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13/10/2006

Appel permanent

Comment faites-vous pour trouver des alternatives pratiques à la société actuelle ?

– Faites-vous votre pain, vos yahourts, etc. pour résister à la société de consommation ?
– Faites-vous l'école à la maison ou prenez-vous le chemin des écoles vraiment libres ?
– Essayez-vous de diminuer les intermédiaires entre le producteur et le consommateur ?
– Entretenez-vous des liens de communautés pour sortir de l'isolement du monde moderne ?
– Tentez-vous de ne pas toujours prendre votre voiture ?
– Donnez-vous la priorité au silence, à l'intériorité, au sacré, notamment dans votre vie religieuse et spirituelle ?
– Préférez-vous donner la priorité à votre famille ?
– Quels sont vos échecs, vos doutes, vos difficultés ?
– Avez-vous mis la TV à la poubelle ou préférez-vous regarder des DVD choisis et triés ?
Etc., etc., etc.

Commentaires

Et bien nous en famille, on fait un peu tout cela avec le très net sentiment, en effet, de resister...

Longue vie au Blog de Ph. Maxence.

(et merci au Salon Beige pour l'info...)

Écrit par : Maguelone | 13/10/2006

Il faudrait commencer par supprimer internet et les idioties qui y fleurissent !

Écrit par : Enjoy | 13/10/2006

@ Enjoy
Et qu'est ce que vous y faites, vous, sur internet si c'est à supprimer ?...

Internet est un formidable outil de propagation des idées. A nous de savoir faire le tri et de refuser d'aller sur certains sites ou cliquer sur certains liens...

Écrit par : Maguelone | 13/10/2006

J'ai vécu 13 ans sans télévision et puis je viens d'en acheter une, une de celles avec grand écran et belles couleurs avec le son qui remplit bien les oreilles. Tout simplement parce que j'ai des enfants qui grandissent et que la télévision est un formidable instrument d'exploration du monde... A condition de maîtriser la bête. Alors même si l'oeil noir de la lucarne me regarde, c'est moi qui tient la télécommande. La technologie ne doit pas faire peur, elle est simplement à mettre au service de l'Homme. C'est cet apprentissage qui est à développer. Je regarde principalement des DVD et j'avoue que faire découvrir des comédies musicales à des enfants est particulièrement satisfaisant. Cela éveille quelques talents !!!

Pour la société de consommation, c'est simple : je fais une liste de course pour les besoins alimentaires et je m'y tiens. Avec les enfants, c'est là encore très simple puisque c'est moi qui tient les finances et ils le comprennent très bien et d'ailleurs ils entrent souvent dans des magazins de jouets et en ressortent sans rien demander.

La priorité est toujours donnée à la famille par rapport à la carrière. Pas évident à faire comprendre mais on n'a qu'une vie et on ne peut rembobiner le compteur !

Ah ! Le silance dans la contemplation et la spiritualité : joli sujet dans un monde envahi de bruit, de musiques débiles. Je protestais encore pas plus tard que lundi dernier auprès ma paroisse qui a eu l'idée saugrenue de mettre une musique de fond dans l'église quand celle-ci n'était pas occupée par des célébrations. Par peur du vide sans doute. Allez devant le Saint Sacrement avec du gospel dans les oreilles et vous verrez si c'est agréable. Moi qui aime les petites chapelles silencieuses car c'est un des seuls endroits où l'on peut être à l'écart du monde dans une journée. Loupé, le monde revient par les haut-parleurs.

Écrit par : iaboc | 13/10/2006

Merci pour ces premières réponses. Pour que ce site vive, il faudrait entrer dans les détails. J'ai posé des questions indicatives. Il serait intéressant de savoir exactement pourquoi exactement nous mettons en place telle ou telle forme d'alternative et aussi quelles sont ces alternatives. Pour ma part, j'ai tenté d'en exprimer la théorie en parlant de vision sacramentelle des choses et de dissidence intérieure. J'ai tenté de montrer que des penseurs comme Thibon ou Del Noce ont aussi indiqué des pistes. Mais concrétement, il serait intéressant de dire ce que nous faisons. Comme catholique, nous sommes de la relgion de l'Incarnation. Il faut incarner donc, par des actes visibles, des réalités invisibles, ce que nous portons au fond de nous, dans nos âmes et notre cœur. C'est pourquoi je parle analogiquement de vision sacramentelle ou de vie sacramentelle.
Le danger d'Internet ? Je suis bien d'accord. J'ai émis dans la note Point de dissidence intérieure le paradoxe à être contre globalement et pourtant à s'en servir.
Merci à Iaboc pour son commentaire vraiment intéressant. Question à son adresse : est-ce que faites vous-même en famille votre pain ou des choses de cette sorte ? Et, en quoi votre refus de la TV puis sa limitation répond à une démarche spirituelle ? Amitiés à tous.

