Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/11/2006

Question de la semaine : la publicité

 

medium_Pub.jpg

La technique, et plus exactement le système technicien, a occupé beaucoup de notre réflexion cette semaine. La discussion reste d'ailleurs ouverte. Paradoxalement, la question concernant la France et les façons de faire perdurer une manière de vivre française a suscité peu de réponse, en dehors de belles envolées, souvent assez peu pratiques. La France n'est-elle qu'une idée ou qu'un enjeu politique ? 

Cette semaine, je propose de lancer la discussion sur la publicité.

La place qu'elle occupe aujourd'hui est-elle normale ? N'est-elle que le simple développement de la réclame de naguère ? Est-ce que la publicité donne jour à de nouveaux besoins ? Menace-t-elle la vie chrétienne ? Et surtout – surtout – comment y résistez-vous ? Concrètement ?!

Commentaires

Bonjour,

Pour répondre à la question de la semaine, je ne pense pas qu'il y ait une quelconque différence entre la pub et la réclame de nos grands-parents, son but étant toujours de... réclammer notre argent.

Il ya une simple différence de matraquage due aux techniques modernes d'annonces et de quantité due au consumérisme.

Je peux témoigner qu'avec mon époux, nous avons fait le choix de quiter Paris en 1996 essentiellement pour ne plus subir la pollution morale de cette ville (brutalité des affichages pub dans le métro et autre) : on ne peut pas toujours marcher les yeux baissés...
Nous avons fait ce choix malgré une perte substanceille que cela allait entraîner dans nos revenus.. mais bon c'était volontaire et consenti !

Donc oui, je pense que la pub et son matraquage et que l'on peut éviter sauf à marcher les yeux fermés est un danger pour notre âme et de manière tout à fait inconsciente (on sait le mal des images subliminales )

Comment lutter contre la pub ?
Heu rien de plus simple : ne pas y succomber en n'achetant pas les produits qu'elle propose.
Pour ma part je n'en tiens aucun compte.

Mais bon, au risque de me répéter je n'ai pas grand mérite vu les revenus de notre foyer.
J'applique le fameux principe déjà ennoncé :
- le nécessaire (le vital)
- l'utile
- l'agréable (dans le sens de "se faire plaisir")

Écrit par : Maguelone | 18/11/2006

La publicité occupe la place que le capitalisme moderne sur le modèle yanki juge nécessaire de lui accorder en fonction d'un calcul sur la plus-value des marchandises.

On peut essayer comme Maguelone d'y échapper en faisant preuve de rigidité morale, mais ça relève de l'utopie. Un peu moins utopique bien qu'assez similaire est la réclamation du mouvement antipub d'une diminution de moitié du format des affiches dans le métro ou à l'extérieur.

Écrit par : Lapinos | 18/11/2006

@ Lapinos
Si vous me connaissiez vous diriez sans doute beaucoup de moi mais vous ne pourriez pas me taxer de rigidité morale...(rien que d'y penser, j'en ris...)

Non par contre, et c'est cela que je voulais rajouter à mon commentaire :

j'ai un esprit libre : c'est moi qui décide de ce que je veux acheter, penser, lire ; ni la pub ni la mode n'ont de prise
Cela ce n'est pas de l'utopie. Chacun peut le tenter. Elle va de paire avec le refus du "qu'est-ce qu'on va penser de moi"

Dans la famille nous cultivons une devise (celle d'une grande famille, mais je ne sais plus laquelle... ) :
"Si eux tous, moi pas !"
et celle-ci aussi, que les familiers de l'écrivain Jean Raspail reconnaîtront :
"Je suis d'abord mes propres pas"

Je recommande d'ailleurs de lire et relire Jean Raspail qui a été et reste pour moi un maître dans l'art de la liberté d'esprit et du non conformisme Tout spécialement "le camps des saints" mais encore plus "septention" et "Houra Zara"

Je pense qu'il faudrait remettre à l'honneur l'esprit critique chez les jeunes générations et les moins jeunes d'ailleur aussi

