau sans tache immolé sur l'autel ; et tout le peuple participe à sa chair, et l'Agneau qui est sacrifié demeure entier et plein de vie. C'est pourquoi Egée, outré de colère, le fait jeter en prison. Le peuple en eût aisément retiré son Apôtre, si celui-ci n'eut apaisé la multitude, en la suppliant très ardemment de ne pas l'empêcher d'arriver à la couronne du martyre. Peu après, étant amené devant le tribunal, comme il exaltait le mystère de la Croix, et reprochait encore au Proconsul son impiété, Egée exaspéré commanda qu'on le mît en croix, pour lui faire imiter la mort du Christ. C'est alors qu'arrivé au lieu de son martyre, et voyant la croix , André s'écria de loin : O bonne Croix qui as tiré ta gloire des membres du Seigneur,Croix longtemps désirée, ardemment aimée, cherchée sans relâche, et enfin préparée à mes ardents désirs, retire-moi d'entre les hommes, et rends-moi à mon maître, afin que par toi me reçoive Celui qui m'a racheté par toi. Il fut donc attaché à la croix, sur laquelle il resta deux jours, sans cesser de vivre ni de prêcher la foi de Jésus-Christ, et passa ainsi à Celui dont il avait souhaité d'imiter la mort. Les Prêtres et les Diacres d'Achaïe, qui ont écrit sa Passion, attestent qu'ils ont vu et entendu toutes ces choses ainsi qu'ils les ont racontées. Ses ossements furent transportés d'abord à Constantinople, au temps de l'empereur Constance, et ensuite à Amalfi. Son Chef, apporté à Rome sous le pontificat de Pie II, fut placé dans la Basilique de Saint-Pierre.
 

