Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/11/2006

L'avortement comme problème

 

medium_Interro.jpg

Le 28 octobre dernier, je posais (ici), notamment, la question suivante :

– Quelle est la personnalité politique et médiatique française, qui s’est interrogée publiquement sur l’avortement et sur la contraception en posant le problème en ces termes :
« Comment l’avortement est un choix technique.
« Comment la contraception pose le problème de la dépendance envers la technique dans la construction de la liberté individuelle ».
 
 Le 10 novembre, A.D. écrivait () :

Voilà une semaine bien longue Monsieur Maxence....
Révèlerez-vous qui a dit cette phrase intéressante ?

Et depuis, je n'ai rien dit. Je ne dirais toujours pas le nom de la personnalité politique et médiatique française qui a prononcé ces paroles. En, revanche, je peux donner des indices. Il s'agit d'un homme, qui a des prétentions présidentielles, et qui a créé avec sa premier femme un réseau de naissances à domicile avec médecins et sages-femmes. Évoquant les travaux d'Ellul, il déclarait : 

« La question de l'avortement : c'est un vrai débat qu'on peut commencer à aborder aujourd'hui, mais qui pendant dix ans était inabordable. Ellul en parlait à l'époque où le Mlac bagarrait pour obtenir sa légalisation : son discours était alors complètement inaudible ». 

De qui sont ces paroles ?  

 

 

20:20 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (18)

Commentaires

L'avortement et la contraception ne sont pas des choix techniques mais politiques et sociaux. La technique n'est là comme partout qu'un moyen, elle n'est pas à la racine du mal.

Écrit par : Lapinos | 18/11/2006

Et si, Lapinos, il s'agit bien de choix techniques dont le but est de cacher la nature de l'acte.

il existe des methodes de régulation des naissances qui, utilisées avec courage et partagées par les deux conjoints, ne justifient ni le recours à la pilulle, tellement facile et anodine dans son geste, ni celui à l'avortement qui cache la nature de l'enfant pour en faire un acte chirurgical d'ablation d'un corps étranger non déterminé.

Je ne parle évidemment pas des cas douloureux de viol en particulier.

Écrit par : Maguelone | 18/11/2006

Pardonnez-moi, mais vous partez Maguelone du principe qu'il FAUT réguler les naissances. Une fois qu'on a décrété que la régulation est inscrite dans le décalogue, je suis d'accord avec vous, ce n'est plus qu'une question de technique ou presque.

Écrit par : Lapinos | 18/11/2006

La régulation des naissances n'est pas inscrite dans le décalogue mais "tu ne tueras point" si
Le simple bon sens et la vertu de prudence doivent permettre à un couple de savoir le nombre d'enfants qu'ils sont capables (à plusieurs niveaux) d'élever et d'accueillir. Le choix se fait en l'âme et la conscience de chacun.
La prudence est une vertu chrétienne

Écrit par : Maguelone | 19/11/2006

Je ne comprends pas… Voulez-vous dire que la "régulation des naissances" a pour but d'éviter l'avortement (Tu ne tueras point) ?

Quelles peuvent être les limites à la capacité d'accueillir des enfants ? Les enfants ne sont-ils pas un don du Ciel qu'on doit accepter tel que ?

Écrit par : Lapinos | 22/11/2006

Les enfants sont un don du Ciel, mais ils ne semblent pas qu'ils descendent tout seuls de là-haut. En quoi la responsabilité personnelle est engagée dans la procréation.

Écrit par : Jacques de Guillebon | 22/11/2006

@ Lapinos : vos reflexions montrent votre meconnaissance fondamentale de la relligion catholique et vos préjugés et a priori qui en sont la conséquence...

Comme l'a si bien dit J G les enfants ne viennent pas tout seul.
Appelons donc un chat un chat : si nous ne voulons pas de la possibilité éventuelle d'un enfant après un acte sexuel, le mieux est encore de renoncer à cet acte dans la période où l'épouse peut être fertile.
Nous revenons donc à ces notions de courage, de renoncement partagé et de respect dans le couple.

Il ne s'agit même pas de régulation des naissances puisqu'il n'y a tout simplement pas d'acte conjugal

Cela concerne évidemment les couples chrétiens qui savent et acceptent que tout le quotidien de leur vie soit motivé par la foi

Seul les animaux copulent par instinct de conservation et de reproduction

Écrit par : Maguelone | 22/11/2006

Les êtres humains sont dotés aussi d'instincts, tout de même, Maguelone… Des instincts qui n'empêchent pas les hommes d'être responsables de leurs actes.

Plus sérieusement si vous examinez les raisons qui peuvent dissuader tel ou tel couple de copuler à un moment ou à un autre afin d'éviter de procréer, je ne crois pas que ces raisons aient un rapport avec la foi. Le plus souvent c'est le budget, le temps, la fatigue, la souffrance qui seront invoqués.

Les méthodes de régulation que vous défendez n'existent pas depuis très longtemps. Il ne me paraît pas très intéressant de les examiner au point de vue philosophique, surtout si c'est pour les qualifier de "naturelles", ce qu'elles ne sont évidemment pas, il vaut mieux les examiner au plan des résultats qu'elles ont donnés. Ces résultats sont-ils satisfaisants ? Faut-il continuer dans cette voie ? Avant les questions d'alimentation et de publicité, la question des mœurs sexuelles est primordiale. La famille chrétienne occidentale n'est-elle pas elle aussi plus ou moins en crise ?

Écrit par : Lapinos | 22/11/2006

@ Lapinos : je ne suis pas sûre que le but de ce blog soit la ... philosophie.

D'autre part je ne partage absolument pas votre vision de l'Humain.

