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31/10/2006

Benoît XVI évoque l'hyperconsommation et le subjectivisme

 

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Benoît XVI a reçu le 26 octobre dernier l’ambassadeur de Belgique près le Saint-Siège. Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, Benoît XVI a mis l’accent sur :
– le rôle de l’Europe dans la construction de la paix ;
– sur les changements apportés en matière médicale par le progrès de la technique ;
– sur l’extension du relativisme ;
– sur la crise de sens que subit l’homme contemporain, crise due, notamment, à la surabondance des biens de consommation et du subjectivisme ;
– sur la nécessité d’une politique d’immigration qui sache concilier les intérêts des pays d’accueil et l'aide au développement.

Selon Benoît XVI, il existe donc une « frontière invisible » devant laquelle le progrès technique doit s’arrêter : « la dignité de l’homme ».
Ce n’est pas un hasard si le pape associe la surabondance des biens de consommation et le subjectivisme. L’un et l’autre ont pour finalité la satisfaction de l’individu. L’un au plan matériel. L’autre, au plan intellectuel et moral.
Ils refusent l’un et l’autre la notion même de limites. Par l’hyperconsommation, l’individu se gave de biens matériels et perd sa liberté, devenant l’objet d’une société mercantile. Par le subjectivisme, l’individu se gave de lui-même, de sa propre pensée, de l’ordre qu’il crée et dont il serait l’origine. Il perd sa liberté, en s’isolant et en devenant ainsi la proie de tous les totalitarismes.
À ces deux dangers, l’Église seule est en mesure d’apporter une réponse pleine et entière ; équilibrée et vraie. C’est aussi ce qu’a rappelé Benoît XVI.

« Un autre défi concerne l’avenir de l’homme et son identité. Les immenses progrès de la technique ont bousculé bien des pratiques dans le domaine des sciences médicales, tandis que la libéralisation des mœurs a considérablement relativisé des normes qui paraissaient intangibles. De ce fait, dans les sociétés occidentales caractérisées de plus par la surabondance des biens de consommation et par le subjectivisme, l’homme est affronté à une crise de sens. Dans un certain nombre de pays, on voit en effet apparaître des législations nouvelles qui remettent en cause le respect de la vie humaine de sa conception jusqu’à sa fin naturelle, au risque de l’utiliser comme un objet de recherche et d’expérimentation, portant ainsi gravement atteinte à la dignité fondamentale de l’être humain. Se fondant sur sa longue expérience et sur le trésor de la Révélation qu’elle a reçu en dépôt pour le partager, l’Église entend rappeler avec force ce qu’elle croit à propos de l’homme et de sa prodigieuse destinée, donnant à chacun la clé de lecture de l’existence et des raisons d’espérer. »

Pour l’intégralité du texte : ici.
 

10:52 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Qu'en est-il exactement des progrès de la technique médicale dans le domaine scientifique ? Un vrai bilan est nécessaire, poser la question en des termes idéologiques n'a aucun intérêt que celui de tuer le temps en attendant l'apocalypse, passez-moi l'expression.

Parmi les 30000 personnes âgées mortes au cours de la canicule, il semblerait que bon nombre d'entre-elles soient mortes à cause des psychotropes qu'elles prenaient. On sait également, les cancérologues les plus réputés le disent, que les médicaments sont une des causes de l'épidémie de cancer que nous connaissons. Plus généralement la science médicale a entraîné les pays occidentaux dans des dépenses de santé dont ces pays occidentaux ne pourront vraisemblablement plus supporter le coût dans peu de temps. Si le système de protection sociale "explosait", celà pourrait avoir des conséquences médicales catastrophiques.

Le postulat idéologique du "progrès médical", que Benoît XVI reprend à son compte peu ou prou est naïf. Ça fait penser à ces scientifiques qui disent qu'on arrête pas la science et qui réclament en même temps des subventions à l'État pour leurs sacro-saintes recherches.

Écrit par : Lapinos | 31/10/2006

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