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22/11/2006

L'inconnu ne l'est plus

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La réponse, après plusieurs semaines quand même, a été trouvée par Philippe (non, ce n'est pas moi). À la question, « qui a prononcé ces paroles :

« Comment l’avortement est un choix technique.
« Comment la contraception pose le problème de la dépendance envers la technique dans la construction de la liberté individuelle ».
la bonne réponse est effectivement José Bové.
Le texte complet se trouve dans le livre de Jean-Luc Porquet consacré à Jacques Ellul (L'Homme qui avait presque tout prévu, Le Cherche Midi). Je ne pense pas que l'on peut en déduire trop vite que José Bové est un adversaire systématique de l'avortement et de la contraception. Mais il est clair que pour lui il s'agit d'un véritable problème qu'il aborde, à travers le prisme de la pensée de Ellul, comme une ingérence de la technique dans la vie des individus.  
José Bové pose le problème de la dépendance envers la technique. Que l'on soit pour ou contre la technique ou le système technicien, il semble intéressant aussi de réflechir sur notre dépendance envers la technique dans nos propres vies. La technique nous libère d'un certain nombre de contraintes. Mais n'entraîne-t-elle pas également une dépendance qui diminue au final notre liberté et notre responsabilité ?
Je ne pense pas que la réponse soit univoque. Elle dépend grandement des individus, des circonstances, d'une certaine conscience de l'existence de cette dépendance, etc. Mais le discours actuel, partagé par tous (ou presque), y compris par des catholiques, dont certains sont habitués au niveau de la pensée à prendre des chemins de traverse, semble aller vers une acceptation, sans remise en cause, de cette dépendance. On dénonce facilement, et à raison, dans certains milieux, le « politiquement correct », mais n'y a t-il pas aussi une « façon de vivre » correcte, un « pratiquement correct » ? 

12:41 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

N'est-ce pas ce que la société française reproche à la secte de Tabhita:ils ne connaissent pas la télé, ni Zidane;les fillettes font la ronde et chantent pendant les récréations!...

Écrit par : Brigitte Dussoubs | 23/11/2006

C'est drôle comme parfois la vie vous offre des coïncidences...Sans atteindre à la profondeur de votre réflexion, je me faisais une remarque dans ce genre: étant passagère dans une voiture dotée d'un GPS, j'observai que celui ci preconisait un itinéraire très différent de celui que j'aurais moi même utilisé pour traverser un certain secteur de Paris. Le conducteur connaissait aussi ce quartier, mais suivait sans se poser de questions les ordres bizarres de la petite machine, reconnaissant pourtant quand je fis la remarque, que parfois le GPS se trompait. Et de là, me vint la pensée de la calculatrice. Comment faisait-on autrefois ? On utilisait son cerveau, sa mémoire. Aujourd'hui, on se fie à des petites machines que d'autres ont imaginé et construit pour nous, et on laisse s'atrophier nos synapses...

Écrit par : correns83 | 24/11/2006

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