Entendons maintenant la voix des diverses Eglises qui sont sous le ciel, célébrer tour à tour un si grand triomphe. La sainte Eglise Romaine, Mère et Maîtresse de toutes les autres, ne trouve rien de plus expressif à la louange de l'Apôtre de la Croix, que de faire retentir en son honneur, tantôt les paroles du saint Evangile sur la vocation du glorieux André, tantôt les passages les plus touchants des Actes rédigés par les Prêtres de Patras, en les entremêlant aux éloges que le sujet lui inspire.
[…]
L'Eglise Grecque ne le cède à aucune de celles de l'Occident pour le zèle à célébrer les prérogatives et les mérites de saint André. Il lui est même d'autant plus cher, que Constantinople le regarde comme son Apôtre tutélaire. Il serait difficile, peut-être, de justifier par des arguments sérieux la prétention des Grecs, qui attribuent à saint André la fondation de l'Eglise de Byzance ; mais il est certain que Constantinople fut, pendant plusieurs siècles, enrichie du précieux dépôt de ses reliques. Elles y furent transportées en 357, par les soins de l'Empereur Constance, qui les déposa dans la Basilique des Apôtres bâtie par Constantin. Plus tard, vers le milieu du VI° siècle, Justinien en fit une nouvelle translation, toujours dans la même Eglise.
L'Eglise de Constantinople, si jalouse de la gloire de saint André, ne garda pas toujours le précieux dépôt de sa dépouille mortelle. Elle fut privée de ce trésor en 1210, lors de la prise de cette ville par les Croisés. Le Cardinal Pierre de Capoue, Légat Apostolique, transporta le corps du saint Apôtre dans la Cathédrale d'Amalfi, au royaume de Naples, où il repose encore, illustre par des miracles sans nombre et environné des témoignages de la vénération des peuples. On sait qu'à la même époque, les plus précieuses reliques de l'Eglise grecque passèrent, par un visible jugement de Dieu, entre les mains des Latins. Byzance méconnut ces redoutables avertissements, et persista dans l'orgueil de son schisme. Elle avait néanmoins conservé le Chef du saint Apôtre, sans doute parce que, dans les diverses Translations qui avaient eu lieu, il avait été réservé dans un reliquaire à part. Lors de la destruction de l'Empire Byzantin par les Turcs, la Providence disposa les événements de manière à enrichir l'Eglise de Rome d'une si précieuse relique. En 1462, le Chef de saint André fut donc apporté de Grèce par le célèbre Cardinal Bessarion, et le douze Avril de cette même année, Dimanche des Rameaux, l'héroïque Pape Pie II l'alla chercher en grande pompe jusqu'au Pont Milvius (Ponte Molle) et le déposa dans la Basilique de Saint-Pierre au Vatican, où il est encore aujourd'hui, près de la Confession du Prince des Apôtres. A l'aspect de ce Chef vénérable, Pie II se sentit transporté d'un enthousiasme religieux, et avant de lever un si glorieux fardeau pour l'introduire dans Rome, il prononça le magnifique discours que nous allons rapporter ici, comme un complément des éloges liturgiques que les diverses Eglises ont prodigués à saint André :
«  Vous voici donc arrivé, ô très saint et très  vénérable Chef du saint Apôtre ! La fureur des Turcs vous a chassé de votre asile, et vous venez demander un refuge à votre frère le a Prince des Apôtres. Non, ce frère ne vous fera point défaut ; et par la volonté du Seigneur, on pourra dire un jour à votre gloire : O heureux exil qui trouve un pareil secours ! Cependant, vous demeurerez avec votre frère, et vous partagerez ses honneurs.« Cette ville que vous voyez, c'est l'auguste Rome consacrée par le sang précieux de votre frère. Ce peuple qui vous entoure, c'est celui que le bienheureux Apôtre, votre frère plein de tendresse, aidé par saint Paul, le  Vase d'élection, a régénéré en Jésus-Christ. Fils de votre frère, ces Romains sont vos neveux. Tous reconnaissent en vous le frère d'un père, un second père; tous vous vénèrent, vous honorent, vous rendent hommage et s'appuient sur votre a patronage en la présence du grand Dieu.« O très fortuné Apôtre André ! prédicateur de la vérité, défenseur de l'auguste Trinité, de quelle joie vous nous remplissez en ce moment où nous contemplons de nos yeux votre tête sacrée et vénérable, qui mérita qu'au jour de la Pentecôte, le saint Paraclet se reposât visiblement sur elle, sous l'apparence du feu !« O vous, Chrétiens, qui allez à Jérusalem pour honorer le Sauveur au lieu même où ses pieds se sont posés, voici le Trône de l'Esprit-Saint ! Ici s'arrêta l'Esprit du Seigneur ; ici a été vue la troisième personne de la Trinité; ici ont été des yeux qui souvent ont contemplé le Seigneur dans la chair. Cette bouche a fréquemment adressé la parole au Christ ; ces joues, il n'est pas douteux qu'elles n'aient plus d'une fois reçu les baisers de Jésus.
« O Sanctuaire ineffable ! ô charité! ô piété! ô douceur de l'âme ! ô consolation de l'esprit ! ô  qui ne sentirait, en une telle présence, ses entrailles s'émouvoir? Quel cœur ne s'embraserait ? Qui ne répandrait des larmes de joie, à l'aspect des tant vénérables et précieuses reliques de l'Apôtre du Christ ? Oui, nous nous  réjouissons, nous tressaillons, nous jubilons de votre arrivée, ô très divin Apôtre André ! car nous ne doutons pas que vous ne soyez ici accompagnant votre Chef mortel, et que vous ne fassiez avec lui votre entrée dans Rome.
« Sans doute,  nous haïssons les Turcs, ennemis de la Religion chrétienne ; mais nous ne les haïssons pas de ce qu'ils ont été la cause de votre venue parmi nous. En effet, que pouvait-il nous arriver de plus fortuné que de contempler votre très honorable Chef, et d'être embaumes de son très-suave parfum ? Une seule chose nous attriste : c'est de ne pouvoir, à votre arrivée, vous rendre les honneurs dont vous êtes digne, ni vous recevoir comme le mérite votre excellente sainteté. Mais accueillez notre a désir, comprenez la sincérité de notre cœur, et souffrez avec bonté que nos mains indignes touchent vos ossements, et que nous, pécheurs, vous fassions cortège dans l'enceinte de la ville. Pénétrez donc dans cette sainte Cité, et soyez propice au peuple Romain. Qu'à tout le monde chrétien votre arrivée soit salutaire, votre entrée pacifique ; votre séjour au milieu de nous, heureux et fortuné. Soyez notre Avocat au ciel, et ensemble avec les bienheureux Apôtres Pierre et Paul, veillez paternellement sur tout le peuple chrétien, afin que, par votre intercession, les miséricordes de Dieu viennent sur nous; et si nos péchés, qui sont nombreux, ont provoqué son indignation, qu'elle retombe sur les Turcs impies et sur les nations barbares qui déshonorent le Seigneur Jésus-Christ. Amen. »

C'est ainsi que la gloire de saint André est venue se confondre, dans Rome, avec celle de saint Pierre. Mais l'Apôtre de la Croix, dont la fête était autrefois décorée d'une Octave dans beaucoup d'Eglises, compte aussi parmi ses titres d'honneur celui d'avoir été choisi pour Patron de l'un des Royaumes de l'Occident : l'Ecosse, aux jours de l'unité Catholique, s'était placée sous sa protection. Puisse-t-il s'en souvenir du  haut du ciel, et préparer le retour  de cette  contrée à  la véritable foi !

