Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/11/2006

Question de la semaine : la famille

 

medium_Treize-2.jpg

 

Que vous inspire cette affirmation :

L'institution la plus essentielle à conserver est la famille. La meilleure façon de rendre un service à la société est de donner la vie à des enfants, de les ouvrir à l'admiration et de leurs transmettre les vérités permanentes. 

Que doit-on faire pour encourager les familles ? Que pensez-vous des solutions de salaire maternel, de salaire parental ou d'allocation parental, etc. ? Les familles nombreuses sont-elles un bien ou un poids pour la société ? 

 

Commentaires

"...de leurs transmettre les vérités permanentes" deviens impossible, selon cette article:

Le Devoir

Édition du vendredi 03 novembre 2006

Éthique et culture religieuse - Les catholiques reviennent à la charge

Le nouveau programme évacue l'essence même de la religion catholique, selon l'APCQ

http://www.ledevoir.com/2006/11/03/122044.html

[…]Cette volonté de Québec d'implanter un programme obligatoire pour l'ensemble du réseau scolaire primaire et secondaire irrite d'ailleurs l'Association des parents catholiques. «Jusqu'ici, les parents ont toujours eu un choix. Le ministre nous dit qu'il respecte la liberté de religion et de conscience. Pour nous, la liberté inclut celle de choix, affirme Jean Morse-Chevrier. Mais si on a une seule liberté et que c'est d'accepter ce programme-là, qui est décidé par le ministère, que les contenus religieux ne sont même pas décidés par les chefs religieux, donc c'est l'État qui décide quelle sera la culture religieuse du peuple québécois. Ce n'est pas normal.»

Selon ce qu'indiquent les documents du ministère, l'implantation de ce nouveau programme est pourtant le fait d'une volonté de «respecter les sensibilités contemporaines en faveur de l'égalité de traitement des personnes et des groupes et de ne pas perpétuer un régime de caractère exceptionnel et dérogatoire au regard des droits fondamentaux reconnus par les chartes, tout en contribuant à l'appropriation de la culture québécoise, façonnée notamment par les traditions catholique et protestantes».

Écrit par : ivana | 04/11/2006

C'est tout ce que recouvre intégralement le combat-programme de Christine Boutin depuis des années . Reconnaître que l'homme doit être au centre de la politique devrait faire l'unnimité au moins chez les catholique et aussi chez tout chrétien : n'est-ce pas élémentaire ??? Cependant ce n'est pas clair pour beaucoup hélas et pour beaucoup de chrétiens... qui ont été mis ou se sont laissés plonger dans le brouillard ... mainteant il s'agit de réveiller ceux qui se sont endormis faute de voir clair !

Écrit par : C de Vaugelas | 04/11/2006

Quelle place accordez-vous à la famille Royale de France ?

http://groups.msn.com/forumLouisXVII

Écrit par : charles bories | 04/11/2006

Pour encourager la famille, il faut positiver le rôle de la Femme comme Mater Familias :
- c'est elle que la nature a pouvu pour nourrir les nourrissons. On sait combien le lait maternel est le meilleur qui soit, qui s'adapte en permanence aux besoins du bébé, ... Ill faut donc permettre aux femmes d'allaiter chez elle. Donc il faut un "salaire maternel" mais aussi une information vrai sur l'allaitement.
- il faut positiver ce rôle dans les médias et également permettre aux femmes qui le désirent (ou qui doivent) de retrouver FACILEMENT du travail. Les employeurs, les DHR de 25 ans et autres ne savent pas ce que c'est que de faire tourner une maisonnée et de gérer les enfants. C'est vrai boulot de chef de projet !
- il faut éradiquer l'image d'épinal qui veut que la mère de famille est cloitrée dans sa maison. Les mères de famille participent bien plus que d'autres à la vie de la paroisse, du quartier, des associations ...

