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09/11/2006

Précision sur les allocations familiales

 

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Je ne comptais pas intervenir directement dans le débat qui s'est ouvert à la suite de la question de la semaine. Mais la dernière note de Pascal G. (ici) m'y pousse. Il ne m'est pas possible, en effet, de laisser dire que le système des allocations familiales est né pendant la Seconde Guerre mondiale.
Les allocations familiales sont nées à la suite des travaux des catholiques sociaux, notamment des travaux de Léon Harmel (photo ci-dessus) sur le salaire familial. Des patrons chrétiens les mettront ensuite en place, au début du xxè siècle, notamment dans la région de Grenoble où sous l'impulsion du métallurgiste Romanet, le syndicat patronal des cosntructeurs, mécaniciens, chaudronniers et fondeurs de l'Isère met en place des caisses de compensation. En 1930, la France en comptera 230 , 32 000 entreprises adhérentes, 1 880 000 salaires couverts, 480 000 familles allocataires.

En Janvier 1929, une proposition de loi élaborée par la CFTC est déposée. Transformée en projet de loi par Loucheur, ministre du Travail dans le gouvernement Poincaré (1929), elle est votée et promulguée sous le gouvernement Tardieu le 11 mars 1932.

En 1938, un décret-loi uniformise le taux des allocations qui reste, cependant, départemental, mais non professionnel. La loi du 29 juillet 1939, ou "code de la Famille" étend les allocations familiales à tous ceux qui tirent d'une activité professionnelle leurs principaux moyens d'existence.

Le gouvernement de Vichy, par la Charte du travail, tente d'instaurer un véritable salaire familial. La loi du 14 Août 1943 institue une Chambre syndicale des Caisses d'allocations familiales (association loi de 1901) chargée de la coordination et du contrôle de l'activité de l'ensemble des caisse à l'échelon national.

Le 4 octobre 1945, une ordonnance sur la Sécurité sociale et les allocations familiales donne le cadre au système actuel.

10:01 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (10)

Commentaires

Vous êtes bien dithyrambique ! Il conviendrait peut-être de tirer le bilan du socialisme chrétien, pas seulement de s'agenouiller dévôtement devant le naïf autant que sympathique Léon Harmel et "Rerum novarum". À part vous, qui en dit encore du bien du socialisme chrétien ? Arlette Laguiller, dont la conscience politique a de son propre aveu été formée par un prêtre ouvrier catholique.

À vrai dire, le socialisme chrétien a été récupéré très vite par les communistes, ils en ont fait une passerelle vers le PC, car Harmel, même s'il n'est pas aussi visionnaire que Marx, a des idées qui résonnent un peu comme celles de Marx. Ou encore le socialisme chrétien a été un peu appliqué par des patrons chrétiens, mais il s'est bien vite noyé dans la réalité des grosses entreprises industrielles employant des milliers d'ouvriers. Marx est plus lucide sur la nature du capitalisme, il voit bien qu'il va transformer en fétiches les marchandises, puis les hommes à leur tour.

Si le socialisme chrétien a été un échec, ce n'est pas un hasard, ce n'est pas simplement à cause de l'inféodation d'une majorité du clergé français aux idéaux communistes au lendemain de la guerre, c'est parce qu'il est sans doute le résultat de la séduction exercée par les idéaux communistes et démocratiques sur des chrétiens.
Je ne parle même pas de la JOC où l'on trouve aujourd'hui les derniers communistes authentiques.

Écrit par : Lapinos | 09/11/2006

@ Philippe Maxence
C'est la première fois que je viens sur blog. J'ai lu avec intérêt plusieurs commentaires. Mais à chaque fois, il y a la suffisance, la stupidité (pour ne pas dire plus) d'un certain intervenant, qui non seulement se prend pour la loi et les prophètes, mais qui tombe à chaque fois à côté de la plaque. Il sait lire, c'est évident. Il sait écrire aussi. Pas mal, par moment. Mais, il est tellement gonflé à la connerie qu'il ne comprend rien. On en reste pantois. Il est une sorte de preuve vivante de la stupidité crasse éructante qui règne encore aujourd'hui et à laquelle Internet offre malheureusement l'occasion de se mirer. Seulement, l'image est fausse. Il se voit beau et intelligent alors qu'il est habité par la stupidité et qu'il pense avec des slogans. La pollution ne se limite pas malheureusement au pétrole. Il y a aussi la débilité. C'est vraiment dommage que ce site soit touché. Je ne sais pas si je renviendrai.

