03.10.2009

Une émission française avec le Père Boyd

Le jeudi 24 septembre dernier, Daniel Hamiche s’entretenait, dans son émission de Radio Courtoisie, avec le Père Ian Boyd, président du Chesterton Institute et directeur de la Chesterton Review. La traduction était assurée en direct par Anne Fouques Duparc. Dans le studio, étaient également présents l’abbé Claude Barthe et Philippe Maxence.

Le thème de l’émission était, bien sûr, la Table ronde consacrée à Chesterton et au renouveau littéraire catholique, qui se tiendra le 15 octobre prochain au Collège des Bernardins. Surtout inscrivez-vous auprès des amis.de.chesterton@free.fr ou au 01 53 68 99 72 pour y participer. Vous aiderez ainsi à l’organisation de cette soirée unique en France.

Rappelons que le tarif est vraiment dérisoire (5€ tarif normal ou 3€ pour les moins de 26 ans, prêtres, étudiants, demandeurs d’emploi, bénéficiaires de minima sociaux) alors que nous serons accueillis dans un lieu exceptionnel : le Collège des Bernardins.

Merci à Philippe V. pour avoir recueillis cette émission. Et merci à Daniel Hamiche à l’origine de celle-ci.

 


podcast

23.12.2008

La feuille de route de Benoît XVI

Extrait du discours de Benoît XVI devant la curie romaine le 22 décembre dernier. Le Pape aborde des thèmes que nous avons souvent abordés ici, en leur donnant toute leur cohérence.

 

Dans la foi envers la création se trouve le fondement ultime de notre responsabilité envers la terre. Celle-ci n'est pas simplement notre propriété, que nous pouvons exploiter selon nos intérêts et nos désirs. Elle est plutôt un don du Créateur qui en a dessiné les structures intrinsèques et qui nous a donné les signes d'orientation que nous devons suivre comme administrateurs de sa création. Le fait que la terre, l'univers, reflètent l'Esprit créateur, signifie également que leurs structures rationnelles qui, au-delà de l'ordre mathématique, deviennent presque palpables dans l'expérimentation, contiennent en elles-mêmes également une orientation éthique. L'Esprit qui les a façonnés, est plus que mathématique - c'est le Bien en personne qui, à travers le langage de la création, nous indique la route de la voie juste.

Etant donné que la foi dans le Créateur est une partie essentielle du Credo chrétien, l'Eglise ne peut pas et ne doit pas se limiter à transmettre uniquement le message du salut à ses fidèles. Celle-ci a une responsabilité à l'égard de la création et doit faire valoir cette responsabilité également en public. Et en le faisant, elle ne doit pas seulement défendre la terre, l'eau et l'air comme des dons de la création appartenant à tous. Elle doit également protéger l'homme contre la destruction de lui-même. Il est nécessaire qu'il existe quelque chose comme une écologie de l'homme, comprise de manière juste. Il ne s'agit pas d'une métaphysique dépassée, si l'Eglise parle de la nature de l'être humain comme homme et femme et demande que cet ordre de la création soit respecté. Ici, il s'agit de fait de la foi dans le Créateur et de l'écoute du langage de la création, dont le mépris serait une autodestruction de l'homme et donc une destruction de l'œuvre de Dieu lui-même. Ce qu'on exprime souvent et ce qu'on entend par le terme « gender », se résout en définitive dans l'auto émancipation de l'homme par rapport à la création et au Créateur. L'homme veut se construire tout seul et décider toujours et exclusivement seul de ce qui le concerne. Mais de cette manière, il vit contre la vérité, il vit contre l'Esprit créateur. Les forêts tropicales méritent, en effet, notre protection, mais l'homme ne la mérite pas moins en tant que créature, dans laquelle est inscrit un message qui ne signifie pas la contradiction de notre liberté, mais sa condition. De grands théologiens de la Scolastique ont qualifié le mariage, c'est-à-dire le lien pour toute la vie entre un homme et une femme, de sacrement de la création, que le Créateur lui-même a institué et que le Christ - sans modifier le message de la création - a ensuite accueilli dans l'histoire du salut comme sacrement de la nouvelle alliance. Le témoignage en faveur de l'Esprit créateur présent dans la nature dans son ensemble et de manière particulière dans la nature de l'homme, créé à l'image de Dieu, fait partie de l'annonce que l'Eglise doit apporter. Il faudrait relire l'Encyclique Humanae vitae à partir de cette perspective : l'intention du Pape Paul VI était de défendre l'amour contre la sexualité en tant que consommation, l'avenir contre la prétention exclusive du présent et la nature de l'homme contre sa manipulation.