Écrit par : Maguelone | 18/11/2006

Raspail n'est pas un modèle d'écrivain chrétien surtout dans le livre "Hourra Zara", il est pour le moins cynique et mysogine, alors que je l'appréciais énormément, j'ai arrêté de le lire à partir de la parution de ce livre ! Justement je trouve que sauf ses romans de veine ethnologique, il est romantique au mauvais sens du terme, et pas réaliste.
Pour en revenir à notre sujet, pour lutter contre la pub qui à a différence de la réclame est aujourd'hui quasiment incontournable, même en province (on ne peut pas plus rouler les yeux baissés que marcher !), nous négocions avec les enfants (j'estime que pour nous ce n'est guère un problème, comme il est dit plus haut, on n'achète pas...) nous leur payons le prix des vêtements sans marque et si ils veulent des vêtements de marque ils se le payent avec leur argent ou c'est un cadeau de Noël ou d'anniversaire. En général, ils passent tous une ou deux fois leur argent dans un jean super marque ou les dernières chaussures à la mode , ensuite ils préfèrent économiser pour des choses moins futiles : cinemas, forfaits de ski, voyages et visites à Paris !!!...
Je n'aime pas du tout cette mentalité du dernier carré de purs : tous les autres mais pas nous : on ne sait jamais si recevant aussi peu que ces autres nous ferions beaucoup mieux : c'est un problème d'orgueil et d'humilité !

Écrit par : Beaujeux | 18/11/2006

Je souhaite juste répondre à la dernière partie de la question posée : comment y résistez-vous?

N'ayant pas la télévision, nous sommes déjà très préservés. Du côté de la boîte aux lettres, nous avons placé une etiquette qui mentionne le refus de dépôt de tout journal d'annonces ou de publicité. A partir du moment ou l'on boycotte quasi-systématiquement toute publicité, on redevient un consommateur libre. Libre d'acheter ce dont on a besoin, libre de choisir, libre de réfléchir ; donc la publicité ne menace pas notre vie chrétienne directement. Ceci dit, on ne peut pas éviter les publicités placardés sur des panneaux, dont la teneur peut choquer, voir même agresser les jeunes âmes des enfants. Mais, certains coins de France sont relativement préservés de ce côté là...

Écrit par : Vincent HEISER | 18/11/2006

Plusieurs commentaires indiquent que leurs auteurs ont décidé de quitter la ville pour résider dans des zones moins exposées. Je serais très intéressé d'en savoir davantage sur la manière dont ce transfert est programmé au sein d'une famille, les problèmes soulevés, comment cela a été discuté entre les membres de la famille, la réaction des enfants, etc.
Ce type de projet est en effet l'un des points forts de la politique de survie que je suggère à mes lecteurs, en attendant une délocalisation plus lointaine pour fuir ce qui se prépare en France.
A ce sujet, je cherche des informations sur des pays chrétiens émergents, si possible francophones et ouverts à la modernité et au monde libre.
Je crois que mes questions sont en rapport avec la publicité car j'ai également quitté Paris pour échapper à cet enfer-là, entre autres. Mais fuir est-il une solution ? Pour l'instant, je n'en vois pas d'autre.
Merci à Philippe de nous aider à approfondir le sujet.

Écrit par : Eric Gaillot | 18/11/2006

Certes bannir la TV et les publicités dans les boites aux lettres sont deux idées à creuser.
Mais, au risque de choquer, je pense qu'on peut aussi étudier la publicité, ses méthodes, ses trucs, ses dangers, son mode de transgression. Comme on étudie ailleurs un film ou une émission de TV, pour y lire les dangers, et s'en protéger.
Comme on étudie un virus au microscope.
Sans oublier de protester auprès d'une marque dont l'affiche ou la publicité a choqué, et de la boycotter définitivement.

Écrit par : correns83 | 18/11/2006

Il se trouve que je viens d'écrire sur le sujet : voici un petit extrait de ce que m'inspirent pub et marketing :

"Je commence par la question de la publicité et du marketing : fondamentalement, je déteste les sollicitations commerciales. J’aimerais n’être informé des options de consommation que lorsque je le demande. Recevoir un appel de télémarketing le soir ou le WE m’insupporte, et il me faut toute la charité chrétienne disponible à ce moment précis pour ne pas envoyer balader l’employé qui vient me déranger. S’il s’avise de protester quand je l’éconduis aimablement, aïe, la charité laisse place à une vilaine diatribe contre ce qu’il représente. Subir la publicité sur les chaînes publiques que je subventionne grassement via la redevance audiovisuelle, sans pouvoir d’ailleurs décider de ne plus la payer en contrepartie d’un arrêt de leur diffusion dans mon modeste foyer, me rend fugacement TRES libéral, jusqu’à ce que me souvienne du dernier appel de télémarketing…"

L'article sur http://francelatine.over-blog.com/article-4591655.html

Écrit par : phiconvers | 18/11/2006

La publicité est fondée sur l'excitation des sept péchés capitaux...

