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19/10/2006

La Sécurité sociale (2)

Depuis le début de la conversation sur ce sujet, des indications ont été données indiquant comment sortir de la Sécurité sociale, notamment en recourant au site de Claude Reichman. Merci pour cette information. Ceux qui ont quitté la Sécurité sociale ou qui s'apprêtent à le faire, peuvent-ils nous indiquer surtout pourquoi ? Est-ce que cette action a changé leurs modes de vie ?

17:50 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

Je ne suis pas du tout favorable à la disparition de la sécurité sociale. Il me semble en effet qu'elle s'inspire du passage suivant de Rerum Novarum "En dernier lieu, les patrons et les ouvriers eux-mêmes peuvent singulièrement aider à la solution de la question par toutes les oeuvres propres à soulager efficacement l'indigence et à opérer un rapprochement entre les deux classes. De ce nombre sont les sociétés de secours mutuels ; les institutions diverses dues à l'initiative privée qui ont pour but de secourir les ouvriers, ainsi que leurs veuves et leurs orphelins, en cas de mort, d'accidents ou d'infirmités"
Le principe de solidarité qu'implique ces oeuvres ne peut se maintenir qu'en dehors de la concurrence assurancielle que défend Claude Reichmann.
Le système actuel pêche par absence de démocratie internet et par le fait que les générations qui ont choisi d'avoir peu d'enfants n'asument pas le fait qu'il y a alors peu de cotisants et que les retraites doivent baisser en conséquence.

Écrit par : l'homme dans la lune | 19/10/2006

Je profite de la dernière remarque de l'homme dans la lune concernant la baisse des retraites afin de sauver la Sécu pour suggérer à Philippe Maxence de demander à ses lecteurs retraités s'ils seraient prêts à renoncer à une partie de leur retraite (et dans quelle proportion ?) au nom de la solidarité universelle qui, c'est l'arrière pensée de ma question, déborde largement et de plus en plus le cadre strictement nationale de cette noble et belle institution républicaine.
Cordialement.

Écrit par : Eric GAILLOT | 20/10/2006

Le texte de l'homme dans la lune condamne la Sécurité Sociale, il ne l'appelle pas.

Ce qu'il y a de mauvais dans la S.S., c'est sa prétention au monopole. Lisez bien le texte de Rerum Novarum, il ne parle nulle part d'institutions assurantielles monopolistiques, mais au contraire d'initiatives nécessairement variées en vue de pallier autant que faire se peut, les risques de maladie, de maternité, de vieillesse etc.

Le principe de liberté est un principe social et un principe de la doctrine sociale de l'Eglise.

Dans le fond, ce qu'intègre la doctrine sociale de l'Eglise, ce sont les découvertes mathématiques en matière de statistiques et leur application dans l'assurance. Ces découvertes mathématiques datent, si je ne m'abuse, du XVIIIème siècle.

Mais le principe catholique de liberté subsiste. Il faut donc intégrer les découvertes mathématiques sans sacrifier le principe de liberté.

Écrit par : Denis Merlin | 20/10/2006

Il me semble, en effet, que le principe d'une entraide sociale se trouve bien dans la doctrine sociale de l'Église. Cette « sécurité sociale », pour reprendre la terminologie française, doit trouver une origine privée. Elle est née d'ailleurs au sein d'entreprises qui ont voulu mutualiser cette aide par des regroupements. Elle a été nationalisée par la suite. Elle devrait de fait rester dans le cadre de groupement d'intérêts privées et non être du ressort de l'État. Celui-ci, en vertu du principe de subsidiarité, ne devrait intervenir que pour aider les groupements inférieurs à mettre en place cette sécurité sociale et s'ils n'y arrivent pas, se substituer à eux le temps nécessaire pour qu'ils y parviennent par eux-mêmes.
Mais la problèmatique soulevé n'était pas directement doctrinale, mais pratique. Devant les abus du système, certains ont décidé d'en sortir. Ils ont indiqué la marche à suivre.

Écrit par : Philippe Maxence | 20/10/2006

Merci à Philippe Maxence pour sa dernière précision avec laquelle je suis vraiment d'accord et que j'intègre, s'il m'y autorise, dans mon programme politique.
Bonne continuation.

Écrit par : Eric GAILLOT | 20/10/2006

Cher Éric, permettez-moi de vous appeler par votre prénom. Comment faites-vous pour être si rapide pour répondre. Je cours après le temps et je n'offre que des réponses rapides et peu rédigés. Vous pouvez intégrer bien sûr. C'est, je crois, le propre du blog et d'internet que vous connaissez mieux que moi.

Écrit par : Philippe Maxence | 20/10/2006

Cher Philippe, c'est tout simple, je me suis abonné au fil de discussion...Merci pour votre autorisation. Votre texte a l'avantage d'être à la fois court, précis et complet : il se positionne clairement par rapport à la doctrine sociale de l'Eglise, il présente une synthèse historique et il offre une ouverture qui me convient pour le futur qui tient compte des réelles difficultés du présent. Que demander de plus en si peu de lignes ?

Écrit par : Eric GAILLOT | 20/10/2006

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