08.12.2008

Une autre économie est possible

Aujourd'hui, lundi 8 décembre, je reçois sur les ondes de Radio Courtoisie, à partir de midi et jusqu'à 13h30 plusieurs acteurs de la vie économique qui favorisent un échange direct de producteurs à consommateurs. J'aurai le plaisir notamment de m'entretenir avec :

 

– Loup Mautin, éleveur de boeuf de race limousine. Voir son site ICI;

– Arnaud Jayr, professeur de philosophie et producteur de foie gras;

– Arnaud Menu, membre d'une Amap. Pour en savoir plus sur les Associations pour le maintien d'un agriculture paysanne, voir .

 

Une autre économie est possible ! Ce sera donc le thème de cette émission. Vous pouvez déjà adresser vos questions à Radio Courtoisie dont le site est également disponible à cette adresse.

 

01.12.2008

Le bipartisme et la crise financière

L'article que je mets en ligne ici est signé Rod Dreher. À son sujet, on pourra consulter les archives de ce blogue. J'ai, en effet, évoqué Dreher à plusieurs reprises et il a fait l'objet de discussions animées. Son article date du 3 novembre, la veille des élections américaines. Publié dans La Presse de Montréal (ici), il souligne un aspect que l'élection de Barack Obama n'a pas changé et qu'elle ne changera pas. Mutatis mutandis, nous vivons de ce même drame en France. Ce drame, c'est la confiscation de la vie politique d'un pays par deux partis, confiscation qui peut être dramatique lorsqu'elle débouche sur la crise financière. À l'occasion de la réédition de The Party system d'Hilaire Belloc et de Cecil Chesterton, j'avais déjà évoqué ce sujet. Là encore, les archives de Caelum et Terra en conservent des traces. En attendant, voici l'analyse de Dreher.

 

 

Si Barack Obama gagne les élections de demain, comme cela semble probable, la raison principale en sera l'état horrible de l'économie. En fait, John McCain avait de bonnes chances de victoire jusqu'à ce que l'octobre noir de Wall Street détruise sa campagne.

Lorsque surviennent des périodes économiques difficiles, c'est généralement le parti qui occupe la Maison-Blanche qui porte le blâme. Et c'est bien dommage pour McCain, qui a été l'un des conservateurs les plus responsables sur le plan fiscal à Washington (il faut convenir qu'il s'agit d'une distinction discutable, comme d'être surnommée la meilleure ballerine à Calgary).

La présente crise économique n'est pas seulement imputable au Parti républicain, mais McCain ne tirera pas grand avantage à dire cela. Les démocrates doivent aussi assumer une bonne partie du blâme. Ce désastre est le fruit du bipartisme.

En 1992, Bill Clinton a remporté la présidence après 12 ans de règne républicain grâce à un programme «Nouveau Démocrate», qui réconciliait la gauche avec le capitalisme de marché libre. Clinton a retenu les services d'Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), que l'establish-ment de Washington considérait presque à l'égal d'un dieu. Les marchés boursiers s'envolèrent. Ni Greenspan le Grand ni les magiciens de Wall Street ne pouvaient errer.

En 1998, une dirigeante de l'autorité réglementaire gouvernementale du secteur financier vint voir Greenspan et deux autres grands responsables de l'équipe économique de Clinton. Elle lança l'avertissement suivant: l'absence de réglementation du marché des produits dérivés représentait une menace pour tout le système financier. D'après The New York Times, les trois hommes l'envoyèrent paître et ils convainquirent le Congrès qu'il n'y avait pas de souci à se faire.

Deux années plus tard, le Sénat adopta à l'unanimité une loi rendant illégale la réglementation des swaps sur défaillance. Le président démocrate apposa sa signature, et le document devint loi.

Au coeur du désastre financier

Les produits dérivés de même que les swaps sur défaillance se retrouvent maintenant au coeur du désastre financier. Comme l'a souligné en 2002 Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie et qui fut aussi un grand conseiller de Clinton, il y avait tant d'argent répandu par Wall Street à Washington, dans les années 90, que les politiciens accordèrent aux hommes obsédés par l'argent tout ce qu'ils voulaient.