Écrit par : alexandre | 18/11/2006

Gaillot, vous tombez dans un préjugé courant, qu'on serait plus victime de la pub en ville qu'à la campagne. Ça se discute, vu qu'à la campagne, notamment dans le Nord et l'Ouest de la France, de grands groupes de distribution (généralement fondé par des démocrates-chrétiens) ont le monopole de la distribution alimentaire. Lorsqu'on habite en centre-ville, on peut généralement acheter tout son manger sans marques sur des marchés ou dans des épiceries.

Écrit par : Lapinos | 18/11/2006

@ phiconvers
Personnellement, lorsque je reçois un appel de télémarketing, je réponds que leur produit m'est interdit par ma religion. C'est 100 % efficace et en plus la personne s'excuse sans demander d'explication ni insister.
@ Lapinos
La campagne où j'habite ne risque pas d'avoir un excès de publicité étant donné que c'est quasiment le désert, sauf en été naturellement. Pour les courses, je fais le principal par l'Internet avec livraison à domicile (gratuite au-delà de 100 € d’achat) y compris pour les produits locaux, artisanaux et autres produits frais. Je n’ai donc aucun soucis avec la publicité. Ici, les marchés sont essentiellement animés et fréquentés par les non-européens. Les autochtones vont dans les grandes surfaces où l'on retrouve en tête de gondoles tous les produits locaux. Les grandes surfaces sont contraintes de se plier à cette règle.
La publicité dont il est question dans ce débat, c’est à dire celle des grandes marques de distribution étalée un peu partout dans le paysage est traitée ici comme une propagande colonialiste. Le résultat est très efficace.
@ correns83
Bannir la télé est très recommandable mais nécessite une méthode car le sevrage peut se révéler difficile, surtout avec les jeunes et les personnes âgées. Je conseille de consulter le médecin de famille avant de prendre une telle décision. Il peut être fort utile.
Pour la publicité dans les boîtes aux lettres, j’ai installé une double boîte aux lettres avec mon nom sur l’une et le mot publicité en gros sur l’autre que je vide tous les mois. Lorsque j’habitais en ville, j’avais appliqué le même système pour tout l’immeuble sauf que la boîte pub était collective. Le gardien la vidait directement dans la poubelle non sans vérifier, par précaution, s’il n’y avait pas du courrier normal au milieu des prospectus.

Écrit par : Eric Gaillot | 19/11/2006

Merci, cher Philippe, pour ces questions fondamentales.

Si l'on définit comme "normal" ce qui obéit à la norme, et que la norme de notre monde occidentalisé consiste en un libéralisme qui détermine largement notre mode de vie, alors, oui, la place occupée par la publicité, en tant que vitrine de cette norme marchande, est absolument normale. Et le terme choisi par votre question, "occupe", est fort à propos en ceci que la publicité est la force d'Occupation de notre temps. C'est en ceci qu'elle est totalitaire, entendu qu'à partir du moment où ce qui règle nos vies, ce qui organise notre société et gouverne l'essentiel de nos gestes trouve ses fins dans la nécessité admise d'une obéissance au diktat concentrationnaire du code barre, diktat induit par la logique de l'économie de croissance - logique qui n'a rien d'irréversible d'ailleurs - alors nous pouvons parler d'une soumission totale de nos vies à la machine consumériste.

Rappelons-nous la phrase prononcée par Patrick Le Lay, pdg de TF1, en 2004 : « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective « business », soyons réalistes : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du spectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. »

A partir du moment où cet aveu subversif et cynique, atteignant la "chose publique", ne provoque aucun soulèvement de la population, cela signifie qu'il existe donc une norme, norme acceptant la lobotomisation de l'esprit humain, sa soumission à la cause consumériste. Nous pouvons ainsi en conclure que cette phrase, en réalité, ne sonne à nos cerveaux disciplinés, ni comme cynique, ni comme subversive. Le propre de nos temps est donc d'avoir substitué à un idéal théologal une norme subversive et cynique accepté de fait.