Écrit par : Philippe Maxence | 13/10/2006

Rien de plus facile et de plus agréable (et pas trop cher) que de faire son pain et son yaourt. Avec une machine à pain (le four, c'est déjà plus difficile dans un appartement urbain !), on peut varier, utiliser différentes farines, insérer des raisins, etc. Quand au yaourt, idem, il suffit de se procurer les germes.
Pour éviter une certaine dérive chimique et favoriser l'utilisation raisonnée de la nature, pourquoi le Bio ? Certains discours idéologiques de ses partisans auraient le don de nous le faire fuir, mais le fuir systématiquement serait tout autant idéologique. De même, pour limiter les intermédiaires entre consommateur et producteur, pour favoriser l'émergence de systèmes de protection sociale (pas forcément étatiques, ce sont souvent des réseaux communautaires d'entraide), pour sortir aussi des catégories de population (femmes, indiens) de la non-existence sociale, rien de tel que le commerce équitable. (il faut distinguer, mais certains types de projets sont vraiment d'admirables applications - souvent sans le savoir - de la doctrine sociale) Même si là aussi des discours marxistes sévissent, il ne faut pas oublier que des théologiens ont été à l'origine de l'idée du commerce équitable. Maintenant on peut préférer l'établissement de réseaux chrétiens de commerce équitable, "pour être sûr", mais il reste que le principe est bon - et je ne pense pas que la "collaboration" à ce niveau avec des bonnes volontés non chrétiennes soit mauvaise, même s'il faut rester circonspect.

L'isolement que crée le monde moderne, couplé à une illusion d'"être ensemble", créée par l'entassement urbain, l'ersatz de communication qu'est Internet & co (et qui empêche le silence et le réel exister, raison pour laquelle vos deux questions sont liées) - est vraiment le pire des dangers, auquel je n'échappe guère. Les mouvements certes, mais surtout la paroisse et ses structures, au sens large mais fort du concept, sont la réponse. Excellent dossier dans votre journal là-dessus. La prétendue "liaison permanente au village planétaire" créée par le ramdam médiatique empêche la réelle communication, la réelle existence, consistant en une "alternance" du dialogue avec l'"intimior intimo meo" avec les rencontres "os ad os" avec nos contemporains, continuées, étoffées, par la prière les uns pour les autres.

Bravo pour votre blog, et Duc in altum !

Écrit par : Jérôme | 13/10/2006

Nous devons occuper la sphère technologique en prenant garde à ne pas y perdre notre âme.
Pour ma part je suis jeune père de famille, et ma priorité est ma jeune et nouvelle famille. Je pense que nous devons trouver un équilibre qui conciste à dire que l'activité professionnelle que nous menons (futur avocat pour ma part) doit être au service de la famille. c'est à dire que comme père de famille j'ai le devoir de donner mon maximum pour que ma famille puisse vivre de manière digne, mais j'ai aussi le devoir de me demander si je vais trop loin pour éventuellement arrêter avant de courir à la catastrophe. Une des causes de la crise des familles est cet attrait désordonné pour le profit et ce besoin de posséder.

Merci M.Maxence pour cette initiative, il est important que de nombreuses personnes prennent ce genre d'initiatives pour que les cathos se fassent entendre sur la toile.
je vous redonne mon adresse:
http://chretiendanslacite.hautetfort.com