Cette capitulation bipartite au profit des élites financières s'est poursuivie sous le nouveau président, George W. Bush. En 2004, les cinq membres du comité gouvernemental responsable de la réglementation des marchés boursiers, trois républicains et deux démocrates, ont répondu favorablement à une demande des cinq plus importantes banques d'affaires leur permettant d'ignorer les règles existantes qui limitaient l'ampleur de la dette que leurs divisions de courtage pouvaient assumer. Cette requête fut accordée sans un seul vote dissident.

Les cinq banques d'affaires coururent alors des risques complètement fous. À cause de leur imprudence, deux de ces banques se sont effondrées cette année (Bear Stearns et Lehman Brothers), deux se sont vendues et ont abandonné les activités de courtage pour survivre (Morgan Stanley et Merrill Lynch) et une, Goldman Sachs, s'est transformée en banque ordinaire. Sic transit gloria Wall Street.

La semaine dernière, Greenspan a admis qu'il n'avait pas imaginé que les élites de Wall Street puissent se comporter d'une manière si stupide avec l'argent des investisseurs. La nation attendra en vain des confessions des politiciens de Washington qui leur ont laissé la bride sur le cou.

Si demain les électeurs américains rendent le Parti républicain responsable de cette catastrophe, le résultat sanglant sera juste, mais incomplet. Lorsque les gens se rendront compte que les méchants n'appartiennent pas à un seul parti, mais qu'ils comprennent plutôt toute la classe de leaders à Washington, nous assisterons à une révolte populaire de la base des deux partis, s'il y a quelque justice en ce monde.

Oui, citoyens, demain sera l'heure du tombereau pour les républicains condamnés. Mais si j'étais un membre démocrate du Congrès, je ne serais pas si empressé de dire que le jour de gloire est arrivé.

L'auteur est éditorialiste au Dallas Morning News.

12.11.2008

Divers rendez-vous

À l'invitation du Cercle Jacques Bainville, je parlerai de « La Pensée sociale de Chesterton », lors d'un Café politique, le jeudi 27 novembre, chez Orestias, 1er étage, 4 rue Grégoire de Tours - Paris 6e - M° Odéon / Mabillon. Accueil à partir de 19h30.

 

Dans la même semaine, je serai l'un des invités d'Arnaud Guyot-Jeannin dans son émission de Radio Courtoisie le mardi 25 novembre, à partir de 21h30. Thème de l'émission :  « De la nécessité des luttes sociales ».

 

– Je serai reçu par Anne Brassié, dans son émission Trésors en poche, de Radio Courtoisie, ce jeudi 13 novembre, à partir de 10h30. L'émission sera également rediffusée le lendemain, vendredi 14 novembre, à partir de 6h00 du matin. (Pour les fréquences de Radio Courtoisie, il suffit de cliquer ICI).

– Le vendredi 14 novembre prochain, j'aurai la joie de dédicacer L'Univers de Chesterton, petit dictionnaire raisonné, à la Librairie Duquesne, 27, avenue Duquesne, 75007 Paris, de 15h30 à 18h30. Les renseignements pratiques et le plan d'accès est disponible sur le site de la librairie : ICI.

– Le lendemain, samedi 15 novembre, je serai à la Librairie France-Livres, 6 rue du Petit Pont, 75005, pour dédicacer L'Univers de Chesterton, à partir de 15h00. Pour plus de renseignements : ICI.

– Je prononcerai également une conférence à l'occasion du Centenaire d'Orthodoxie et de la sortie de L'Univers de Chesterton, le mardi 18 novembre, à partir de 20h00, au Centre Saint-Paul, 12, rue Saint-Joseph, 75002 Paris (0140264178). Métro Sentier (ligne 3) ou Grands Boulevards (lignes 8 et 9). Pour se rendre au Centre Saint-Paul, voir ICI.

– Je serai, à nouveau sur Radio Courtoisie, le jeudi 20 novembre, à l'invitation de Daniel Hamiche, à partir de 18h00, pour évoquer L'Univers de Chesterton.

– Je signerai L'Univers de Chesterton le 7 décembre, à l'occasion de la Fête du livre organisée par l'association Renaissance Catholique à Villepreux (78), de 12 h à 18 h.
–  et le 20 décembre, de 15h à 18h, à la Librairie France-Livres (6 rue du Petit Pont, 75005).

 

11.11.2008

C'est reparti

 

Lorsque faute de temps, la mise à jour de ce blogue a cessé, plusieurs amis (rassurez-vous, pas des centaines) m'ont demandé à plusieurs reprises de continuer ou, plus exactement, de remettre la main à la pâte. Jusqu'ici, j'ai toujours refusé, principalement à cause de ce manque de temps et aussi parce que je voulais donner la priorité au blogue consacré à G.K. Chesterton (ICI). Mais, à plusieurs reprises, la plume m'a démangé. Ne serait-ce que pour présenter quelques livres ou pour discuter de l'actualité. Et cette dernière est particulièrement riche.