Écrit par : Latære | 09/11/2006

Hi, hi, mais pourquoi ne pas me nommer ? Si vous me trouvez con, dites-le : « Lapinos est un gros con ! », c'est un peu étrange la manière dont vous tournez autour du pot… Vous pensez peut-être ainsi être plus charitable ? Ou courir moins de risque ?

Écrit par : Lapinos | 09/11/2006

Bon et bien je le dis, avec beaucoup de charité parce que la vérité rend libre :

Lapinos est très con et nous em.....

Voilà cela va mieux !

Écrit par : Maguelone | 09/11/2006

Particulièrement hypocrite cette façon de citer l'Évangile avant d'insulter quelqu'un, Maguelone. D'autant qu'on se connaît à peine !

Écrit par : Lapinos | 09/11/2006

Vous l'avez chercher... et c'est sans doute ce que vous vouliez

M'étant fait piéger, je rends les armes et je vous laisse l'avantage

Écrit par : Maguelone | 09/11/2006

A Lapinos.

Mais si parlez-nous de "la JOC où l'on trouve les derniers communistes" et que vous devez si bien connaître : est-ce là-bas que vous avez gagnée cette admiration sans borne de Marx ?
Et votre vie, Lapinos : avez-vousune femme, des enfants, comment les élevez-vous ? Avez-vous beaucoup d'amis? Que faites-vous avec eux ?
Et l'éducation nationale, vous y plaisez-vous ?

Écrit par : Jacques de Guillebon | 11/11/2006

Votre questionnement tourne à l'interrogatoire de police, monsieur le philosophe…

Plutôt que de tenter de fixer "le point de rationalisme acceptable" comme fait le pape Benoît XVI, et de tourner ainsi en rond indéfiniment pendant que l'ennemi nous taille des croupières (y compris l'ennemi de l'intérieur, voyez Hans Kung, par exemple, qui se présente comme un "ami" du pape pour mieux saper les dernières colonnes de l'Église), il vaut mieux, comme Simone Weil, tenter d'imaginer des solutions concrètes lorsqu'on veut faire des efforts pour contrecarrer la chute.

Weil a raison de s'approprier l'analyse marxiste des mécanismes sociaux et économiques, qui, même si elle comporte quelques erreurs, c'est inévitable, constitue un progrès de la réflexion. Il ne faut pas oublier que Marx est un des premiers à avoir analysé assez nettement la perversion du système capitaliste que votre confrère Maxence dénonce.

Moi, à l'Éducation nationale ? Vous m'avez mal compris. J'ai toujours pensé que je ne tiendrais pas une semaine à l'Éducation nationale.

Écrit par : Lapinos | 13/11/2006

Parlez-nous alors des fruits portés par l'analyse de Marx.

Écrit par : Jacques de Guillebon | 13/11/2006

Là, ça tourne à l'interro du bac ! Les fruits du travail de Marx, ce sont notamment des études historiques approfondies des mécanismes sociaux - Duby sur le Moyen-âge, par exemple.

Prenez la famille, un sujet qui turlupine pas mal votre confrère Maxence, si on se contente d'une vision philosophique ou juridique, c'est-à-dire idéologique, on a peu de chance de sauver cette "institution" chrétienne, qui est avant tout, historiquement, un "rouage" social.

À un échelon supérieur, l'État, convaincue par Marx de la perversité du capitalisme qui "marchandise" tout à plus ou moins long terme, Simone Weil propose une nouvelle constitution. C'est encore une démarche un peu trop philosophique, à mon avis, mais c'est mieux que le blabla de Benoît XVI qui, quand il a dit tout ce qu'il avait à dire n'a encore rien dit.
Une proposition précise de Simone Weil que je trouve intéressante : elle suggère que la responsabilité des médias puisse être engagée en cas de mensonge, bien sûr, mais aussi d'erreur involontaire, devant les tribunaux. Elle avait pressenti l'avènement de la télécratie et réfléchi aux moyens de l'endiguer.

Je sais bien que des gens comme vous ont un net penchant pour la spéculation, la critique critique, etc., mais encore une fois il y a des couvents pour ça ! Le couvent est la seule institution qu'on peut gouverner de manière philosophique, et encore…

Écrit par : Lapinos | 13/11/2006

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