Écrit par : Chrétien dans la cité | 13/10/2006

merci beaucoup de m'avoir référencé

Écrit par : Chrétien dans la cité | 13/10/2006

Une correction à mon propre message : bien évidemment, avant de promouvoir une société plus humaine, avec moins de bureaucratie socialo-libérale, et plus de réelle solidarité (id est : fraternité), à l'autre bout de la planète, il faut le faire près de chez nous. Le commerce équitable en France, pour ainsi dire - donc, si on habite à la campagne, privilégier les fermiers du coin; si on habite à la ville, les boutiques d'épicerie artisanale, de produits terroirs; et, même si on va au supermarché, privilégier les produits locaux, et de saison ! (rien de plus destructeur de la santé et de l'environnement, de la liaison entre l'homme et la terre, que la consommation de légumes sans référence aux saisons !)
Donc, vive l'"artisanat alimentaire", d'abord local, puis international. Un sain privilège accordé à l'économie locale, sans nuire au développement des autres économies (d'ailleurs sur la planète) me paraît relever d'une saine doctrine sociale.
Ce sont là tous sujets à évoquer et à creuser, en gardant à l'esprit, d'une part une sorte de "sain communautarisme catholique", d'autre part le devoir que nous avons de proposer des solutions justes pour l'entièreté de la société. C'est là une recherche de justice peu présente dans l'actuelle renaissance du catholicisme français (et européen). Les Semaines sociales, initiative vénérable et louable, me semble plutôt osciller entre les politiquement correct libéral et socialisto-pluraliste que proposer une forte solution chrétienne enracinée.
M. Maxence, qui je crois connais les réflexions anglophones sur le sujet, aura certainement un avis éclairant !

Jérôme.

Écrit par : Jérôme | 13/10/2006

Deux questions : le pain et la TV. Panem et circenses ? Pas vraiment en fait.

La question du pain fabriqué soi-même renvoie à une idée d'écologie humaine incarnée et non plus incantatoire. Quand certaines de mes relations affirment que je suis intégriste et réac, je l'assume et l'affirme. Réactionnaire car seul un corps vivant réagit à un stimuli ; intégriste au sens ou je prends l'ensemble du champ de l'activité humaine, sans opérer de coupures entre ma vie "privée" et ma vie "publique". Je préfère le mot "intégraliste" mais il est peu parlant, moins provocateur et donne en plus un barbarisme de plus à la langue française, qui n'en a guère besoin.

Oui, il nous arrive en famille de faire notre pain nous-mêmes mais cela a un but ludique pour les enfants. Nous voulons simplement leur montrer qu'avant d'être dans la sphère marchande, il y a des éléments simples "fruits de la terre et du travail des hommes" qui nous permettent d'avoir du pain. Eux comprennent cela naturellement.

Concrètement, mais c'est une attitude que des personnes ont eu par obligation durant des millénaires, nous préférons acheter des ingrédients alimentaires de base nous-mêmes et faire la transformation à la maison. C'est vrai, il y a un plaisir certain à popoter, un contact charnel avec l'élément qui porte à la jubilation. L'excellent écrivain Fabrice Hadjaj a commis un petit livre intitulé "la terre, chemin du ciel" qui reprend ce que d'éminents saints et religieux ont fait durant des siècles : le chemin du Ciel se fait avec les pieds bien calés sur terre. Cuisiner a une valeur sacramentelle même si le dire est un peu bizarre. Il m'arrive de prier en coupant des poivrons et d'avoir quelques fulgurances spirituelles en pelant des patates.

Autre chemin de spiritualité : le repassage. Ne rigolez pas, c'est du sérieux. Ce n'est pas de l'encens qui monte, c'est de la vapeur ! Chez nous, c'est moi qui repasse tout le linge de la famille. Outre le fait que cela permet d'avoir une meilleure répartition de la charge domestique, c'est une manière pour moi de montrer aux enfants que c'est le père et la mère qui sont actifs. Dans certains couples, le père est un être abstrait qui revient toujours tard le soir. Cela n'a jamais été mon choix de vie. Je me rappelle trop les absences de mon propre père, toujours sur les routes à vendre des rideaux de douche et des tapis brosse. Je veux que mes enfants me voient repasser et faire d'une montagne de linge brouillonne des piles bien ordonnées. J'ai un métier essentiellement intellectuel (responsable d'un service) mais avec un gros aspect matériel (informatique). On ne peut passer outre le réel, il s'impose à nous. Les informaticiens apprennent à être modeste face à des machines. Même en les flattant, les pannes ne se résolvent pas... et encore moins en les tapant (quoique parfois !!). pour les tâches domestiques, c'est pareil. Autant faire du réel, même le plus ingrat, un élément de louange. Là encore, en traitant une pile de T-shirts et de chemises, il m'arrive de prier. J'ai le rosaire de la ménagère en alignant les pièces de linge.