Aujourd'hui, donc, je tente de relancer Caelum et Terra. Cela ne tient qu'à moi et, si je ne vous assure pas d'y parvenir, je vous promets d'essayer.

Caelum et Terra voudrait rester essentiellement un lieu de réflexion sur nos modes de vie dans la société contemporaine, avec, de manière sous-jacente, cette question : sommes-nous obligés d'accepter les modes de vie imposés par le monde contemporain ? Pouvons-nous inverser la tendance pour arriver à des façons de vivre plus simples, orienter vers l'essentiel, de manière à être plus contemplatifs ? Ou, sommes-nous confronter à un déterminisme que nous devons accepter de toute façon puisque nous ne pouvons rien contre un état de fait ?

Du fait de ces questions, ce blogue sera amené (bon d'accord, si je dépasse la déclaration d'intention) à toucher aux questions politiques, économiques, sociales, culturelles, religieuses. À tout, en fait, de ce qui fait de la vie de l'homme. Pas à travers une publication quotidienne, mais le plus souvent possible. Ne devons-nous pas réapprendre à prendre notre temps et à consacrer celui-ci d'abord à Dieu, à nos familles, à notre travail, à ce qui nous élève l'âme et le cœur ?

allan carlson 2006 (3).jpgPour commencer, je voudrais signaler la parution d'un livre américain Third Ways d'Allan C. Carlson (photo ci-contre).

Carlson est le Président du Howard Center for Family and Religion et le directeur de Family in America, la lettre du Howard Center. Sans en être le seul rédacteur, Allan Carlson en est le principal contributeur. Il est aussi par ailleurs secretaire international du Congrès mondial des familles. Dans ses études, il aborde principalement la situation de la famille aux États-Unis et dans le monde, les effets de la situation économique sur la vie des familles, notamment le poids de la fiscalité. Il milite notamment pour l'établissement du salaire familial. Rentre aussi dans son champ d'investigation, l'impact du féminisme sur la femme et la famille. Ses études lui ont, enfin, permis de dégager qu'aux États-Unis le baby-boom qui a suivi la Seconde Guerre mondiale est essentiellement un phénomène catholique.

Son dernier livre, Third ways (ISI Books) est un peu en marge de ses thématiques habituelles, bien qu'il s'y raccroche fondamentalement.

images.jpg

Ce livre aborde, en effet, les tentatives intellectuelles ou pratiques qui ont existé avant la Seconde Guerre mondiale et peu après, pour trouver une sorte de troisième direction économique et sociale, entre le capitalisme libéral et le socialisme étatiste, sans tomber, cependant, dans le piège des totalitarismes nazi, fasciste et communiste. Carlson est ainsi amené à évoquer le distributisme de Chesterton et Belloc, les théories du russe Alexandre Chayanov, les tentatives paysannes en Europe de l'Est et Centrale, la défense du concept de salaire familial, les femmes au foyer dans la Suède socialiste ainsi que la théorie importante d'économie enclavée dans la société de Karl Polanyi. Il s'efforce également de dégager les raisons des échecs qui ont, sur le long terme, soldé ces essais.

Allan Carlson a accepté de répondre aux questions de L'Homme Nouveau pour un entretien inédit qui devrait paraître soit à la fin de cette année, soit au début de l'année prochaine. Ce sera l'occasion de revenir plus en détail sur ce livre.


 

28.04.2008

Découvrir Chesterton

Pour des raisons de cohérence interne, j'ai décidé de traiter ailleurs les questions touchant à G.K. Chesterton. Ce sujet ne sera donc plus directement abordé sur ce blogue. Pour les personnes intéressées par Chesterton, au-delà même du distributisme et de l'apologie chrétienne, d'un simple point de vue littéraire par exemple, je les invite à se connecter à l'adresse suivante : 

 

http://chesterton.over-blog.com 

 

L'inscription à La Lettre d'annonce (newletter) permet d'être tenu facilement au courant des mises à jour sans avoir besoin de se rendre chaque jour sur le blogue.  

Reste qu'il existe une véritable complémentarité entre Caelum et Terra et le blogue des Amis de Chesterton. On ne sera donc pas étonné de voir que les deux blogues annonçent mutuellement les sujets qui peuvent intéresser les deux catégories de visiteurs.