Si la raison d'être, le "métier", de la télévision, est la perception du "message publicitaire"par nos cerveaux, alors cela signifie que toutes les images, même celles qui ne sont pas directement des publicités, servent désormais une idéologie publicitaire. La publicité s'est muée en une idéologie qui frappe au coin de sa logique d'intérêts toutes les images qu'elle produit et organise. Jusqu'aux discours politiques consistant en des formules publicitaires, d'ailleurs bien souvent mis en scène par les grands publicistes de notre pays. Au Logos, nous avons accepté de substituer le règne du Logo.

Ce règne ne menace pas simplement, dès lors, la vie chrétienne, mais toute la vie, dans laquelle il faut allumer, non pas le désir, mais la pulsion d'achat.

Ne nous atteignent plus, à travers les images produites par le marché chargé de soumettre notre cerveau, cerveau totalement soumis dans la mesure où nous acceptons dans son ensemble et sa logique que des phrases telles que celle de Le Lay puissent être prononcées sans qu'une résistance s'organise pour protéger l'intégrité essentielle du phénomène humain, ne nous atteignent plus, donc, ne cherchent plus à nous atteindre que des images qui s'adressent à nos pulsions et les attisent.

L'être chrétien est, dès lors, plus que menacé : il est nié, atteint, et désigné comme l'ennemi par les penseurs au service du rêve consumériste pensé comme libérateur et porteur d'hédonisme. Mais l'hédonisme induit par la logique d'asservissement humain nécessaire à la production de la société industrielle est un hédonisme bien étrange, qui semble avoir besoin de la soumission de ses acteurs, tant ceux qui s'enrichissent que ceux qui, par leur emploi, enrichissent les autres. Cet hédonisme de concept contient, en actes, une dimension de souffrance bien contradictoire.
L'être chrétien, dans cette perspective, devient la véritable subversion, l'iconoclasme investi du devoir de briser les icônes de cette religion matérialiste qui ne relie plus rien, ni les êtres humains entre eux, ni l'homme à la terre, encore moins l'homme à l'Etre.

A travers la publicité, et la surpuissance de production d'images absolument inévitables - à la campagne, à la ville, où que ce soit, que nous voyions ces images où pas elles nous atteignent, elles n'ont plus besoin que nous les voyions tous pour nous toucher quand même - qui lui est attachée, c'est une idéologie publicitaire, déterminant un ordre sciento-matérialiste, qui oeuvre au grand crime contre le vivant désormais.

Car la logique de l'idéologie publicitaire - quand bien même elle affirme le contraire - est la destruction du Lien, dont elle a besoin pour susciter la pulsion d'achat, l'addiction à ses images produisant de la survie, et non de la vie : ce que nous devrions d'ailleurs nommer de la sous-vie. (de l'assouvi ?).

C'est donc parce qu'elle est la norme, parce qu'elle ne menace pas seulement la vie chrétienne mais toute la vie (elle surexploite la nature sans compter), parce qu'elle est la force totalitaire de notre temps, que la publicité trouve naturellement dans les vertus chrétiennes une résistance majeure.
Les vertus chrétiennes de pauvreté et de piété, face au désastre du matérialisme, sont une force de résistance scandaleuse aux yeux de cette logique inique.
Car la pauvreté et la piété sont en mesure de dôter l'âme, l'esprit, le corps, d'une capacité de résistance.

En ce sens, il s'agit donc de résister pour acquérir et renforcer nos propres forces de résistance.

C'est peut-être à cette condition intérieure, grâce au nourissement invisible de nos âmes, que se réalise plus que jamais l'espérance chrétienne aujourd'hui.

Écrit par : Garnier-Duguy | 19/11/2006

Moi je suis contre la pub, surtout celle qui est obsédante. Il ne faut tout de même pas exagérer, ce n'est pas le mal absolu.

Konk fait une critique profonde de la publicité.

"Ces agences donc distribuent leurs publicités aux médias les plus méritants, Je les soupçonne même de n'être parfois que des "agences de distribution d'argent" Il serait difficile par exemple pour un gouvernement étranger ou un groupe de pression de financer directement un journal Français. Avec la publicité c'est possible. Je crois aussi qu'il y a de fausses pubs et il se peut même qu'il y ait de faux produits, créés uniquement pour faire de la pub! Il faudrait fouiller du côté des grandes marques de luxe en particulier, qui semblent disposer d'énormes budgets publicitaires pour des ventes qui ne doivent pas être si importantes que ça... Bien entendu, je n'ai aucune preuve, ce n'est peut-être que du délire."