D'un autre coté il faut redonner sa place au Pater Familias. Cela passe par une plus grande reconnaissance la famille versus l'individualisme. A la poste, Monsieur n'a pas le droit de récupérer les lettres/colis de Madame et réciproquement. Au quoi cela sert-il qu'ils se soient mariés ? Idem à la Préfecture !
Si on reconnait le mariage, il faut dans cette veine reconnaitre le père de famille comme représentant de cette famille, comme responsable de celle-ci.

Enfin, il faut redonner la charge de l'Education aux familles. Sans quoi, on tombe dans le totalitarisme ! Il faut faire la part des choses entre "Instruction (nationale)" et Education.

Il faut évidemment revenir à un discour pro-vie.

Écrit par : Boris | 04/11/2006

Les notions de salaire maternel ou parental vont de pair avec la conception moderne et totalitaire de l'Etat Providence, de l' "Etat de l'assistance" (Jean Paul II) qui pourvoit à tout jusqu'à transformer les mères de famille en "salariées" (pourquoi pas en fonctionnaires?). En fait, l'enseignement social chrétien précise que le salaire du chef de famille doit couvrir tous les besoins de la famille. Le régime économique capitaliste/libéral impose de fait des salaires injustes (au moins pour les plus modestes). Evidemment les entreprises sont aussi soumises à des charges "injustes" excessives. La solution est de réduire ces charges et de redonner des salaires normaux au chef de famille. Et plus encore de permettre aux familles de redevenir des unités économiques de base.

Écrit par : Denis Sureau | 04/11/2006

Denis, vous avez raison en soi et votre remarque est tout à fait juste. Mais, comment fait-on quand l'entreprise est trop petite pour assurer au chef de famille un salaire familial décent ? Je connais certaines entreprises qui sont dans ce cas aujourd'hui. Notamment les petites entreprises.
Est-ce que la doctrine sociale de l'Église ne parle pas non plus du principe de subsidiarité qui veut que l'État se substitue aux groupes intermédiaires tant que ceux-ci ne sont pas capables d'assurer leur mission ? Autrement dit, dans un premier temps, n'est-il pas nécessaire de passer par le salaire parental pour éviter le piège du libaralisme ?
Il faut éviter l'État providence certes, mais ne pas tomber dans l'État libéral aussi. Votre avis m'intéresse sur le sujet.

Écrit par : Philippe Maxence | 04/11/2006

On peut fort bien imaginer un salaire parental approvisionné par une caisse indépendante de l'Etat. La solidarité nationale n'est pas réductible au concept d'Etat providence.
C'est le cas des Assedic, par exemple. Cela n'engage pas le moins du monde les mère (ou pères) de famille ainsi rémunérés dans un asservissement vis à vis de la machine étatique. C'est tout de même la misison du Prince que d'encourager et de superviser ce type d'initiative.

Écrit par : Jacques de Guillebon | 05/11/2006

@ Philippe Maxence

Utilisons la subsidiarité pour ce pour quoi elle est faite, et non pas pour pallier ce qui est à l'origine une faute de l'Etat.

L'Etat, par les charges qu'il ponctionne sur les entreprises, empêche celles-ci de verser un salaire décent aux chefs de famille. La solution est bien évidemment de baisser les charges, pas d'invoquer la subsidiarité pour rentrer encore un peu plus dans la logique totalitaire de l'Etat providence. Car pour payer ce salaire parental il faudra pressurer encore un peu plus les entreprises...
Avec votre solution il n'y aura jamais de deuxième temps.

