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Vous reprendrez bien un peu de chimie ?

 

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Eric Schlosser est journaliste. Il a enquêté pendant plusieurs années sur la face cachée de l'industrie alimentaire américaine. Un livre en est sorti : Fast food nation (éditions Autrement) puis un film qui porte le même titre et qui sera en salle cette semaine. Je n'ai lu ni le livre, ni vu le film.

Dans un entretien accordé au Nouvel Observateur, Eric Schlosser explique le système de l'industrie alimentaire américaine :

« Le système recherche la conformité (souligné par Caelum et Terra). Tout est déshumanisé. Même les animaux, porcs, bœufs, poulets sont normalisés, et sont incapables de survivre en dehors de leurs hangars ou simplement de marcher »

[…]

« Les aliments sont tellement traités, déshydratés, malaxés qu'ils perdent toute saveur. On ajoute donc des éléments chimiques. Il y a une usine immense à Dayton, qui ne fait que ça : des arômes. On y fabrique le goût de la viande, le goût de la sauce, des additifs de toute genre. Mais aussi l'odeur des parfums tels que "Tresor" de Lancôme. Dans un banal milk-shake, on compte 50 produits chimiques. Ainsi, le butyrate d'éthyle 2-méthyle a le goût de la pomme. Le péridykeltone de méthyle-2 a le goût de pop-corn. Il y a même une usine qui ne fabrique que de l'arôme "fumée" pour donner une saveur barbecue à ce que vous voulez ».  

Quand le système néo-libéral s'empare des aliments, il les transforme dans tous les sens du terme. Il falsifie la réalité pour mieux multiplier ses gains. C'est aussi une raison de plus de reprendre, autant que possible, notre alimentation en main.

Vous reprendrez bien une dose de éthyle 2-méthyle ?

Commentaires

  • Je remercie Philippe Maxence de nous aider à "reprendre notre alimentation en main", et je suis heureux de lui apprendre que ça marche. Depuis que ce blog est ouvert, savez-vous ce qu'a fait ma femme ?

    Elle a acheté une yahourtière !

    Allez Philippe ! On tient le bon bout !

  • Bel exemple d'incitation à la surconsommation. Pourquoi acheter une yahourtière alors qu'il suffit d'une vieille cocotte-minute ou d'une neuve mais sans joint et d'un sablier ?
    Remarque : pour faire ses yahourts soi-même, il faut du lait frais, tout au moins non pasteurisé me semble-t-il. Or, il est interdit d'acheter du lait directement à la ferme. Il est également interdit de traire les vaches à la main. Il faut donc trouver une ferme exclue du système et s'y pointer la nuit. Ca se complique tout ça...

  • Non cher Eric, pas besoin de lait non pasteurisé.
    Vaut mieux en revanche du lait entier.

    Pas besoin non plus de sa vieille cocotte minute : un four suffit ; ce qui permet de faire une bonne vingtaine de yaourth en même temps.
    C'est comme cela que ma mère faisait, mais je n'ai pas sa recette...

    En gros, il faut du ferment lactique (en pharmacie) un lait à 37° (très important) et un four au minimum de sa température pendant 5h environs

    Bon Philippe Maxence qui voulait du concret (hihihi) va être servi !

  • Peux-t-on faire du yaourt avec du lait entier en poudre ? Je ne demande pas cela pour plaisanter mais parce que le lait en poudre à l'avantage de se conserver longtemps ce qui réduit les transports et la consommation d'énergie pour la chambre froide... à moins que cette chambre froide ne fonctionne à l'énergie solaire. Ceci dit, la fabrication du lait en poudre consomme peut-être elle-même beaucoup d'énergie ? Quelqu'un a-t-il une idée de la méthode qui, au bout du compte, est la plus économique en énergie : faire chacun soi-même ses yaourts (+ de temps mais recyclage de l'emballage), les acheter tout fait (économie d'échelle et gain de temps) ou les faire à partir de lait en poutre (économie de conservation) ?
    Merci Maguelone pour la recette.

  • Ce qu'il y a de sûr c'est que c"est, à mon avis et à mon goût, bien meilleur...

  • le lait qui est une denrée très riche et à la fois très fragile ne supporte pas bien les manipulations .En poudre, il est déjà sensiblement dénaturé, sans compter "les normes " auxquelles l'industrie laitière l'astreint à la production même ,évidemment en lien avec l'industrie chimique qui fournit les aditifs imposés.
    Le lait c'est en europe effectivement bien déchristianisée dans ce domaine, bien avant que de l'inscrire dans sa constitution, un vaste "crèmerie" qui s'est illustrée notamment avec le fameux scandale Parmalat.

  • Bien ce commentaire sur la nourriture chimique mais pourquoi s'en prendre à l'Amérique ce qui est un peu facile alors qu'on pourrait faire les mêmes remarques sur l'agro business en France, sur la PAC, ce qui amènerait des réactions plus intelligentes que "Ah ces américains, comme on est bien chez nous..."

  • Le texte ne s'en prend pas à l'Amérique en tant que telle. Il part simplement d'une actualité pur rebondir dessus et pour évoquer plus largement le système néo-libéral dont l'une des caractéristiques est d'abolir les frontières. Il est évident que la France et l'Europe n'y échappent pas.

  • bonsoir,
    il ya une autre face cachée de cette agro-industrie, c'est l'exploitation à outrance des ressources agricoles des pays les plus pauvres . Ainsi, des firmes de sodas embouteillent massivement en Inde et pompent plus d'un miliion de litres dans des nappes phréatiques quotidiennement, des restaurants "fast food" possèdent des fermes intensives de soja dans les pays les plus pauvres dans le but d'engraisser des animaux de batterie ...je ne dénonce pas ces faits dans pour faire du catastrophisme, mais pour rappeler que le pauvre Lazard dont parle le christ dans l'évangile , le pauvre lazard avec ses mille et un visages est toujours à notre porte, et que le commerce équitable me semble être une des réponses évidentes qu'un chrétien doit avoir face à la misère . ce type de commerce fait appel à l'écoute, puisqu'on prend le temps de se renseigner avant d'aquérir un bien, à l'honnêteté de payer un travail à sa juste valeur, ce sont des facettes de la charité qui permettent à des hommes et des femmes de vivre des fruits de leurs labeurs dans la dignité, de nourrir et d'éduquer leurs familles, de payer justement leurs ouvriers, ect

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