D'excellents produits ne "bénéficient" d'aucune publicité, c'est le doute qui s'installe sur la vraie fonction de la publicité. Il me semble que la petite publicité pour de petites entreprises peut, dans certains cas être tolérée.

Bon d'accord Konk n'est pas le super-chrétien que l'on attend sur ce blog, mais certaines de ses idées sont géniales...

La publicité, c'est une façon détournée et inattaquable de corrompre le monde, au moins dans certains cas.

Saint Pie X a condamné la pub. Je n'ai malheureusement pas le texte, si quelqu'un le trouve... Merci d'avance.

Écrit par : Denis Merlin | 19/11/2006

Je n'ai aucun mérite à y résister, la publicité m'est insupportable surtout à la radio et à la TV.

Je coupe immédiatement le son ou je change de fréquence/chaîne pour quelques instants.

Je me suis habitué à regarder les publicités à l'extérieur sans les voir.

Si je dois faire un achat et que j'hésite sur la marque, je m'adresse à un professionnel.

Cette allergie me conduit parfois à quelques disputes avec mon entourage lorsqu'il s'agit de radio ou de TV, lequel m'assure qu'il n'est pas importuné parce qu'il "ne l'entend même pas". Alors, où est l'intérêt ?

Écrit par : mobix | 19/11/2006

La publicité actuelle est la prolongation de la réclame de naguère sauf qu'elle s'est métamorphosée en route. Elle est devenue plus agressive, polymorphe, multicanal. Une campagne publicitaire bien conçue agit sur le visuel (affiche, télévision) et l'auditif essentiellement mais va jouer plus en profondeur sur le registre émotionnel. Jusqu'à l'absurde car combien de publicités sont complétement déconnectées de la réalité ?

Mon épouse comme moi-même sommes absolument imperméables à la publicité. Nous ne prêtons qu'une attention très distraite aux affiches du métro, aux bannières des sites web, aux flashs radiphoniques. Nous voyons la publicité comme une nuisance inhérente au mode de société qui est la notre, c'est à dire du "toujours plus". Les pubs, c'est un peu comme les étrons canins sur les trottoirs, il faut savoir les éviter.

Plus pratiquement, pour nos enfants, nous refusons systèmatiquement d'acheter des produits marqués si la demande vient d'eux, tout simplement pour leur apprendre à ne pas tomber dans l'engrenage du mimétisme. Grandir, c'est avoir un regard critique sur l'affectif. Ce n'est pas toujours facile mais ils comprennent. On peut bien sûr acheter des marques mais seulement parce les qualités du produit sont présentes, pas parce qu'il s'appelle "Tartempion".

Écrit par : iaboc | 20/11/2006

Je me retrouve dans pas mal de commentaires déjà postés.

Nous n'avons pas la télévision pour le moment, espérant pouvoir continuer à nous en passer lorsque les enfants grandiront.

Deux petites choses supplémentaires:
- Il existe des associations qui luttent pour préserver les paysages de la pub. http://paysagesdefrance.free.fr/
- Lorsque vous recevez de la pub "adressée" (des "mailings") accompagnée d'une enveloppe retour "gratuite" (les frais de port seront payés par le destinataire), retournez-la !

En passant, il faut bien constater que les échanges de fichiers se pratiquent même entre "gens biens" et que si votre adresse figure dans les listings de l'Homme Nouveau ou de la Nef, vous recevrez miraculeusement d'autres sollicitations.

Écrit par : zdeubeu | 20/11/2006

Si la pub... ? ...une paille, le précepte de la tentation étant en bière depuis 1905, c'est la "fête", notre fête, ....dieu et son âne...
Mais, cependant il en est une qui n'est pas touchée et c'est étonnant, je veux dire pour ne pas paraitre timoré, que la religion du cargot, à part les religieuses et les bouddhistes, c'est sympa pourtant, pourquoi pas donc, qu'on rigole ?

Écrit par : castor | 20/11/2006

Les commentaires sont fermés.