La TV maintenant. Je l'ai abandonnée par la force des choses en 1988 pour finir des études de Droit. Fort télévore, le sevrage a été douloureux mais salutaire. Se priver de TV n'a pas été une contrainte avec mon épouse mais une question de priorité. Il y avait toujours une chose plus importante et nécessaire à acquérir : appartement, meubles, voiture, vêtements,... La TV n'était pas nécessaire et ne l'est d'ailleurs toujours pas aujourd'hui. C'est un média qui nous permet simplement de voir et comprendre le monde, pas que le monde entre chez nous. Comme on est passif devant une TV, il est difficile d'en faire un acte "sacramentel" ou spirituel. Disons que je la vois comme un livre animé qu'il faut savoir fermer. J'ai toujours en moi cette crainte de me faire dépasser par les inventions qui entrent à mon domicile. On peut passer des milliers d'heures devant son PC pour chater sur le web et ne plus voir sa famille. Idem pour tous les "hobbies" qui s'offrent à nous. C'est une question de maîtrise dans un monde qui nous demande de "libérer nos passions". Pas vraiment facile à vivre. Sans doute y a-t-il inconsciemment dans ce qui nous agresse la volonté d'éradiquer l'être chrétien, comme le disait Matthieu Baumier cet été dans un supplément de l'HN ? Connaître l'ennemi permet de concevoir l'arme.

Écrit par : Iaboc | 13/10/2006

La fin du commentaire de Iaboc est un excellent commentaire de la (fameuse) citation de Bernanos : « On ne comprend rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute forme de vie intérieure. »

Écrit par : Jérôme | 13/10/2006

Merci à Jérôme pour ces réflexions, notamment sur le commerce équitable et la renaissance de communautés de solidarité. La question que je me pose est de savoir si en ville – et j'ai cru comprendre que vous habitez en ville – il est possible de donner la préférence à l'artisan et à la proximité. Le pain, nous arrivons à en faire. Il faut se procurer de la farine et il n'est même pas forcément nécessaire d'avoir une machine à pain. Ma famille est composée de neuf personnes et les machines à pain ne prennent pas en compte cette quantité. En plus, nous refusons de consommer spécialement en achetant une machine alors que nous avons un four et que nous nous en servons pour cuire nos pains. Mais du coup, la boulangère de mon village n'est plus très heureuse d'avoir perdue une famille entière comme cliente. D'un côté,donc, je soutiens théoriquement l'artisanat et de l'autre, en ramenant chez moi la fabrication du pain je mets en péril l'artisanat. Même chose pour les grandes surfaces : arrivez-vous à vous en passer sans trouer votre porte-monnaie ? Théoriquement, j'y suis opposé; pratiquement les bouches à nourrir nous poussent à y aller de temps en temps. Si nous pouvions nous éclairer les uns les autres sur les moyens pratiques à mettre en œuvre, ce serait pas mal.
Je suis aussi sensible au fait qu'il faut promouvoir d'une part un sain communautarisme, qui de toute façon nous est imposé de fait. Et, en même temps, notre position de catholique, doit nous ouvrir sur le reste de la société. Je reparlerais des initiatives anglo-saxonnes un jour. Ma démarche s'inspire de l'une d'elles. Tout un courant est né aux États-Unis à partir d'un blog sur les questions que nous abordons. Avec cette difficulté pour nous Français que nous sommes hélas – même quand nous ne voulons pas l'être – des fils de Descartes. Nous arrivons beaucoup à théoriser, à émettre des idées. Mais il nous manque souvent l'application pratique.

Écrit par : Philippe Maxence | 14/10/2006

Chrétiensdanslacité a tout à fait raison sur la priorité donnée au plan naturel à la famille et à la mesure que celle-ci représente. Mais, concrétement, comment faites-vous ? Exemple : un nouvel emploi nous est proposé. Avec une augmentation de salaire à la clef qui aura donc des répercussions bénéfiques sur la famille. Mais ce nouvel emploi – cas très fréquent chez les cadres – implique l'absence du père de famille (ou de la mère, si elle travaille) plusieurs jours par semaine ou qu'il ou elle rentre très tard le soir, en tous les cas, sans avoir la possibilité de voir les enfants, donc de les aider à grandir. La famille doit rester le critère de discernement, mais comment faire pour choisir entre son bien matériel et son bien psychologique, affectif, etc. ?