Enfin, je me demande si rellement vous savez lire et je n'ai rien dit d'autre, en effet, que vous quand au choix de ne pas avoir un nouvel enfant. La prudence, si vous relisez un peu plus haut, doit effectivement motiver ce choix par rapport à la situation de chaque couple (fatigue, moyens,etc, etc). Nous sommes bien d'accord

Là où la foi et la vie chrétienne vécue au quotidien interviennent c'est dans le choix d'une méthode non instrumentale ou chimique (dont certaines sont des avotements déguisés) mais celle de l'attente partagée et respectueuse car, justement, nous ne sommes pas des bêtes !

Écrit par : Maguelone | 23/11/2006

Maguelons a raison : il s'agit d'abord de réfléchir à nos comportements. C'est dans ce sens que la question de la régulation naturelle des naissances peut trouver sa légitimité sur ce blog. Lapinos écrit :
« Avant les questions d'alimentation et de publicité, la question des mœurs sexuelles est primordiale. La famille chrétienne occidentale n'est-elle pas elle aussi plus ou moins en crise ? »
Oui, mais nous abordons ici les questions sour l'angle pratique et nous les lions aussi aux questions d'alimentation et de publicité. Quand un poste aborde un sujet, merci donc de ne pas déborder.

Écrit par : Philippe Maxence | 23/11/2006

La philosophie ? Mais je n'en fais pas ! Je suis désolé, mais je crois que c'est parce que Maxence m'a interdit de m'exprimer normalement, que j'ai une manière de causer un peu "empruntée" désormais, et que je ne parviens pas à me faire comprendre de vous…

Pour ma part si je fais le bilan de cinquante ans de régulation prétendûment "naturelle" des naissances dans l'Église catholique, ce bilan me paraît plutôt négatif. Les meilleurs exemples de familles chrétiennes que j'ai pu observer autour de moi sont des exemples de familles qui rejettent la méthode Billings, ou, plus souvent, qui en font la promotion autour d'eux mais ne l'ont en fait jamais appliquée ou presque, paradoxalement.

Je crois en outre que le bilan de ces méthodes pourrait s'aggraver et l'idéologie qu'elles contiennent faire plus de dégâts. Car ces méthodes vont dans le sens de l'émancipation de la femme, bouleversement majeur des fondements de la famille.

Écrit par : Lapinos | 23/11/2006

Lapinos : arrêtez de jouer au martyr, personne n'y croit. Je vous ai seulement demandé de rester dans le cadre de ce blogue si vous voulez vous y exprimer.

Écrit par : Philippe Maxence | 23/11/2006

Lapinos écrit : "Je crois en outre que le bilan de ces méthodes pourrait s'aggraver et l'idéologie qu'elles contiennent faire plus de dégâts. Car ces méthodes vont dans le sens de l'émancipation de la femme, bouleversement majeur des fondements de la famille."
Il est assez hallucinant d'entendre cela dans la bouche de quelqu'un qui se dit chrétien. Evidemment, nous sommes pour l'émancipation de la femme. Je ne sais ce qu'il en est de la conditon de la Lapinosette, si elle existe, mais elle ne doit guère être enviable.
De l'autre côté de la Méditerranée, il y a des lois pour les Lapinos.

Écrit par : JG | 23/11/2006

Pour ma part c'est votre désir de voir la femme affranchie de l'autorité de son mari que je trouve "hallucinant", Guillebon. Mais il ne me surprend pas car j'ai l'habitude de me promener un peu hors de chez moi et de constater qu'on se plaît de plus en plus à remplacer certaines épîtres par des déclarations idéologiques.

Je ne sais pas si vous faites allusion à l'islam ou quoi avec votre expression pleine de mépris républicain, mais il est évident que si les catholiques n'ont qu'un modèle social idéologique et obsolète à opposer aux musulmans, il n'y a aucune raison que ceux-ci se convertissent aux mœurs français.

Écrit par : Lapinos | 23/11/2006

…es.

Écrit par : Lapinos | 23/11/2006

Je n'ai rien à opposer aux musulmans. J'ai à leur proposer, comme à tout homme qui ne connait pas le Christ. C'est pourquoi je n'ai pas de modèle sociologique, contrairement à vous. Quant à Saint Paul, je tiens à faire rermarquer qu'il précise, quand il parle des femmes, qu'il n'est pas inspiré et parle de son propre chef. Déduisez-vous de Saint Paul qu'ii faut ne pas se marier ? C'est pourtant ce à quoi il invite, non ?

Écrit par : JG | 23/11/2006

Que vous acceptiez de le voir ou non, Guillebon, une religion se propage et s'installe toujours de pair avec un "régime" social. Là encore ce serait philosophique de croire que la conversion d'une nation consiste à convertir tous les ressortissants de cette nation un par un à l'aide d'un petit discours convaincant. Vous y croyez vraiment à la république guarani ou quoi ?

D'ailleurs je trouve que vous récusez saint Paul un peu vite, même si ça devient de plus en plus l'habitude. Ce n'est pas mon cas bien entendu, car sur le mariage il est un des seuls apôtres à dire des choses précises, si ce n'est le seul. Que la vocation religieuse lui paraisse être une vocation supérieure, c'est assez logique, mais de là à faire de saint Paul une sorte de philosophe qui exclut le mariage pour tous, vous êtes sacrément gonflé Guillebon !

Écrit par : Lapinos | 23/11/2006

Stop : on arrête ces échanges qui ne conduisent à rien. On s'éloigne ici du but de ce blogue. Et j'ai autre chose à faire que de modérer les textes.

Écrit par : Philippe Maxence | 23/11/2006

Les commentaires sont fermés.