18.04.2008

A propos de Chesterton

Un blogue français lui est désormais entièrement consacré. Il se met petit à petit en place (seulement trois posts pour l'instant).

Son but ? Tenir les internautges et les passionnés au courant de l'actualité concernant l'édition en langue française de Chesterton et offrir un aperçu de son œuvre ainsi que de celles des auteurs qui lui sont proches.

Son nom ? Un nommé Chesterton, en référence au Nommé Jeudi, roman de Chesterton.

Son adresse ? ici.

 

Bonne visite.  

28.02.2008

RIP Dom Gérard

La disparition aujourd'hui de Dom Gérard Calvet, fondateur et abbé émérite de l'abbaye Sainte-Madeleine du Barroux touche ceux qui l'ont connu, aimé et approché. Dans mon émission du lundi 3 mars prochain, entre 12h00 et 13h30 sur Radio Courtoisie, je rendrai hommage à ce grand moine.

1687183967.jpg Les éditions de l'Homme Nouveau viennent de publier en brochure Restaurer l'éducation chrétienne, un entretien avec le professeur James Taylor, héritier de John Senior mais aussi oblat du Barroux. Cette brochure est préfacée par Dom Gérard Calvet, qui offre là une méditation profonde sur l'éducation chrétienne et ses racines. C'est certainement l'un des derniers textes de dom Gérard.
Présentation de la quatrième de couverture :
Dans un entretien avec Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau, le professeur James Taylor revient aux sources de l’éducation chrétienne. Il rappelle notamment que « l’Église enseigne, avec Aristote et saint Thomas, qu’il n’y a aucune connaissance qui ne vienne des sens, en conséquence c’est de là qu’il nous faut partir, et ne pas commencer à apprendre avec l’esprit rationnel selon l’héritage cartésien ». Impossible ? James Taylor démontre le contraire. À partir de deux expériences concrètes. L’une menée en France, pendant la Seconde Guerre mondiale, à l’école des Roches, repliée à Maslacq, et dirigée par André Charlier. L’autre à l’échelon universitaire par l’aventure de l’Integrated Humanities program (IHP) de l’Université de Kansas, notamment avec le professeur John Senior.
Ancien élève de Maslacq, proche d’André Charlier, ami de James Taylor, Dom Gérard Calvet, abbé fondateur de Sainte-Madeleine du Barroux confirme, dans sa préface, l’importance de cette éducation et la nécessité d’y revenir. Facile à lire, allant au fond des choses, cet entretien intemporel avec James Taylor méritait d’être mis à la portée du plus grand nombre. C’est désormais chose faite.

Pour se procurer cette brochure au prix de 5€ : .  

14.02.2008

Anti-catho primaire

Cela n'a rien à voir avec les choses qui m'intéressent d'habitude, et dont je parle ici le plus souvent, mais je voudrais m'arrêter quelques instants à une phrase lue dans le Le Point reçu aujourd'hui.

Dans ce numéro, Élisabeth Lévy demande à plusieurs personnalités leur réaction après la publication par Le Nouvel Observateur d'un texto attribué à Nicolas Sarkozy et adressé à Cécilia. Philippe Val, patron de Charlie hebdo, donne son sentiment, comme Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Daniel Schneidermann et Max Gallo. Pourquoi pas ? Mais une fois de plus, alors que le sujet n'a aucun rapport, Philippe Val lance sa petite attaque contre le catholicisme.

"Pensionnaire dans un lycée catholique, j'ai terriblement souffert de l'absence totale de droit à l'intimité. Qu'une "info" de ce genre passe dans l'Obs, c'est terrifiant". Tout y est : amalgame et terreur. Val manipule l'événement et le retourne dans une attaque bassement anti-catho.

En soi, l'événement n'est pas très important. Il n' a rien de nouveau et montre juste une persistance du phénomène. Il montre aussi combien la haine peut rendre idiot. Car, quand même !  Entre texto présidentiel et pensionnat catholique, le rapport est lointain. Qu'une pension ne soit pas un endroit très propice à l'intimité, c'est le propre de toute vie en groupe. Les Soviétiques ont bien connu cette situation avec leurs immeubles à habitats partagés. Que cette pension, soit catholique ou non, ne change rien à l'affaire. C'est peut-être dommage, mais c'est ainsi. Ce qui est réjouissant, malgré tout, dans cet épiphénomène valesque, se situe ailleurs. Dans le constat que le catholicisme dérange toujours et que le Christ reste bien le signe de contradiction. Deo gratias !

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