Écrit par : Nono | 05/11/2006

La famille est-elle un bien pour la société ?
La réponse tombe d'elle-même si l'on considère que la famille est l'"habitat naturel" du petit d'homme, hébergé d'abord dans le ventre de sa mère, puis éduqué par ses parents, à moins d'être abandonné à la naissance. Il en découle que toute politique de développement durable de la société doit protéger l'homme de sa conception à sa mort, puisqu'il y a continuité d'évolution entre le début de la vie et sa fin.
La protection de la famille passe par le regard que la culture pose sur les valeurs incontournable qui fondent la famille, à savoir le sens de la responsabilité, la volonté de concevoir son rôle de parent dans la durée, en protégeant l'amour à la source de la vie et en assumant les charges liées à l'éducation des enfants.
Il ne s'agit pas uniquement de questions financières, sans être négligeables, elles ne sont que secondaires. Un salaire parental, oui, mais il ne remplacera jamais un véritable salaire si les jeunes veulent vivre ensemble, mais ne souhaitent pas d'enfants, phénomène très inquiétant en Allemagne et en Angleterre.
Au début du XXème siècle, une politique de compensation des charges familiales a largement contribué à faire remonter la natalité, la mesure de Giscard d'Estaing, les 10 000F pour le 3ème enfant, à son époque a provoqué aussi une hausse des naissances, mais la situation aujourd'hui n'est plus la même. L'instabilité des couples est la préoccupation majeure de ces derniers qui freine la confiance que des parents peuvent avoir dans la vie. Vous rendez-vous compte du rique que courent des jeunes femmes à avoir une nombreuse famille ? se retrouver seule avec les enfants, sans revenu décent puisque n'ayant pas fait carrière, puis sans retraite, ou presque.

Un mot sur les familles nombreuses, elles sont une école de responsabilité pour tous ses membres, parents et enfants, il est étonnant de voir ce que le tissu associatif leur doit ! Il y a peu, le directeur des Maisons Familiales Rurales me disait que, parmi toutes les familles qui avaient reçu la médaille d'or de la Famille Française, pratiquement aucune n'avait d'enfant au chômage. La famille nombreuse est, en elle-même, une école de débrouillardise, une école de générosité, le partage y est naturel même s'il n'est pas toujours facile et une école d'amour vrai.

Que faire pour soutenir les familles ?

* Faire aimer la famille en lui donnant une visibilité qui ne soit pas celle de la caricature, pourquoi pas un prix littéraire, artistique décerné par les familles ?
* L'éclatement des familles impose aux deux parents de pouvoir chacun loger leurs enfants, ce qui induit des coûts importants pour la collectivité, il devrait être financièrement défendable de dégager des fonds pour aider les familles stables à se loger décemment en centre-ville. Dans le même ordre d'idée, la construction de logements jumelés, un grand pour la famille, un petit pour les grands-parents serait une bonne chose pour tous.
* Les parents sont seuls face à leurs enfants, un développement intelligent des Réseaux d'Appui et d'Accompagnement des Parents serait bien utile. Surtout auprès des mères de famille, car ce sont elles qui éduquent les enfants dans leur petite enfance, et les "turbulences" de l'adolescence ne sont souvent que les effets de problèmes non résolus à un âge plus tendre, vers 2 ans.
* Un signe fort d'un gouvernement qui voudrait montrer qu'il croit en la famille serait, naturellement, de consentir des efforts financiers à la mesure de l'enjeu. Le bébé d'aujourd'hui est, dès maintenant, l'adulte de demain, peut-il s'en désintéresser ?

Écrit par : Geneviève de La Brunetière | 05/11/2006

Laborem exercens a déjà répondu là dessus, et sur le juste salaire familial...

Écrit par : Emmanuel | 06/11/2006

L'institution la plus essentielle, c'est bien entendu l'État.

La famille n'est pas une institution, c'est une réalité sociale. Tout au plus peut-on parler de l'institution de la famille chrétienne. Mais que reste-t-il de cette institution quand les démocrates-chrétiens en sont à défendre la régulation prétendument naturelle des naissances ?

Écrit par : Lapinos | 06/11/2006

Je crois savoir que des disciples de Jésus ont quitté leur famille pour le suivre. Il me semble que Jésus ne les a pas renvoyé dans leur foyer. Ces chefs de familles sont-ils de "bons" chefs de famille ? Ce sont-ils préoccupés de l'avenir de leurs enfants en les laissant tomber pour suivre la voie de la Liberté que leur proposait Jésus ?
Cela pour suggérer que lorsqu'on a la foi, on ne se pose pas de questions. La foi est LA réponse.

Écrit par : Eric Gaillot | 06/11/2006

Les commentaires sont fermés.