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23/10/2006

Redonner à la vie droit de cité

Il ne saurait y avoir un véritable effort pour restaurer en nous (d'abord en nous, parce qu'il faut toujours commencer par cela) des modes de vie plus conformes au dessein de Dieu et à la nature de l'homme sans être favorable à la vie, depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle. La vie est un don de Dieu et c'est un reflet de Dieu, analogiquement, un signe sacramentel, qui nous révèle l'existence de Dieu, sa bonté, sa beauté. L'homme est au cœur de la Création qui manifeste tout entier que Dieu est notre Créateur. L'avortement ou l'euthanasie sont à la fois une atteinte à Dieu et à l'homme, et ils détruisent dans l'homme quelque chose de Dieu. Comment ne pas penser à tous ces enfants qui n'ont pu voir le soleil, sentir la brise du vent, goûter les fruits du jardin, grandir au milieu des autres, … ? Comment ne pas penser à toutes celles qui ont dû recourir à ce moyen et qui en subissent encore le traumatisme ? Avec l'avortement, il n'y a jamais de vainqueur : il n'y a que des victimes, de l'enfant à la mère. La société, elle-même, meurt de sa propre folie.
Ce que nous voulons, justement, autant qu'il est en nous, autant qu'il nous est donné et peut-être permis, consiste à redonner à la vie son droit de cité. Partout et en toute chose. Il n'est pas juste que le cœur de l'homme cesse de battre alors que Dieu l'appelle à la vie. Il n'est pas juste que la vie n'irrigue plus la cité sous prétexte de confort matériel, d'avenir sombre (il a toujours été sombre, depuis le péché originel), de biens à amasser, de profits à réaliser. La vie doit reprendre ses droits. Aussi bien dans le sourire de l'enfant, dans la caresse du vieillard que dans les joies simples à notre portée.
Dans sa Lettre aux Anglais, naguère, Bernanos a prévenu : il y a un risque. Et ce risque consiste " à stériliser l'avenir, comme le font les hommes modernes, dont la civilisation paraîtra un jour ce qu'elle est : l'expulsion par le fer d'un fœtus encore non viable, une gigantesque entreprise d'avortement ".
Il faut poser le premier pas d'une autre civilisation. Celle qui permet à l'enfant de crier sous le coup de l'air qui pénètre dans ses poumons et du soleil qui frappe ses yeux.

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