Écrit par : Philippe Maxence | 14/10/2006

Merci à M. Maxence pour le dialogue engagé, et la qualité de ses réflexions. La ville certes impose beaucoup de contraintes. Cependant, pour ce qui est de la boulangerie, il est facile de privilégier les boulangers artisanaux; en outre comme je le disais, au centre de Paris en tout cas, il est de nombreux commerces permettant l'acqusition des produits de terroir et le contact quasi direct avec les artisans locaux - mais ils sont souvent bien plus chers. Et puis il y a les marchés (souvent le dimanche, hélas. Encore un dilemme. Mais enfin, pour un poulet rôti frais...), notons le village médiéval de Radio Notre-Dame, récemment, assez sympathique ! (Et n'oublions pas le réseau des boutiques Monastic (confitures, vin, liqueurs (Chartreuse !), biscuits et bonbons, mais aussi produits d'hygiène et de soin !), que trop peu de jeunes catholiques et/ou se plaignant de la société productivisto/bureaucratico/antihumaine et antiécologique actuelle fréquentent. À ce propos, je crois que les monastères doivent être considérés comme les pôles d'une pleine "civilisation catholique". Pôles spirituels, mais pas seulement. Dans l'histoire comme aujourd'hui, les moines et moniales peuvent être moteurs dans l'inventivité technique ou écologique. Pôles de référence d'une véritable compréhension du travail comme intégré dans la démarche de louange et de pélerinage terrestre que doit être notre vie. On pourrait écrire un livre là-dessus je crois, je jette simplement ici des idées en vrac...

Même dans le cas des supermarchés (parce que en banlieue, on n'a souvent guère le choix), on peut être attentif à la provenance des produits, au mode de production, etc. J'avoue que vivant seul je n'ai guère d'avis sur les dilemmes rencontrés par ceux qui ont maintes "bouches à nourrir"... Je crois en outre que l'expérience (je n'en ai guère vu mon âge), éclairée par la "soif de justice" qui nous vient de notre foi (et de l'intelligence de celle-ci), joue beaucoup en ce domaine. La difficulté doit être surmontée par le développement convergent de consommateurs "responsables" dans le sens que nous tentons de définir, et de producteurs et de commerçants à l'avenant !

Tout autre chose, je signale un article intéressant, en anglais, par Sandro Magister (vaticaniste indépendant : souvent de passionnants articles), autour du débat intra-ecclésial sur "la différence chrétienne" : levain dans la pâte ou affirmation identitaire, pour présenter caricaturalement (donc faussement) l'alternative. Intéressant pour les idées développées ainsi que pour l'état du débat dans l'Eglise d'Italie. http://www.chiesa.espressonline.it/dettaglio.jsp?id=89247&eng=y

Écrit par : Jérôme | 14/10/2006

Jérôme: très juste vos remarques sur les produits monastiques et sur le réseau qui les diffuse. Pourriez-vous nous donner l'adresse des relais que vous connaissez ? D'une manière plus générale, il est exact que les monastères peuvent être des pôles, non seulement de référence, mais de vie. Dans les années qui viennent, il n'est pas dit que de plus en plus de familles ne s'installent pas autour d'abbaye pour relier, en effet, le ciel à la terre, caelum et terra.
Vous soulevez aussi le point essentiel de la nécessité de la convergence entre les les consommateurs (il faudrait trouver un autre mot) et les commerçants, sensibles à cette démarche. Il faudrait les trouver. J'aimerais bien avoir le témoignage, par exemple, de ces agriculteurs qui vendent directement leurs produits aux particuliers. En attendant, je vais me rendre sur le site de Sandro Magister que je n'ai pas visité depuis longtemps.

Écrit par : Philippe Maxence | 14/10/2006

Rendez-vous sur ce site :
http://www.monastic-euro.org
et en particulier sur cette page :
http://www.monastic-euro.org/infos/bam.htm
pour les différents magasins en France.
Je fréquente le point de vente du 68bis avenue Denfert-Rochereau (14e), qui jouxte le monastère de la Visitation. Accueil chaleureux et offre très variée ! (hélas souvent plus de vendeuses que de clients : il n'est pas assez connu)

Écrit par : Jérôme | 15/10/2006

Merci pour ces indications. Je mettrai prochainement en lien. À nous maintenant de faire qu'il y ait plus de clients que de vendeuses.

Écrit par : Philippe Maxence | 16/10/2006

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