 

Des hommes de confiance ? Jean-Pierre Brard et nos libertés

 

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Relayant mes textes concernant Gerges Fenech et les propositions de la « Commission d'enquête relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs », le Salon Beige attire l’attention sur le député Jean-Pierre Brard (ici). C’est une bonne idée. Je m’engage donc dans ce sillon. D’autant que l’on s’aperçoit ainsi que ceux qui prétendent restreindre nos libertés familiales sont loin d’être « neutres » politiquement et religieusement.
Jean-Pierre Brard est vice-Président du groupe d'études sur les sectes et Membre du Conseil d'orientation de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES). Il est aussi l’un des deux secrétaires de la Commission d'enquête relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs.
Né le 7 février 1948 à Flers dans l’Orne, il devient maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) en 1984. Il est ensuite élu député de cette circonscription en 1988. D’abord membre du parti communiste, il est aujourd’hui apparenté au groupe communiste et membre  de la Convention pour une alternative progressiste (CAP).

Que sont les CAP ? Ce groupement rassemble des membres ou d’anciens membres du parti communiste, du parti socialiste, du Mouvement des citoyens de Chevènement ou de la Ligue communistes révolutionnaire. Il semble que Jean-Pierre Brard soit aujourd’hui le seul élu à se revendiquer de cette étiquette qui a perdu de sa maigre consistance.

Rappelons que le parti communiste a été l’allié et la courroie de transmission en France de l’Union soviétique qui, de 1917 jusqu’à sa disparition, a été le plus effroyable État totalitaire. Soulignons aussi que le communisme n'a pas disparu dans le monde et que se revendiquer de cette étiquette consiste à se montrer solidaire avec le pire totalitarisme.

Jean-Pierre Brard a fait de la lutte contre les sectes, l’un de ses chevaux de bataille. Il a été ou est :

– Vice-président du groupe d'études sur les sectes

– Vice-président de la commission d'enquête sur les sectes (1995)
– Rapporteur de la commission d'enquête sur les sectes et l'argent (1999)
– Secrétaire de la commission d'enquête sur l'influence des sectes sur la santé physique et mentale des mineurs (2006)
– Membre du Conseil d'Orientation de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES).


Il s’est opposé à Nicolas Sarkozy quand celui-ci a reçu l’acteur Tom Cruise, membre de « l’Église » de Scientologie (30 août 2004).

Il a participé de manière très active à la lutte contre les Témoins de Jéhovah qui l’ont d’ailleurs poursuivi pour diffamation.

Mais il est allé plus loin encore. Le dimanche 6 février 2005, Jean-Pierre Brard a effectué une série de visites dans six lieux de culte pour lesquels sa municipalité avait reçu des signalements de riverains pour nuisances phoniques ou stationnements gênants. Sur les six lieux contrôlés, deux avaient visiblement fermés leurs portes de manière définitive. Il a aussi visité quatre temples protestants situés dans sa ville et serait intervenu en pleine célébration des cultes. Jean-Pierre Brard a justifié son action par sa qualité de maire de Montreuil, agissant « en vertu de son pouvoir de police administrative pour contrôler la sécurité de ces lieux de culte ».

La Fédération protestante de France (FPF), présidée par Jean-Arnold de Clermont, a fortement réagi à cet abus de pouvoir. Selon la FPF, Jean-Pierre Brard se serait publiquement exclamé, lors de sa visite au temple du Centre missionnaire évangélique : « Monsieur, apprenez qu'ici la prière se fait dans le cœur, on n'a pas besoin de chanter ! ». Le député a démenti cette accusation.

Selon Jean-Pierre Brard, ces incidents s'inscrivent dans la suite logique d'un contentieux de longue date l'opposant à Jean-Arnold de Clermont, le député l’accusant de vouloir remettre en cause la loi de 1905. Pour Jean-Arnold de Clermont : « il y a sans doute une continuité entre l'hostilité bien connue du maire de Montreuil envers les sectes, et sa compréhension du mouvement évangélique comme sectaire. »

Le 26 octobre dernier, Jean-Pierre Brard était l’un des signataires du communiqué de presse émanant de seize députés s’inquiétant « de la révision de la loi de 1905 » qui entraînerait selon eux  « la remise en cause de l'un des fondements historiques de notre Etat républicain et laïc » (1354-005.doc).

Plusieurs des signataires de ce communiqué de presse sont membres de la Commission d'enquête relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineursOutre Jean-Pierre Brard, c’est le cas de Philippe Vuilque (PS), rapporteur de la Commission, de Martine David (PS), vice-président de la Commission, Jacques Myard (UMP) et Rudy Salles (UDF).

Le 8 novembre dernier, Jean-Pierre Brard s'en est pris à une élue MNR du conseil municipal de sa ville en lui reprochant de porter une croix sur son pull (ici).  

13:09 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1)