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13/10/2006

Vision sacramentelle

Lieu et lien d’idées, de propositions, de débats et de rencontre entre catholiques « Caelum et Terra » veut œuvrer pour une renaissance de la culture chrétienne. Celle-ci est entendue non pas simplement comme l’intérêt porté à la littérature, à la musique, à la peinture d’un point de vue chrétien, mais, plus globalement, comme la façon de penser et de vivre en chrétien.
« Caelum et Terra »se définit donc comme blog « radical catholique », au sens étymologique du mot radical : retourner à la racine des choses. De ce fait, il ne s’agit pas tant de discourir de concepts que de tenter d’émettre une analyse catholique sur les événements et de tracer les chemins à emprunter pour incarner concrètement ces concepts.
Il s’agit de concourir à faire émerger une manière de vivre qui soit entièrement et analogiquement « sacramentelle », au sens où il s’agit d’incarner physiquement une réalité spirituelle.
Le titre même du blog indique qu’il s’agit aussi de mettre fin à des dichotomies superficielles, infécondes, non fondées théologiquement, « a » ou « anti »-catholiques. Caelum et Terra : Ciel et Terre ; Grâce et Nature ; Dieu et l'homme ; la contemplation et l'action.
Conscients de notre propre rôle spécifique de laïcs catholiques, nous estimons nécessaire de travailler à la construction d’une culture qui encourage le coeur et l’esprit à s'ouvrir à la contemplation de Dieu et à la sacramentalité de la création, où la justice et la vérité morale informent de nouveau les sphères économiques et politiques et redonnent vie à des communautés, en commençant par la famille. Dans cette perspective, il est urgent de « re-naturer » nos vies. Partant du fait, que « la grâce se greffe sur la nature » et que notre société moderne est devenue si artificielle qu’elle semble rendre inopérante cette opération de greffe, il nous faut de tenter de trouver les moyens pour rendre apte la nature de l’homme à recevoir la grâce. Il faut à nouveau que le ciel puisse joindre la terre. Caelum et terra.

Commentaires

Bienvenue à vous sur la blogosphère, et longue vie à votre blog ! Que le Seigneur bénisse votre initiative.

Écrit par : Stéphan DCF | 13/10/2006

La vie sans religion


Les orgueilleux matamores athées ou agnostiques se prétendent libérés de toutes contraintes et de toutes morales, mais ils ne savent que se moquer et se gausser des croyants… car le fin du fin de l’affaire, c’est que ces gens là ne croyant en rien, ont des consciences vides et aucuns guides ou valeurs de vie. Quand on connaît un peu de prés tous ces railleurs et moqueurs de curés et de nonnes, disciples aveugles et soumis de Nietzsche et consorts , on s’aperçoit vite qu’ils sont tous des chats écorchés totalement désespérés.

La vie sans religion et sans repères, c’est chiant, c’est monotone, ça ne ressemble à rien, c’est triste, c’est une calamité pour les gens du peuple, qui n’ont pas les moyens financiers des petits bourgeois pour se payer des gadgets, des voyages ou des distractions onéreuses.

Pendant un siècle, le monde occidental a cru avoir trouvé la panacée dans les idéologies et le matérialisme pur et dur, toujours plus de ceci, toujours plus de cela… Petit à petit on s’aperçoit que les faux prophètes des idéologies et de la psychanalyse nous ont mené en bateau et que cette conception de la société ne profite qu’aux petits bourgeois et aux privilégiés par l’argent et par le savoir, à eux les chers plaisirs payants, et aux autres la bouffe à bas prix et le tourisme de masse.

Jamais une société ne sera assez riche et assez productive pour offrir sans fin à ses administrés des gadgets manufacturés hors de prix et grands consommateurs d’énergie et déjà d’autres petits prophètes écologistes veulent profiter de la situation pour imposer leurs concepts, de gré ou de force.

Le seul remède est le retour à une conception spiritualisée de la vie sur la terre, une conception admettant une existence transcendantale, que ce soit dans une confession ou une autre, mais pour nous Européens, façonnés par deux mille ans de christianisme, la route est toute trouvée : reprenons le chemin de nos églises, cloîtres, temples, chapelles, monastères et autres lieux de prière et de recueillement. Quand les gens du peuple auront retrouvé une saine pratique du christianisme, avec ses rites, ses fêtes, ses traditions, ses partages, ses agapes, ses mystères , il retrouvera sa joie de vivre et l’espérance.

Écrit par : mauridub | 13/10/2006

Merci à Stéphane pour son mot de bienvenue. Je confie à Dieu et aux saints patrons de ce blog les échanges qui s'y font ou qui vont s'y faire. Je vous attends Stéphane pour participer à ces échanges. Nous en avons besoin.

Écrit par : Philippe Maxence | 14/10/2006

D'accord pour dire avec Mauridub qu'il faut retrouver le chemin d'une saine pratique du christianisme qui déborde normalement en-dehors du sanctuaire en joie, en fête. Le monde moderne crève de tristesse, et d'ennui. Mais il est aussi vrai que nous chrétiens nous sommes aussi des modernes, même quand nous voulons être des anti-modernes. Nous sommes touchés par l'air ambiant, par les miasmes de nos sociétés. La question lancinante de ce blog (je suis désolé, je vais souvent me répéter : comment pratiquement en sortir ? Que faisons-nous les uns et les autres, là où nous sommes, pour éviter d'en respirer trop de ces microbes ? )
Dans le numéro de L'Homme Nouveau en préparation, je publie un entretien avec un professeur américain, James Taylor. Voici sa conclusion (non revue et corrigée) :
« Bien que ce voyage ait pour objectif de posséder Dieu, il commence ici même et maintenant dans ce monde naturel où nous nous trouvons. La poésie y aide, la littérature y aide, la musique y aide prodigieusement, le rire est absolument nécessaire – plus de sombres visages puritains ! Le vin est excellent, à condition de ne pas en devenir dépendant. Etre environné de chevaux, ne serait-ce que pour les observer et apprendre d’eux, à défaut de pouvoir les monter, est également très important. Fabriquer des choses avec nos mains nous fait prendre contact avec la réalité aussi certainement que la mortaise et le tenon s’imbriquent. Tout cela, et bien d’autres choses, offre des occasions d’amitié avec Dieu et Sa Création. Et, bien sûr, au centre, au cœur, la plus poétique, la plus mystérieuse, la plus authentique chose que nous puissions faire, c’est d’être catholique. Et être catholique c’est se perdre soi-même dans le Saint-Sacrifice de la Messe, lorsque nous nous rendons vers l’autel de Dieu avec Son prêtre et que nous découvrons que c’est l’autel où Il nous donne la joie de notre jeunesse, encore et toujours ».

Écrit par : Philippe Maxence | 14/10/2006

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